La prise en charge des élèves autistes en France

  1. Comment favoriser l’inclusion des élèves autistes ?
  2. Marine ERBA
  3. L’autisme : définition et l’origine de l’autisme
  4. Le diagnostic de l’autisme et la prise en charge
  5. La scolarisation des élèves autistes en France
  6. La prise en charge des élèves autistes en France
  7. L’adaptation des enseignements aux élèves autistes
  8. Des stratégies en faveur des apprentissages ?
  9. L’autisme, régulation des comportements-défis en classe
  10. Les outils de recherche : l’inclusion des élèves autistes
  11. Les entretiens semi-directifs: les élèves autistes 
  12. Analyse des données: les difficultés de l’élève autiste
  13. Analyse des hypothèses: les élèves autistes 

La prise en charge des élèves autistes en France

2.3 La prise en charge des élèves autistes en France

Lorsqu’un élève est en situation de handicap, il est possible de faire une demande d’AESH (Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap) à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Sa présence n’est ni un préalable ni une condition à la scolarisation de l’élève; il est au contraire nécessaire que l’élève soit inscrit dans un établissement scolaire afin que les parents puissent en faire la demande.

L’AESH accompagne un ou plusieurs élèves en situation de handicap au quotidien dans sa scolarisation. C’est une aide humaine qui peut être attribuée quels que soient la nature du handicap et le niveau d’enseignement.

Elle peut être individualisée (AESH-i) et attribuée à des élèves qui ont besoin d’attention soutenue. Elle accompagne alors et aide un enfant sur un temps donné. Elle peut être aussi mutualisée (AESH-mut) et est alors destinée à répondre aux besoins d’accompagnement d’élèves qui ne requièrent pas une attention soutenue et continue.

Elle aura alors différents élèves avec différents créneaux horaires. Enfin, elle peut être aussi collective (AESH-co) et aide l’intégration scolaire d’un groupe d’élèves en ULIS au sein d’une école ou d’un établissement (Bintz, 2014). Elle a de nombreuses missions mais aussi certaines limites.

En effet elle ne peut pas se substituer à l’enseignant et doit être guidée par celui-ci pour mettre en place les bonnes compensations nécessaires à l’élève. Elle doit par ailleurs favoriser l’autonomie de l’élève, et essayer de créer avec lui un lien de confiance.

À partir de la demande à la MDPH, l’équipe éducative est chargée de l’évaluation des besoins en matière de prise en charge et élabore alors un projet personnalisé de scolarisation (PPS).

Le PPS est un carnet de route pour l’ensemble des acteurs contribuant à l’accompagnement et à la scolarisation de l’élève. Il évalue les besoins, les mesures à mettre en œuvre et identifie des modalités de scolarisation adaptées à la situation de l’élève (aménagements de l’environnement scolaire, de l’emploi du temps, etc. …).

Puis, c’est la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui étudie le dossier et qui estime le besoin d’une aide humaine pour favoriser l’inclusion de l’élève en situation de handicap.

Elle prend la décision finale de lui attribuer une AESH ou non.

En France, selon la loi du 11 février 2005, la scolarisation dans une classe ordinaire au plus proche du domicile des parents est accessible de plein droit à tous les élèves en situation de handicap, quelles que soient leurs difficultés, sauf si le PPS prévoit des aménagements particuliers non présents dans l’établissement.

Il existe ainsi des dispositifs qui permettent la scolarisation des élèves en situation de handicap au sein d’établissements scolaires ordinaires, tels que les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), anciennement Unité pédagogique d’intégration (UPI), ou avant la rentrée de septembre 2015, des classes pour l’inclusion scolaire (CLIS), appelés classes d’intégration scolaire avant 2009 (Garnier, 2016).

Pour les élèves autistes, il existe également des ULIS spécialisées (ULIS TED).

Pour améliorer la prise en charge et l’accompagnement des élèves autistes en France, le gouvernement a mis en place différents plans depuis 2005 : le premier plan autisme, intitulé « Un nouvel élan pour l’autisme », a été mis en application de 2005 à 2007. Ce fut une première réponse utile qui a permis la création d’un Centre Ressources Autisme (CRA) par région française, mais elle fut tout de même insuffisante.

Le second Plan Autisme a été lancé de 2008 à 2010. Puis, le troisième Plan Autisme a été mis en place de 2013 à 2017.

Enfin, le quatrième Plan Autisme de 2018 à 2022 est en cours. Il s’agit à chaque fois de mettre en place un ensemble de mesures avec des actions prioritaires comme le diagnostic précoce, l’accompagnement depuis l’enfance, le soutien aux familles, la recherche ou encore la formation des acteurs de l’autisme.

La communication et le milieu de l’enseignement supérieur

Enfin, le Ministère de l’Education Nationale (2009) appuie sur l’importance des collaborations avec les parents mais aussi entre les intervenants de l’école dans la prise en charge des élèves en situation de handicap.

Un rapport de confiance, des échanges fréquents et une transparence réciproque est indispensable.

L’enseignant, les parents, les professionnels (orthophoniste, psychologue, SESSAD, AESH…), tous doivent œuvrer pour comprendre les besoins spécifiques de l’élève et s’impliquer dans la réussite personnelle de celui-ci.

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