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Le mouvement Shin-hanga : un art moderne ?

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
  2. Paul MINVIELLE
  3. Le Bouddhisme Zen menacé par l’occidentalisation
  4. D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour
  5. Archéologie d’une sensibilité esthétique japonaise
  6. L’origine du Shin-Hanga
  7. Hasui, Ito Shinshui et Hiroshi Yoshida, une même sensibilité
  8. Shin-Hanga : Wakon Yosai
  9. Réceptacle des concepts esthétiques antérieures
  10. Shin-hanga, itinéraire du Japon, formation d’un paysage national
  11. Le mouvement Shin-hanga : un art moderne ?

Shin-hanga : un art moderne ?

3.3 : Un art moderne ?

Finalement, comment doit-on comprendre ce regard porté vers des époques désormais révolues ? Il y-at-il ici une démarche similaire à celle de Watsuji : Watsuji entreprend de faire dans « Kabuki to Ayatsuri-Jyôri » une sorte d’étude archéologique de fond, qui le conduit à constater que son « impression d’étrangeté exotique et de scintillement surnaturel » a pour origine le monde imaginaire né au sein même du peuple à l’époque Muromachi (du XIVème au XVème siècle). 121 Doit-on y voir à l’inverse une simple réadaptation adaptation, systématique et vide de sens, de thèmes picturaux traditionnels japonais utilisés en vue de satisfaire une clientèle étrangère ? Nous ne le pensons pas. Si telles avaient été leurs intentions, il aurait été plus aisé et utile de pasticher, reproduire les grands maîtres du passé. C’est d’ailleurs sur ce point-là que la complexité des rapports entre Ito Shinsui et son éditeur Watanabe Shozaburo nous informe de cet aspect singulier propre à la production picturale. On retrouve ainsi une forme de tension

Shin-hanga, itinéraire du Japon, formation d’un paysage national

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
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: Shin-hanga, itinéraire du Japon, formation d’un paysage national

Ainsi, l’esthétique traditionnelle des œuvres du courant Shin-hanga devient un enjeu de conservation d’une culture japonaise. Cela explique probablement la grande majorité de paysages. En effet, nombreux sont les lieux culturels japonais représentés au sein des nouvelles estampes. On observe une forme de construction

nationale où le paysage devient l’affirmation d’une nation. On retrouve ainsi la notion de « beauté pittoresque » créée par William Gilpin en vue de qualifier un paysage remarquable. En effet, les estampes Shin Hanga peuvent à certains égards rappeler ce que nomme Gilpin, une nature qui serait « toujours remarquable en matière de dessin »106 et « également admirable pour ses qualités de coloriste. »107 Valorisation d’une géographie nationale que l’on connait déjà à l’époque d’Edo où des artistes comme Katsushika Hokusai(1760-1849) ou Utagawa Hiroshige(1797- 1858) peignent des Séries de vue visant à retracer les itinéraires commerciaux et proprement culturels de l’archipel. Par exemple la série des « 36 vues du mont Fuji » d’Hokusai peints à partir de 1831-1833 depuis certains points

Réceptacle des concepts esthétiques antérieures

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: Shin hanga : cristallisation d’une sensibilité esthétique japonaise moderne

: Réceptacle des concepts esthétiques antérieures

Ainsi comme nous l’avons esquissé précédemment, la production de Shin- hanga se présente sous l’angle d’une quête visant à réadapter un imaginaire esthétique antérieure. Comme nous l’avons rapidement évoqué, l’œuvre de Kawase Hasui, Pluie à Maekawa Soshu, est à mettre en lien avec le concept de Yūgen que l’on rencontre dans les premières peintures à l’encre noire japonaise, dès l’époque Muromachi. En effet, comme Toyo Izutsu le montre dans son ouvrage The theory of Beauty in the Ckassical Aesthetics of Yūgen88 le concept se rattache à des termes comme « immatérialité » ou obscurité dont le caractère même Yu renverrait directement à l’idée d’ombre. Dans le même ordre d’idée, Gen renvoie à l’obscurité, si profonde que « la vue ne pourrait voir cette profondeur. »89 Définition que l’on retrouve presque à l’identique dans l’ouvrage écrit par Lionel Guillain90, Le théâtre Noh et les arts contemporains, où ce dernier traduit Yu par « difficile à voir ». Donald Keene

Shin-Hanga : Wakon Yosai

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
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  11. Le mouvement Shin-hanga : un art moderne ?

: Shin-Hanga : Wakon Yosai

La particularité de ces nouvelles estampes se situent à plusieurs niveaux. Comme nous avons pu l’observer, deux de ses peintres connaissent une formation à l’occidentale, style Yo-ga, avant de réaliser leurs estampes pour le courant Shin- Hanga. Et chacun des trois, peut-être Ito Shunsui le moins, empruntent au répertoire de l’art occidental pour réaliser leurs œuvres. Néanmoins comme nous avons tenté de le démontrer, Shin-hanga se présente comme un courant cherchant, au-delà de
78 Ito Shunsui, Femme habillé d’un long kimono, 1927, impression en couleur sur bois, 42,9cmx27,2cm, Muséed’art d’Honolulu

simplement répondre à une clientèle américaine, à réadapter un style, si ce n’est l’imaginaire, d’une époque au travers de l’estampe. Le courant s’apparente ainsi à une recherche aussi bien tournée vers le passé que le futur, vers la tradition tout en utilisant des techniques picturales modernes. Si l’on prend l’exemple d’Hiroshi Yoshida, on peut voir que le traitement de ce sujet tiré de l’époque Heian ne se départit pas d’une utilisation à l’aquarelle. La composition qui respecte un système de premier plan

Hasui, Ito Shinshui et Hiroshi Yoshida, une même sensibilité

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  7. Hasui, Ito Shinshui et Hiroshi Yoshida, une même sensibilité
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  11. Le mouvement Shin-hanga : un art moderne ?

: Trois artistes, une même sensibilité

Les trois artistes que nous avons décidé de choisir, Kawase Hasui, Ito Shinshui ainsi que Hiroshi Yoshida, pour observer le parallèle qui existe entre un discours théorique et une production artistique sont à certains égards les artistes les plus importants du courant Shin-Hanga dans leurs genres respectifs.

Kawase Hasui (1883-1957), né à Tokyo, et qui fût en contact, par l’intermédiaire d’une connaissance familiale, avec le monde de l’estampe (nishiki-e) dès son enfance, entreprend à partir de 1908 des études de peinture de style occidentale Yo-ga à l’institut Aoibashi de peinture occidentale (Aoibashi Yoga Kenkyujo). Ce sont alors des peintres à l’huile telle Okada Saburosuke (1869-1939) ainsi que Kishida Ryusei (1891-1929) qui lui apprennent les bases de la peinture occidentale. Formation qui ne l’empêche pas d’intégrer en 1910 l’atelier du peintre nihonga Kaburaki Kiyokata, lequel assure la transition de la peinture Ukiyo-e et Shin-Hanga. Sa rencontre avec Watanabe Shozaburo en 1916 est déterminante. Ce dernier lui propose de dessiner des estampes pour lui. Il garde une forte impression des estampes d’Ito Shinsui

L’origine du Shin-Hanga

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
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  4. D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour
  5. Archéologie d’une sensibilité esthétique japonaise
  6. L’origine du Shin-Hanga
  7. Hasui, Ito Shinshui et Hiroshi Yoshida, une même sensibilité
  8. Shin-Hanga : Wakon Yosai
  9. Réceptacle des concepts esthétiques antérieures
  10. Shin-hanga, itinéraire du Japon, formation d’un paysage national
  11. Le mouvement Shin-hanga : un art moderne ?

56 Michel Foucault, Les mots et les choses, Gallimard, Paris, 1966
57 Diego Vélazquez, Les ménines, huile sur toile, 1656, 3,18×2,76cm, Musée du Prado,
58 Michel, Foucault, Les mots et les choses, 1966, Gallimard, chapitre 1

: Shin-Hanga, un courant artistique comme reflet d’une époque ?

: L’origine du Shin-Hanga

Shin-hanga, comme nous l’avons brièvement expliqué en introduction apparait à une époque de grands changements politiques, sociaux et culturels. L’art de l’estampe, en partie liée à l’élaboration d’un discours philosophique qui le discrédite, connait un déclin dès les années 1900. Avec l’ouverture vers une production et des pratiques occidentales, un phénomène nouveau voit le jour dès les années 1890, l’utilisation de peintures comme matériaux de base pour des estampes, une importante production d’estampes Ukiyo-e, et parallèlement la reproduction de peinture au sein de publications d’art. Un des aspects les plus singuliers de cette fin d’ère Meiji est probablement l’apparition d’une industrie de reproduction de chefs-d’œuvre à l’identique. Comme l’avancent Chris Uhlenbeck et Amy Reigl Newland dans leur article « Les estampes japonaises du début du XXème

Archéologie d’une sensibilité esthétique japonaise

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
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  4. D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour
  5. Archéologie d’une sensibilité esthétique japonaise
  6. L’origine du Shin-Hanga
  7. Hasui, Ito Shinshui et Hiroshi Yoshida, une même sensibilité
  8. Shin-Hanga : Wakon Yosai
  9. Réceptacle des concepts esthétiques antérieures
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Archéologie d’une sensibilité esthétique

1.3: Archéologie d’une sensibilité esthétique

Les périodes qui suivent l’époque Meiji marque une volonté importante de vouloir édifier une esthétique proprement japonaise.

45 Ibid,. p. 48.

46 Ibid, . p. 49.

Si l’on peut considérer que l’ère Meiji se pare d’une logique Wakon Yosai (âme japonaise, savoir étranger), on peut dire que les ères suivantes, Taisho et Showa se rattachent plus à une logique Wakon Wasai (âme japonaise savoir japonais).

En effet, les écrits tendent davantage à inscrire l’esthétique dans le cadre d’une production nationale qu’à la comparer à une esthétique occidentale (comme pouvait le faire Nishida Kitaro ou Okakura Kakuzô).

Ainsi la position de Takayama Chogyu(1871-1902) fut décisive, vers la fin de l’ère Meiji, pour permettre cette transformation.

Si l’œuvre de Chogyu se concentre avant tout sur la recherche de la formation d’un esprit national japonais, ses œuvres ultérieures correspondent à un regard, non empreint d’une forme de nationalisme, sur une esthétique japonaise.

On retrouve ces réflexions sur l’esthétique dans une de ses œuvres les plus importantes : « Biteki Seikatsu wo

D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
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  5. Archéologie d’une sensibilité esthétique japonaise
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  7. Hasui, Ito Shinshui et Hiroshi Yoshida, une même sensibilité
  8. Shin-Hanga : Wakon Yosai
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D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour

1.2: D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour

L’enjeu des recherches faites sur ces anciens concepts esthétiques est donc double :

Proposer un symbole, une sensibilité proprement japonaise, qui sert alors de vecteur à un avancement civilisationnel ainsi que de symbole à une nation, en vue de modifier la perception du Japon, et plus globalement de l’Orient auprès des grandes nations occidentales; Retracer l’histoire d’une sensibilité esthétique et l’actualiser, et par cet acte, ériger un rempart face à l’occidentalisation du Japon.

Cette démarche va connaître ainsi de nombreuses répercussions. Kuki Shuzo, dans son ouvrage Structure de l’iki publié en 1930, propose une analyse du concept de l’« Iki »(raffinement).

Ce philosophe, qui a fait ses études à Paris au cours du premier quart de siècle du XXème siècle, propose d’adapter la méthode formelle pour analyser ce concept propre à l’époque Edo. Son livre se divise ainsi en différentes étapes.

Alors que la première cherche à analyser d’abord la connotation du terme en vue de lui donner une définition,

Le Bouddhisme Zen menacé par l’occidentalisation

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
  2. Paul MINVIELLE
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  8. Shin-Hanga : Wakon Yosai
  9. Réceptacle des concepts esthétiques antérieures
  10. Shin-hanga, itinéraire du Japon, formation d’un paysage national
  11. Le mouvement Shin-hanga : un art moderne ?

Une première pensée esthétique japonaise moderne

I : Une première pensée esthétique japonaise moderne

1.1 : Une tradition japonaise menacée par l’occidentalisation

L’esthétique japonaise, dès ses débuts, pose un problème d’interprétation. Avant l’arrivée de l’influence occidentale on peut déjà voir en germe une sensibilité esthétique issue directement de la tradition du Bouddhisme Zen.

Ainsi, comme l’avance Robert Heinemann dans son article Pensée et spiritualité japonaises : « La culture japonais, en fait, lie, de façon inextricable, philosophie, religion et les arts qui sont fondés sur le concept de la « voie ».

« C’est une des grandes caractéristiques de cette culture, et il important de le reconnaître avant même de discuter le caractère philosophique de ses doctrines. »19

Et l’on peut voir à travers cette citation combien le rôle du Bouddhisme est déterminant pour la formation d’une sensibilité japonaise en amont de l’intégration des catégories occidentales.

Que l’on prenne le concept de Yugen20, propre à la période Kamakura(1185-1333) et Muromachi (1336-1573) rattaché à l’histoire du Bouddhisme ou encore le concept de Mono no Aware propre

Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique propre à l’époque moderne du Japon ?

Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)

  1. Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique (Japon)
  2. Paul MINVIELLE
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Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique propre à l’époque moderne du Japon?

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

UFR 10

M2 Parcours « Philosophie et Histoire de l’Art »

Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique propre à l’époque moderne du Japon ?

Shin-Hanga : synthèse d’une sensibilité esthétique propre à l’époque moderne du Japon ?

Présenté par Paul Minvielle

(n°étudiant : 11439598)

Sous la direction d’André CHARRAK

2018/2019

Sommaire :

Introduction

I: Une première pensée esthétique japonaise moderne19

1.1: Une tradition japonaise menacée par l’occidentalisation19

1.2: D’anciens concepts esthétiques mis au goût du jour26

1.3: Archéologie d’une sensibilité esthétique30

II: Shin-Hanga, un courant artistique comme reflet d’une époque ?37

2.1: L’origine du Shin-Hanga37

2.2: trois artistes, une même sensibilité43

2.3: Shin-Hanga : Wakon Yosai48

III: Shin hanga : cristallisation d’une sensibilité esthétique japonaise moderne

3.1: Réceptacle des concepts esthétiques antérieures56

3.2: Shin-hanga, itinéraire du Japon, formation d’un paysage national64

3.3: Un art moderne ?71

Conclusion

Introduction:

« Portraiture had never obtained such a prominent place in our art. Why should we perpetuate this evanescent thing, this cradle and nest of lust and mean desires.

We have no desire to glorify the human body as

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