La communication scientifique au Sénégal

  1. La communication scientifique au Sénégal
  2. Moctar Kamakaté NAMADOU
  3. La notion et les types de communication scientifique
  4. Communication scientifique et valorisation de la recherche
  5. L’enseignement supérieur au Sénégal: étude de ce secteur
  6. La communication et le milieu de l’enseignement supérieur
  7. Des initiatives extérieures de communication scientifique
  8. La communication de l’information scientifique et technique
  9. Pour la valorisation scientifique en particulier

La communication scientifique au Sénégal
Université Cheikh Anta DIOP

Direction de l’enseignement supérieur institut de management
Institut de Management IMAN
Federation for Education in Europe

Mémoire de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de master en marketing communication et publicité
Sujet :
La communication scientifique au Sénégal : Etat des lieux et proposition d’une approche
La communication scientifique au Sénégal :
Etat des lieux et proposition d’une approche.

Présenté et soutenu par :
Moctar Kamakaté NAMADOU (CV)

Encadreur:
M. Mamadou NDIAYE

Année académique
2018 – 2019

IMAN – Tel : 33 852 24 85/ 33 825 57 14 Email : formationiman91at @gmail.com

Dédicaces et Remerciements

Citer ce document
NAMADOU, M. K. (2020). La communication scientifique au Sénégal : Etat des lieux et proposition d’une approche. Mémoire de Mastère en Marketing – Communication – Publicité non publié, Institut de Management, Dakar.

Résumé

Dans le milieu universitaire, un savoir n’est valide, fondamentalement, que par les savoirs antérieurs sur lesquels il se base…

Suivant ce principe, il faudrait que cette somme d’informations soit préalablement disponible et accessible pour être source de production de connaissances nouvelles ; et dans notre cas il faudrait qu’elle le soit pour être valorisé.

Ce que l’on constate nonobstant dans les productions universitaires (thèses, mémoires, articles, dossiers…) est la rareté (si ce n’est l’absence) des productions de chercheurs sénégalais dans les bibliographies, ce qui impacte grandement la notoriété et la visibilité.

Même en ligne il faut le reconnaître, le savoir scientifique de l’Afrique de l’Ouest en général et du Sénégal en particulier (mieux que beaucoup d’autres pays cependant) est sous représenté.

Notre travail traite précisément de la difficulté d’accès à la production scientifique des universités privées sénégalaises, de la visibilité de celle-ci, et d’un manque de valorisation de cette dernière.

Par le biais d’une étude réalisée via une enquête par questionnaire sur une population subdivisée en trois sous-populations (étudiants, enseignants et personnes n’appartenant pas aux deux sous-populations précédentes) nous avons pu voir l’état actuel de la communication scientifique dans les structures d’enseignement supérieur privées et dans une certaine mesure, mis en exergue les attentes des étudiants et enseignants.

Des propositions ont été apportées dans la partie appropriée pour mettre en place une convenable politique de communication scientifique et technique… ce qui laisse la porte ouverte à d’autre études sur ce thème.

Mots-Clés: Communication scientifique et technique / université privée / école supérieure / accessibilité / information scientifique et technique / Senegal

Abstract

In academia, knowledge is valid, fundamentally, only by the previous knowledge on which it is based…

Under this principle, this amount of information should be previously available and accessible to be a source of new knowledge; and in our case it would have to be valued.

What we see notwithstanding in academic productions (theses, dissertations, articles, files, etc.) is the scarcity (if not the absence) of the productions of Senegalese researchers in bibliographies, which greatly impacts the notoriety and Visibility.

Even online it must be acknowledged, the scientific knowledge of West Africa in general and Senegal in particular (better than many other countries however) is underrepresented.

Our work deals precisely with the difficulty of access to scientific production from private Senegalese universities, the visibility thereof, and a lack of promotion of the latter.

Through a study carried out via a questionnaire survey on a population subdivided into three sub-populations (students, teachers and people not belonging to the two previous sub-populations) we were able to see the current state of communication scientist in private higher education structures and to some extent highlighted the expectations of students and teachers.

Proposals have been made in the appropriate section to set up a suitable scientific and technical communication policy … which leaves the door open for further studies on this subject.

Keywords: Scientific and technical communication / private university / college / accessibility / scientific and technical information / Senegal

Liste des sigles et acronymes

ABRC : Association des bibliothèques de recherche du Canada
BEEP : Bibliothèques électroniques en partenariat
BRT : Bus Rapid Transit
BUCAD : Bibliothèque universitaire Cheikh Anta Diop de Dakar
Ca.G.U.P : catalogue général des universités privées
CAMES : Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur
CASE : coopération pour les archives scientifiques en Europe
CNDST : Centre national de documentation scientifique et technique
CNE : Conseil National d’Évaluation de l’enseignement supérieur
CST : Communication Scientifique et technique
CUREM : Centre Universitaire de Recherche et d’Etude de la Mobilité
EBAD : Ecole de Bibliothécaires Archivistes et Documentalistes
EDSM : Ecole doctorale des sciences de la mer
ESP : l’Ecole Supérieure Polytechnique
HP : Hewlett-Packard
HTML : HyperText Markup Language
IRD : Institut de recherche pour le développement
IST : Information scientifique et technique
JO : Journal officiel
MIT : Massachusetts Institute of Technology
PST : potentiel scientifique et technique
TIC : Technologie de l’information et de la communication
UCAD : Université cheikh Anta Diop de Dakar
UNISIST : United Nations International Scientific Information System

Sommaire

Introduction 1
Partie I : cadre théorique et méthodologique 0
Chapitre I : cadre théorique 4
I. Objectifs 4
II. Problématique 4
III. Hypothèses 5
IV. Revue de littérature 5
V. Définition de quelques concepts 9
VI. Pertinence du sujet 12
Chapitre II : cadre méthodologique 14
I. Cadre de l’étude 14
II. Champ d’investigation 14
III. Techniques d’investigation 15
IV. Difficultés rencontrées 16
Partie II : cadre analytique et pratique 0
Chapitre I : analyse et interprétation des données 18
I. L’entretien et le questionnaire 18
II. Présentation, interprétation et discussion des résultats 18
Chapitre II : les réalisations concrètes en matière de communication scientifique 37
I. Des initiatives extérieures : 37
II. Les initiatives africaines et sénégalaises 38
Conclusion partielle : 41
Partie III : recommandations : proposition d’une approche 42
Chapitre I : recommandations pour une bonne communication de l’information scientifique et technique 43
I. De recommandations générales 43
II. Dépôts institutionnels : 43
III. De la gestion de la documentation grise et des protocoles : 45
Chapitre II : pour la valorisation scientifique en particulier 46
I. De la valorisation du système de la CST lui-même 46
II. De la valorisation des IST elles-mêmes 47
Conclusion

Introduction :

L’information de nos jours est la richesse la plus incommensurable ; cela n’est plus à prouver. Ainsi la détenir offre un pouvoir à hauteur de sa valeur, c’est une ressource avec laquelle on produit d’autres.

Si l’information revêt cette importance, nous ne pouvons qu’imaginer celle de l’information scientifique et technique.

Cette dernière est le « témoignage de la quête incessante de la vérité par l’homme », le curriculum vitæ de l’état de nos connaissances et aussi de nos réussites ; ainsi de « la nature a horreur du vide » d’Aristote à la théorie de la relativité passant par les lois de Newton, ou de la pénicilline à l’éradication définitive de la variole, il y a eu un chemin pavé de résultats de recherches et expériences.

Ainsi, communiquer intra-muros et extra-muros la science n’est en fait que le meilleur moyen de nourrir cette dernière.

Parler de l’historique de notre sujet, de la communication scientifique, est une entreprise assez complexe. La raison est que les auteurs répondent à la question de deux manières principales :

En liant la problématique aux moyens même de la communication,

En cherchant les premières personnes qui ont diffusé leurs découvertes, inventions et / ou résultats scientifiques tout simplement.

Pour les premiers, la CST remonterait à l’invention même de l’écriture en Mésopotamie, de l’imprimerie en chine et de la photographie en France… Jusqu’à l’Internet (Gaillard, 2009).

Ainsi la CST est fortement liée aux outils et moyens de communication.

Pour les seconds, la CST remonterait déjà aux premières communautés scientifiques fondées par les philosophes grecs comme : l’Académie de Platon (-428 à -346) et le Lycée d’Aristote (-384 à -322).

En fait, ce courant de pensées a pris isolément les acteurs de la communication scientifique technique, qui avouons-le sont très nombreux.

Nous allons ici retenir ceux qui nous semblent plus parlants.

La qualité de l’enseignement et du processus

Ainsi les premières publications scientifiques remonteraient également à la Grèce antique ; le plus mis en avant comme tel est l’Organon d’Aristote qui est une Méthodologie de la réflexion ; le principe d’Archimède enseigné souvent sous le nom de ‘’la poussée d’Archimède’’, a été publié par Archimède lui-même sous le titre « Des corps flottants ».

Pour ce qui est des premiers lieux exclusivement destinés au stockage et à la diffusion des savoirs, l’état de l’art actuel désigne comme plus ancienne la Bibliothèque du roi Assurbanipal en Assyrie actuel Irak ; bibliothèque qui comptait 5 000 tablettes.

Ensuite vient la bibliothèque d’Alexandrie en Égypte qui comptait 500 000 rouleaux de papyrus.

Toujours dans cette conception, certains savants ont été très importants pour les passer sous silence.

C’est ainsi que vient Galilée un Physicien et astronome italien (1564 – 1642) qui justement a perdu la vie pour avoir communiqué un savoir trop avant-gardiste pour son époque. Cette communication avait vraiment commencé à être plus formelle avec l’ouverture du British Museum au public en 1759, parution de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert en 1772 etc.

Là, l’on sent une réelle volonté d’ouverture ou de démocratisation des savoirs.

De là s’est ensuivie la création des premières maisons d’édition comme Maloine et Dunod (1791), et les premières commissions internationales comme celle du mètre (1870).

Ce faisant, nous assistons à la publication de travaux et ouvrages qui changèrent radicalement les choses : l’origine des espèces de Charles Darwin (1859) et 5 semaines en ballon de Jules Verne (1863).

Il faudra attendre le 20e siècle, en1922 pour vraiment multiplier les médias de la CST.

Précisément, ce fut avec le documentaire ethnographique Nanouk l’Esquimau de Robert Flaherty en 1922 suivis du documentaire scientifique La pieuvre de Jean Painlevé. Cet historique est loin d’être exhaustive.

Pour changer maintenant de registre, nous soulevons le fait que l’absence d’une politique de CST ou d’IST pose une difficulté : le fossé entre la science et le reste de la société, est énorme, et elle semble même s’ignorer.

Il nous parait claire dans notre historique ci-dessus que le Sénégal n’était pas entré dans cette histoire-là ; du moins pas au point de le mentionner.

Comment régler le problème d’accès à l’IST des universités privées sénégalaises grâce aux TIC, pour la rendre visible et permettre sa valorisation ?

Après notre cadre théorique et une description de notre méthodologie, nous rapporterons les données recueillies sur la connaissance en général sur le sujet ; nous proposerons des recommandations.

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