Pour citer ce mémoire :

Auteur·trice·s : Dongmo Tsobjio Franklin

Thème : "Activité d'octroi de crédit et rentabilité des banques commerciales au Cameroun"

Université : Université de Dschang – École doctorale – Unité de Formation Doctorale des Sciences – Economiques et de Gestion
Année de soutenance : Thèse présentée en vue de l’obtention du diplôme de Master of science (M. Sc) en Sciences Economiques – Filière : Analyse et Politiques Economiques – Option : Monnaie-Banque-Finance – 2013

L’activité d’octroi de crédit et la rentabilité bancaire

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  1. L’activité d’octroi de crédit et la rentabilité bancaire
  2. L’intermédiation financière et la rentabilité bancaire
  3. Intermédiation financière, économie et rentabilité bancaire
  4. Les 2 formes d’intermédiation financière des banques
  5. Les 3 types d’intermédiaires financiers et la rentabilité
  6. L’évolution de la rentabilité des banques au Cameroun
  7. Le modèle de mesure de la rentabilité bancaire
  8. La rentabilité des actifs bancaires et des fonds propres

Octroi de crédit et rentabilité des banques commerciales au Cameroun

Université de Dschang
École doctorale

Unité de Formation Doctorale des Sciences
Economiques et de Gestion

Filière : Analyse et Politiques Economiques
Option : Monnaie-Banque-Finance

Thèse présentée en vue de l’obtention du diplôme de Master of science (M. Sc) en Sciences Economiques.
La rentabilité des banques commerciales au Cameroun
Activité d’octroi de crédit et rentabilité des banques commerciales au Cameroun

Par
Dongmo Tsobjio Franklin
Maître es Sciences Economiques

Directeur :
Dr. NEMBOT NDEFFO Luc
Chargé de cours, Université de Dschang

Superviseur :
Pr. AVOM Désiré
Professeur, Université de Yaoundé II

Juillet 2013

Dédicace et Remerciements

Liste des abréviations

ANF : Agents non financiers
BEAC : Banque des Etats de l’Afrique centrale
CEMAC : Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale
DEA: data envelopment analysis
DFA: Dickey fuller augmenté
DSX Douala stock exchange
EMF : établissement de micro finance
FCP : Fonds commun de placements
IF : Intermédiaire financiers
MCG : moindres carrés généralisés
OPCVM : Organismes de placements en valeurs mobilières
PIB : produit intérieur brut
PME : Petites et moyennes entreprises
PP: Phillips Perron
ROE: return on equity
ROA: return on asset
SICAV : Sociétés d’investissement à capital variable
UEMOA : union économique et monétaire ouest africaine

Résumé

Ce travail vise à étudier la rentabilité des banques commerciales au Cameroun sous l’angle de l’intermédiation financière. Pour cela nous nous sommes posé la question : quel est l’impact de l’intermédiation financière sur la rentabilité des banques commerciales au Cameroun ?

La rentabilité a été mesurée par la rentabilité des actionnaires et la rentabilité des actifs.

L’analyse est faite à partir des modèles économétriques en utilisant les moindres carrés généralisés sur les modèles de régression multiple. Les données utilisées proviennent des rapports BEAC et COBAC.

Les résultats de cette analyse montrent que les déterminants de la rentabilité des fonds propres et la rentabilité des actifs sont moyennement significatifs.

La valeur du fonds de commerce et son utilité économique

C’est-à-dire que la rentabilité bancaire (ROE) est influencée positivement par le ratio des fonds propres nets sur total actif, par le ratio des réserves liquides sur actif, par le ratio des dépôts privés/dépôts totaux et par la taille de la banque mesurée par le total actif.

Elle est négativement influencée par les dépôts, les crédits et le ratio total crédit/total dépôts, et aussi par la taille de la banque en ce qui concerne la ROA.

Ainsi les banques sont certes rentables, mais elles doivent transformer davantage les dépôts en crédits afin d’accroitre leur rentabilité d’intermédiation.

Mots clés : intermédiation financière; rentabilité; banques commerciales; ROE; ROA.

Abstract

This work aim to study the profitability of commercial bank of Cameroon in relation with the financial intermediation. To that end, we ask ourselves the question: what is the impact of the financial intermediation on commercial banks in Cameroon?

Profitability was measured by the shareholders return or return on equity (ROE) and return on asset (ROA).

The analysis is done by an econometric model using the general square least on the multiple regression model. The data used comes from COBAC and BEAC report.

The results of this analysis shown that the determinants of banking return on equity and assets return are moderately significant.

This implies that, the banking return is positively influenced by the ratio of capital stock net on total asset, by the ratio of liquids reserves on total asset, by the private deposits /total deposits and by the size of the bank that is measured by total asset.

The Deposits, credits and the ratio of total credit/total deposit negatively influence it, and by the size of the bank, that concerns the return on asset. Thus, the banks are indeed profitable, but they must transform more deposits in credits in order to increase their intermediation profits.

Key words: financial intermediation, return, commercial bank, return on equity (ROE) and return on asset (ROA).

Chapitre I : Introduction générale

L’octroi de crédit est une activité qui permet aux banques commerciales de jouer véritablement leur rôle principal qu’est l’intermédiation financière.

C’est pour cette raison que notre recherche sera basée sur l’activité d’intermédiation financière qui consiste principalement, en la transformation des dépôts (épargnes) en crédits par les établissements de crédit.

Car ces derniers servent d’interface entre les offreurs et les demandeurs de capitaux.

Les marchés de capitaux : marché monétaire et financier

Il est question dans ce chapitre de présenter le contexte de l’étude, la problématique, les objectifs et les hypothèses de recherche ; et également de présenter le plan de cette thèse.

Table des matières

Chapitre I : introduction générale
I.1- Contexte de la recherche
I.2 – Problématique
I.3- Objectifs de la recherche
I.4- Hypothèses de la recherche
I.5 Plan de travail
Chapitre II : concepts et revue de la littérature
II.1 – Concepts
II.1.1 – Concept d’intermédiation
II.1.2 – Concept de rentabilité
II.2 – Revue des travaux théoriques de la littérature
II.2.1 – théorie de l’intermédiation
II.2.2 – asymétrie d’information
II.2.3 – L’intermédiation financière et rentabilité bancaire
II.2.4 – Prolongement de la théorie de l’intermédiation
II.3 – Revue des travaux empirique de la littérature
II.3.1 – Intermédiation financière et économie
II.3.2 – Les résultats sur l’intermédiation financière et rentabilité
Chapitre III : Activité d’intermédiation financière des banques comme pilier de la rentabilité bancaire au Cameroun
III.1 – Formes d’intermédiation financière
III.2 – Activité d’intermédiation financière
III.3 – Les différents types d’intermédiaires financiers
III.3.1 – Les institutions financières
III.3.2 – Les compagnies d’assurance
III.4 – Le dualisme banques commerciales et EMF
III.4.1 – Banques commerciales et financement de l’économie
III.4.2 – Expansion du secteur de la Microfinance
III.5 – Evolution de la rentabilité des banques au Cameroun
Chapitre IV : méthodologie de la recherche
IV.1 – La source des données
IV.2 – Méthode de l’analyse économétrique
IV.2.5 – Modèle empirique
IV.2.5.3.2.1 – La rentabilité des fonds propres ou return on Equity (ROE)
IV.2.5.3.2.2 – la rentabilité des actifs ou return on Asset (ROA)
IV.2.5.3.3- Test de cointégration
IV.2.6 Tests de diagnostic
IV.2.7 – Tests de validation du modèle
Chapitre V : résultats et interprétations
V.1 – Les résultats des tests
V.2- Estimation des modelés par les MCG
Chapitre VI : conclusion générale et recommandations
VI.1 – Conclusion générale
VI.2 – Recommandations
VI.3 – Limites de l’étude et perspective

I.1- Contexte de la recherche

Les crises financières des dernières décennies, dont la plus récente déclenchée en 2007 aux Etats Unis, avec les conséquences néfastes qu’elle a eu, et continue à engendrer sur les économies de nombreux pays à travers le monde en occurrence les pays africains, montrent la forte influence de la finance dans le système économique.

Le système d’intermédiation financière de la zone CEMAC, de toute l’Afrique noire francophone est le produit d’une profonde révolution dont l’élément catalyseur est la crise bancaire de la fin des années 80 (Bomda, 2010).

1 Douala Stock Exchange, c’est l’entreprise de marché sur le marché camerounais. c’est une société anonyme avec conseil d’administration d’un capital de 12 000 000 000 FCFA qui bénéficie d’une concessionnaire exclusive de service public (cours du droit bancaire et boursier du Pr KALIEU ELONGO Yvette, 2012).

Dans la plupart des pays du monde, les banques sont au cœur du système financier. Mais le système financier est un ensemble constitué des institutions financières (banques, établissements de micro finance, etc), du marché financier (DSX1 dans le cas du Cameroun) et des intermédiaires financiers.

Ces intermédiaires en plus d’être des banques commerciales sont : les micro-finances et les établissements financiers non bancaires (les compagnies d’assurances et les OPCVM2).

La naissance de la microfinance au Bangladesh

On parle de l’intermédiation de bilan pour les établissements de crédit et pour le marché financier, on parle de l’intermédiation de marché (Bialès, 1999).

Le système financier à travers ces intermédiaires, met les agents économiques excédentaires en ressources (ménages, investisseurs institutionnels) en relation avec ceux qui sont déficitaires (entreprises, Etat, etc) (Vermminem, 2002).

Cette relation peut se faire directement (finance directe ou intermédiation de marché) ou indirectement (finance indirecte ou intermédiation de bilan).

Que ce soit dans l’un ou dans l’autre cas, le système financier sert d’interface entre les demandeurs et les pourvoyeurs de capitaux. Lorsque vous déposez des fonds sur votre compte en banque, ceux-ci serviront à octroyer des crédits à des entreprises.

De même, lorsque vous souscrivez à un emprunt obligataire d’une institution financière, les fonds collectés par cet organisme permettront de financier des entreprises industrielles et /ou commerciales sous la forme de prêts.

L’efficience informationnelle des marchés financiers

En plus lorsque vous souscrivez à un contrat d’assurance-vie, sachez que la compagnie d’assurance placera les fonds collectés sur le marché obligataire, sur le marché de l’immobilier, etc : on parle de l’intermédiation financière (Vernimmem, 2002).

Dans les pays développés d’Europe et d’Amérique dans lesquels les entreprises sont très spécialisées, on rencontre quatre catégories d’intermédiaires financiers. Il s’agit notamment des banques, des assurances, des fonds de pension et des OPCVM.

Ceux-ci détiennent environ 50% du capital des entreprises en France, 60% aux Etats-Unis et 75% en Grande-Bretagne (M’Barek, 2001).

Les économistes s’accordent en effet pour dire qu’au-delà du phénomène de la désintermédiation, une nouvelle forme d’intermédiation a pris place, dans un environnement caractérisé par une formidable croissance des activités de marché.

L’idée selon laquelle l’élargissement des instruments financiers mis à la disposition des agents les amène à se financer davantage par l’émission de titres que par le recours au crédit.

Ainsi, on évoque souvent le rôle accru joué, depuis le milieu des années quatre-vingt, par les établissements de crédit et les intermédiaires non bancaires sur les marchés financiers (Gunther, 1999).

2 Organismes de placement collectif en valeurs mobilières. Ils sont composés des sociétés d’investissement à capital variable (SICAV) et des fonds commun de placements (FCP)

Dans le contexte africain, Avant les années 70, les économies étaient caractérisées par endettement, marqué par une prédominance de l’intermédiation bancaire liée à la faiblesse et à l’étroitesse des marchés de capitaux, une concurrence insuffisante entre institutions financières où les circuits de financement et de collecte de l’épargne sont étroitement cloisonnés et spécialisés et un strict contrôle par les autorités monétaires de la distribution du crédit et des opérations financières avec l’étranger (Hassena , 2006).

Au Cameroun, le système financier a été longtemps contrôlé par les banques qui assuraient seules l’intermédiation financière.

Mais, depuis quelques années, suite à la libéralisation financière des années 80, et à la crise du secteur bancaire, on assiste à l’entrée dans le monde financier des autres établissements de crédit (micro finances) et l’expansion des marchés de capitaux qui suscite une diversification de l’intermédiation financière, tout comme l’émergence des nouveaux intermédiaires financiers.

La microfinance: origine, 9 produits et financement des IMF

Si l’étude de l’influence de certains indicateurs sur les résultats bancaires occupe depuis longtemps une place importante dans la littérature économique et financière, un nouvel éclairage de la question est nécessaire.

C’est ainsi que notre étude se propose de traiter de l’activité d’octroi de crédit en relation avec la rentabilité bancaire.

I.2- Problématique d’octroi de crédit

Le système financier est une pièce maitresse dans le développement économique de tout pays.

Alors (Seibel H.D., 1992) affirme que : « Le système de production – particulièrement l’agriculture, le commerce, et l’industrie – est le moteur de l’économie, et la finance en est le carburant.

Tant qu’il n’y a pas un système d’injection de carburant qui fonctionne, le moteur ne pourra pas tourner. Plus le moteur tournera rapidement, plus il aura besoin de carburant.

C’est le système financier qui doit injecter l’argent dans l’économie: il doit mobiliser l’épargne, octroyer le crédit et assurer la croissance adéquate de l’offre monétaire.

Un sous-approvisionnement en monnaie calera le moteur, et ainsi arrêtera l’économie; un sur-approvisionnement en carburant conduira à l’inflation, donc à la suffocation du moteur ».

Au niveau international, l’activité traditionnelle des banques, qui consiste en l’intermédiation entre prêteurs et emprunteurs, a connu un décloisonnement des marchés qui a fait perdre à la banque une partie de ses positions privilégiées.

Les entreprises recourent de plus en plus au marché pour se financer et, par conséquent, de moins en moins aux financements intermédiés.

En effet, d’après une étude de Saîdane (2001) sur les banques européennes, le taux d’intermédiation financière est passé de 76% en 1978 à 50% en 2000 (M. T. Rajhi et Romdhane (2002).

Lorsque les banques se livrent à l’activité de l’intermédiation, elles ont au passif des ressources et disposent en actif des emplois.

D’une part les ressources sont rémunérées par un taux d’intérêt créditeur et d’autre part les emplois sont placés à un taux d’intérêt débiteur. La différence entre les produits et charges constitue le produit net bancaire (PNB).

Le système financier dans la CEMAC est encore sous-développé, faiblement diversifié et largement dominé par le secteur bancaire.

Il comprend le secteur bancaire (qui détient en 2006 plus de 85 % des actifs et passifs financiers), les établissements financiers, les EMF3 et les compagnies d’assurance.

Par contre, l’activité des établissements financiers non bancaires, des EMF et/ou des sociétés d’assurance est très marginale dans la CEMAC et se développe quasi-exclusivement sur des bases nationales.

En outre, la plupart des indicateurs montrent que la zone CEMAC est une région dont le niveau de développement financier est faible (Sildar et Tunis, 2010).

L’objet de notre étude est de déterminer l’impact de l’intermédiation financière sur la rentabilité des banques commerciales au Cameroun.

En d’autres termes, il s’agit pour nous de montrer dans le contexte du Cameroun si l’activité d’intermédiation influence le résultat net des banques commerciales par rapport aux actifs et aux fonds propres.

Mais il faut rappeler que les performances actuelles de l’intermédiation bancaire au Cameroun sont largement tributaires de la crise qui a frappé ce secteur dans les années 80 et de la restructuration conséquente au cours des années 90.

D’après les études menées en Afrique Subsaharienne et en zone CEMAC en générale et au Cameroun en particulier, le développement financier (mesuré par le rapport masse monétaire M2/PIB) est plus faible que dans d’autre régions du monde.

Ainsi, l’intermédiation financière à travers les banques reste faible malgré les améliorations.

A cause de la crise des années 80 et de la restructuration des années 90, les banques camerounaises sont devenues plus adverses au risque, ce qui a conduit à une sous transformation des dépôts en crédits par les banques engendrant par là la surliquidité des banques de la sous régions et du Cameroun en particulier.

Selon les statistiques de la BEAC, on constate que la rentabilité bancaire a connu un taux d’accroissement moyen d’environ 2.45% entre l’année 2000 et 2008.

De même, les crédits et les dépôts ont connu une évolution. Pour un taux d’accroissement d’environ 83,10% et 139% respectivement au cours de la même période.

Ainsi, il y a lieu de s’interroger sur l’évolution du taux d’accroissement de la rentabilité bancaire et ceux des crédits et dépôts bancaires. De cette problématique, il ressort une question principale de recherche.

– Question principale

Dans le contexte camerounais, quel est l’impact de l’intermédiation financière sur la rentabilité des banques commerciales au Cameroun ?

Pour mieux détailler cette question principale, nous allons la subdiviser en deux questions spécifiques de recherche à savoir :

  1. Quel effet l’intermédiation financière a-t-elle sur la rentabilité des fonds propres des banques commerciales au Cameroun ?
  2. Quel est l’impact de l’intermédiation financière sur la rentabilité des actifs des banques commerciales du Cameroun ?

I.3- Objectifs de la recherche

La présente recherche suit un objectif global et deux objectifs spécifiques.

* Objectif global

Examiner l’impact de l’intermédiation financière sur la rentabilité des banques commerciales au Cameroun.

* Objectifs spécifiques

  • Montrer l’effet de l’intermédiation financière sur la rentabilité des fonds propres des banques commerciales au Cameroun ;
  • Déterminer l’impact de l’intermédiation financière sur la rentabilité des actifs des banques commerciales au Cameroun.

I.4- Hypothèses de la recherche

Pour mener cette étude, nous émettons une hypothèse globale et deux hypothèses spécifiques de recherche.

* Hypothèse globale

Au Cameroun, l’intermédiation financière a un impact positif sur la rentabilité des banques commerciales.

* Hypothèses spécifiques

  • L’intermédiation financière a un effet positif sur la rentabilité des fonds propres des banques commerciales au Cameroun ;
  • L’intermédiation financière semble avoir un impact positif sur la rentabilité des actifs des banques commerciales au Cameroun.

I.5- Plan de la thèse

Après l’introduction qui constitue le chapitre 1, notre travail sera organisé comme suit :

  1. le chapitre 2 portera sur la revue de la littérature,
  2. le chapitre 3 parlera de l’activité d’intermédiation financière des banques comme pilier de la rentabilité bancaire,
  3. le chapitre 4 va examiner la méthodologie de la recherche utilisée dans cette thèse,
  4. le chapitre 5 s’intéressera aux tests d’hypothèses de recherche, les résultats et interprétations et
  5. le chapitre 6 sera consacré a la conclusion générale de notre travail de recherche et éventuellement aux recommandations.
Dongmo Tsobjio Franklin
Maître es Sciences Economiques
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