Diagramme ombrothermique et climagramme pluviométrique d’Emberger

 
  1. Inventaire et bioécologie des orthoptères dans la vallée du M’Zab
  2. Vallée du M’Zab : situation géographique et températures
  3. M’Zab : précipitations, humidité relative de l’air et insolation
  4. Diagramme ombrothermique et climagramme pluviométrique d’Emberger
  5. Caractéristiques des stations d’étude, la vallée du M’Zab
  6. Détermination des othoptères, méthodes utilisés au laboratoire
  7. Méthodes d’exploitation des résultats des indices écologiques
  8. Inventaire concernant la faune orthoptérologique (M’Zab)
  9. Estimation de la richesse spécifique et densité des orthoptères
  10. Abondance relative des espèces d’Orthoptères
  11. Espèces d’orthoptères : constance ou fréquence d’occurrence
  12. Diversité d’espèces d’orthoptères: Indices de Shannon-Weaver et Pielou
  13. Analyse factorielle des correspondances : tendances écologiques des Orthoptères
  14. Cycle biologique des principales espèces Acridiennes (M’Zab)
  15. La consommation chez les imagos des espèces Acridiennes, étude qualitative
  16. Etude de la consommation chez les imagos des espèces Acridiennes
  17. Ochrilidia gracilis et acrida turrita

Diagramme ombrothermique et climagramme pluviométrique d’Emberger

I.4.Classification du climat

La classification écologique des climats est effectuée grâce à deux facteurs, les plus importants, soit la température et la pluviosité (Dajoz, 1971). Ces deux paramètres climatiques sont utilisés pour construire le diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen et le Climagramme d’Emberger.

I.4.1. Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen

Bagnouls et Gaussen (1953) définissent un mois sec comme étant  » celui où le total mensuel des précipitations exprimé en millimètres est égal ou inférieur au double de la température moyenne mensuelle exprimé en degrés centigrades ».

Le mode de représentation graphique de ces deux paramètres permet de déterminer et de localiser la période sèche. Sur le graphe on représente d’une part la courbe ombrique concernant les chutes mensuelles de pluie en mm et d’autre part la courbe thermique à l’aide des températures moyennes mensuelles en degrés Celsius.

Quand la courbe ombrique passe en dessous de la courbe thermique c’est qu’on a P < 2T, et le polygone alors défini par les deux courbes indique la durée et dans une certaine mesure l’intensité de la période sèche (Dajoz, 1971).

L’étude du diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen de la région d’étude montre que celle-ci est située sous un climat errémique chaud à tendance méditerranéenne (Figure 2).

La courbe ombrique est constamment au dessous de la courbe thermique, ce qui montre que les douze mois de l’année sont secs.
Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1953) pour une période de 10 ans (2009-2018) de la région de Ghardaïa
Figure 2. Diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1953) pour une période de 10 ans (2009-2018) de la région de Ghardaïa.

I.4.2.Climagramme pluviométrique d’Emberger

Le quotient pluviométrique d’Emberger (Q3) spécifique au climat méditerranéen permet de connaitre l’étage bioclimatique de la région d’étude.

Pour déterminer ce quotient nous avons utilisé la formule de Stewart (1969), adapté pour l’Algérie et le Maroc (Le Houerou, 1995), qui se présente comme suit : Q3 = 3,43 P/M-m ; avec (P) la moyenne annuelle des pluies en millimètres ; (M) est la moyenne des maxima du mois le plus chaud alors que (m) est la moyenne des minima du mois le plus froid.

L’amplitude extrême thermique M-m correspond sensiblement au facteur évaporation. La valeur du quotient pluviothermique relative à la région d’étude doit être reportée sur la figure appelée Climagramme pluviothermique.

En abscisses les moyennes des minima du mois les plus froids sont représentées. En ordonnées on trouve les valeurs du quotient pluviothermique. Sur ce graphe les limites des divers étages climatiques reconnues par Emberger sont tracées, Saharien, aride, semi-aride, subhumide et humide.

Dans chacun d’eux des sous-étages à hiver froid (m < 0°), frais (0° < m < 3°), doux (3°< m <7°) et chaud (7° > m) sont définis. Pour le calcul du quotient nous considérons les données de 10 ans de 2009 à 2018 (Tableaux 1 et 2). Pour notre région d’étude : P = 65,37 mm ; M = 42,39 °C ; m = 4,09 °C ; d’où Q3= 5,85.

Une fois que cette valeur du quotient est portée sur le Climagramme pluviothermique, elle situe la région d’étude dans l’étage bioclimatique saharien à hiver doux (Figure 3).

Une fois que cette valeur du quotient est portée sur le Climagramme pluviothermique

I.5.Sols

Dans la région du M’Zab les sols alluviaux sont favorable à l’agriculture. Ils appartiennent au sol peu évolué et peu salé à salé avec texture sablo-limoneux. Ces sols sont peu à modérément calcaires, alcalins à fortement alcalins et présentent une faible teneur en matière organique (Daddi Bouhoun, 1997).

Le sol joue surtout un rôle de part sa texture qui est définie par la grosseur des particules qui le composent : % graviers, sable, limon, argile. Le Criquet pèlerin préfère les sols sableux, sablo-limoneux, ou argilo-limoneux couverts de sable.

Seul l’horizon superficiel est d’intérêt pour le Criquet pèlerin puisque la ponte n’excède pas 15 cm de profondeur. La qualité du sol est déterminante pour la ponte et les criquets pèlerins ne pondent pas dans n’importe quel type de sol (Lecoq, 2012).

Les criquets exigent des conditions de sol spécifiques pour la ponte des œufs dans le sol : suffisamment humides pour empêcher la dessiccation mais pas assez humide pour ne pas favoriser les infections fongiques et bactériennes (Cease et al., 2015).

Les œufs sont généralement pondus dans des zones de sol sablonneux dépourvu de végétation, après une pluie. En général, la femelle ne pond que si le sol est humide à une profondeur de 5 à 10 cm.

Dans les sols sablonneux meubles, il a été signalé que des femelles ne pondaient que si l’humidité se rencontrait à une profondeur de plus de 12 cm. Avant de pondre, la femelle sonde souvent le sol en y insérant l’extrémité de son abdomen pour déterminer si l’humidité est suffisante (WMO & FAO, 2016).

I.6.Flore

La flore saharienne est considérée comme très pauvre si l’on compare le petit nombre d’espaces qui habitent ce désert à l’énormité de la surface qu’il couvre (Ozenda, 1983). L’espèce dominante à Chebket M’Zab est le palmier dattier.

Sous ces palmiers ou dans leur voisinage, des cultures fruitières et maraîchères sont établies (Tirichine et al., 2009). Dans son inventaire des plantes adventices des cultures en milieu oasien, Nouh Mefnoun (1997) a signalé la présence de 49 espèces appartenant à 42 genres et 17 familles.

Les familles les mieux représentées sont les Poacées qui regroupent à elles seules 50% de l’ensemble des espèces recensées. D’après Quezel et Santa (1962), Ozenda (1983, 1991), Zergoun (1994), Salahou-Elhadj (2001), la flore du M’Zab regroupe une gamme d’espèces partagées entre plusieurs familles (Annexe 1, Tableau 6)

I.7. Faune

Selon Le Houerou (1990) les Arthropodes comprennent un grand nombre d’espèces sahariennes. Il y a en particulier des sabulicoles. Pour les arachnides on cite deux travaux parmi d’autres sur scorpions de Sadine et al., (2016) et Sadine et al., (2018), et sur les Aranéides de Alioua et al., (2016).

Parmi les insectes notamment des dictyoptères mantidés du genre Eremiaphila (Tartoura, 2013). Pour les Diptères, Boukraa (2009) a inventorié 44 espèces de Nématocères.

Des travaux sur les sautériaux ont été réalisés par Zergoun (1991, 1994), Babaz (1992), Douadi (1992) et Yagoub (1995) dans la région de Ghardaïa. Ces derniers auteurs ont recensé plus de 30 espèces d’Orthoptères.

Pour ce qui concerne les Amphibiens et les reptiles nous notons ici quelles que espèces signalées par Le Berre (1989) dans la région du M’Zab : Bufo viridis Laurenti, Sauradactylus mauritanicus L., Tarentola neglecta Stauch, Cerastes cerastes L. Aucune étude approfondie n’a été faite dans la région de Ghardaia sur les oiseaux. Guezoul (2011), note la présence de 42 espèces aviennes dans la, réparties en 18 familles.

L’ordre le plus important est celui des passériformes avec 29 espèces et 9 familles (Annexe 2, Tableau 7).

Les Sylviidae sont les mieux représentées avec 06 espèces : Hippolaïs pallida Hemprich & Ehrenberg, Phylloscopus collybita Vieillot, Phylloscopus fuscatus Blyth, Sylvia deserticola Tristram, Sylvia melanocephala Gmelin et Sylvia atricapilla L. Les Mammifères de la région du M’Zab, sont traités par Le Berre (1990).

Ils comprennent des Insectivora Paraechinus aethiopicus Hemprich & Ehrenberg, des Chiroptera Asellia tridens E.Geoffroy, des Rodentia comme Gerbillus campestris Le Vaillant, et Massoutiera m’zabi Lataste. Les herbivores comprennent Capra hircus L., et Camelus dromedarius L.

Pour citer ce mémoire :

Auteur·trice·s :
ZERGOUN Youcef
La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
Inventaire et bioécologie de quelques Orthoptères dans la vallée du M’Zab (Ghardaïa)
Université :
Université kasdi merbah – OUARGLA - Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie
Année de soutenance :
Présentée en vue de l'obtention du diplôme de Doctorat ès sciences en Sciences Agronomiques - 2019/2020
Source :
https://wikimemoires.net/2022/04/inventaire-et-bioecologie-des-orthopteres-dans-la-vallee-du-mzab/
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