Les plates-formes de commerce en ligne au Cameroun

  1. Facteurs explicatifs de l’achat en ligne au Cameroun
  2. TIC et historique du commerce électronique
  3. Définition et état de lieux de l’achat en ligne
  4. TIC au Cameroun et comportement du consommateur
  5. Les plates-formes de commerce en ligne au Cameroun
  6. L’achat en ligne, analyse et composantes du risque perçu
  7. Les dimensions du risque perçu par le consommateur
  8. Influence du risque perçu sur l’achat en ligne
  9. Le concept de culture dans l’achat en ligne
  10. Influence de la culture dans l’achat en ligne
  11. Les facteurs influençant l’intention d’achat en ligne
  12. Analyse des facteurs : l’échec de l’achat en ligne
  13. L’achat en ligne: le risque perçu et la culture d’achat

Les plates-formes de commerce en ligne au Cameroun

III- Présentation des plates-formes de commerce populaire au Cameroun

Au Cameroun, tout comme dans plusieurs autres pays africain, les entreprises spécialisées dans le E-commerce sont pratiquement inexistantes.

Depuis la fermeture de JUMIA et de la startup française « Afrimarket »en 2019, le commerce électronique a connu un échec sans détour au Cameroun.

Cependant, bien qu’échouer au Cameroun, l’achat en ligne reste balbutiante. Le seul moyen de pratiquer l’achat en ligne est le recours aux réseaux sociaux.

Le site web Smart insight dans une publication d’avril 2017 intitulé « Global social media research summary 2017  » fait un état des lieux de l’adoption et de l’utilisation des médias sociaux dans le monde.

Selon ce rapport, le réseau social le plus populaire dans le monde est facebook avec environ 1,8 milliards d’utilisateurs, suivi de whatsapp (1 milliards d’utilisateurs) et de Messenger (1 milliards d’utilisateurs).

Ce même rapport dévoile que sur 5,01 millions d’utilisateurs d’internet au Cameroun, environ 2,50 millions sont actifs sur les médias sociaux pour un taux de pénétration d’environ 10% (en 2017) largement supérieur au taux 6% réalisé en 2016.

Ceci peut témoigner de l’adoption fulgurante et de l’utilisation des médias sociaux au Cameroun.

1. Facebook

Chendjou (2017), déclare que Facebook est le réseau social le plus utilisé au Cameroun et ce depuis Décembre 2009.

A ce jour sur les 2,5 millions d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux au Cameroun, environ 2,1 millions sont présent sur Facebook (InternetWorldStats, 2016). La popularité de Facebook a suscité l’intérêt de diverses entreprises, qui ont commencé à investir dans le social commerce B2C sur Facebook.

De cette manière, Facebook est devenu une plate-forme de premier plan parmi les sites de réseaux sociaux en ce qui concerne le commerce en ligne.

En juillet 2014, Facebook a commencé à tester le bouton « Acheter », qui permet d’acheter directement les produits des entreprises, depuis l’application (Bao et Volkovynska, 2016). Cependant, la recherche d’informations concernant le succès ou l’échec de la fonctionnalité d’achat n’a donné aucun résultat.

Dans le même temps, l’incapacité de trouver le magasin qui supporte cette fonctionnalité suggère que le bouton « Acheter » est encore en cours de développement. Néanmoins, de plus en plus d’entreprises s’intéressent au commerce sur Facebook, investissant dans ce type de commerce.

En ce qui concerne C2C, Facebook implémente un nouveau bouton appelé Groupe de vente.

Le but de ce bouton est de permettre aux utilisateurs de trouver facilement des groupes spécialement dédiés aux activités de vente /achat basées sur l’emplacement et les intérêts des utilisateurs (Bao et Volkovynska,2016). Au Cameroun, on peut citer comme groupes de ventes Facebook : Business Club Cameroun, Avenue Kennedy En Ligne, Camer Annonces etc…

Selon Bao et Volkovynska (2016), Il existe plusieurs façons dont un utilisateur privé effectue le commerce C2C sur la plate-forme Facebook :

  • Un vendeur utilise sa propre page pour occasionnellement vendre des produits ou des services;
  • Un vendeur se joint à un groupe ou à une communauté composés des personnes qui veulent vendre ou acheter différents produits ;
  • Un vendeur utilise différents groupes qui ne sont pas créés à des fins commerciales afin de vendre occasionnellement différents produits ou services.

2. Instagram

Bien qu’ayant un nombre d’utilisateurs inférieur à celui de Facebook, Instagram n’en est pas moins négligeable. En effet le réseau social compte à ce jour environ 400.000 utilisateurs au Cameroun (Chedjou ,2017).

La croissance fulgurante du nombre d’utilisateurs de l’application dans le monde a amené l’entreprise à vouloir monétiser cette large audience. Instagram va donc s’impliquer dans le commerce en ligne.

Depuis 2015, Instagram propose un bouton « acheter maintenant », qui s’affiche sous les photos.

Le nouveau format se veut plus interactif et informatif, dans l’espoir d’améliorer le taux de conversion. Le réseau social ne prélève pas de commission sur les achats qu’il génère. L’objectif est d’inciter les marques à dépenser davantage en publicité, en leur faisant miroiter des retours sur investissement plus élevés que par le passé.

Ce bouton« acheter » doit, en effet, simplifier l’expérience d’achat, en particulier sur les smartphones.

Plus besoin de cliquer sur un lien au sein d’une application mobile, de naviguer sur un site web pas nécessairement optimisé à la taille de l’écran, puis de compléter à chaque fois les informations personnelles et bancaires. Désormais, il suffit de taper trois ou quatre fois sur l’écran d’untéléphone pour faire ses emplettes.

Le but tout ceci étant naturellement d’améliorer et d’enrichir l’expérience utilisateur lors de l’achat en ligne (Lemonde, 2016)

En somme, il était question dans cette section de situer l’achat en ligne dans le contexte Camerounais. Cette analyse est scindée en trois parties, donc la première s’est appesantie sur l’état de lieu de TIC dans l’environnement Camerounais.

A cet effet, nous avions présenté quelques indicateurs sur l’adoption de TIC au Cameroun.

Quant à la deuxième partie de cette section, elle a exposé de manière précise le comportement du consommateur sur Internet et enfin nous avons présenté les plates-formes de commerce en ligne au Cameroun.

En définitif, l’objet de ce chapitre était de faire une généralité sur le E-commerce au Cameroun. Pour ce faire, l’analyse s’est faite en deux sections. La première a servi à analyser le concept de base lié à l’achat en ligne.

Cette dernière a permis de faire ressortir tour à tour la définition des TIC et son évolution, l’histoire du commerce électronique et la définition de l’achat en ligne.

Dans la seconde section de ce chapitre, nous avons eu à situer l’achat en ligne dans le contexte Camerounais. La première partie de cette section a permis de faire une analyse sur l’état de lieu des TIC au Cameroun.

Ensuite nous avons présenté le comportement du consommateur sur Internet.

Cette présentation s’est faite en deux volets à savoir : la définition du mot consommateur et le consommateur et l’internet. Enfin, nous avons présenté les plates-formes de commerce en ligne au Cameroun.

Sur ce, vue l’échec connu par les sites marchands au Cameroun, certains consommateurs ont recourt aux réseaux sociaux pour faire du shopping en ligne mais, la majorité privilégie encore le commerce traditionnel en face à face.

C’est pourquoi le chapitre suivant portera sur les facteurs explicatifs de la réticence du consommateur à pratiquer du shopping électronique dans le contexte Camerounais.

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