La communication de l’information scientifique et technique

  1. La communication scientifique au Sénégal
  2. Moctar Kamakaté NAMADOU
  3. La notion et les types de communication scientifique
  4. Communication scientifique et valorisation de la recherche
  5. L’enseignement supérieur au Sénégal: étude de ce secteur
  6. La communication et le milieu de l’enseignement supérieur
  7. Des initiatives extérieures de communication scientifique
  8. La communication de l’information scientifique et technique
  9. Pour la valorisation scientifique en particulier

Bonne communication de l’information scientifique et technique

Partie III : Recommandations : proposition d’une approche

Chapitre I : Recommandations pour une bonne communication de l’information scientifique et technique

I. De recommandations générales

Notre proposition d’approche est assimilée à cette partie de recommandation.

La première chose que nous proposons est qu’il y ait une autorité centrale pour améliorer, maintenir et parfaire les protocoles, mettre en place les contenues de formations nécessaires au bien déroulement de la CST.

Nous recommandons, et bien évidemment la formation aussi bien des étudiants que des enseignants.

Dans l’immédiat, nous recommandons l’Inscription des écoles auprès des grandes archives ouvertes de renommer internationale comme le Hal pour permettre aux enseignants et étudiants d’être visible sur les moteurs de recherche académique comme Google scholar.

II. Dépôts institutionnels :

La Création d’un dépôt institutionnel au sein des structures d’enseignement supérieures privées est primordiale.

En fait de notre point de vue c’est la base même d’une bonne CST et c’est actuellement le meilleur moyen pour la gestion des IST.

D’ailleurs sur son site, l’Association des bibliothèques de recherche du Canada résume ce fait en ces mots : « Les dépôts institutionnels centralisent, conservent et rendent accessible le savoir produit par les établissements universitaires.

Les établissements en tirent profit, car ils leur permettent d’accroître leur visibilité, tandis qu’ils assurent aux chercheurs une plus grande diffusion, une meilleure utilisation et une plus grande visibilité professionnelle de la recherche savante.

Par conséquent, les dépôts institutionnels représentent l’une des meilleures possibilités pour les bibliothèques de s’associer étroitement avec le corps professoral et de contribuer à façonner l’avenir de la communication savante. »

Le dépôt des produits scientifiques devra se faire en deux temps. L’un par les étudiants et enseignants auprès des écoles elles-mêmes et l’autre dépôt se fera par les écoles, auprès de l’autorité (nous pensons au CNDST) qui centralisera ces documents sur une échelle nationale.

* Dispositions Techniques

  • Pratiquement, nous recommandons que ce dépôt soit une solution unique implémentable dans chaque école.
  • Ce système central pourrait être une autre application différente de celle implémentée dans les écoles elles-mêmes (déployée dans le réseau local).
    Lui autre sera directement accessible en ligne. Nous tenons théoriquement là notre Catalogue général des universités privées de Sénégal (CaGUP).
  • Ce système central pourrait être aussi un méta moteur qui interrogera simultanément tous les DI au sein des écoles au lieu d’être un dépôt en soi.
  • Les productions qui y seront déposées devront logiquement satisfaire à un certain nombre de protocoles.

Il est crucial que chaque document ait une identification unique le rattachant à son institution d’origine.

Nous tenons évidemment à préciser que ces applications doivent être conçues au sein même du pays.

L’utilité de cela est la totale maîtrise que l’on aura sur les applications ainsi que la maintenance progressive qui sera tout à fait possible et sur mesure.

Dans les faits, ce n’est pas impossible; des sociétés sénégalaises dans le monde de la technologie existent et sont tout à fait compétitives. Nous sommes tout à fait conscients de la logistique et des coûts qu’il faut mobiliser pour la réalisation d’une telle entreprise.

Mais si nous nous envisageons autrement la chose ?

C’est-à-dire si les écoles optaient pour des ressources mutualisées, les coûts seraient supportables…

Dans les faits le besoin se résume à une application ayant :

  • Une interface d’accueil qui, au choix, peut présenter une entrée par les écoles ou une entrée par discipline,
  • s et une interface utilisateurs permettant les recherches, des créations d’alertes pour suivre des sujets particuliers, des enregistrements d’équations…
  • Un accès et une interface du bibliothécaire (avec des droits d’administrateur) au sein de l’école permettant d’encoder les données dans la base de données du DI,
  • Un accès Root destiné à l’autorité central permettant de superviser toutes les opérations, de produire des statistiques…
  • Un module d’indexation intégrale de texte
  • Un module basé sur le iframe permettant une lecture en ligne dans les navigateurs internet,
  • Un module de gestion de format pour proposer les contenus en téléchargement
  • Un module de détection de plagiat,
  • Un module de gestion des autres contenus non-textuels
  • Un module pour gérer le h-index.

Mais le mieux est d’avoir un organe au sein de cette autorité centrale pour qui n’aura que cette mission de créer et maintenir l’application, ainsi les hommes passeront, mais il n’y aura pas de rupture.

III. De la gestion de la documentation grise et des protocoles :

1. Mémoires, thèses et articles

Nous proposons que ces contenues soient déposées en des exemplaires physiques et numériques (DOCX et PDF), pour une meilleure manipulation. En effet il serait plus pratique de partir des documents électroniques pour alimenter le dépôt institutionnel (DI).

Le but est de pouvoir créer d’autres formats adaptés à la lecture, le Epub par exemple ; mais par-dessus tout, c’est la possibilité d’indexation des textes intégraux qui est plus importante ici.

Les documents doivent respecter un protocole depuis leurs créations. Cela permettra de faire correspondre les parties des documents aux zones ou champs à renseigner lors de l’intégration de ceux-ci dans la plateforme de DI.

Les normes (bibliographie et citations, méthodologie…) devront être uniformes pour les écoles.

Les documents devront être déposés entièrement de la première de couverture à la quatrième; ce qui exige une maîtrise de la mise en forme avec les logiciels de traitement de texte.

D’où la formation que nous préconisons plus haut.

2. Des laboratoires

Nous suggérons également que les laboratoires soient mis en place au sein de ces écoles pour permettre :

  • Aux enseignants de mener et de produire et publier annuellement du contenu scientifique.
  • Aux enseignants de transmettre la maestria aux étudiants.
  • Aux enseignants et étudiants de travailler sur des problématiques pointues.
  • De produire conjointement des études, des rapports et articles, des scientifiques en bref.
  • La collaboration scientifique entre les étudiants et entre enseignants des différentes.
  • La collaboration entre les laboratoires des écoles et les entreprises.
  • Etc.

Concernant les collaborations, le chercheur Dibril Diakhaté paraphrasant d’autres chercheurs dit : « La collaboration formelle selon Beaver et Rosen est un effet de la professionnalisation de la science. »

En plus les laboratoires sont quasi indispensables pour aller vers des écoles doctorales.

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