Les élections organisées en Afrique de l’est et centrale

Les élections organisées en Afrique de l’est et centrale

§2 En Afrique de l’Est

1. 1. Au Madagascar

Le capitaine de frégate Didier Ratsiraka devient alors président d’une IIe République en 1975 et entreprend de s’aligner sur la position du bloc prosoviétique, tout en étant l’un des militants actifs du non-alignement. Mais vers la fin des années 1980, il est contraint d’engager le pays sur la voie d’un libéralisme prudent, notamment économique.

En 1991, l’opposition à Ratsiraka s’amplifie. Des manifestations populaires sont réprimées par l’armée, faisant de nombreuses victimes. Après une brève période transitoire,une nouvelle constitution est adoptée et Albert Zafy, candidat de l’opposition, est élu à la présidence de la République.

Paradoxalement, l’élection présidentielle de 1996 après l’empêchement de Zafy par l’Assemblée nationale voit la réélection de Ratsiraka. Le Madagascar connaît une période d’instabilité économique jusqu’en 2001, due à l’instabilité politique liée à la dictature de Didier Ratsiraka, où les résultats des élections sont contestés. 339

1. 2. En somalie340

Apres des nombreuses crises politique conduisant même a la scission du pays en deux, la somalie a enfin fini par céder aux exigences de la démocratisation de sa vie politique en organisant l’élection présidentielle et législative cela fait plus de deux décennies depuis la chute du président Siad Barré que la Somalie est dépourvue d’un gouvernement stable et que le pays est livré aux chefs de clans, aux groupes islamistes et aux gangs criminels. Plusieurs tentatives ont été menées pour doter le pays d’institutions stables mais elles ont toutes échoué.

Hassan Cheikh Mohamoud est le premier président somalien élu à Mogadiscio depuis le début du difficile processus de reconstruction du pays, mené depuis douze ans avec le soutien de la communauté internationale. Ses prédécesseurs ont dû être élus dans des pays voisins pour des raisons de sécurité.

Cette fois-ci, l’ONU se dit confiante et qualifie cette élection d’« une des plus importantes de l’histoire politique de la Somalie ». Le nouveau président du Parlement, Mohamed Osman Jawari, avait été lui-même élu, par ses pairs, le mois dernier.

339Internet : http//fr. wikipedia. org/wiki/Politique%C3%A0_Madagascar
340 Internet : http://www. larousse. fr/encyclopedie/pays/Somalie/144784

§3 En Afrique centrale

Dans cette partie du continent africain nous retenons les cas des élections organisées au Cameroun, au Congo, au Gabon, en RDC et au Tchad.

3. 1. Au Cameroun

Le 4 juillet 1990 enfin, le Président Paul Biya accepte d’abandonner le monopole politique exercé par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais RDPC créé en 1985 sur les cendres de l’Union des Populations du Cameroun UPC de l’ancien Président Ahidjo. Une commission de révision de la législation sur les libertés publiques est créée par décret le 21 juillet.

Dès le mois de décembre 1990, l’Assemblée nationale adopte une série de lois parmi lesquelles une loi sur la liberté d’association et de création de partis politiques. Ces mesures de libéralisation n’empêchent pas le pouvoir de procéder à de nombreuses arrestations d’opposants341.

A partir de mars 1991, dans la foulée de l’intense mobilisation populaire provoquée par les procès, sont lancées les opérations  » villes mortes  » qui paralysent la vie économique du pays pendant 6 mois. Ces opérations sont combinées avec une désobéissance civile afin d’obtenir l’organisation d’une Conférence Nationale Souveraine CNS.

Les secteurs les plus mobilisés sont les chauffeurs de taxis, les étudiants, les enseignants et surtout les commerçants. Les récents partis d’opposition et ces groupes se coalisent dans la Coordination nationale des partis de l’opposition et associations CNPOA, vite interdite. Dès le mois d’avril 1991, les opérations  » villes mortes « , les émeutes et les manifestations s’étendent à l’ensemble du pays.

Pour tenter de résoudre la crise politique, le Président P. Biya rétablit le poste de Premier ministre, annonce des élections et une réforme constitutionnelle. Devant l’ampleur des mobilisations, un état d’urgence de fait est instauré avec la création en mai 1991, de  » commandements militaires opérationnels  » pour pacifier le pays.

Le Président Biya ayant annoncé les élections législatives pour le 16 février 1992, le Premier ministre Sadou Hayatou ouvre le 30 octobre 1991, la conférence tripartite gouvernement-opposition-société civile destinée à définir le cadre électoral et l’accès aux médias publics.

L’opposition se divise entre les partisans du préalable d’une conférence nationale et ceux qui sont favorables à une participation immédiate à la compétition électorale. Celle-ci se tient le 1er mars 1992. Elle est boycottée par l’opposition radicale groupée autour du SDF.

Le RDPC, l’UNDP Union nationale pour la démocratie et le progrès de Bello Bouba Maïgari, le MDR Mouvement pour la défense de la République et une aile de l’UPC se partagent les 180 sièges du Parlement avec respectivement 88, 68, 18 et 6 députés. Le 26 avril 1992, un nouveau gouvernement RDPC-MDR est formé avec à sa tête Simon Achidi Achu, un anglophone.

341 Internet : http://www. etat. sciencespobordeaux. fr/institutionnel/cameroun.

Le 11 octobre 1992, des élections présidentielles sont organisées. Le Président P. Biya est réélu avec 39,9 % des voix, contre 35,9 % pour J. Fru Ndi SDF et 19,21 % pour B. Bouba Maïgari UNDP. Le pouvoir est accusé de fraudes par l’opposition et la validité des élections est mise en doute par une ONG américaine de scrutateurs, le  » National Democratic Institute « .

Des émeutes éclatent dans le Nord-Ouest où l’état d’urgence est proclamé, des leaders de l’opposition radicale sont arrêtés ou mis en résidence surveillée cas de J. Fru Ndi. Dans le même temps, le gouvernement s’ouvre à l’UPC et à des dissidents de l’UNDP. 342 Toute l’essentielle est que l’exigence a été remplie, à savoir, la tenue des élections

Les élections organisées en Afrique de l’est et centrale

3. 2. Au Congo

En décembre 1990, le congrès extraordinaire du PCT décide l’instauration immédiate du multipartisme en République du Congo et annonce la convocation d’une élection législative pour mars 1992. En avril 1992, Denis Sassou-Nguesso confirme la tenue d’une élection présidentielle.

L’élection présidentielle de 1992 en république du Congo s’est tenue en août 1992 en deux tours. Elle avait pour but d’élire au pouvoir ou de renouveler le mandat de Denis Sassou-Nguesso à la président de la République pour un mandat de cinq ans par l’ensemble des citoyens au suffrage universel direct.

Elle a eu lieu les dimanche 9 août et 16 août 1992. C’est la première élection démocratique depuis l’instauration du multipartisme en 1991. C’est également la première fois depuis 1963 qu’une élection ne se déroule pas en congrès interne d’un parti politique. 343Denis Sassou Nguesso est le premier président à être battu lors d’une élection.

3. 3. Au Gabon

Les premières élections législatives multipartites en presque 30 ans ont lieu en septembre – octobre 1990 où le PDG conserve une large majorité. Omar Bongo est réélu président en décembre 1993 avec 51 % des voix mais les candidats de l’opposition refusent de reconnaître le résultat.

Des émeutes éclatent et contraignent le gouvernement à entamer des négociations avec l’opposition. Les accords de Paris signés en novembre 1994 incluent plusieurs éléments de l’opposition dans un gouvernement d’unité nationale. Cet arrangement ne résiste pas aux élections législatives de 1996 et 1997.

342 Internet : http://www. etat. sciencespobordeaux. fr/institutionnel/cameroun. html
343Internet :http://fr. wikipedia. org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_de_1992_en_R%C3%A9publiqu e_du_Congo

Le PDG parti du président Omar est largement victorieux dans les campagnes, mais plusieurs villes importantes, dont Libreville élisent des membres de l’opposition au cours des élections régionales de 1997. Omar Bongo n’a pas de mal à se faire réélire en décembre 1998, avec 66 % des voix. Ses opposants dénoncent encore une fois un scrutin entaché d’irrégularités.

Les observateurs internationaux déclarent que les élections étaient bel et bien représentatives tout en déplorant de sérieux dysfonctionnements administratifs. Contrairement aux élections de 1993, celles de 1998 ne sont pas suivies d’émeutes. 344

3. 4. En RD Congo

En dépit de la libéralisation de la vie politique en 1990 par le président Mobutu il n y a eu aucun élection organiser dans ce pays. Pire encore est l’arrivé au pouvoir du prétendu libérateur Mzée Laurent Désire Kabila qui en n’aucun cas n’a songé organise des élections.

Il fallut attendre la venue de Kabila 2 pour que cette exigence de la démocratie aussi importante soit concrétisée. A savoir l’organisation des élections présidentielle et législative en 2006.

3. 5 Au Tchad

Le 1er décembre 1990, le colonel aujourd’hui général Idriss Deby chassa son prédécesseur du pouvoir. Contrairement aux seigneurs de guerre précédents, il promit cependant la démocratisation du pays dès le début de son règne. Depuis, un processus démocratique lent et hésitant a effectivement commencé.

Dès décembre 1990, une presse indépendante a pu prendre son essor. En janvier 1992, les partis politiques furent Le 1er décembre 1990, et du 15 janvier jusqu’au 7 avril 1993, une Conférence nationale souveraine CSN a tenu ses assises.

Elle a rédigé une Charte de la transition et formulé de nombreuses recommandations. Celles-ci ont trait au maintien du Président de la République dans ses fonctions, à l’instauration d’un conseil supérieur de la transition CST composé de 57 membres élus par la conférence, à l’élection d’un Premier ministre par le CST devant lequel il est responsable. 345

344 Internet: http://fr. wikipedia. org/wiki/Politique_au_Gabon
345 Baldé, S. ,TCHAD ,internet : http://www. etat. sciencespobordeaux. fr/institutionnel/tchad. html

Le Premier ministre est effectivement élu dès le 6 avril. La période de transition débouchant sur des élections présidentielles et parlementaires libres, ne devait en principe durer qu’une seule année, mais depuis avril 1993 de nombreux blocages sont apparus, compromettant l’agenda initial.

Ils ont pour fondement, des divergences entre le Premier ministre et le Président de la République, des renversements par motion de censure ou démission des Premiers ministres successifs, ou encore la suspension par l’opposition, de sa participation aux institutions de la transition. Celle-ci a été en conséquence prorogée par deux fois.

Le projet de Constitution présenté en janvier 1995 n’est soumis au référendum que le 31 mars 1996 et adopté par 63,5% des suffrages. Les élections présidentielles se sont finalement tenues les 2 juin et 3 juillet 1996. Elles sont remportées par Idriss Déby opposé à Wadal Abdoulk ader Kamougué au second tour.

L’opposition a cependant contesté la régularité du scrutin dès le premier tour. Ces élections présidentielles ont été suivies, début 1997, par des élections législatives lors desquelles le Mouvement patriotique du salut MPS, parti présidentiel, a obtenu une majorité relative de 55 sièges sur les 125 que compte l’Assemblée nationale. 346

346 Baldé, S. ,TCHAD ,internet : http://www. etat. sciencespobordeaux. fr/institutionnel/tchad. html

Conclusion partielle du quatrième chapitre

Le début de la décennie 90 maque véritablement un nouveau moment d’espoir pour les africains. Un peu partout en Afrique, des présidents « tout puissant » sont obligés de lâcher le pouvoir, et dans le meilleur des cas ils quittent leur siège au terme des élections. Ce fut l’ère de la démocratisation de régimes politiques africains.

La démocratisation des régimes politique africains est un phénomène qui s’observe à travers des signes, dont : la fin des parti unique et l’ouverture au multipartisme, la multiplicité des organes de presses, la renaissance coopérative, et l’organisation des élections. Chacun de ces signes a fait l’objet d’une section traitée dans ce chapitre.

La fin du parti unique en Afrique et l’ouverture au multipartisme se déroule dans un contexte de la fin de la guerre froide, du discours en faveur du multipartisme prononcé par François Mitterrand a la Baule, et des pressions internationales des institutions financières internationales FMI et BM.

Cependant la vie politique africaine après plus au moins quarante années de parti unique a débouchée sur un multipartisme teinté des limites.

En effet, le multipartisme n’a finalement permis de libéré que les politiciens qui ont désormais la liberté de créer leurs partis et d’entré en compétions les uns avec les autres pour accéder au pouvoir. Les libertés politiques ainsi acquise n’ont pas eu d’impact sur la libération des populations.

La concrétisation de la démocratie vers les années 90 s’est aussi manifeste par la multiplicité des organes de presse. Au Benin, au Gabon, RD Congo, en Côte d’ivoire et dans le reste de pays africains on assistait à la naissance des presses privée et à la diversification de titres de journaux.

Toutefois, la situation du journaliste africain en raison des facteurs sociopolitique particuliers, n’est pas toujours favorable à l’exercice de la profession. Ainsi dans le diffèrent pays d’Afrique il existe deux types des medias : « ceux du pouvoir et ceux du service public ».

La pratique coopérative ainsi que l’organisation des élections vers les années 1990, sont également des signes tangibles marquant l’ouverture à la démocratie des pays africains postcoloniaux.

De cette manière, il est urgent déjà à ce niveau de chercher à dégager les problèmes liés à la pratique de la démocratie en Afrique durant le 50 d’indépendance. Ainsi donc la cinquième section de notre étude est consacrée à l’analysé de la problématique de la démocratie en Afrique, bilan de 50 ans.

Pour citer ce mémoire (mémoire de master, thèse, PFE,...) :

La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
Les États postcoloniaux et la problématique de la démocratie en Afrique
Auteur·trice·s :
Douceur Kadony
Douceur Kadony
Université :
Université de Lubumbashi - Faculté des Sciences Sociales
Année de soutenance :
Politiques et Administratives. R. I. , juillet2013
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