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Université Mohammed V de Rabat
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales - Agdal - Année 2021

Suggestions pour surmonter les carences du secteur économique

  1. Le nouveau modèle de développement du Maroc: les réformes
  2. La consolidation des droits et libertés publiques au Maroc
  3. Evolution des indicateurs de l’économie marocaine
  4. Evolution sectorielle : agriculture, pêches maritimes et extraction minières
  5. Evolution su secteur secondaire de l’économie marocaine
  6. Les énergies renouvelables et l’offshoring au Maroc
  7. Système sanitaire marocain et couverture médicale de base
  8. La stratégie de la lutte contre la pandémie Covid 19
  9. L’éducation au Maroc: réformes, gestion et face au Covid 19
  10. Un développement économique au Maroc sans impact social
  11. Une croissance peu créatrice d’emploi et peu inclusive
  12. Les défaillances du système sanitaire marocain
  13. L’échec des réformes de l’enseignement au Maroc
  14. Les travaux de la commission spéciale du nouveau modèle de développement
  15. Suggestions pour surmonter les carences du secteur économique
  16. Le renforcement de l’Etat de droit et la modernisation de l’administration
  17. Placer l’éducation au cœur du développement du Maroc
  18. Une offre de soins de santé de qualité sur tout le Maroc

Suggestions pour surmonter les carences du secteur économique

Section 2 : Suggestions et recommandations basées sur des « benchmarks » pour surmonter les carences du secteur économique :

La réflexion sur le nouveau modèle de développement doit s’engager sur les conditions permettant de maintenir les performances économiques sur un sentier de croissance élevé, porté par un développement agro-industriel et des services.

L’objectif est de réduire la dépendance du secteur agricole à la croissance du PIB en organisant sa transformation et en intégrant davantage les autres secteurs.

En fait, fondamentalement parlant, la transformation structurelle doit affecter le secteur industriel, l’agriculture et les industries de services, et les efforts doivent être intensifiés pour améliorer l’environnement de l’investissement afin d’éliminer les obstacles persistants au développement du secteur privé et à la croissance économique.

Le développement des secteurs de l’industrie et des services devrait permettre de créer davantage d’emplois de qualité pour les populations, de réduire les inégalités sociales et territoriales et d’améliorer le niveau de vie, notamment en favorisant le développement de la classe moyenne, pour assurer la stabilité et la paix sociale.

Pour atteindre cet objectif, l’économie marocaine doit se diversifiée davantage dans les domaines porteurs.203

§1- La transformation structurelle de l’économie (industrie, agriculture et service) pour une innovation du modèle de développement :

1- Le développement agricole :   

L’agriculture continue d’occuper une place importante dans l’économie marocaine en raison de son impact sur la croissance globale, en fonction des aléas de la pluviométrie et au regard de l’importance de la population vivant directement du secteur.

Cependant, la valeur ajoutée agricole est sévèrement limitée par le stress hydrique du pays et peut devenir une véritable pénurie à court terme.

La mise en œuvre du Plan Maroc Vert développé par le gouvernement en 2008, visant à moderniser le secteur agricole, augmenter sa productivité et diversifier sa production, a permis d’améliorer les investissements dans le secteur agricole et a eu un impact positif sur la valeur ajoutée, l’emploi et les exportations.

Cependant, la mise en œuvre réussie du PMV devrait prendre en compte la compétitivité du secteur agricole, le changement climatique, l’intégration dans la chaîne de valeur mondiale et les problèmes de sécurité alimentaire du pays.204

203 Banque africaine de développement, fond africain de développement : Maroc ; contribution au débat sur la rénovation du modèle de développement du Royaume ; 2019 ; P : introduction

204 Base de données FAOLEX FAO.org :

Faciliter l’accès aux ressources productifs et améliorer l’efficacité de leurs utilisations

En l’absence d’infrastructures rurales étendues, les principaux producteurs de denrées alimentaires du Maroc ne peuvent pas participer pleinement à l’économie locale.

Pour créer les conditions d’une transformation rurale inclusive, il faut investir dans les infrastructures : routes, marchés, transports terrestres et maritimes, télécommunications et capacités de stockage.

Il s’agit de moyens d’améliorer l’accès à l’énergie, à la terre, aux ressources, aux services, au financement, aux technologies et aux outils modernes.

De nombreux défis de l’agriculture peuvent être surmonter si on utilise mieux les ressources, en vue d’accroitre les retombées économiques et d’améliorer la situation sociale des petits exploitants qui ont peu de ressources ou sont exclus pour des raisons sociales, culturelles ou politiques.

Pour y arriver, on peut transférer et adopter des pratiques et des technologies existantes, et aussi mettre au point de nouvelles technologies et renforcer la participation des parties prenantes.205

– Améliorer l’accès des exploitants aux marchés :

Le deuxième pilier de toute stratégie visant à rendre l’agriculture et le développement rural plus productifs et durables est de promouvoir l’accès des producteurs agricoles et alimentaires aux marchés d’une manière plus efficace, transparente et compétitive.

Les organisations de producteurs peuvent aider les petits agriculteurs à accéder à une gamme de services, y compris de meilleures informations sur les marchés et les directives en matière de sécurité alimentaire, tout en se concentrant sur la production à valeur ajoutée et la commercialisation.

Il est aussi primordial de renforcer des compétences et des capacités entrepreneuriales et commerciales des petits exploitants pour s’assurer qu’ils participent pleinement au marché et leur permettre de profiter des nouvelles opportunités qui s’offrent à eux.

Et on peut ajouter l’accès à la technologie comme moyen qui améliore l’accès des exploitants aux marchés et qui accélère le changement ; de telle manière que les dispositifs de gestion des données tels que les téléphones portables et leurs applications permettent une transmission rapide, transparente et précise des informations sur les prix et facilitent les négociations en rapprochant les producteurs et les commerçants.

Il est également important de renforcer les mécanismes garantissant un environnement de travail décent dans le secteur agricole en adaptant et en contrôlant le respect des systèmes de rémunération, de la sécurité de l’emploi et des réglementations du travail et aux normes de sécurité au travail.206

205 Rapport du Groupe d’experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition ; Le développement agricole durable au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition 2016 ; P : 98 – 99

206 Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ; Transformer l’alimentation et l’agriculture pour Réaliser les objectifs du développement durable 2018

– Encourager la diversification de la production agricole :

La diversification des cultures a apporté d’énormes avantages, non seulement limités aux exploitations agricoles, mais a également bénéficiant à toute la société.

La diversification de la production agricole peut non seulement protéger et conserver la biodiversité, améliorer la santé des sols et des plantes, réduire l’exposition aux organismes nuisibles, aux maladies ou aux événements météorologiques extrêmes, mais aussi avoir des effets positifs plus large.

La diversification de la production contribue à stabiliser les revenus des ménages, renforce leur résilience au changement climatique et aux catastrophes naturelles, et réduit leur vulnérabilité aux crises telles que les hausses soudaines des prix des denrées alimentaires, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses pour les plus pauvres, compte tenu de leur accès limité au crédit et à l’épargne.

– La transformation digitale et numérique du secteur agricole :

L’agriculture est un réel moteur de développement social et économique au Maroc et ne peut rester en marge de la révolution numérique.

Intelligence artificielle, blockchain, Big Data, drone et nouvelles technologies appliquées aux secteurs agricole et agro-industriel… autant d’aspects que le pôle polytechnique de l’enseignement et de la recherche agricole devra encourager.

Tous les organismes agricoles sont appelés à moderniser leurs outils de gestion, et accompagner leurs membres pour s’engager dans la transformation digitale du secteur.

L’introduction de technologies modernes dans les modes de productions agricoles grâce à l’effort d’investissement inuit par le PMV n’apporterait de gains que grâce à l’intensification et à la généralisation de la formation.206

– Renforcer les connaissances des producteurs et développer leurs capacités :

Le partage des connaissances, le renforcement des capacités et l’investissement dans les technologies innovantes sont tous des éléments nécessaires de la transition vers des systèmes alimentaires et agricoles durables.

Par conséquent, il est nécessaire : d’adopter des systèmes de vulgarisation du savoir où le secteur public, les agents privés, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales apportent tous les connaissances de leurs domaines professionnels aux agriculteurs et apportent tous aux agriculteurs des connaissances issues de leurs propres domaines d’expertise et regrouper les connaissances des agriculteurs par le biais de champs-écoles de producteurs.207

– Améliorer la santé des sols et les restaurer :

L’utilisation de techniques agricoles inappropriées consomme les éléments nutritifs du sol plus rapidement qu’ils ne peuvent se former.

Une culture extensive, l’élimination des matières organiques, une irrigation excessive avec une eau de mauvaise qualité et une utilisation excessive d’engrais synthétiques peuvent entraîner une perte de fertilité des sols et une pollution de ces derniers et leur dégradation.

Assurer la gestion durable des sols coûte vaut mieux que de les remettre en état et de rétablir leurs fonctions.208

206 L’ère de l’agriculture numérique Agriculture numérique et agriculture numérique | Netafim Maroc / Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ; Technologies numériques : dans le secteur et dans les zones rurales en brève ; 2019

207 Dr. Abou Berthe ; Services de vulgarisation et de conseil pour la transformation de l’agriculture 2000 ; P : 12

208 Quelles innovations techniques conduisent à une amélioration de la production alimentaire dans le cadre de l’agriculture et du développement rural durables (ADRD) ?

– Protéger l’eau et gérer la pénurie :

Afin d’assurer une agriculture saine et d’obtenir des aliments nutritifs, il est nécessaire d’avoir de l’eau douce et salubre. En tant que pilier des écosystèmes, l’eau est essentielle à tous les aspects du développement social, économique et environnemental.

Elle est essentielle pour l’élimination de la pauvreté, la sécurité alimentaire et la résilience aux catastrophes naturelles ou causées par l’homme, et elle joue également un rôle clé dans l’adaptation aux changements climatiques. À cette fin, plusieurs aspects des politiques d’eau et d’irrigation devraient être revus et ajustés.

Outre l’utilisation systématique de technologies permettant d’économiser l’eau et la mobilisation d’une utilisation non conventionnelle de l’eau, une attention particulière devrait également être accordée à l’ajustement des politiques de prix de l’eau d’irrigation pour tenir compte des pénuries d’eau et du coût réel de sa mobilisation.209

– Améliorer la compétitivité des exportations des produits agricoles marocains :

Dans le processus d’amélioration de la compétitivité des exportations des produits agricoles marocains, une attention particulière devrait être accordée à la mise en place d’un réseau de plates-formes d’exportation intégrées et multisectorielles ciblant autant les marchés traditionnels de l’Europe et de l’Amérique du Nord que certains marchés émergents à fort potentiel dont notamment ceux de l’Afrique et de la Russie.210

Enfin, le développement agricole ne peut se faire en dehors du périmètre économique du pays tout entier. En effet, il est anormal que 40% de la population ne participe que de 12 à 15% du PIB.

L’histoire économique mondiale a montré que l’augmentation de la productivité agricole a libéré de la main-d’œuvre, au profit de l’industrie secondaire et des services.

Par conséquent, le processus d’urbanisation se poursuivra, ce qui entraînera non seulement la migration d’un grand nombre de personnes des zones rurales vers les grandes villes, mais également la création de nouveaux centres urbains dans les zones rurales (urbanisation des zones rurales).

Le développement de ces nouveaux centres urbains ne devrait pas seulement se faire par la conversion des produits agricoles, mais aussi par l’échange de biens et de services, y compris le tourisme rural, pour jouer un rôle plus important dans l’intégration des zones urbaines et rurales.

Cette activité devrait renforcer le rôle du monde rural dans la création de richesse au niveau national. 211

209 Les avis du Conseil économique, social et environnemental / Florence Denier-Pasquier ; La gestion et l’usage de l’eau en agriculture ; 2013 ; P : 13

210 Banque africaine de développement, Fonds africain de développement ; Maroc, Contribution au débat sur la rénovation du modèle de développement du Royaume 2019 ; P : 9 – 10

211 Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture : Transformer l’alimentation et l’agriculture pour réaliser les objectifs du développement durable ; 2018

Donc l’agriculture est appelée à accélérer son processus de modernisation, à amorcer son processus de digitalisation et à développer vigoureusement la valeur de ses produits grâce à un tissu agro-industriel compétitif, intégré qui, en couvrant l’ensemble des territoires, rendra le monde rural plus attractif.

Ceci ne pourra se réaliser qu’à travers un accès massif des petits agriculteurs aux formations et aux nouvelles techniques de production.

Suggestions pour surmonter les carences du secteur économique

2- Recommandations à l’appui de la stratégie industrielle marocaine, pour en améliorer l’efficience :

La politique industrielle a enregistré ses succès en attirant de grands groupes internationaux, il lui faut, dorénavant, parvenir à accroitre l’impact de leur présence sur les PME locales, en commençant par développer un tissu de PME compétitives capables de répondre aux besoins d’approvisionnement croissants des Chaines de valeur mondiales qui se déploient depuis le Maroc, ceci pour deux raisons fondamentales :

  • La première est que la concurrence sur les marchés externes, disposant comme le Maroc de petits marchés domestiques, est telle qu’il est difficilement envisageable d’espérer maintenir la compétitivité du Maroc, sans améliorer durablement celle de ses PMEs
  • La seconde est que, sans l’intégration croissante des PME nationales aux CVM, la lenteur de la transformation structurelle devrait se confirmer et continuer à entretenir la faible dynamique du marché du travail.

Du fait de la situation géographique, de la qualité de l’accompagnement et du cadre institutionnel national, la politique d’industrialisation à valeur ajoutée permet d’attirer de grands opérateurs internationaux de l’industrie automobile.11

L’investissement dans d’autres secteurs de l’activité industrielle peut exiger des stratégies différentes pour soutenir les structures d’entreprise locales, en particulier dans le secteur du textile, de la BTP, de la pharmacie, du secteur naval, des nouvelles technologies ou des énergies renouvelables ainsi qu’une politique industrielle coordonnée intégrant tous les secteurs.

Les agences de promotion économique doivent identifier les projets innovants et les petites et moyennes entreprises nationales capables de se développer.

A la lumière des défis qu’affronte le système productif national, renforcer l’intégration du tissu industriel local dans les industries modulaires (automobile, aéronautique, etc.) peut se faire à travers la mise en place de trois mécanismes à savoir :

  • Le soutien institutionnel de l’Etat par la mise en place des mécanismes incitatifs institutionnels pour encourager les entreprises à investir dans l’industrie modulaire
  • Accompagnement direct des donneurs d’ordre dans le cadre de la stratégie nationale de responsabilité sociale des entreprises des sous-traitants locaux sous forme d’accompagnement et de formation
  • Avec l’inclusion de différents partenaires dans un comité de supervision et d’arbitrage, le comité devrait être composé de sous-traitants, de banques, du ministère des Finances, du donneur d’ordre, et du ministère de l’Industrie pour assurer le suivi et l’évaluation des partenariats entre sous-traitants locaux et donneurs d’ordre étranger

– Renforcer l’offre exportable du Royaume :

Selon les normes africaines, l’offre exportable du Maroc est relativement diversifiée, mais le nombre d’entreprises exportatrices stagne depuis plus de 15 ans.

Il s’agit de déterminer quels seront les secteurs de services et de produits exportables dans les prochaines années, et de soutenir la constitution et le développement des petites et moyennes entreprises qui mettent en place une démarche à l’exportation.

Le Maroc étant bien placé sur le continent africain, et étant à même de bénéficier de l’extension des disposition préférentielles des accords de libre-échange à venir, doit donc pouvoir se repositionner en tant que pôle industriel et commercial en Afrique.213

212 Alain Piveteau. Le secteur automobile au Maroc. Manifestation locale d’une dynamique mondiale ou émergence industrielle décisive ? Noureddine El Aoufi ; Bernard Billaudot. Made in Maroc, Made in Monde, Volume 3, Profils sectoriels et émergence industrielle, Volume 3, Economie Critique, pp.161- 184, 2020

213 Direction des Etudes et des Prévisions Financières ; Compétitivité des exportations marocaines : quel bilan ? 2013

– Favoriser l’accès des PME marocaines aux marchés exports à travers le renforcement des partenariats GE-PME gagnants.

Les petites et moyennes entreprises sont la principale force de l’expansion du Maroc en Afrique, bien qu’elles constituent le corps principal de la structure économique marocaine, et le marché africain offre d’énormes opportunités de croissance pour ces entreprises.

Actuellement, elles sont encore trop frileuses par rapport à un développement à l’étranger et en Afrique en raison d’une méconnaissance des marchés et de l’insuffisance des mécanismes publics d’accompagnement à l’étranger.

Évidemment, il ne faut pas ignorer le rôle important joué par des organisations comme l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) à travers ses nombreuses caravanes à l’export en direction de l’Afrique ou aussi l’association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) qui fournit des garanties à l’export aux entreprises et les protège de certains risques.

Alors que les marchés à l’export représentent des opportunités importantes pour les PME marocaines (car moins risquées et moins capitalistiques que des implantations), il serait intéressant de renforcer les partenariats entre les Grandes Entreprises (GE) marocaines et les PME marocaines afin de permettre des synergies pertinentes.

En ce sens, le programme partenaire GE-PME est un modèle très intéressant pour développer les marchés des exportations et accroître la visibilité du pays sur les marchés étrangers.

Le modèle de partenariat peut prendre plusieurs formes : accords commerciaux permettant aux petites et moyennes entreprises d’entrer dans le réseau de distribution international de GE, portages abri (hébergement à l’étranger d’un salarié d’une PME), portages conseil (conseils sur les pratiques en vigueur dans les pays où les PME souhaitent exporter).

Pour la GE, les avantages de la mise en place de ce partenariat sont énormes, notamment en termes d’amélioration de la compétitivité, d’augmentation des activités à l’étranger et de réduction des risques opérationnels.

Pour les PME, cela favorise le développement et la conquête de nouveaux marchés, réduit les risques et augmente le retour sur investissement (ROI).

3- Amélioration de la compétitivité du secteur tertiaire :

L’industrie tertiaire représente plus de la moitié du PIB et se compose des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de l’audit et de la finance, du tourisme, du commerce électronique, de la formation et du coaching…

Outre ses activités du secteur formel, d’autres activités du secteur informel coexistent, nécessitant une main-d’œuvre qualifiée. En conséquence, la compétitivité globale de l’industrie tertiaire est encore très faible et doit être améliorée.214

214 Banque africaine de développement, Fonds africain de développement ; Maroc, Contribution au débat sur la rénovation du modèle de développement du Royaume 2019 ; P : 10 – 11

Pour induire des effets tangibles et durables sur la productivité, la compétitivité de l’économie marocaine et sa croissance et, partant, sur l’emploi notamment des diplômés, le nouveau modèle de développement devrait mettre l’accent sur le développement des branches modernes du tertiaire.

Ceci passe par l’octroi d’incitations et de facilités pour création et l’expansion des start- ups dans ces domaines et, surtout, par un effort continu de la formation pour les métiers d’avenir.

 

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