Mise en œuvre du CIVIS : contenus de l’action et l’évaluation

Mise en œuvre du CIVIS  contenus de l’action et l’évaluation

IX] Le projet d’intervention

« Rendre les jeunes indépendants »

1) Mise en œuvre du CIVIS

1.1) Présentation de la démarche

Le CIVIS m’est apparue le dispositif le plus approprié à mettre en œuvre au sein des Restaurants du Cœur en faveur des jeunes. L’aide à l’insertion sociale et professionnelle des jeunes propose de « garantir une qualification professionnelle et sociale pour tous les jeunes de 18 à 25 ans ».

Nombreux CIVIS sont proposés par, notamment, les Ecoles de la Deuxième Chance dit E2C.

Les Ecoles de la Deuxième Chance, qui proposent le contrat d’insertion dans la vie sociale, vont « suivre les jeunes pendant leur période de formation ; vont les aider à construire un itinéraire d’insertion sociale et professionnelle et vont en assurer le suivi ».

Marc Martin, directeur d’une Ecole de la Deuxième Chance, explique : « Notre objectif est de proposer des parcours individualisés aux jeunes.

Nous ne sommes pas dans une logique de cours magistraux, mais dans une démarche pédagogique et éducative, alternant stages pratiques en entreprise suivis par des tuteurs ». Chaque élève à l’intérieur de l’école est suivi par un référent avec qui il peut s’entretenir de ses problèmes tant pédagogiques que personnels.

Cette démarche de mise en place du CIVIS dans quelconque structure, permet d’aider le jeune à comprendre le monde dans lequel il évolue.

Elle permet également d’aider le jeune à se situer dans la société actuelle et à comprendre les mécanismes. Pour cela, le jeune va avoir l’occasion d’agir au sein du système économique, dans l’entreprise ainsi que de côtoyer les salariés.

103 Schwartz, B. (2007) . Rapport sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Apogée.
104 Directeur de l’Ecole de la Deuxième Chance de Marseille

Les dispositifs pédagogiques, souples et innovants, sont flexibles, individualisés et laissent une part importante à l’outil informatique.

L’alternance est au cœur du dispositif qui a pour objectif de privilégier la maîtrise des savoirs de base comme lire, écrire, compter, notions d’une langue étrangère, pratique de l’informatique, tout en faisant découvrir au jeune le monde du travail.

Le dispositif CIVIS comprend 3 volets :

  • Un volet « accompagnement vers l’emploi ». Le public visé est celui qui est suivi dans le cadre du programme TRACE pour des jeunes pas ou peu qualifiés ayant un niveau de formation très faible et qui sont les plus en difficulté. Un contrat est alors signé entre l’Etat et le jeune.
  • Un volet « accompagnement vers la création et la reprise d’entreprise ». Le CIVIS doit permettre de soutenir le projet de jeunes désireux de créer ou de reprendre une entreprise par un accompagnement personnalisé en amont des dispositifs existants.
  • Un volet « emplois d’utilité sociale ». Des emplois d’utilité sociale dans les associations réservés à des activités dans le domaine social, culturel et sportif pourront être proposés aux jeunes.

Pour permettre au jeune, une bonne appréhension et compréhension de son temps de formation, l’action se déroulera en trois phases.

1.2) Déroulement du contrat d’insertion dans la vie sociale

Le projet que je souhaite mettre en œuvre permettra l’insertion sociale et professionnelle des jeunes mais ne sera pas une finalité en soi. Le jeune devra y mettre toute sa volonté et son ambition pour pouvoir s’en sortir et ne plus être dépendant de structures d’aides.

L’ingénierie de formation se construit autour d’un plan de formation qui repose sur des stratégies, des besoins, des méthodes et aussi sur une diversité d’actions de formation visant à l’acquisition d’un certain nombre d’apprentissages.

L’Ecole de la Deuxième Chance a bien saisit ce concept et propose sa formation en trois phases :

PHASE A : Accueil et découverte

La phase A est une phase de dynamisation et de mobilisation. Elle a pour objectif intermédiaire la valorisation du jeune et sa remise en confiance. Elle est faite d’activités, d’ateliers et de chantiers. Cette phase dure 8 semaines de 33h soit 260h en centre et 4h en entreprise en travail accompagné.

A l’issu de cette première phase, le jeune doit être capable :

  • D’apprendre à s’investir,
  • De prendre conscience de son intelligence et de son potentiel,
  • De s’adapter aux contraintes de base du travail en équipe.

PHASE B : Projection et choix

La phase B se déroule en centre de formation et en entreprise. Durant les premières semaines, les stagiaires sont en entreprise le matin et en centre l’après-midi pour continuer des activités telles que le sport, le multimédia, l’élaboration de leur projet professionnel et leur évolution du stage en entreprise. Cette phase dure 12 semaines.

105 Phases de l’Ecole de la Deuxième Chance de Mulhouse

A l’issu de cette phase, le jeune doit être capable :

  • De définir un projet professionnel,
  • De valider ce projet de stage en entreprise,
  • De mesurer l’effort de formation à faire, pour se qualifier dans son choix professionnel,
  • De s’adapter aux contraintes de base de l’entreprise.

PHASE C : Qualification

A l’issue du parcours, le jeune peut être en contrat d’alternance, en formation qualifiante ou à nouveau demandeur d’emploi. Il est invité à accepter la continuité du suivi par l’Ecole de la Deuxième Chance. Ce suivi constitue la phase C du parcours de formation.

Comme, nous pouvons le constaté dans ces trois phases, le jeune est au cœur de l’action et de l’élaboration de son projet professionnel. Il fait ses propres choix mais reste cependant sous l’aile d’un référent. Un comité de pilotage va être mis en place pour s’assurer de l’évolution du projet.

1.3) Comité de pilotage

Un comité de pilotage devra être constitué pour l’élaboration du projet. Comme toute action de formation et de dynamique, il devra réunir plusieurs acteurs et d’éventuels partenaires.

En ce qui concerne la mise en place du contrat d’insertion dans la vie sociale à destination des jeunes, le comité sera composé de la responsable des « Restos du Cœur », des chefs de service, des chargés de projet, du chercheur, et du représentant des jeunes.

Ce comité de pilotage se réunira une fois par mois et aura pour objectif de coordonner les actions mises en œuvre, de s’assurer des bonnes conditions d’organisation et de suivi de l’action ainsi que de l’évaluation, durant son déroulement et à son terme.

1.4) Intervenants extérieurs

Ayant longuement réfléchi aux professionnels et structures qui viendront soutenir et s’investir dans le projet lancé, j’ai décidé de faire appel à l’organisme reconnu en matière d’aides aux jeunes dans le Haut-Rhin, il s’agit de Sémaphore. Cette association génère une Ecole de la Deuxième Chance.

J’ai ainsi contacté la responsable de cette école avec laquelle j’ai pu obtenir un entretien pour pouvoir lui parler de ma démarche. Mon projet lui paraît pertinent et elle a accepté de s’associer avec les Restaurants du Cœur.

1.4.1) Historique de l’Ecole de la Seconde Chance

L’idée de créer des Ecoles de la Deuxième Chance (E2C) date de 1995 et revient à Edith Cresson, alors Commissaire européenne à l’éducation. « Cela correspond à une absolue nécessité ».

Le Réseau E2C France accueille aujourd’hui plus de 7 000 jeunes et se déploie sur 62 sites, dans 14 Régions et 33 Départements. Une des écoles est implantée dans le Haut-Rhin, elle se situe sur Mulhouse.

L’école de Mulhouse a été créée en mars 2000 afin d’aider les jeunes de 16 à 25 ans en difficultés sociales et professionnelles à s’insérer.

J’ai donc pris contact avec la responsable de l’école de la seconde chance située à Mulhouse qui est prête à s’associer à ce projet. Il est maintenant nécessaire de décliner des hypothèses de déroulement de l’intervention.

1.5) Management de projet

Afin de suivre les différentes étapes du projet et de mesurer son évolution, j’ai établi un certain nombre d’outils ainsi que des fiches108.

106 cf Annexe 1 : mail de réponse de N. JEKER WASMER.
107 Données recueillies sur le site de Sémaphore Mulhouse.
108 Cf Annexes 2 à 11.

Cadrer le projet est la première action à effectuer en planifiant l’ensemble des actions à mener avant le projet. Ensuite, il faut conduire le projet ce qui permet, une fois le projet lancé, de gérer les aléas et contretemps éventuels. Enfin, il s’agit de conclure le projet en créant des outils d’évaluation.

Mise en œuvre du CIVIS  contenus de l’action et l’évaluation

2) Contenus de l’action

2.1) Les conditions pour la réussite du projet des jeunes

Nous évoluons dans une société où l’insertion des jeunes en difficultés sociales et professionnelles est de plus en plus difficile. Les jeunes sont envahis d’inquiétudes, de doutes quant à leur avenir professionnel. Pour affronter l’incertitude, il faut avoir des repères, ce qui complexifie la situation pour des jeunes en manque de repères.

Pour éviter de basculer du projet existentiel au projet opérationnel, il faut suivre les cinq étapes développées par J.P. Boutinet : Sujet, Objet, Rejet, Trajet et Surjet.

Tout projet implique qu’il faut cerner au départ le client ainsi que ses attentes. « Le chef de projet doit ensuite s’assurer de la faisabilité du projet, pour se faire il doit faire une première estimation de la durée du projet ».

Avant la mise en place du projet, il est très important de conduire un travail de conceptions et d’études détaillées du projet pour pouvoir le découper en plusieurs tâches.

Ces paronymes du projet accompagnent toute conduite de projet mais entretiennent avec elle des relations d’opposition sur le mode de paradoxes.

Le projet implique un sujet

Le projet renvoie à son auteur-sujet « qui montre sa capacité à concevoir et à réaliser ses propres intentions » (Boutinet, 2011, p.85) .

De ce fait, le projet exprime une intention plus ou moins abstraite qui est produite par un sujet concret. Elaborer un projet renvoie à recourir à son auteur qu’il soit individuel ou collectif (Boutinet, 2011, p.85) .

109 Boutinet, J.P. Texte issu des « Cahiers de l’actif ». N°266/267 Dossier : « Le projet en quête de sens ».
110Cours de Management du projet de Madame Ben-Abid
111Boutinet, J.-P. (2011) . Psychologies des conduites à projet, Que sais-je ? Puf, pp.85&86.

Elaborer un projet amène également à se poser des questions sur le coût, sur l’appartenance du projet ainsi que ce qu’il va apporter au sujet (Boutinet, 2011, p.85).

Le projet vise un objet

« Pas de projet sans un objet visé » (Boutinet, 2011, p.86) . L’objet visé peut appartenir à l’une ou l’autre catégorie:

  • Un objet visé existant mais à réhabiliter : le projet de réforme ou le projet de rénovation.
  • Un objet existant mais hors d’atteinte, momentanément inaccessible: le projet d’exploration spatiale, le projet de recherche, le projet de vacances dans un pays lointain.
  • Un objet inexistant à façonner : le projet de dispositif technique, le projet d’architecture, le projet de vie.

Le projet travaille sur le rejet

En privilégiant l’objet visé, « le sujet-auteur exclut d’autres objets » (Boutinet, 2011, p.86) . Son choix procède souvent par élimination, « en jetant de côté les objets qui n’entrent pas actuellement dans le champ de ses intentions » (Boutinet, 2011, p.86) .

Le rejet est à envisager à un triple niveau:

  • Rejet en amont d’opportunités, de situations, d’expériences réalisées considérées les unes et les autres comme momentanément non significatives.
  • Rejet momentané des objets considérés comme non consonants avec les intentions actuelles de l’auteur.
  • Rejet différé en aval de projets prématurément vieillis, concrétisés dans des objets devenus obsolètes et encombrants.

Le projet s’intègre dans un trajet

Tout projet s’inscrit dans une trame historique fait d’une suite d’expériences jetées par l’auteur dans le temps. « Expériences qui se renforcent, se contredisent, s’opposent, s’ignorent… Au sein d’une conduite à projet, deux trajets se constituent ainsi qui restent à articuler en permanence » (Boutinet, 2011, p.87)  :

  • Un trajet en amont, celui de l’histoire personnelle de l’auteur ou de son organisation de rattachement. Ce trajet intègre à sa façon une pluralité de trajectoires, chaque trajectoire récapitulant une histoire bien précise, celle de l’auteur ou des acteurs concernés, celle de l’organisation ou de l’équipe-projet, celle aussi du produit ou de l’objet sur lequel porte l’innovation… (Boutinet, 2011, p.87)
  • Un trajet en aval qui esquisse à l’aide d’une ou deux trajectoires anticipées les étapes envisageables pour réaliser le projet en cause (Boutinet, 2011, pp.87&88) .

Le projet génère un surjet

Le projet génère des surjets, des liens avec d’autres projets, d’autres acteurs. « Le surjet soulève le problème de la validation sociale des projets pour leur éviter de se laisser prendre à la dérive de prétentions narcissiques ou de perceptives irréalistes » (Boutinet, 2011, p.88) .

Ces 5 paronymes font partie d’une méthodologie du projet et « permettent d’appréhender des composantes essentielles » (Boutinet, 2011, p.89) .

Schéma explicatif des cinq paronymes évoqués par Jean-Pierre Boutinet

Schéma explicatif des cinq paronymes évoqués par Jean-Pierre Boutinet

112 Boutinet, J.-P. (2011) . Psychologies des conduites à projet, Que sais-je ? Puf, pp.87-89.
113 Boutinet, J.-P. (2011) . Psychologie des conduites à projet, Que sais-je ? Puf, p.89.

3) Présentation des séquences

Par la suite, je mettrais des séquences de travail en place mensuelles, ciblées sur le sujet du contrat d’insertion dans la vie sociale. Ces séquences vont s’appuyer sur des grilles de travail que je mettrais également en place. Elles porteront essentiellement sur la notion du CIVIS ainsi que sur la loi du 18 janvier 2005.

114 Cf Annexes 12 à 28

Le premier atelier portera sur la notion du CIVIS avec tout d’abord les bénévoles ainsi que la responsable des Restaurants du Cœur.

Le deuxième atelier portera sur la loi du 18 janvier 2005.

Les autres séquences porteront sur la mise en place du CIVIS au sein des Restaurants du Cœur, sur le rôle de chaque bénévole et intervenants extérieurs.

Un projet ne peut se conclure sans une évaluation.

X] L’évaluation

Tout projet mené comporte à la fin de son lancement, une évaluation. Elle permet au chef de projet ainsi qu’à son équipe de voir ce qui a fonctionné, ce qui est à refaire, ce qu’il faut garder.

Selon Marc-Henry Broch et Françoise Cros115, l’évaluation de projet est considérée comme :

115Broch, M.- H. & Cros, F. Evaluer le projet de notre organisation, Lyon, Chronique sociale, p.27.

« Un acte social, inséré dans un tissu fait d’individus travaillant dans le même organisme ;

Un acte méthodologique en ce qu’il nécessite des compétences dans l’élaboration et l’utilisation d’instruments pertinents dans un ensemble cohérent de procédures et de processus ;

Un acte stratégique qui s’inscrit dans une relation entre le commanditaire et les acteurs du projet ;

Un acte décisionnel comme l’évaluateur choisit la manière dont il va conduire l’évaluation du projet et il va négocier avec les différentes instances de l’entreprise, y compris avec le commanditaire ».

1) Phases d’évaluation

Ces étapes sont fondamentales puisqu’elles vont permettre d’évaluer, de corriger, de réajuster, d’élaborer autre chose au sein de la structure.

Pour établir une bonne évaluation sept phases vont être nécessaires :

  • Définir les limites des actions et objectifs évalués,
  • Définir le niveau d’évaluation dans lequel on se situe. Ex ante ou ex post,
  • Vérifier la qualité de nos objectifs,
  • Construire des critères d’évaluation pertinents,
  • Déterminer les indicateurs d’évaluation,
  • Sélectionner les données essentielles afin d’alléger le processus,
  • Déterminer les moyens de collecte et de traitements des données,
  • Utiliser de façon adéquate les résultats de l’évaluation.

2) Modalités de l’évaluation

L’évaluation du projet mis en œuvre se déroulera dans un premier temps en milieu de formation avec les jeunes, les intervenants ainsi que l’équipe projet lors d’une rencontre.

Puis, dans un second temps, l’évaluation se déroulera au terme de la formation afin de savoir si le projet a été pertinent. L’évaluation ne s’arrêtera pas à la fin de la formation, mais continuera par la suite.

L’ensemble des étapes nécessaires à l’élaboration d’un projet a été présenté et décrit. Je terminerais ce travail de recherches par une conclusion.

Conclusion

J’arrive à la fin de mes deux années de recherches et de travail sur un sujet qui me tenait à cœur. Réaliser un tel travail m’a permis d’apprendre beaucoup de nouvelles choses, de côtoyer de nouvelles personnes, de penser autrement, de faire face aux déceptions rencontrées lors de mes recherches, à la fatigue accumulée entre travail, stages et cours. Mais au final se fut une belle découverte et un beau chemin parcourut.

« L’exclusion sociale est une problématique de plus en plus citée dans la Société actuelle » (Baby, Rousseau & Langlois, 2003, p.3)116 . J’ai pu me rendre compte qu’au fil des années, l’insertion des jeunes est devenue très difficile sur le marché du travail, même pour des jeunes diplômés.

Le dispositif de formation et d’insertion professionnelle des jeunes présente, en dépit de ses réorientations successives, une efficacité limitée (Delahaye, 1994, p.136)117 .

C’est pourquoi, je pense que mettre un tel dispositif en place permettrait aux jeunes de se « trouver » et de prendre confiance en eux. Mais le problème de la crise va peut être, être un frein pour les jeunes à se lancer dans une formation, puisque le monde du travail se restreint et des emplois se suppriment.

Néanmoins, il reste certains domaines qui ne connaissent pas cette crise. Ce sont vers ces domaines là, qu’il faut envoyer les jeunes à la formation.

116 Baby, A., Rousseau, N. &Langlois, L. (2003) . Vaincre l’exclusion scolaire et sociale des jeunes : vers des modalités d’interventions actuelles et novatrices, Presses de l’université du Québec, p.3.
117Delahaye, V. (1994) . Rapport sur la politique de lutte contre le chômage, l’exclusion et la mutation de l’action sociale, La documentation française, p.136.

Bibliographie et Rapports

Bibliographie et Rapports - Les Jeunes : une génération face à la précarité

Pour citer ce mémoire (mémoire de master, thèse, PFE,...) :

La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
Les Jeunes : une génération face à la précarité
Auteur·trice·s :
Laetitia KALLFASS
Laetitia KALLFASS
Année de soutenance :
2012
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