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My Business School
2020 - 2021

L’entreprenariat féminin, perceptions de l’environnement

  1. Le leadership féminin et le développement personnel
  2. La femme du 2ème millénaire: l’image de la condition féminine
  3. L’entreprenariat féminin, perceptions de l’environnement
  4. Le rôle du conjoint dans l’entrepreneuriat féminin
  5. Le déploiement et l’intérêt du leadership féminin
  6. Les Success Story: LeadGirl, Mumpreneurs et Alpha girls
  7. La construction financière féminine et l’usage féminin
  8. L’énergie féminine, un atout sacré à la réussite professionnelle
  9. L’accès au leadership féminin: clairvoyance, imagination, …
  10. Le leadership des femmes: le pouvoir des changements

L’entreprenariat féminin, les perceptions de l’environnement

1.2 Les effets de l’écosystème sur le leadership féminin

Les effets de l’écosystème sur le leadership féminin

De nos jours, la femme a besoin de se sentir épanouie en tant qu’individu, avec l’évolution de la société, elle sent le besoin de forger sa place dans le monde professionnelle, ce qui va créer chez elle un sentiment d’appartenance et une satisfaction grâce à l’apprentissage et au dépassement de soi.

1.2.1 Les perceptions de l’environnement vis-à-vis d’elle-même

La femme aime se sentir admirée, comprise, félicitée pour son rôle en tant que femme dans la société, réussir professionnellement la rendra meilleure, et elle aura d’avantage confiance en elle, et verra le regard des autres changer.

L’environnement économique et social du pays joue sensiblement sur l’entreprenariat des femmes.

Dans certains pays et principalement des pays en voie de développement, on retrouve une catégorie de femmes entrepreneurs par obligation. Dans ces pays, les mentalités font à ce que les entreprises ont du mal à accepter le recrutement des femmes.

Cycle de vie du projet dans les pays en voie de développement

A défaut de trouver un emploi, les femmes sont obligées par nécessité de se lancer dans l’entreprenariat pour subvenir à leurs besoins et leurs familles.

Par ailleurs, des études menées par le GEM (Global Entrepreneurship Monitor) organisme principal d’étude de l’entrepreneuriat au niveau mondial souligne que ce type d’entreprenariat n’est pas seulement limité aux PVD mais se retrouve aussi dans les pays développés.

Les raisons de leur existence dans ces pays sont différentes de celles des pays en voie de développement.

Selon Boutiller et Uzunidis (2015), depuis plus de vingt ans, les institutions publiques ont utilisé l’entreprenariat comme un outil permettant l’insertion, des personnes en difficultés dans le marché du travail et notamment les femmes, dans la vie économique du pays.

En effet ils soulignent que :

« toutes les catégories sociales dont l’insertion professionnelle peut poser (ou pose) problème disposent d’une solution : la création d’entreprise, qui tend à devenir, dans l’esprit des politiques, une planche de salut tout à fait acceptable pour des populations qui non seulement cumulent les handicaps sociaux (sexe, âge – jeunes ou âgés – absence de diplômes, etc.), mais également des individus qui au contraire – en raison de leur haut niveau de qualification – sont devenus trop chers et par conséquent inaptes à l’entreprise ou à la recherche publique » (Boutillier et Uzunidis, 2015 : 29). (D’andria, 2018).

L’importance de ce phénomène est démontrée dans le rapport de la GEM de 2012. Il indique qu’il existe environ 126 millions de femmes localisées dans 67 pays qui ont créé ou qui sont en train de créer une entreprise.

En Europe et en Amérique du nord le nombre des femmes représentent 30% du nombre des entrepreneurs, ce chiffre atteint les 50% en Asie et en Afrique.

La disparité entre les pays développés et les pays en voie de développement est expliquée par la culture et les traditions de chaque pays. Comme déjà évoqué au-dessus, dans les PVD, les entreprises ne sont pas très ouvertes au recrutement des femmes.

Ainsi, l’entreprenariat féminin est majorité dominée par des femmes jeunes qui n’arrivent pas à se trouver un travail décent pouvant leur permettre de subvenir à leurs besoins. Les font sont obligées à l’entreprenariat dans des secteurs non lucratifs sans grande valeur ajoutée.

Selon, Candia Brush les raisons qui poussent les femmes entrepreneurs à se limiter à ce type de secteurs d’activités est liées aux mythes ancrés dans la société, à savoir l’homme est supérieur à la femme.

En effet, selon (Nakara, Fayolle, 2012) : « l’entrepreneuriat féminin a d’abord été défini par opposition à celui des hommes.

Ainsi, les caractéristiques idéalisées de l’entrepreneur renvoient à la prise de risque, l’innovation ou la capacité à contrôler son destin et font encore référence dans l’inconscient collectif à une vision « masculine » de la création d’entreprise et à l’exemplification d’hommes entrepreneurs (ex. Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zuckerberg, etc »

Tout ceci prouve que la vision de la société et de son environnement sur la place de la femme dans l’économie du pays joue sensiblement sur l’entreprenariat des femmes et les secteurs d’activités qui concentrent leur activité.

Pour changer cela, un travail doit être mené par les états afin de changer les mentalités. Depuis 2013, le gouvernement Français s’est engagé à faire augmenter de 10 points le taux d’engreneurs féminins à l’horizon 2017.

Plusieurs actions ont été menées pour aider les femmes entrepreneurs mais sans donner de résultats probants jusqu’à nos jours.

1.2.2 Les perceptions de l’environnement vis-à-vis de son foyer

Selon l’article « Le rôle de la relation de couple et du soutien du conjoint dans l’entrepreneuriat féminin » écrite par Anna Nikina , une étude8 a été réalisée par les auteurs sur des couples composés d’une femme entrepreneur avec minimum 4 ans de mariage et minimum 2 ans en entreprenariat.

Les résultats de cette étude montrent que la conception qu’a le conjoint du rôle des hommes et des femmes dans la famille est un paramètre clé qui détermine la nature et le soutien du conjoint à l’entreprenariat féminin.

En effet, les conjoints qui ont une conception traditionnelle du rôle de la femme et de l’homme voient l’entreprenariat comme une attaque à leur conception du mariage. Les conjoints qui ont une conception moderne voient jouer pleinement leur rôle de soutien.

L’entreprenariat féminin semble mettre à rude épreuve les couples dont le conjoint a une conception traditionnelle du rôle de la femme dans la société mais aussi les couples qui ont une relation conflictuelle avant la création de l’entreprise.

Les couples avec relation harmonieuse semblent parvenir à négocier cet exercice. L’étude montre que les couplent qui ont une relation conflictuelle se soldent à 50 % par un divorce.

Nous pouvons affirmer que la qualité de la relation de couple a un impact positif et considérable sur la vie de chaque partie du couple, non seulement sur la partie psychologique, que physique.

L’intention entrepreneuriale des étudiantes : cas du Liban

En effet, grâce à une rencontre qui s’est terminé par un interview avec Latifa Mignone, directrice du Groupe Eliane, j’ai pu en apprendre davantage sur le rôle du mari et conséquences que ce dernier pourrait avoir au sein de la vie d’une femme.

« Mon mari a toujours était un facilitateur de mes décisions professionnels, je suis consciente que tout cela n’etait pas que parfait, il faudra parfois se réajuster, prendre le temps et se créer des espaces de discussions spécifiques aux projets, est important.

Latifa, n’a pas hésité a parler de certains critères qui permettent de faciliter sa relation avec son mari, : « dans ma vie d’entrepreneuse, de femme, et de mère, je devais installer un certain équilibre à ma vie professionnelle et personnelle, mon époux a également lui-même ses propres projets, or cet équilibre etait essentiel pour nous. »

Non seulement Latifa a réussi de part son pouvoir Leader à communiquer avec clarté et souplesse avec son mari afin de trouver un équilibre et un épanouissement à long terme, mais elle est devenue une source d’influence pour son fils de 20 ans qui n’hésite pas à regarder sa mère avec admiration : « j’essaye d’avoir un leadership participatif, communicative au sein de mon foyer, spécialement avec mon fils, je fais en sorte de le laisser responsable de ses choix, de communiquer avec lui sur ses ambitions et envie, je ne lui force à rien, et il est maitre de son destin, cependant en tant que mère je me devais de lui montrer les avantages et inconvénients de ses décisions » ; « avant de manager une équipe dans une entreprise et de réussir à influencer, à nous devons réussir à manager notre foyer avec tout les aléas du quotidien, telle est ma réussite ! »

8 Nikina Anna, Le Loarne-Lemaire Séverine, Shelton Lois M, « Le rôle de la relation de couple et du soutien du conjoint dans l’entrepreneuriat féminin », Revue de l’Entrepreneuriat, 2012/4 (Vol. 11), p. 37-60. DOI : 10.3917/entre.114.0037. URL : https://www.cairn.info/revue-de-l-entrepreneuriat-2012-4-page-37.htm

Nous l’avons bien compris, l’homme doit accepter d’être un pilier pour aider la femme entrepreneure à s’épanouir professionnellement. Être un pilier signifie accepter, sans se sacrifier, de s’engager avec équilibre et avoir un rôle de facilitateur auprès de son épouse.

Dans le cas contraire certains couples auront des difficultés à s’aider mutuellement et donc pourront avoir des crises de jalousie, des luttes d’ego, des rivalités, des remises en cause des projets de vie, des crises de couple, de la jalousie, du sabotage, etc.

1.2.3 Les perceptions de l’environnement dans le monde de la « Covid-19 »

Durant la journée internationale de la femme en 2021, le thème de la journée fut porté sur le : »

« Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». Un thème qui a pour but de rendre hommage à toutes ces femmes qui se sont dévouées durant cette pandémie afin de lutter contre le covid.

Dans un article de l’ONU FEMME9, l’auteur porte son intérêt pour ces femmes qui se sont battues afin de limiter la propagation du virus et qui ont fait preuve d’un travail acharnée « Parmi les interventions les plus efficaces et exemplaires qui ont été menées jusqu’à présent pour lutter contre la pandémie de COVID-19, certaines l’ont été par des femmes.

Et les femmes, notamment les jeunes femmes, sont à l’avant-garde de mouvements divers et inclusifs, en ligne et dans la rue, visant à promouvoir la justice sociale, la lutte contre le changement climatique et l’égalité dans toutes les régions du monde. »

Un autre article de l’ONU FEMME, publié en mars 2021 vise à réclamer la place des femmes dans le leadership.

En effet Sur le plan sanitaire, l’article laisse entendre que les femmes scientifiques aspirent à un monde plus sûr : « Afin de faire face à la pandémie de covid-19, le monde a besoin de la science et la science a besoin de femmes » affirme l’article.

Cela sous-entend que ces femmes qui travaillent en tant que personnel de la santé, innovatrice, chercheuse pour les vaccins développent de nouveaux traitements et stimulent les futures générations de femme leader à exceller dans le domaine des STIM.

Cependant, les femmes scientifiques restent sous-qualifiées dans la prise de décision, car elles ne représentent que 30 % des dirigeantes dans le secteur mondial de la santé

9 https://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/international-womens-day

Il est certain qu’afin de favoriser le leadership féminin dans le domaine scientifique, il est conseiller selon l’article de l’ONU FEMME de :

  • – Sensibiliser les enfants, les éducateurs et les parents au rejet des préjugés liés au genre
  • – Trouver et élever les femmes et les filles dans les domaines des STIM
  • – Ecouter l’expertise des femmes et faire confiance en leurs recherches
  • – Guider les femmes dans les domaines scientifiques et prévoir des formations adaptées à cela
  • – Militer pour l’inclusion des femmes dans la réponse à la pandémie de covid

Enfin, selon l’étude menée par MasterCard10,en France les entrepreneures ont été fortement touchés par le covid, avec 65% pour les femmes et 61% pour les hommes. Face à cela, l’article rajoute que les secteurs qui ont été le plus impacté par la pandémie sont ceux du tourisme, la vente et la restauration.

Contrairement aux secteurs de l’éducation, la santé et le social. En effet selon l’étude, un tiers des cheffes d’entreprises ont estimé avoir accorder une attention particulière à leur vie familiale pendant la crise.

Les recherches affirment enfin, que le coronavirus a révélé le rôle important des femmes et leur capacité à assumer et à diriger dans des situations spécifiques.

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