Evolution sectorielle : agriculture, pêches maritimes et extraction minières

Evolution sectorielle : agriculture, pêches maritimes et extraction minières

§2 – Evolution sectorielle de l’économie marocaine (secteur primaire : agriculture, pèche et extraction minières) :

1- Agriculture :

Depuis l’indépendance, les fruits des diverses politiques agricoles adoptées par le Maroc ont constitué la position dominante du secteur agricole d’aujourd’hui. Notant les forces et les faiblesses du secteur agricole, le Maroc a mis en œuvre des nouvelles stratégies de développement agricole telles la Stratégie plan Maroc vert lancé en 2008 par sa majesté le roi Mohammed VI qui est arrivé à son échéance en 2020 après avoir généré une profonde transformation de l’agriculture marocaine marquée par une forte hausse des productions, d’où l’arrivée d’une nouvelle stratégie agricole vasée sur l’évaluation du Plan Maroc Vert, il s’agit de la stratégie Génération Green 2020-2030.

Les principales cultures :26

La Superficie Agricole Utile au Maroc couvre une superficie de près de 8,7 millions d’hectares, possède un système agro-climatique riche et peut produire une variété de produits agricoles.Evolution sectorielle : agriculture, pêches maritimes et extraction minières

  • Céréales :

En ce qui concerne la SAU, et en termes de valeur de la production agricole, d’emploi et de sécurité alimentaire, les céréales sont les principales cultures, couvrant environ 5,3 millions d’hectares soit 59% de la SAU. La production de blé (blé dur et blé tendre) cultivée par la quasi-totalité des seuls agriculteurs marocains est de 3 millions d’hectares.

Le diagnostic du secteur réalisé par le MAPM pour les années 2000-2015 montre une transition claire depuis le début de la mise en œuvre du PMV qui a donné à cette culture une place importante.

26 R. Harbouze, J.-P. Pellissier, J.-P. Rolland, W. Khechimi ; Rapport de synthèse sur l’agriculture au Maroc 2019 ; P : de 30 à 39 + Ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts ; Agriculture en chiffres 2018 édition 2019

27 Ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts ; Agriculture en chiffres 2018 édition 2019 ; P : 9

La production céréalière a augmenté de 35% en 15 ans, passant de 58,4 millions de quintaux par an en 2000–2007 à 80 millions de quintaux par an en 2008–2015. Cette hausse concerne surtout pour le blé tendre on parle de plus de 12 millions de quintaux par an sur cette période. Les rendements quant à eux ont considérablement augmenté, surtout le rendement du blé tendre qui est passé de 14,3 quintaux par hectare en 2007 à 19,2 quintaux par hectare en 2015.28

  • LES LEGUMINEUSES

Les cultures de légumineuses au Maroc sont principalement réparties dans les zones à pluviométrie favorable. Sur la période 2011-2015, ils couvraient en moyenne 3% de SAU, soit 385 000 hectares. Au cours de la période 2006-2017, le rendement moyen a été estimé à 2,8 millions de quintaux (soit 7,3 quintaux à l’hectare).29

  • LES CULTURES SUCRIERES

Selon le ministère de l’Agriculture, 80 000 producteurs du secteur opèrent sur une superficie totale de 64 500 hectares et créent 9 millions de journées de travail chaque année. Les principales régions de production sont situées sur les grands périmètres irrigués à Doukkala, Tadla, le Gharb, le Loukkos et la Moulouya.

  • LES AGRUMES

L’industrie des agrumes est une industrie stratégique au Maroc. En raison de l’exportation annuelle moyenne de 520 000 tonnes au cours de la période 2012/2013 – 2016/2017, elle a contribué à la balance commerciale du Maroc avec une importante quantité de devises équivalant à 3 milliards de milliards DH par an. La superficie de plantation d’agrumes est d’environ 125 000 hectares et la production annuelle moyenne est d’environ 19,87 millions de tonnes. Cette industrie contribue à l’augmentation des revenus d’environ 13 000 producteurs, générant près de 25 millions de jours de travail chaque année, dont 18 millions au niveau des vergers et 7 millions au niveau de l’industrie de conditionnement et de transformation et des autres activités liées au secteur.

  • FILIERE FRUITS ROUGES

La culture des fruits rouges (fraises, framboises, myrtilles) est une culture très rentable et la demande internationale continue de croître de plus en plus. Dans ce secteur au Maroc, la production est concentrée dans le bassin de Loukkos, qui représente 80% de la production nationale. Ce secteur génère un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards DH en 2016/2017 et plus de 6 millions de journées de travail durant 9 mois au niveau des exploitations agricoles et des stations de conditionnement et 23 % de l’emploi agricole au niveau de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (DRA Tanger-Tétouan 2018).

  • L’OLEICULTURE

Selon le Ministère de l’Agriculture, l’oléiculture couvre plus de 1,04 million d’hectares à travers le pays. D’après interprofession oléicole marocaine, le secteur oléicole représente 5 % du PIB Agricole et 15 % des exportations agricoles nationales. C’est également le principal pourvoyeur d’emplois dans les zones rurales et urbaines, avec 15 millions de journées de travail, soit 100 000 emplois permanents. Le secteur contribue également à la balance commerciale, fournissant un afflux de devises de 1,8 milliard DH / an. Au cours des 5 dernières campagnes agricoles, plus de 90% des olives produites ont été utilisées pour la production d’huile d’olive vendue principalement sur le marché intérieur, ce qui a contribué à la réduction du déficit national en huile alimentaire de 16%.

28 Ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration ; Statistiques économiques et financières / activités sectorielles et indicateurs sectoriels

29 MAPMDREF/DSS

En 2017/2018, la superficie plantée d’oliviers a atteint 1,045 million d’hectares, soit une augmentation de près de 300 000 hectares depuis le lancement du Plan Maroc Vert. La production bien qu’erratique a également augmenté pour atteindre à près de 2 millions de tonnes lors de la campagne 2018/2019, soit une hausse de 28 % par rapport à la campagne précédente. Le Maroc est devenu internationalement reconnu comme l’une des sources les plus importantes et les plus fiables d’approvisionnement de haute qualité en conserves d’olives. Les exportations des conserves d’olive sont de l’ordre de 66 500 tonnes par an de 2008 à 2017, générant une valeur de 741 millions DH/an. Au cours de la même période, le volume moyen d’exportation d’huile d’olive marocaine était de 12 000 tonnes / an, soit 299 millions DH / an.

  • LES CULTURES MARAICHERES

Les cultures maraichères sont cultivées dans toutes les régions du pays. Elles ont créés un grand nombre d’emploi, répondu à la demande de consommation locale. En 2012-16, la superficie moyenne réservée aux cultures maraichères était de 255 000 hectares et la production était de 7,7 millions de tonnes / an.

  • LA FILIERE LAIT

Le secteur laitier est le principal secteur du secteur agricole marocain. Il compte 474 000 employés et regroupe 400 000 producteurs de 82 industriels laitiers. Plus de 80% de la production est concentrée dans les « bassins laitières » (Ghrab, Loukkos, Tadla, Doukkala, Chaouia, Souss Massa et Saiss).

En 2016, il a créé un chiffre d’affaires de plus de 13 milliards DH, dont 7 milliards DH pour la production de lait. La production laitière représente 5% du PIBA, tandis que l’industrie laitière représente 9% de l’industrie agroalimentaire. Enfin, le secteur assure la sécurité alimentaire du pays en produisant plus de 95% des besoins du pays en lait et dérivés.

EMPLOI ET PRODUCTIVITÉ DU SECTEUR AGRICOLE :

L’agriculture revêt une importance économique et sociale indéniable au Maroc, avec une part autour de 38.8% dans l’emploi total au niveau national et environ 74% en milieu rural (car près des trois quarts de la population active perçoivent des revenus de la branche alimentaire (agriculture, sylviculture et pêche).30

30 Ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts ; Agriculture en chiffres 2018 édition 2019 ; P : 9

Une croissance soutenue de la valeur ajoutée agricole

Après avoir enregistré une augmentation moyenne de la valeur ajoutée d’environ 2,2% en 1999-2007 contre une augmentation de 4,7% et 4,2% respectivement pour la valeur ajoutée non agricole (VANA) et le PIB, le secteur agricole a connu une nouvelle trajectoire de croissance en 2008- 2018. De ce fait le secteur a pu enregistrer un taux de croissance bien supérieur au PIB total et à la valeur VA non agricole à savoir 6,9% contre 3,8% de croissance pour l’ensemble de l’économie. Cette activité contribue, par ailleurs, pour près de 13% du PIB.31

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Exportations :

Sur la période 2012-2016, malgré le ralentissement de la demande sur les principaux marchés d’importation, les exportations de produits agricoles marocains ont toujours affiché une tendance positive, avec un taux de croissance annuel moyen d’environ 11%, atteignant près de 27 milliards de dirhams. Cette performance est due la forte croissance des exportations de l’ensemble des filières exportatrices.

Le secteur des exportations agricoles est l’un des principales sources de devises au Maroc. En 2016, la contribution dudit secteur dans la valeur des exportations totales du Maroc était de 12%. Les produits marocains sont exportés vers plus de 100 pays dans le monde. Et les principaux pays de destination de ces produits agricoles sont l’Union européenne, la Russie et les États-Unis d’Amérique.

Ces dernières années, la dynamique du secteur des exportations agricoles a fait du Maroc l’un des premiers exportateurs mondiaux. C’est ainsi que le Maroc est :

  • Le 1er exportateur mondial de câpres, de haricots verts et d’huile d’argan
  • 3ème exportateur mondial de conserves d’olives
  • Le 3ème plus grand exportateur de la région MENA de produits agroalimentaires • 4ème exportateur mondial de clémentines
  • 4ème exportateur mondial de tomates
  • Le 4ème exportateur du continent africain de produits agroalimentaires32

31 Ministère de l’économie et des finances, direction des études et es prévisions financières ; Le secteur agricole marocain : tendances structurelles, enjeux et perspectives de développement 2019 ; P : 11

32 Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (données 2018) ; https://www.cfcim.org/fiches marches/agriculture-agroalimentaire-2

2- Système de production halieutique :

En tant que système de production, le secteur de la pêche regroupe une série d’activités économiques, notamment les activités de pêche proprement dites (artisanale, côtière et hauturière), les activités halio-industrielles et les activités de commercialisation des produits de la pêche. Le secteur de la pêche maritime est d’une importance indéniable, et outre son rôle dans la sécurité alimentaire nationale, le secteur a également apporté une contribution positive à la valeur ajoutée, à l’emploi et au renforcement des exportations nationales.33

Le Maroc possède une zone économique exclusive (ZEE) d’une superficie de 1,1 million de kilomètres carrés, avec un littoral d’environ 3 500 kilomètres (500 kilomètres en Méditerranée et 3 000 kilomètres en Atlantique). Son potentiel de pêche est important en raison des conditions hydro climatiques favorables qui confèrent aux eaux marocaines une diversité et une richesse biologique marine. Les eaux marocaines se caractérisent par leur richesse et diversité biologique.

La Zone Economique Exclusive marocaine se caractérise par une grande diversité des ressources halieutiques englobant près de 500 espèces dont 60 font l’objet d’une exploitation. Du fait de ces avantages, le Maroc est un pays à vocation de pêche, situé selon les dernières données de la FAO de 2014, à la pointe des producteurs africains et 18ème mondial.34

Le secteur de la pêche représente entre 2% et 3% du Produit intérieur brut (PIB) et génère environ 170 000 emplois directs et 500 000 autres indirects, tout en assurant des sources de revenus pour environ 3 millions de personnes.35 En 2013, il a généré plus de 15,7 milliards d’exportations DHS. L’Union européenne reste la destination d’exportation la plus importante avec une part de marché de 64%, suivie de l’Afrique (15%) et de l’Asie (11%). Ce secteur représente 8,5% des exportations totales et 44% des exportations agroalimentaires. Avec ces avantages, le secteur de pêche maritime est un vecteur important du développement socio-économique du Maroc. A cet effet, le gouvernement marocain a mis en place une stratégie nationale pour le développement de la pêche maritime à l’horizon de 2020, à savoir « Halieutis », qui vise à faire de la pêche marocaine un véritable moteur de croissance durable pour l’économie nationale et la mise à niveau et la modernisation des différents segments du secteur de la pêche ainsi que l’amélioration de sa compétitivité et de sa performance. Elaborée conformément aux orientations stratégiques de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette stratégie procède d’une vision sectorielle intégrée s’articulant autour de trois axes majeurs, à savoir l’exploitation durable des ressources et la promotion d’une pêche responsable où les pêcheurs sont les premiers acteurs, la performance des infrastructures de débarquement et de commercialisation et compétitivité des produits de la pêche marocains, , complétés par un volet transverse qui cible l’amélioration de la compétitivité afin de conquérir de nouvelles parts de marché. Néanmoins, conscient que le développement de ce secteur est impératif, notre pays a fait preuve d’une ferme volonté politique de développer ce secteur, ce qui se traduit aussi par la création de l’Agence nationale de développement de l’aquaculture (ANDA) qui a pour mission développer des stratégies spécifiques pour promouvoir les activités aquacoles.

33 Ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration : rapport économique et financier 2020 ; p :31

34 Département du développement durable Banque mondiale : Changement climatique et secteur halieutique : Impacts et recommandations ; p :14

35 Mohammed Rachid Doukkali et Abdelkbir Kamili : Système marocain de production halieutique et sa dépendance du reste du monde 2018 ; p : 24

En ce sens, il faut souligner qu’avec le soutien du FAO, l’ANDA élabore un cadre stratégique pour le développement de l’aquaculture à l’horizon 2030 et un plan d’action pour sa mise en œuvre.36

L’industrie de transformation et de valorisation des produits de la pêche au Maroc occupe une place privilégiée dans l’économie nationale du fait qu’elle traite près de 70% des captures de la pêche côtière et exporte environ 85% de sa production sur une centaine de pays dans les cinq continents. Le tissu industriel du secteur des pêches maritimes est très diversifié et compte, en 2017, 444 unités toutes activités confondues dont la congélation, le conditionnement du poisson frais et la conserve du poisson. En 2017, la production halieutique nationale s’est établie à 1 368 724 tonnes et les exportations des produits de la mer ont atteint 717 158 tonnes.37

36 Agence nationale pour le développement de l’aquaculture ; Aquaculture marine marocaine Potentiel et nécessité de développement 2018, p :12

37 FNIVPP: présentationindustrie de pèche au Maroc.

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Activités halio-industrielles

Les principaux avantages dont l’industrie halieutique peut bénéficier sont la disponibilité de matières premières, le savoir-faire, la main-d’œuvre et la demande potentiellement énorme des marchés extérieurs.

En 2015, Le nombre d’établissements de transformation et de valorisation des produits halieutiques s’est élevé est de 379 unités.

Ces établissements sont divisés entre les industries de la conserve (48 unités), semi-conserve (37 unités), congélation à terre (186 unités), conditionnement des poissons frais (49 unités), farine et huile de poisson (22 unités) et autres unités de traitement, notamment d’algues et de coquillages (37 unités).

Géographiquement, 86% de ces institutions sont situées dans les villes côtières Situé sur la côte atlantique. La région de l’Atlantique Nord représente 31%, la région centrale 25% et 29% au sud.38

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Évolution des exportations et des importations des produits halieutiques du Maroc :

  • Importation :

Les produits de la pêche importés peuvent être des produits finis (destinés à la consommation finale), ou des consommations intermédiaires (destinées aux industries de transformation).

La demande des usines de transformation en produits de pêche importés est estimée à environ 54% de tous les volumes importés (30600 tonnes/an). Le reste des importations (46%) est écoulé directement sur le marché domestique.

Les importations concernent principalement les produits de pêche congelés et les poissons « frais ou vivants » alors que les poissons en conserve (en particulier du thon) ne représentent que 5% en volume des importations.

Les pays fournisseurs du Maroc en produits de la pêche sont nombreux (Pays-Bas, Espagne, Argentine, Chine et Sénégal). Entre 2008 et 2012, les principaux produits halieutiques importés concernent les crustacés (54%), les poissons frais (16%) et les poissons congelés (12%).39

  • Exportation :

Les produits de la pêche (frais, congelés ou transformés), sont exportés vers pratiquement tous les continents, avec une prédominance du continent européen qui représente 62% en volume et 71% en valeur, dont 50% en volume et 67% en valeur uniquement au niveau de l’Union européenne.

Le marché africain se classe deuxième avec 20% en volume et 13% en valeur. Le marché asiatique, y compris le Moyen-Orient, occupe la troisième place avec 9% en volume et 11% en valeur. Le marché américain ne représente que 8% du volume des exportations, soit 5% de la valeur.

Les exportations marocaines sont dominées par les produits de la pêche congelés. En moyenne, au cours des années 2008-2012, ils ont représenté 53% du volume et 45% de la valeur des exportations.

Les poissons en conserve et pré-conservés représentent 35% du volume d’exportation (31% en valeur), tandis que les poissons « frais ou vivants » ne représentent que 8% de ce volume ou 14% en valeur.40

Au terme de l’année 2018, le volume des exportations a atteint 723 mille tonnes pour un chiffre d’affaires de 22,5MMDH, soit une hausse de 1% en volume et 2,5%en valeur par rapport à l’année 2017. Il est à noter que le taux de croissance annuel moyen des exportations durant 2010-2018 est de 4,4% en volume et 6,9% en valeur.

▪ La valeur des exportations des produits de la mer en 2018 a totalisé 22,5 MMDH soit l’équivalent de 2,4 MM$US, ce qui représente 77,4% de l’objectif fixé par Halieutis en 2020 (3,1 MM$US).41

38 Mohammed Rachid Doukkali et Abdelkbir Kamili : Système marocain de production halieutique et sa dépendance du reste du monde 2018 ; p : 16

39 Mohammed Rachid Doukkali et Abdelkbir Kamili : Système marocain de production halieutique et sa dépendance du reste du monde 2018 ; p : 24

40 Mohammed Rachid Doukkali et Abdelkbir Kamili : Système marocain de production halieutique et sa dépendance du reste du monde 2018 ; p : 25

41 Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts : Rapport d’activité du Département de la Pêche Maritime Année 2018, p : 8

Compte tenu de ces facteurs, le Maroc est considéré comme un exportateur net de produits de la pêche au niveau mondial, ce qui confirme l’hypothèse qu’il dépend du reste du monde, notamment du marché européen.

 

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3- Secteur minier comme moteur de croissance économique et catalyseur du développement local :

Le secteur minier est considéré comme l’un des secteurs stratégiques du pays compte tenu de la longue expérience que le Maroc a accumulée dans ce domaine, au regard des potentiels existants grâce à la présence d’une structure géologique adaptée qui a permis le développement de l’activité minière dans les différentes régions du Royaume en plus du volume d’investissements connu dans le domaine de la recherche dans le secteur minier et des hydrocarbures, ce qui a permis la classification du Maroc parmi les pays leaders dans l’exploitation de nombreux minéraux.

https://wikimemoires.net/2011/02/developpement-ntic-maroc-apport-economique-offshoring/

Le secteur minier est un pilier fondamental de l’économie nationale. L’importance de ce secteur est évidente dans sa contribution au produit intérieur brut qui a avoisiné 10% en 2017, et sa part dans les exportations nationales de plus de 20.9% avec une production atteignant 36,93 millions de tonnes et une industrie de transformation dont le chiffre d’affaires totale s’élève à 62,7 milliards de dirhams.

Comme il est considéré comme une activité alternative dans les régions éloignées et une ressource pour la création de richesse et il emploie 40.000 personnes dont 20 980 au sein de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).42

Le Maroc dispose d’une stratégie de développement du secteur minier national, comprenant les axes des phosphates et hors phosphates.

Pour le secteur des phosphates, la stratégie préconise l’extension des capacités d’extraction, le renforcement de la logistique et des infrastructures de transport, l’extension du port Jorf Lasfar et la construction d’un nouveau port des phosphates à Safi à l’horizon 2027.

42 Ministère de l’énergie, des mines et de l’environnement ; Généralités sur le secteur minier national ; https://www.mem 4- Secteur secondaire.gov.ma/Pages/secteur.aspx?e=7

S’agissant de l’industrie des phosphates, le Maroc possède aujourd’hui les plus grandes réserves de phosphates au monde (environ 71% de la réserve internationale) et est la principale source de phosphates et de ses dérivés (plus de 160 clients des cinq continents).

De ce point de vue, le secteur minier est considéré comme un levier fondamental du développement économique et social aux niveaux national, régional et local.

Concernant la stratégie nationale de développement du secteur minier hors phosphates, les objectifs à atteindre d’ici 2025 consistent à tripler le chiffre d’affaires, à multiplier le volume d’investissements dans l’exploration et la recherche minière et à doubler le nombre les emplois générés par le secteur.43

L’extraction minière est dominée par le phosphate, prélevé essentiellement dans les régions de Khouribga, Ben Guerir et Bou Craa. En 1999, cette industrie représentait 95 % de l’activité minière. En 2006, le Maroc est le troisième producteur mondial de phosphates, avec 29,5 millions de tonnes.

En 2009, cette production de phosphore était chiffrée à un montant de 14,49 milliards de dollars US (Chine : 30,7 ; États-Unis : 30,1). En 2018, le Maroc produisait 33 millions de tonnes contre 27 millions pour les USA. La production est effectuée par l’Office chérifien des phosphates (OCP).

Le Maroc est actuellement le premier exportateur de phosphates au monde et les principaux sites d’extraction se trouvent à Khouribga, Benguérir/Youssoufia, Meskala et Boukraa.44

Le Maroc détient les deuxièmes plus grandes réserves prouvées de phosphate du monde, avec 5,7 milliards de tonnes (Chine : 6,6), et les plus grandes réserves potentielles, avec 21 milliards de tonnes (Chine : 13).45

Le Maroc est pays à vocation minière, de par la diversité de ses ressources, les principaux produits miniers qui sont actuellement en cours d’exploitation sont : Le phosphate (3ème producteur mondial / 1er exportateur), le charbon (15ème producteur mondial / 7ème exportateur), le plomb 10ème producteur mondial, l’argent : 10ème producteur mondial, le zinc (16ème producteur mondial), l’or, le cobalt, le manganèse, le fer, la barytine, la fluorine, le sel, la calcite et le talc, le sable de silice, le feldspath… 46

43 Intervention du Ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement Aziz Rebbah lors d’une conférence dans le cadre du Forum économique Russie-Afrique sous le thème « les minerais de l’Afrique au profit de son peuple » 2019 ; https://industries.ma/le-secteur-minier-un-pilier-de-developpement-economique-et-social-au-maroc/

44 https://www.mining-technology.com/projects/benguearir/benguearir1

45 Stephen M. Jasinsk ; National minerals information center ; Phosphate rock (Data in thousand metric tons unless otherwise noted) https://pubs.usgs.gov/periodicals/mcs2020/mcs2020-phosphate.pdf

46 Comission économique pour l’Afrique ; les ressources minèrales et le développement de l’Afrique : rapport du groupe d’études international sur lesrégimes miniers de l’Afrique

Pour citer ce mémoire (mémoire de master, thèse, PFE,...) :
La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
Le Nouveau Modèle de Développement du Maroc
Auteur·trice·s :
SADDOUGUI BTISSAM
SADDOUGUI BTISSAM
Université :
Université Mohammed V de Rabat
Année de soutenance :
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales - Agdal - Année 2021
SADDOUGUI BTISSAM : Première année Doctorat Etudes juridiques, politiques et internationales /
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