La rentabilité financière des banques commerciales RDC

La rentabilité financière des banques commerciales RDC

Université protestante au Congo
Département d’administration des affaires
B.P. 4745 Kinshasa II – Kinshasa – Lingwala

Mémoire présenté et défendu en vue de l’obtention du grade de Licencié en Finance, Banque et Assurance.
La rentabilité financière des banques commerciales RDC
Analyse de la performance financière des banques commerciales en RDC

Par :
ARISTIDE MAKALAKA BOLOPI

Directeur de recherche :
Professeur Jesse LISASI

Juillet 2019

« Les opinions exprimées dans ce travail sont propres à leur auteur et n’engagent ni l’Université Protestante au Congo ni la direction dudit travail »

Epigraphe
« Le coût d’une chose mesure ce à quoi on renonce pour l’obtenir ». (Mankiw & Taylor, 2013)

Dédicace et Remerciements

Résumé

Plusieurs travaux antérieurs ont été réalisés afin d’analyser la performance financière des banques commerciales en RDC :

Certains auteurs ont utilisé le modèle linéaire de (Bourke, 1989) pour identifier les déterminants internes et externes pouvant expliquer la rentabilité des banques; d’autres ont utilisé le modèle de Dupont pour comparer la rentabilité financière des banques.

Notre étude s’inspire des travaux précédents en tenant compte des limites liées à la taille d’échantillon des banques mais également, en apportant une analyse économétrique quant à l’application du modèle de Dupont.

L’objectif principal de l’étude est d’identifier la variable la plus significative du modèle de Dupont pouvant expliquer le fait que les banques locales soient plus rentables que les banques étrangères exerçant en République Démocratique du Congo.

L’approche économétrique utilisée réside en une analyse de données de panel sur une période allant de 2010 à 2017, nous avons utilisé un modèle à effet aléatoire pour estimer les paramètres de quatre banques locales et dix banques étrangères par la méthode des moindres carrés généralisés (MCG).

Les résultats de l’étude ont montré qu’il existe une relation de causalité, positive et significative entre le ratio de taux de marge nette et la rentabilité financière de toutes les banques commerciales en RDC. Par ailleurs, le ratio de rotation des actifs est non significatif pour toutes les banques et le coefficient de fonds propres qui mesure l’endettement est en relation de causalité négative avec la rentabilité financière des banques étrangères.

En définitive, nous avons prouvé que les banques locales sont plus rentables car non seulement qu’elles ont des taux de marge nette très élevés mais aussi, elles arrivent à mieux gérer l’endettement. Ce qui n’est pas le cas pour les banques étrangères.

Table de matières

Introduction générale 1
1. Mise en contexte 1
2. Problématique 3
3. Hypothèses 4
4. Mode de vérification des hypothèses 5
5. Délimitation du sujet 5
6. Objectifs de recherche 6
7. Ossature du travail 6
Chapitre 1 : Cadre théorique et empirique sur la rentabilité financière d’une banque 7
I. Bases théoriques 7
II. Discussions empiriques sur la rentabilité des banques 19
1. Approche économétrique des déterminants de la rentabilité des banques européennes (Yao, 2005) 19
2. Analyse des déterminants de la rentabilité des banques commerciales saoudiennes (Abderazek, 2010) 20
3. Mesure de la performance des banques dans les pays en développement : le cas de l’UEMOA (Union Economique Et Monétaire Ouest Africaine) (Kablan , 2007) 21
4. La rentabilité des banques et ses déterminants: Cas du Maroc ( Mansouri & Afroukh , 2009) 21
5. Déterminants de la rentabilité des banques commerciales en République Démocratique du Congo : Une analyse économétrique en données de panel (Koli, 2013) 22
6. Déterminants de la Rentabilité Financière des Banques Commerciales en République Démocratique Du Congo de 2005 à 2015 : Etude économétrique (Uvoya, 2015) 22
III. Etudes de cas 24
Etude comparative du niveau de rentabilité économique et financière : Cas de l’ECOBANK et TMB (Kapinga, 2018) & Cas de RAWBANK et BCDC (Mbuyi, 2018) 24
Chapitre 2 : Analyse factuelle de la rentabilité financière des banques commerciales en RDC 26
I. Brève présentation des banques commerciales en RDC 26
II. Approche méthodologique et spécification du modèle économétrique 29
1. Sources des données 29
2. Présentation et spécification du modèle de Dupont (1960) 29
III. Analyse économétrique de la rentabilité financière des banques commerciales en RDC (Modèle de Dupont) 31
1. Test de stationnarité 31
2. Test d’homogénéité de Hsiao (1986) 32
3. Analyse uni variée 35
3.1. Descriptions des variables 35
3.2. Test de normalité des variables 39
4. Analyse bi variée 40
5. Analyse multi variée 42
5.1. Banques locales 43
5.2. Banques étrangères 46
Chapitre 3 : Discussions sur les résultats et recommandations 49
I. Présentation et interprétation des résultats 49
1.1. Interprétation des résultats des banques locales 49
1.2. Interprétation des résultats des banques étrangères 50
1.3. Vérification des hypothèses de recherche 52
II. Implications théoriques et empiriques 52
1. Décomposition du ratio de taux de marge nette (RCOM) 52
2. Décomposition du ratio du coefficient de fonds propres (CFP) 53
III. Recommandations 54
Conclusion générale

Liste des tableaux

Tableau 1 : Présentation et prédiction des signes des variables 30
Tableau 2 : Tests de Racine Unitaire sur le panel des banques locales (Auteur) 31
Tableau 3 : Tests de Racine Unitaire sur le panel des banques étrangères (Auteur) 32
Tableau 4 : Test d’homogénéité sur le panel des banques locales (Auteur) 34
Tableau 5 : Test d’homogénéité sur le panel des banques étrangères (Auteur) 34
Tableau 6 : Description des variables des banques locales (Auteur) 35
Tableau 7 : Description des variables des banques étrangères (Auteur) 36
Tableau 8 : Résumé des analyses descriptives des banques commerciales (Auteur) 38
Tableau 9 : Coefficients de corrélation pour les variables des banques locales (Auteur) 40
Tableau 10 : Coefficients de corrélation pour les variables exogènes des banques locales (Auteur) 41
Tableau 11 : Coefficients de corrélation pour les variables des banques locales (Auteur) 41
Tableau 12 : Coefficients de corrélation pour les variables exogènes des banques étrangères (Auteur) 42
Tableau 13 : Modèle à effet fixe et aléatoire sur les banques locales (Auteur à partir de Eviews 9)44
Tableau 14 : Test de Haussman sur le panel des banques locales 45
Tableau 15 : Modèle à effet fixe et aléatoire sur les banques étrangères (Auteur à partir de Eviews 9) 46
Tableau 16 : Résultats d’estimation du panel des banques locales 49
Tableau 17 : Résultats d’estimation du panel des banques étrangères 51

Liste des figures

Figure 1 : Les flux de capitaux au sein d’un système financier 7
Figure 2 : Premier niveau de décomposition du modèle de Dupont_ (St-Cyr, Pinsonneault, & Allard, 1997) 13
Figure 3 : Evolution de la ROE des banques locales de 2010 à 2017 (Auteur) 36
Figure 4 : Evolution de la ROE des banques étrangères de 2010 à 2017 (Auteur) 37
Figure 5 : Courbes de ROE des banques commerciales congolaises (Auteur) 38

Introduction générale

1. Mise en contexte

La finance s’intéresse aux décisions financières des acteurs de la microéconomie : D’une part, les ménages reçoivent un revenu, financent leurs dépenses et peuvent dégager une épargne. Et d’autre part, il y a des entreprises qui identifient dans quelle activité elles vont s’implanter, comment doivent-elles financer leurs projets d’investissement et à quels coûts. Mais également, comment pensent-elles gérer l’exploitation (Merton & Zvie, Finance, 2010).

Selon la théorie keynésienne, l’épargne équivaut à l’investissement1. Les ménages peuvent alors utiliser rationnellement leurs épargnes pour acquérir d’autres actifs pouvant accroître leur niveau de richesse.

Le diagramme de flux circulaires représente les ménages comme étant les détenteurs des facteurs de production. Donc, ils peuvent placer leurs épargnes pour investir en devenant propriétaire d’une entreprise. Mais il faudrait également tenir compte d’un de dix principes de l’économie :  » Le coût d’une chose mesure ce à quoi on renonce pour l’obtenir. » (Mankiw & Taylor, 2013)

Face à plusieurs alternatives, les ménages prennent des risques en acceptant de placer leurs épargnes sous forme des actions, ils renoncent donc à l’acquisition d’autres actifs financiers et doivent être rémunérés non seulement en fonction de ce à quoi ils renoncent, mais également en fonction du risque qu’ils supportent.

Cette rémunération exigée par les ménages détenteurs des actions (actionnaires), se mesure par le coût d’opportunité du capital qui est le taux de rentabilité attendue offert par des investissements équivalents dans les marchés financiers. L’équivalence signifie la possibilité de réaliser un investissement alternatif avec des flux de trésorerie correspondants en termes de risque et de rentabilité. (Lisasi, 2017)

Le taux de rentabilité exigé devient un objectif financier général fixé par les détenteurs des actions; c’est-à-dire, tout actionnaire souhaite que l’entreprise mette en œuvre des projets créateurs de valeur ou de richesse. (Berk & DeMarzo, 2014)

Une entreprise qui arrive à atteindre cet objectif à une date bien déterminée et un délai bien connu, est considérée comme étant efficace; en d’autres termes, elle a été performante.

Dans un système capitaliste, cette performance est essentiellement une performance financière mesurée principalement par la rentabilité des capitaux propres (Rentabilité financière ou Return On Equity, ROE). (Windolf, 2019)2.

Et si nous considérons un objectif comme étant une cible visée dans un jeu de fléchettes, l’idéal serait que la fléchette arrive à sa cible; mais plusieurs facteurs pourraient l’écarter de cette dernière.

La performance, mesurée par la rentabilité financière, est une variable qui dépend des plusieurs facteurs ou déterminants tant internes qu’externes à l’entreprise; c’est ainsi que plusieurs modèles ont été proposés par plusieurs auteurs afin de comprendre les facteurs qui écartent l’entreprise de son principal objectif financier.

Dans le secteur bancaire, les déterminants internes sont qualifiés des variables managériales et les informations émanent des documents comptables de la banque tels que les états financiers. Quant aux déterminants externes, ils sont liés à son microenvironnement et macro environnement. Abdelaziz RO-UABAH (2006),

Plusieurs travaux ont été menés pour analyser les déterminants tant internes qu’externes de la rentabilité des banques :

Brahim Mansouri et Saïd Afroukh (2009) ont eu à mener une étude sur les déterminants de la rentabilité des banques marocaines.

Au niveau des variables managériales, les résultats de l’étude démontrent que la rentabilité de l’actif (ROA) des banques marocaines est affectée : négativement par les charges générales des banques; négativement par le niveau de fonds propres; positivement par le volume des crédits distribués; et négativement par la taille de la banque. Au niveau des variables externes, la croissance économique et l’inflation influent positivement sur la rentabilité de l’actif.

Houssam Bouzgarrou et Seifallah Sassi (2010) ont identifié dans leur article, les déterminants internes de la rentabilité bancaire qui différencient les banques domestiques des banques étrangères en France. L’étude a été menée sur un échantillon de 171 banques commerciales françaises dont 104 banques domestiques et 67 banques étrangères observées sur une période allant de 2000 à 2007.

Les auteurs ont utilisé un modèle dynamique sur les données en panel avec la méthode des moments généralisés en système, ils ont prouvé que les banques domestiques françaises avaient une rentabilité financière plus élevée que les banques étrangères opérant en France; et que cette différence s’explique par l’effet de l’endettement.

Cousin, S. (2011) étudie dans son mémoire les facteurs qui expliquent la performance3 des banques françaises en période de crise. L’analyse a porté sur un échantillon de 153 banques sur une période de 2007 à 2009. Les résultats de son étude démontrent que les variables liquidités et qualité de crédit sont les variables importantes qui contribuent positivement à la performance des banques avant et pendant la crise.

Les résultats ont également prouvé que les banques qui affichaient des meilleures performances sont celles qui étaient de petite taille, avec un ratio de liquidité faible et une petite part de marché.

En RDC, nous pouvons citer quatre études récemment menées : Koli, R. (2013) a analysé les déterminants de six banques commerciales de 2006 à 2012. En utilisant le modèle linéaire de BOURKE (1989) sur des données de panel, il conclut que la taille d’une banque, les capitaux propres et la politique d’octroi de crédit impactent négativement la rentabilité économique (ROA) des banques congolaises.

Uvoya, E. (2017), a identifié les déterminants de la rentabilité financière des banques commerciales en République Démocratique du Congo, l’étude a été menée sur des données de panel avec un échantillon de trois banques pendant une période de dix ans (2005 à 2015).

Il ressort de cette étude que le volume de crédit, le taux de croissance du PIB, le taux d’inflation, le ratio crédit/Dépôt, le total actif et la ROE décalée influent positivement sur la ROE des banques commerciales. Et le coefficient d’exploitation, le coefficient de fonds propres et le volume de dépôt impact négativement la ROE des banques.

Mbuyi, R. (2018), a eu à mener une étude comparative de la rentabilité économique (ROA) entre deux banques commerciales en République Démocratique du Congo : La Banque Commerciale du Congo (BCDC) et la Rawbank de 2009 à 2013. Les résultats de son étude prouvent que les rentabilités économiques moyennes de ces deux banques ont été très faible; respectivement de 1.8 % et 1%. Par conséquent, les rentabilités ne sont pas significativement différentes car l’écart entre les deux moyennes est de 0.8%.

Kapinga, S. (2018) a eu à comparer de 2010 à 2013 la rentabilité financière de l’ECOBANK et de la TMB par le modèle théorique de Dupont. Apres analyse, la rentabilité financière de deux banques a eu à évoluer progressivement. Au niveau de l’ECOBANK, cette performance s’explique principalement par la marge nette et la rotation d’actif. Pour la TMB, le niveau de performance a surtout été influencé par le levier financier.

Contrairement aux travaux cités ci-dessus, dans le cadre de notre recherche, nous allons essentiellement nous focaliser sur l’étude des facteurs internes de la performance financière des banques par le modèle théorique de Dupont qui analyse globalement la performance financière d’une entreprise mesurée par la rentabilité financière (ROE) à partir de trois variables exogènes : La profitabilité mesurée par le taux de marge commerciale ou la rentabilité commerciale; la gestion efficace des actifs mesurée par le taux de rotation des actifs; et le niveau d’endettement mesurée par le coefficient de fonds propres.

En se référant également aux limites des travaux précédents liées à la taille de l’échantillon représentatif des banques commerciales en RDC, notre étude portera sur des données de panel composées de 14 banques sur une période allant de 2010 à 2017.

2. Problématique

L’économie étant guidée par une main invisible, comme le soulignait Adam Smith : Chaque agent économique, et principalement les entreprises qui dans la poursuite de leurs intérêts individuels de création de valeur, sont guidées par une main invisible qui les conduit à contribuer à l’intérêt général de toute une société.

Vous conviendrez donc avec nous qu’une entreprise qui tourne à la déconfiture ou qui crée moins de valeur pour ses actionnaires est un problème majeur à résoudre car cela influencera tout un secteur ou toute une économie dans son ensemble.

En ce qui concerne le secteur bancaire, selon le rapport de la Fédération Bancaire Française (FBF) publié en 2014, la rentabilité moyenne du secteur bancaire français était de 5,9%. Le secteur bancaire américain et le secteur bancaire européen présentaient respectivement une rentabilité financière moyenne de 8,1% et 3,3% en 2014.

Selon le rapport numéro 15/263 du Fonds Monétaire International (FMI), la rentabilité sectorielle moyenne du secteur bancaire congolais en 2012 et 2013 s’élevait respectivement à 27,8% et 28,4%. Avec une rentabilité moyenne estimée à 23,4% en 2014.

Une étude récemment menée par le cabinet Deloitte4 publiée en 2017 sur la situation du secteur bancaire en République Démocratique du Congo en 2016 relève une faible rentabilité financière du secteur de 1% comparée à celle des banques de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Afrique (UEMOA) qui s’élève à 8,6%. Et une rentabilité de l’actif de 0.1%. Une faible rentabilité du secteur indique donc une faible création de valeur pour les apporteurs des capitaux.

Ces chiffres prouvent que le secteur bancaire congolais a connu un recul. Néanmoins, on remarque que les banques locales semblent être plus performantes et que la chute du secteur est surtout causée par les banques étrangères exerçant en RDC.

Et selon le rapport publié par Deloitte, ce taux très faible émane des résultats déficitaires réalisés par plusieurs banques en 2016. Les facteurs externes ayant occasionné cette faible rentabilité financière du secteur sont : Les incertitudes politiques, l’environnement économique détérioré avec la baisse des cours des matières premières et une dépréciation de la monnaie.

Rappelons que l’une de décisions financières des entreprises est liée à la gestion de l’exploitation. Donc, à l’interne de l’entreprise, les cadres dirigeants, sont censés avoir la maîtrise de certains indicateurs ayant un impact sur la rentabilité financière.

Au regard des problèmes constatés sur la situation actuelle du secteur bancaire congolais et compte tenu du fait que toutes les banques évoluent dans un environnement commun, la question centrale que l’on se pose est celle de savoir quel est le facteur interne partant du modèle théorique de Dupont qui a le plus influé sur la rentabilité financière des banques commerciales en RDC et qui différencie les banques locales des étrangères exerçant en RDC ?

De ce fait, notre problème de recherche s’articule autour des questions suivantes :

  • ⇒ Pouvons-nous établir une relation significative de cause à effet entre la profitabilité des banques commerciales congolaises et leurs performances financières ?
  • ⇒ L’efficacité dans la gestion des actifs explique-t-elle significativement l’amélioration de la performance financière des banques commerciales congolaises ?
  • ⇒ Le niveau d’endettement des banques commerciales en RDC que l’on mesure par le coefficient de fonds propres contribue-t-il de manière significative à l’explication de leurs performances financières ?

3. Hypothèses

En réponse aux interrogations qui guident notre étude, nous retenons ce qui suit :

⇒ La profitabilité de vente des banques commerciales congolaises, mesurée par le taux de marge nette impacterait positivement sur leurs performances financières respectives et par conséquent, sur la performance de l’ensemble du secteur :

Au regard du taux de marge nette renseignant sur la rentabilité des ventes d’une entreprise, c’est- à-dire, le bénéfice réalisé par l’entreprise sur une unité monétaire de vente qui, par ailleurs selon l’équation de Dupont, tout gestionnaire devra veiller à ce que cet indicateur soit le plus élevé possible pour inciter à coup sûr l’augmentation de la rentabilité des actionnaires.

⇒ L’efficacité dans la gestion des actifs des banques commerciales congolaises influerait positivement sur leurs performances financières :

Au vu des diverses ressources utilisées par les entreprises pour financer leurs actifs à long terme et à court terme; si bien qu’il s’avère plus intéressant de savoir comment gérer ces actifs financés afin d’améliorer la rentabilité des actionnaires.

Car, la gestion efficace des actifs induit à la capacité de réaliser un niveau de vente très élevé par rapport aux investissements de l’entreprise. En définitive, toute augmentation de cet indicateur mesuré par le coefficient de rotation des actifs devra normalement entrainer une amélioration de la rentabilité financière.

⇒ Le recours à l’endettement pourrait contribuer significativement à l’explication de la performance financière des banques commerciales :

Plusieurs théories et études empiriques ont démontré que le recours à l’endettement peut dans certains cas améliorer la rentabilité financière de l’entreprise endettée.

C’est en effet, l’effet de levier.

Dans le cas d’une banque, dont la mission classique est de recevoir des dépôts des clients pour octroyer des crédits (actifs), plutôt qu’en utiliser ses fonds propres pour y parvenir, le recours à l’endettement améliorerait la rentabilité des banques commerciales.

4. Mode de vérification des hypothèses

Les données ont été collectées à partir des documents comptables de synthèse des banques. Nous nous sommes particulièrement servi des bilans et des comptes de profit et perte des exercices comptables de 2010 à 2017 pour extraire les informations relatives aux variables retenues dans notre modèle.

Pour vérifier nos hypothèses, nos données ont été traitées sous une approche quantitative. Nous avons eu à recourir aux analyses statistiques suivantes :

⇒ L’analyse uni variée afin de décrire chaque variable retenue dans notre modèle;

⇒ L’analyse bi variée pour vérifier l’existence d’un lien significatif entre les variables;

⇒ L’analyse multi variée pour étudier une relation de causalité et mesurer la contribution de chaque variable exogène dans l’explication de notre variable endogène. Nous avons utilisé un modèle à effet aléatoire pour estimer les paramètres de quatre banques locales et dix banques étrangères par la méthode des moindres carrés généralisés (MCG).

5. Délimitation du sujet

Notre étude porte sur quatorze banques commerciales regroupées en deux panels (Panel des banques locales et le panel des banques étrangères) connue sur huit périodes (t=8), soit un total de 32 observations pour les banques locales et 80 observations pour les banques étrangères.

6. Objectifs de recherche

D’une manière générale, le présent travail cherche à mesurer le niveau d’importance de chaque variable contenue dans le modèle théorique de Dupont pour évaluer la performance financière d’une entreprise; et précisément celle d’une banque commerciale.

Afin de pouvoir vérifier l’atteinte de notre objectif général, nous pouvons le décortiquer en objectifs opérationnels suivants :

⇒ Comprendre d’une manière exhaustive le modèle théorique de Dupont ainsi que les spécificités de l’analyse financière d’une banque avant de pouvoir spécifier le modèle mathématique et économétrique;

⇒ Identifier la variable la plus significative qui explique mieux les variations de la rentabilité financière des banques commerciales congolaises;

⇒ Identifier la variable qui différencie les banques locales des banques étrangères exerçant en RDC.

7. Ossature du travail

En vue de pouvoir atteindre nos objectifs, hormis l’introduction et la conclusion, notre travail se subdivise en trois principaux chapitres :

⇒ Chapitre 1 : Cadre théorique et empirique sur la rentabilité financière d’une banque

  • 1. Bases théoriques
  • 2. Discussions empiriques sur la rentabilité des banques
  • 3. Etude de cas

⇒ Chapitre 2 : Analyse factuelle de la rentabilité financière des banques commerciales en RDC

  • 1. Brève présentation des banques commerciales en RDC.
  • 2. Approche méthodologique et spécification du modèle économétrique
  • 3. Analyse économétrique de la rentabilité financière des banques commerciales en RDC (Modèle de Dupont).

⇒ Chapitre 3 : Discussions sur les résultats et recommandations

  • 1. Présentation et interprétation des résultats
  • 2. Implications théoriques et empiriques
  • 3. Recommandations

_____________________

1 http://psteger.free.fr/theorie-generale-epargne.php
2 https://journals.openedition.org/trivium/5727
3 Performance mesurée par la Rentabilité financière (ROE) et la rentabilité de l’actif (ROA)
4 Deloitte fournit des services professionnels dans les domaines de l’audit, de la fiscalité, du consulting et du Financial advisory à ses clients du secteur public et privé, quel que soit leur domaine d’activité.


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