La première page du mémoire (avec le fichier pdf):
Université Internationale de Tunis
Pour l’obtention du Diplôme de Maîtrise en Finance - 2009 / 2010

Risque de crédit, quel impact sur la rentabilité bancaire ?

  1. La gestion de risque et rentabilité bancaire
  2. Différents modèles d’évaluation du risque de crédit
  3. Modèles basés sur la VaR – Evaluation du risque de crédit
  4. Les résultats du modèle de la VAR
  5. Formule d’Altman : Analyse financière et modèles d’évaluation
  6. Le risque systémique et le type de modèle nécessaire
  7. La gestion d’un portefeuille de crédit dans la banque
  8. Le transfert du risque de crédit : les dérivés de crédit
  9. Intérêts des dérivés de crédit et rentabilité des fonds propres
  10. Risque de crédit, quel impact sur la rentabilité bancaire ?
  11. L’impact de la fonction de crédit sur la rentabilité bancaire 
  12. Gestion du risque de crédit et de profitabilité des fonds propres
  13. Le ratio de rentabilité économique RoA, financière RoE et Cook

Risque de crédit, quel impact sur la rentabilité bancaire

Section 2 : le risque de crédit : quel impact dur la rentabilité bancaire ?

2.1. Les déterminants de la performance bancaire

Le bilan bancaire Le bilan de la banque est une photographie de sa situation économique. Il peut être présenté à partir d’une description succincte des comptes de bilan et de hors bilan.

2.1.1. Les opérations interbancaires

Les comptes de la classe 1 englobent les opérations interbancaires, celles que la banque réalise avec d’autres institutions financières, dans le cadre de sa gestion de trésorerie.

En effet, quand son exploitation lui permet de dégager des excédents de trésorerie, la banque se trouve en position de prêteur net sur le marché interbancaire. Les éléments d’actif excèdent les éléments correspondants du passif. Dans le cas inverse la banque doit avoir recours au marché pour assurer son refinancement.

Les opérations interbancaires intègrent également les comptes dits de liaison : il s’agit des dépôts qu’une banque dans d’autres établissements et de ceux que ces derniers détiennent chez elle pour les besoins de la compensation interbancaire.

2.1.2. Les opérations avec la clientèle

Les comptes de la classe 2 comprennent les opérations que la banque réalise avec sa clientèle. L’actif retrace les crédits accordés.

Le passif inclut les dépôts collectés qu’il ventile selon leur degré d’exigibilité, leur forme (compte, bon, certificat) et leur nature au regard de la réglementation bancaire (compte d’épargne à régime spécial, comptes ordinaires). Le poids de ces comptes dans le bilan traduit l’intensité de l’activité de financement de la banque.

2.2. Les opérations sur titres

La troisième classe de compte comprend les opérations sur titres. Elle retrace les interventions de la banque sur le marché des capitaux pour son propre compte.

L’actif fait donc état de son portefeuille de titres, classés selon leur durée de conservation, dans l’ordre croissant de cette durée : les titres de transaction, de placement et d’investissement.

Au passif, on retrouve ceux que la banque émet pour se refinancer, et qui sont à revenu fixe ou variable : les titres de créance négociables et hypothécaires.

Le bilan, faisant prévaloir une logique patrimoniale, les opérations sur titres effectuées pour le compte de la clientèle n’y apparaissent pas.

2.2.1. Les valeurs immobilisées

Les classes 4 et 5 contiennent les valeurs immobilisées, soit les biens et valeurs censés demeurer durablement dans le patrimoine de la banque. Le bilan bancaire ne présente donc, de ce point de vue, aucune originalité face à celui de l’entreprise industrielle et commerciale.

2.3. Les opérations extra-bilancielles

Enfin, l’importance des opérations extra-bilancielles, tant en termes qualitatifs que de volume, incite à les prendre en compte pour caractériser la position de la banque.

Les comptes de hors-bilan (classe 9) comportent toutes les opérations qui ne sont pas neutres en termes de risque, non encore survenues en date de situation mais pour lesquelles des engagements contractuels ont été donnés ou reçus. Il s’agit :

  • Des engagements de financement et des avals et garanties donnés et reçus des établissements de crédit et de la clientèle non financière
  • Des opérations en devises à la suite de prêts, d’emprunts libellés en devises ou de swaps de devises.
  • Des engagements sur titres : montants à livrer ou à recevoir entre la date de négociation de la transaction et celle de livraison des titres. Ils résultent des interventions à l’émission (pouvant être réalisées au profit de la clientèle), et des opérations « techniques » entre différents placeurs, lors d’une émission de titres.
  • Des engagements sur instruments financiers à terme réalisés à des fins de couverture, de spéculation ou d’arbitrage.

2.3.1. Les principaux résultats de l’activité bancaire :

2..3.1.1. Le produit net bancaire PNB :

Le produit net bancaire (PNB) est un indicateur qui rend compte de l’ensemble des activités de la banque (dans ses différentes fonctions, d’intermédiation, de marché, etc.) et détermine sa marge brute.

Le PNB s’obtient donc en soustrayant à la somme des produits d’exploitation la somme des charges d’exploitation.

PNB = ? produits d’exploitation – ? charges d’exploitation

Les principaux composants du PNB sont :

  • Les intérêts perçus sur la clientèle et ceux versés aux tiers,
  • Les produits du portefeuille titres et des participations,
  • Les autres produits d’exploitation bancaire (essentiellement les commissions de services).

Les commissions sur services sont de plus en plus recherchées par les banques pour améliorer leur rentabilité et parce qu’elles ne sont pas sensibles aux variations de taux.

A noter que le produit global d’exploitation (PGE) agrège au PNB des produits et des charges relatives à des activités qui ne relèvent pas d’opérations bancaires au sens de la loi de 1984 (locations d’immeubles par exemple).

Risque de crédit, quel impact sur la rentabilité bancaire

2.3.1.2. Les résultats : bruts d’exploitation, courant avant impôt, net

– Pour les banques, le résultat brut d’exploitation (RBE) est égal au PNB (le cas échéant au PGE) diminué des charges de structure. Il est un indicateur de référence de l’activité bancaire proprement dite (hors provisions et éléments exceptionnels).

Le coefficient net d’exploitation est un ratio important qui rapporte les charges de structure au PNB (il mesure la part du PNB qui est consommée par ces charges : il est préférable qu’il soit nettement inférieur à 70%).

Coefficient net d’exploitation = charges de structure / PNB

– Le résultat courant avant impôt est égal au RBE diminué des dotations aux provisions et des pertes sur créances irrécupérables, il prend donc en compte le risque de contrepartie.

Résultat courant avant impôt = RBE – (dotations aux provisions + pertes sur créances irrécupérables)

– Enfin, le résultat net tient compte des produits et charges exceptionnels, des dotations ou des reprises au fonds pour risques bancaires généraux, et de l’impôt sur les sociétés.

Pour exprimer l’évolution de la rentabilité, deux critères sont les plus souvent utilisés : le coefficient de rentabilité financière (Return on equity RoE) et le coefficient de rentabilité économique (Return on Asset RoA).

– Le retour sur fonds propres (Return on Equity, RoE) est un ratio qui mesure la rentabilité des fonds propres de la banque. C’est le résultat net rapporté aux fonds propres. Exemple d’objectif assigné : 15% de ROE.

RoE = RN / fonds propres

Une autre manière de calculer le RoE est la suivante :

RoE = MP x RA x LF

Avec :

  • MP = Marge de profit = Bénéfices nets après impôt / Revenus totaux
  • RA = Rendement de l’actif= Revenus totaux / Actifs totaux moyens
  • LF = Levier financier = Actifs totaux moyens/ Fonds propres moyens

Le RoE exprime la rentabilité de point de vue des actionnaires puisqu’il met en évidence le rendement de leurs investissements. Cependant cet indicateur, peut donner une fausse image de la rentabilité, car un fort coefficient de rentabilité financière peut provenir d’un faible niveau de fonds propres.

– Le retour sur actifs (Return on Assets, ROA) est l’expression de la rentabilité des actifs de la banque. Il rapporte le résultat net au total du bilan.

RoA = RN / total bilan

L’inconvénient de cet indicateur est, d’une part qu’il place la totalité des actifs sur un même plan, alors que les risques correspondant sons différents. D’autre part, il néglige les activités hors bilan qui prennent de plus en plus de l’ampleur ces dernières années.

Pourquoi cette référence récurrent aux « fonds propres » ? C’est que l’activité de banque est affectée par des risques, pour elle-même et pour ses clients : les profits de la banque doivent servir non seulement à rémunérer ses actionnaires, mais aussi à renforcer les dits fonds propres, dernier recours en cas de réalisation du risque.

3. Les normes de gestion : Les ratios déterminant de la rentabilité bancaire

La réglementation bancaire fait obligation aux banques de respecter des normes de gestion sous forme notamment de ratios (liquidité, solvabilité…). Ces normes sont destinées à sécuriser l’ensemble du système bancaire, ainsi que l’amélioration de la performance des banques.

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