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Université Moulay Ismail
Mémoire de fin d'études - 2013

Détermination de la trésorerie par les flux : l’excèdent de trésorerie

  1. Gestion de la trésorerie : cas des PME
  2. La conception de la trésorerie des PME et l’analyse patrimoniale
  3. L’approche fonctionnelle de l’analyse de la trésorerie de l’entreprise
  4. Détermination de la trésorerie par les flux : l’excèdent de trésorerie
  5. L’optimisation du niveau d’encaisse et la gestion de trésorerie
  6. Le rôle du trésorier et sa place dans l’organisation
  7. Les prévisions financières à court terme: le budget de trésorerie
  8. Le plan de trésorerie ou le budget de trésorerie
  9. Les conditions bancaires et les prévisions à très court terme
  10. Les financements de trésorerie et les formes de placement
  11. Les risques financiers: définition, types, causes et mesure du risque
  12. La gestion des risques de liquidités et de signature
  13. Le suivi des mouvements de la trésorerie (gestion de la trésorerie)
  14. Le contrôle de la trésorerie : pointage et contrôle de caisse
  15. Le besoin de financement d’exploitation BFE : calcul et analyse

Détermination de la trésorerie par les flux

II. La détermination de la trésorerie par les flux

L’analyse du bilan doit être complété par une analyse des flux de trésorerie qui ont conduit à la formation du résultat de l’entreprise et surtout à son évolution dans le temps au travers des bilans successifs, à ce titre l’analyse dynamique a constitué une innovation majeure et a généré des développements importants tant en matière de diagnostic financier que mesure de la performance globale de l’entreprise.

En effet l’ensemble des actions menées par l’entreprise et son environnement se concrétise tôt ou tard par des flux de trésorerie; ceux-ci doivent être identifiés et regroupés en rubriques afin de définir des soldes économiques pertinents.

Divers concepts peuvent être déterminés et divers tableaux de flux présentés

A- Les concepts

Si la variation de trésorerie correspond à la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement, celles-ci peut être déterminée par différence entre les encaissements et les décaissements réalisés dans l’entreprise, relatives a des opérations diverses et distinctes:

1. Excèdent de trésorerie sur opérations courantes ou opération de gestion

Nous distinguons:

  • d’une part, les opérations d’exploitation, c’est-à-dire les opérations cycliques caractéristiques du secteur de l’entreprise, sources du concept d’excèdent de trésorerie d’exploitation;
  • d’autres part l’ensemble des opérations de gestion regroupant les opérations précédentes et les autres opérations, regroupées sous un concept pour lequel plusieurs appellations peuvent être retenues:

2- La notion d’excèdent de trésorerie d’exploitation (ETE)

L’excédent de trésorerie d’exploitation constitue la trésorerie générée ou consommée au cours d’un exercice à partir des opérations d’exploitations ventes et les décaissements sur les achats, les autres charges d’exploitations et le règlement de TVA à décaisser.

L’excédent de trésorerie correspond à la différence entre les recettes d’exploitation et les dépenses d’exploitation.

L’excèdent de trésorerie peut par conséquent être déterminé à partir de l’excédent sur opérations (ESO) auquel on enlève la variation de l’encours commercial:

ETE= ESO -▲ENCOURS COMMERCIAL

L’ETE = EBE -▲ BFRE

L’EBE représente le revenu généré par l’exploitation ,indépendamment de la politique financière et du jeux des mécanismes fiscaux,et constitue un flux de trésorerie potentiel dans la mesure ou il fait abstraction des décalages de temps entre les produits et les recettes,les charges et les dépenses.

Il est nécessaire de le corriger de la variation des stocks,des créances et des dettes d’exploitation(c’est-à-dire de la ▲ de BFRE),afin d’obtenir un cash-flow d’exploitation ou un flux de trésorerie réel.

variation de trésorerie

Par fois une entreprise peut présenter un EBE important et connaître pourtant des difficultés de trésorerie, c’est-à-dire un EBE négatif, dés lors que les variations de du BFRE sont supérieures à l’EBE.

C’est le cas notamment pour les sociétés qui connaissent une forte croissance et dont l’exploitation consomme de la trésorerie au d’en dégager.

Dans ce cas les encaissements sont moins importants que les décaissements.

D’une manière générale les soldes des encaissements et des décaissements liés à l’exploitation doivent être positif afin de pouvoir payer les charges financières relatives aux emprunts contractés et éventuellement rembourser ces emprunts payer les impôts, rémunérer les capitaux propres

Plus L’EBE est important, moins l’entreprise a de difficultés pour faire face aux paiements de ses dettes et au financement de ses investissements.

B- L’excédent de trésorerie dégagé par l’ensemble des opérations courantes ou flux de trésorerie d’exploitation

L’objectif est de déterminer les surplus monétaires que l’entreprise génère à partir de l’ensemble des opérations courantes ou opérations de gestion, qu’elle soit d’exploitation ou hors exploitation.

Cet excédent de trésorerie trouve donc son origine dans la capacité d’autofinancement (CAF), qui se calcule par simplification, en fonction:

Du résultat net auquel on rajoute les dotations aux amortissements;

Ou de l’EBE auquel on rajoute les éléments financiers (produit financier, les charges financiers), les éléments exceptionnelles moins la participation des salariés et l’impôt société.

La capacité d’autofinancement représente la richesse interne créée par l’entreprise au cours d’une période donnée mais ne constitue néanmoins qu’un flux de trésorerie potentiel, tant que les clients n’ont pas réglé leurs factures et tant que les fournisseurs ne sont pas payé.

Il faut par conséquent retrancher la variation du BFR afin d’obtenir le flux de trésorerie d’exploitation; soit la même logique que celle utilisée pour l’EBE pour parvenir à l’EBE:

C- L’excèdent de trésorerie sur les opérations d’investissements et de financements

L’excèdent de trésorerie sur les opérations d’investissements et de financements peut déterminer globalement en faisant la différence entre: les ressources durables (sauf CAF) constituées de cessions ou de réductions d’éléments de l’actif immobilisé, des augmentations de capitaux propres des augmentations de dettes financières et; les emplois stables correspondants aux versements de dividendes des acquisitions d’éléments de l’actif immobilisé, des charges à repartir de la réduction des capitaux propres, du remboursement de dettes financières.

investissements et de financements

Cela consterne tous les encaissements ou décaissements relatifs aux opérations du haut du bilan.

La distinction et la détermination de trésorerie du à l’investissement, de l’excèdent de trésorerie du aux financements sont également possibles, afin d’identifier les excédents ou les insuffisances de trésorerie générés à partir de chacune de ces politiques.

La variation globale de trésorerie peut être calculée à partir de ces différends soldes et de l’excédent de trésorerie d’exploitation, variation globale qui peut bien évidemment être vérifié par le calcul de la variation du FRNG et du BFR.

Ces concepts de flux permettent d’appréhender la problématique de trésorerie, en montrant le lien entre, d’une part les flux de trésorerie tenant compte de la specifité de l’activité de l’entreprise et de son cycle d’exploitation.

Ils identifient clairement les origines de la formation de la trésorerie et donc l’impact de choix stratégique relatives aux domaines d’activités, aux investissements et aux financements. (11)

(11)Philippe Desbriere, « gestion de trésorerie » (p 15), éditions EMS, 1999.

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