Irak : l’actualité du terrorisme chimique et biologique

  1. La menace terroriste chimique et biologique
  2. Le gaz sarin, un danger inodore et invisible
  3. Le gaz moutarde, les armes chimiques
  4. La propagation des armes biologiques
  5. Le bioterrorisme, les armes biologiques
  6. Etats et menaces terroristes chimiques et biologiques
  7. Le processus de destruction des armes chimiques
  8. Le cas des fabrications d’armes chimiques
  9. Irak : l’actualité du terrorisme chimique et biologique
  10. Les stocks libyens des armes chimiques
  11. Le poids de la menace d’utilisation d’armes chimiques
  12. Le gouvernement et l’utilisation de la menace terroriste
  13. Plans de défense nationaux et la lutte contre le terrorisme
  14. Les plans spécialisés NRBC et le terrorisme chimique

Irak : l’actualité du terrorisme chimique et biologique

Seconde partie : un dangereux contexte géopolitique

« On se défend lorsqu’on dispose de moyens suffisants ; on attaque lorsqu’on dispose de moyens plus que suffisants ».
L’Art de la guerre de Sun Tzu

Comme démontré précédemment, les Etats se sont dotés de nombreux traités internationaux dans le but de maintenir la paix et d’éviter une guerre chimique ou biologique (titre 1).

Malgré toutes ces dispositions, certains pays sont en possession d’armes de ces types, et il est légitime de redouter de le pire. Toutefois, il est important de se poser la question de savoir si le gouvernement ne profite pas de cette menace terroriste pour imposer un pouvoir de moins en moins démocratique (titre 2).

Titre 1 : la présence de nombreuses armes chimiques dissimulées malgré les accords internationaux

Pour comprendre l’ampleur de la menace il faut d’abord prendre connaissance de l’actualité dans le monde sur ce sujet (chapitre 1), car certains pays disposent d’un arsenal de guerre malgré toutes les dispositions internationales les interdisants.

Ces armes mises à la disposition de pays peu scrupuleux représentent une menace d’envergure (chapitre 2).

Chapitre 1 : l’actualité du terrorisme chimique et biologique dans le monde

Les informations qui parviennent au grand public sont à prendre avec précaution, car les médias sont obligés de contrôler ces informations et les chefs d’Etats ne peuvent pas tout dévoiler, dans les soucis de maintenir une certaine tranquillité et éviter de faire sombrer leurs pays dans la terreur et la crainte.

Quoiqu’il en soit, certaines informations inquiétantes ont filtré.

En effet, du matériel a été volé en Irak (section 1), et les autorités craignent ainsi de voir l’Etat Islamique se servir de ce matériel dans le but de créer une bombe chimique.

L’Etat clé dans le domaine des armes chimiques et biologique est la Libye (section 2) en raison de son histoire récente.

Section 1 : du matériel radioactif volé en Irak suscite la crainte de voir Daesh construire une bombe chimique

L’information concernant ce vol n’est pas passée inaperçue, et les de nombreux Etats redoutent une attaque chimique (§1). Toutefois, la coalition internationale a riposté dans le but d’éradiquer cette menace, même si cet objectif est impossible à atteindre (§2).

§1. La crainte d’une attaque

A l’heure actuelle, les autorités irakiennes sont entrain de rechercher des matières radioactives très dangereuses qui leur auraient été volées à l’automne dernier, et craignent qu’elles soient entre les mains de l’Etat Islamique.

En effet, les matériaux étaient stockés dans un étui de protection de la taille d’un ordinateur portable, et auraient disparu, toujours selon les autorités irakiennes, alors qu’ils étaient dans une installation de stockage américaine de la base de Bassorah en novembre dernier, selon les documents du ministère de l’environnement36.

En effet, cette information proviendrait d’un document du 30 novembre 2015, qui serait adressé au Centre du ministère pour la prévention de la radiation, et décrirait le vol d’une « source radioactive très dangereuse d’IR-192 avec activité hautement radioactive, dans un dépôt situé dans la zone de Rafidhia, dans la province de Bassorah ».

Suite à ce vol, un haut responsable du ministère de l’Environnement de la ville de Bassorah a déclaré que le dispositif contenait jusqu’à 10 grammes de capsules d’IR-192, un isotope radioactif d’iridium notamment utilisé pour traiter les cancers.

Ces matériaux sont classés dans la catégorie 2 par l’Agence internationale de l’énergie atomique, ce qui implique qu’il peut être fatal à toute personne se trouvant à proximité, en quelques jours, voire quelques heures seulement.

A l’heure actuelle toutefois, rien n’indique que le matériau soit entre les mains de l’Etat Islamique, car les combattants de Daesh ne sont pas présents dans cette partie de l’Irak.

Toutefois, l’EI a déjà par le passé fait usage d’armes chimiques: Daesh a en effet attaqué les forces kurdes au gaz moutarde lors d’une bataille près d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, en août 2015. Suite à cette attaque, près de 35 soldats sont tombés gravement malades.

Le genre de bombe qui pourrait être fabriqué à l’aide des matériaux qui ont été volés combine des matières nucléaires avec des explosifs conventionnels pour contaminer une zone par rayonnement, contrairement à une arme nucléaire, qui utilise la fission nucléaire pour déclencher une explosion beaucoup plus puissante.

Ainsi, Europol redoute sérieusement de nouvelles « attaques d’ampleur », notamment en France, car selon un rapport européen, l’Etat Islamiste est désormais en capacité de préparer des attentats de grande ampleur dans une relative discrétion, et les djihadistes adapteraient leurs projets en fonction des « circonstances locales ».

36 Source : https://francais.rt.com/international/15906-materiel-radioactifs-vole-irak-daesh

« Une campagne d’attaque d’ampleur », voilà ce que pourrait attendre prochainement l’Europe, selon les déclarations de Rob Wainwright, directeur d’Europol. Le patron de l’organisme policier européen à présenté ce lundi les conclusions d’un nouveau rapport sur la menace terroriste à l’occasion du lancement officiel à Amsterdam d’un nouveau Centre européen de contre-terrorisme.

§2. La riposte de la coalition internationale

En mars 2016, les médias faisaient état d’une frappe des installations d’armes chimiques de Daesh par la coalition internationale.

En effet, la capture d’un expert en armes chimiques du groupe Etat Islamique a permis à la coalition internationale de frapper des installations de l’organisation djihadiste.

« La coalition a mené de multiples frappes aériennes qui ont perturbé et dégradé la capacité de l’Etat Islamiste à produire des armes chimiques », selon Peter COOK, le porte-parole du Pentagone. Il précise par ailleurs que ces frappes n’auraient pas été possibles sans les informations obtenues suite à la capture d’un spécialiste en armes chimiques de l’EI, capturé par les forces spéciales américaines.

L’homme capturé, Souleymane Daoud al-Bakkar, alias Abou Daoud, était « émir de l’EI pour la fabrication d’armes chimiques et traditionnelles ».

Toutefois, le porte parole est resté flou sur ces bombardements, ne précisant ni le lieu ni la date de ces attaques, et n’indiquant pas non plus la nature des installations visées (s’il s’agissait de site de fabrication ou de sites de stockages), en déclarant seulement que « la coalition avait pris en compte le risque pour les populations civiles », puisque le bombardement d’installations chimiques peut s’avérer particulièrement dangereux en raison de la nature même des armes, et peut même s’avéré fatal si les populations sont touchées par ces produits.

Il est donc difficile d’avoir plus de précision sur le sujet. Selon le New-York Times, réputé pour être sérieux, la coalition a mené deux attaques près de Mossoul en Irak, visant un site de production d’armes chimiques, et une « unité tactique » (groupe de combattants liés à ces armes).

En février 2016, le coordinateur du renseignement américain, James Clapper, et le directeur de la CIA, John Brennan, avaient pour la première fois accusé ouvertement l’Etat Islamiste d’avoir utilisé des armes chimiques en Irak et en Syrie, et notamment du gaz moutarde.

Toutefois, les cas avérés d’utilisation de ce gaz par les djihadistes extrémistes semblent être rares, et il n’y a pas de victimes officiellement confirmées pour l’instant.

Cliquez sur suivant article pour lire la suivante partie de ce mémoire:

Abonnez-vous!
Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études !
Publier son mémoire!
WikiMemoires - Publier son mémoire de fin d’études !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *