Mémoire de Master Management et Entreprenariat
My Business School 2020 - 2021

La femme du 2ème millénaire: l’image de la condition féminine

  1. Le leadership féminin et le développement personnel
  2. La femme du 2ème millénaire: l’image de la condition féminine
  3. L’entreprenariat féminin, perceptions de l’environnement
  4. Le rôle du conjoint dans l’entrepreneuriat féminin
  5. Le déploiement et l’intérêt du leadership féminin
  6. Les Success Story: LeadGirl, Mumpreneurs et Alpha girls
  7. La construction financière féminine et l’usage féminin
  8. L’énergie féminine, un atout sacré à la réussite professionnelle
  9. L’accès au leadership féminin: clairvoyance, imagination, …
  10. Le leadership des femmes: le pouvoir des changements

La femme du 2ème millénaire : l’image de la condition féminine

1. LA FEMME DU 2EME MILLENAIRE

La femme du 2ème millénaire
Chanda Kochhar, femme d’affaires indienne, dirigeante d’ICICI Bank

« J’ai choisi d’être une épouse, une mère et d’avoir un emploi.
Dois-je compromettre l’une de ces trois missions ?
»

De nos jours, la condition féminine s’est beaucoup développée par apport aux dernières années. La femme devient de plus en plus libre, fière de défendre son indépendance, et de croire en ses rêves de femme.

Seulement, malgré une ouverture d’esprit au sein de la société, la société reste sceptique à l’idée de voir la femme gagner plus que les hommes, à devenir plus responsable dans le monde extérieur plutôt que au sein de son foyer.

En effet par organisation sociale, la responsabilité, l’entretien de la maison, le fardeau spirituel et la garantie du bienêtre de chacun au sein d’une famille, reste à la charge de la femme.

De plus, même si elles ont des ambitions de carrières, Il est peu probable qu’elles soient embauchées à des postes à haute responsabilité car, les employeurs estiment qu’en raison du principe bien connu du plafond de verre (les hauts postes hiérarchiques sont seulement réservés à une certaine catégorie de personnes), les femmes vont toujours favoriser le bien être de leurs familles que leurs responsabilités professionnelles.

Ainsi, l’accès pour les femmes aux postes de responsabilité reste très limité. Nous verrons cela dans les deux premières parties de ce chapitre

Au sein du foyer, les mentalités changent et l’homme se voit de plus en plus tolèrent à l’idée de voir son épouse réussir dans l’entreprenariat. Comme le précise la théorie du contrat marital qui a donné naissance à la théorie du contrat psychologie, nous verrons dans cette partie combien le soutien du conjoint sur l’entreprenariat féminin aura comme impact sur la femme.

1.1 L’image de la condition féminine

L’image de la condition féminine

Certains préjugés sont faits afin de limiter la femme dans sa capacité à évoluer dans la société, ces limites ont été créées depuis plusieurs années et sont malheureusement restées ancrées au sein de la société.

1.1.1. Impossibilité de concilier vie professionnelle et vie personnelle

Dans ce paragraphe et pour décrire les difficultés de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, nous avons choisis de se focaliser sur ce qui se passe actuellement dans la société Tunisienne.

Une société où l’homme voit la femme comme unique responsable de soins et d’attention aux enfants et au conjoint. Rappelons par ailleurs, que la Tunisie est l’un des pays du monde arabe les plus avancés dans le domaine des droits des femmes.

Comme chez l’homme avoir un travail valorise et contribue à l’épanouissement de la femme. Il offre aussi à la femme une certaine sécurité financière et une forme d’indépendance.

En contrepartie, il se traduit le plus souvent par de nouvelles contraintes à la femme pour répondre aux responsabilités qu’elle a envers son conjoint et ses enfants. C’est un dilemme que vivent toutes les femmes qui travaillent aujourd’hui. Pour qui, la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle est encore plus compliquée que chez l’homme.

Dans l’article de Chiraz BOUZAIEN où elle a interrogé plusieurs femmes en Tunisie pour comprendre comment elles font pour concilier leur vie familiale et professionnelle.

Ces femmes ont toutes affirmé qu’il est aujourd’hui très difficile pour une femme de réussir dans sa vie professionnelle et familiale sans un conjoint qui la soutienne dans sa démarche et qu’il soit ouvert au partage des taches familiales.

Ceci n’est pas non plus suffisant, il faut aussi que le conjoint soit disponible pour soutenir sa femme mentalement et psychologiquement. Elles soulignent aussi l’importance du dialogue dans le couple et la prise de décision à deux.

Cela permet au couple de définir leurs priorités et d’accepter ensemble les concessions qu’ils entreprennent dans la vie familiale ou professionnelle.

Sans ces conditions de réussite, elles s’accordent pour dire que la femme devra revoir ces ambitions professionnelles au rabais et doivent mettre de côté leur carrière professionnelle afin de sauver leurs foyers. Donc sauver le foyer ou le travail, donne à ce problème une dimension et un impact sur l’équilibre économique et sociétal du pays.

Dans cet article paru dans la pression Tunisienne en 20091, l’auteur souligne le fait que l’équilibre travail / famille devient l’affaire de l’entreprise et non seulement celle de la femme ou encore du couple marié.

L’avenir de l’entreprise, étant le vecteur directeur de la vie économique, il est fortement corrélé à la situation familiale de l’employé et du degré d’équilibre entre son travail et sa famille. L’entreprise se doit d’adopter toutes les mesures nécessaires pour réduire le déséquilibre travail/famille, notamment à travers des congés spécifiques pour les femmes pour les aider lors de la naissance de leurs enfants, dans les phases d’allaitement… des mesures d’aménagement du temps de travail (travail en temps partiel…) pour laisser à la femme le temps de s’investir un peu plus dans ses impératifs privés.

On verra dans le paragraphe suivant qu’en France les femmes ont beaucoup plus recours que les hommes à ce type de modalité afin de concilier leurs vie professionnelle et personnelle. Ce qui prouve que la flexibilité des entreprises sur ce type de modalité joue beaucoup sur l’équilibre travail – famille des femmes.

Dans la même veine, l’entreprise peut aussi faciliter le télétravail pour les mères de familles. Cette alternative se montre avantageuse en termes de disponibilité pour ses devoirs domestiques.

Elle réduit le sentiment de culpabilité, approuvé par la mère, dû à son absence lorsqu’on a besoin de sa présence et favorise sensiblement l’équilibre travail / famille.

L’auteur parle aussi du rôle important que l’état doit jouer afin d’aider les femmes qui travaillent à concilier famille et travail. Il étale ainsi quelques mesures adoptées par l’état Tunisien qui vont dans ce sens mais que nous ne citons pas dans ce mémoire.

1 https://news.gnet.tn/archives/revue-de-presse-nationale/femmes-concilier-vie-privee-et-vie-professionnelle/id- menu-958.html, s.d.)

Donc, dans le champ de l’entrepreneuriat féminin et en rapport avec la motivation entrepreneuriale des femmes, cela permet de faire ressortir deux aspects importants, insuffisamment pris en compte dans la recherche en entrepreneuriat.

Cela dit, Il est aujourd’hui inconcevable d’avoir une société et une économie en bonne santé sans que la femme ne soit partie prenante dans la vie active.

Pour permettre aux femmes de travailler en conciliant vie privée et vie professionnelles, plusieurs acteurs doivent entrer en jeu afin de les aider. Il est impératif que le conjoint soit moteur dans cette démarche. Les entreprises doivent aussi travailler en tandem avec l’état pour permettre aux femmes de la flexibilité et une certaine souplesse dans l’organisation de leur travail.

Le législateur doit aussi toujours veiller à protéger les femmes face aux discriminations et défendre les principes d’égalité homme femme au sein des entreprises et de la société. C’est ce qu’on se propose de développer dans le paragraphe suivant.

1.1.2 La femme, l’égale de l’homme ?

La femme, l’égale de l’homme ?

La vie d’une femme de nos jours ne ressemble plus à la vie d’une femme vivant au XIXeme siècle. Ces femmes déterminées et combattantes ont révolutionné l’image de la condition féminine, elles se sont battues afin d’améliorer les droits sociaux des femmes.

Cette émancipation pousse la femme à se surpasser sur le marché du travail, afin d’affirmer sa volonté d’indépendance et de croissance. Malgré tout, on continue de constater chez la femme plus d’interruptions d’activités2 que chez l’homme. Elles sont par ailleurs souvent liées aux enfants et au besoin primaire de la femme qui est : s’occuper de la maison et du bien-être de son foyer.

Pour mieux comprendre ce phénomène, on rappelle que jusqu’au début du 19ème siècle la femme a été considérée comme un être inférieur sans le droit de vote et considérée comme une mineure sous la tutelle de son père ou son mari 2

2 https://www.kartable.fr/ressources/histoire/cours/la-place-de-la-femme-en-france-au-xixe-siecle/39233

La femme avait le droit au travail mais dans un cadre très limité. Seules les femmes du peuple pouvaient travailler dans des domaines et des postes non lucratifs et pénibles. Les romans de Zola Balzac et Flaubert décrivaient fidèlement les conditions de la femme de ces temps.

Dans ces œuvres, les femmes qui travaillent sont souvent des paysannes, des domestiques, des ouvrières ou des prostituées. Les femmes bourgeoises et de l’aristocratie ne travaillaient pas.

Depuis, les femmes se sont battues au cours de ces derniers siècles pour combattre la discrimination socio-économique qu’elles subissaient dans la société. Les mouvements féministes sont nés et ont commencé à se développer petit à petit avec la Révolution française de 1848 et ont réalisé des avancées importantes observables dans notre société actuelle.

C’est seulement depuis 1946 que l’égalité homme femme est devenue un principe constitutionnel. On notera aussi que l’égalité homme femme s’est aussi développée partout dans le monde et elle est inscrite dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

En France, le corpus législatif en la matière n’a pas cessé de se développer3 mais la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celle des hommes. On reviendra plus longuement sur ce sujet dans la suite de ce paragraphe.

Dans le domaine du travail, en France l’égalité hommes-femmes implique par exemple :

  • L’interdiction de la discrimination à l’embauche,
  • L’absence de différenciation sur les salaires et sur les évolutions de carrière,
  • La proportion hommes – femmes dans les conseils d’administration ne doit pas être inférieure à 40% des membres (loi Coppé-Zimmerman de Janvier 2011) …

Ces principes sont aujourd’hui inscrits dans le code du travail 4.

Ces principes sont aujourd’hui inscrits dans le code du travail

3 https://www.vie-publique.fr/eclairage/19602-droits-des-femmes-ou-en-est-legalite-professionnelle

4 https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/egalite-professionnelle-discrimination-et-harcelement/article/l-egalite-professionnelle-femme-homme

Factuellement, en France on observe que l’inégalité homme – femme au travail se réduit sensiblement. Selon l’Insee, « en 2018, 68% des femmes de 16 à 64 ans sont actives », on constate également que les femmes qui suivent une formation initiale voient leurs carrières se développer rapidement et deviennent active rapidement sur le marché du travail.

Ainsi, ces avancées ont permis aux femmes en France de devenir des piliers dans l’économie du pays et égales à l’homme. Elles accèdent aujourd’hui à des postes clés de grande responsabilité et d’influence.

Malgré ces avancées, on observe toujours chez la femme quelques cas d’interruptions d’activités ou le recours à des modalités d’adaptation du temps de travail, souvent liées aux enfants et au besoin primaire de la femme pour s’occuper de la maison et du bien-être de sa famille.

Ce qui montre encore la fragilité de la situation de la femme sur le marché du travail.

« En 2018, les femmes qui travaillent sont près de quatre fois plus souvent à temps partiel que les hommes : 28,8 % des salariées de 15 à 64 ans (hors apprenties) contre 7,8 % pour les hommes. Pour les femmes, le recours au temps partiel augmente avec le nombre d’enfants à charge, alors que ce facteur a peu d’influence sur le travail à temps partiel masculin.

Ainsi, 40,9 % des femmes salariées en couple avec au moins trois enfants à charge travaillent à temps partiel contre presque seulement 8 % des hommes »

On observe aussi une inégalité salariale entre hommes – femmes qui persiste jusqu’à nos jours. Selon une étude du ministère du travail réalisée auprès de 40 000 entreprises françaises de plus de 50 salariés, seules 6%5 des entreprises versent des salaires égaux à leurs employés.

Pour les entreprises de 1 000 salariés, seules 1% d’entre elles est exemplaire.

Ceci s’explique principalement par un accès inégal des femmes au travail malgré une progression importante du niveau moyen d’éducation des femmes et l’interdiction des discriminations homme – femme. Au- delà de la législation, ce sont donc les comportements et les mentalités qui doivent encore évoluer.

Enfin en France, selon l’article EKOPO, un média de l’économie responsable, le leadership féminin est en progrès même si l’inégalité homme femme perdure.

Cependant, afin de favoriser l’écosystème du leadership féminin en France, une étude menée par MoovOne6 en 2021 auprès de 285 responsables des íessouíces humaines, diíigeants et manageís suí le leadeíship féminin dans les entíepíises fíançaises. 60% des íépondants ont déclaíé qu’ils n’ont toujouís pas mis un système spécifique favoíisant le développement du leadeíship féminin.

5 https://www.gouvernement.fr/un-index-pour-mettre-fin-aux-inegalites-salariales-femmes-hommes

6 https://www.ekopo.fr/Thematique/entreprises-1285/Breves/leadership-feminin-progresse-timidement-France- 358241.htm

En íevanche pouí les 40 % íestants, les tíois píincipales solutions mises en œuvíe pouí accompagneí les femmes leadeís sont :

– La mise en place d’une politique globale de mixité (54 %)

– Une politique de íecíutement adaptée (50 %)

– La mise en place d’un Netwoíking féminin (49 %).

Enfin, 32 % des entíepíises inteííogées estiment que le coaching est un tíès bon facteuí peímettant fi la femme de se développeí et de s’épanouií dans le tíavail et en entíepíise aident les femmes en entíepíise à se dépasseí paí le coaching.

1.1.3 La peur d’entreprendre

La peur d’entreprendre

En 2015, selon D’Andria, un rapport publié par le GEM (Global Entrepreneurship Monitor), organisme principal d’étude de l’entrepreneuriat au niveau mondial, indique un taux d’activité plus faible en France des entrepreneurs françaises par rapport aux autres pays européens.

Les causes de cet état de fait sont probablement dues à une perception moins aiguisée des opportunités plus basses ou à un manque de prise de conscience de leurs compétences. Cela peut expliquer la peur qu’éprouve la société sur l’échec des femmes dans l’entreprenariat d’un projet. Cette peur est ressentie par les femmes et les handicape pour commencer une carrière d’entrepreneur

Enfin, l’étude OnePoll pour Vistaprint sur « Échec entrepreneurial menée en 20187 prouve que les femmes seront moins apte et plus frileuses de rebondir après un échec entrepreneurial avec 42% contre 62 % pour les hommes.

7 https://www.chefdentreprise.com/Thematique/actualites-1056/Infographies/Pres-tiers-entrepreneurs-fran-ais-juge-echec-comme-inacceptable-335046.htm#

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Nawel Haddad
Chargé de Communication & de marketing
Compétente en croissance et sensibilisation à la marque grâce à des stratégies de campagne centrées sur le client. Spécialiste en communication et la gestion de projet interne & externe.
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