Différence : la coopérative, la micro finance, et la banque

Différence : la coopérative, la micro finance, et la banque

I.1.10. Notion de micro finance

La micro finance peut être définie comme l’ensemble des services financiers (services d’épargne et services de crédit) offerts à des petits opérateurs économiques des zones rurales et du secteur informel des milieux urbains et périurbains.

Ces services sont offerts par des institutions spécialisées appelées institution de micro finance ou système financier décentralisé. D’après certains, la Micro finance est un outil qui permet de préparer les populations à faibles revenus à accéder au système bancaire.

Pour WOLFENSEN, Président de la Banque Mondiale cité par (MUNAHA.J, 2014): « la Micro finance représente un des outils que nous utilisons pour essayer de réduire la pauvreté ».

Pour les spécialistes, « la Micro finance regroupe une variété d’expériences d’épargne et/ou de crédit, diverses par la taille, le degré de structuration, la philosophie, les objectifs, les moyens techniques, financiers et humains mis en œuvre pour les populations à la base avec ou sans le soutien technique et/ou financier des partenaires vêtements décents, être malade et ne pas pouvoir se faire soigner ; c’est être illettré et sans instruction.

Les personnes démunies sont particulièrement exposées à des événements extérieurs qui échappent à leur contrôle : maltraitées par les institutions et la société, n’ont les moyens de se faire entendre, ni d’exercer une influence quelconque »

Selon Loi-11-020-du-15-septembre-2011-fixant-les-regles-relatives-a-la-micro finance-en- RDC Micro finance : l’offre, à titre habituel, de services financiers incluant des personnes n’ayant pas accès au système bancaire classique.

1.10.1. Principes de base de fonctionnement des institutions de micro finance

Chaque type d’organisation, chaque entreprise a ce qu’il convient d’appeler sa culture organisationnelle, c’est-à-dire un ensemble de valeurs auxquelles tous ses membres croient profondément.

Toute règlementation concernant ce type de structure et qui cherche à être appliquée sans heurt, doit s’efforcer de tenir compte de ces valeurs autrement elle risque d’être boudée et ne pas être suivie.

Les Institutions de microfinance IMF ont également leurs principes de fonctionnement qui traduisent leurs valeurs et qui inspirent leur réglementation. Les institutions de micro finance à travers le monde s’inspirent des cinq principaux modèles présentés dans le tableau suivant :

Tableau 2: Principaux modèles influençant le développement des institutions de micro finance. Modèle Objet Principes

__________________________________________

Modèle Objet Principe
1/ RAIFFEISEN 1849 (Allemagne)
Faciliter aux agriculteurs l’accès aux crédits
1. Basé sur la morale chrétienne ;
2. Transactions limitées aux membres ;
3. Responsabilité illimitée des sociétaires ;
4. Zone d’action limitée ;
5. Gratuité des fonctions des dirigeants ;
6. Constitution d’un fonds collectif de réserve.
2/ SCHULZE DELITZSCH (Allemagne 1957)
Faciliter aux artisans, aux petits commerçants l’accès aux services financiers
1. S’adresser uniquement au groupe ciblé ;
2. obligation de participation des membres à la direction et à la gestion ;
3. constitution du capital social versement au comptant des cotisations ;
4. caution solidaire des sociétaires ;
5. Répartition des bénéfices (trop perçu) entre sociétaires.
3/ LUZZATI (Italie) Fournir des services financiers aux populations rurales
1. Réduction et transférabilité des parts sociales ;
2. Responsabilité des membres ;
3. Gratuité de l’administration ;
4. Constitution annuelle du fonds de réserve.
4. DESJARDINS (Canada) 1900
Offrir des microcrédits aux exclus des banques classiques exploitées par les usuriers
1. Parts sociales réduites ;
2. capital variable ;
3. parts rachetables par les membres ;
4. Constitutions des fonds de réserve ;
5. Limitation de territoire à la base géographique de la paroisse ;
6. vote démocratique (un homme, une voix ;
7. Gratuité des fonctions électives
5. GRAMEEN BANK (BENGLADESH) 1980
Aider les pauvres surtouts les femmes à financer leur petit commerce
1. Prêt et épargne par petits groupes de gens qui se connaissent ;
2. Plafond individuel de crédit 100$ US ;
3. Echéance maximum 3 mois ;
4. Garantie sous forme de caution mutuelle ;
5. Proximité géographique ;
6. Ne pas laisser l’argent de la compagne aller en ville ;
7. Contrôle mutuel des emprunteurs ;
8. Financer uniquement les activités génératrices de revenus ;
9. Solidarité entre emprunteurs ;
10. adaptation de garantie à l’objet du crédit.

__________________________________________

De tous ces modèles de micro finance dans le monde, celui de GRAMEEN BANK a largement influencé les institutions de micro finance en RDC. Ses principes constituent une synthèse de quatre modèles précédents.

C’est pour cette raison que même les Coopec promues par Desjardins n’ont pas hésité après rupture de leur financement par l’ACDI à intégrer le mouvement mondial de micro finance soutenu par les institutions internationales de financement (CHISOMA M. , 2007).

I.1.11. La différence entre la coopérative, la micro finance, et la banque

A. Une société coopérative

Une société coopérative est une entité économique fondée sur le principe de la coopération donc elle est une société dans laquelle chaque membre possède une voix et, où le capital et les membres sont variables, appartenant aux membres appelés coopérateurs.

On peut adhérer et démissionner quand on veut, justification que les membres et le capital sont variables.

coopérative micro finance - Différence : la coopérative, la micro finance, et la banque

Une coopérative est un groupement économique associatif caractérisé par l’égalité des droits de chacun de ses membres quant à sa gestion et par une répartition égalitaire de ses bénéfices (Microsoft Encarta, 2014).

Selon l’Article 1 de la (Loi no 002/2002, 2002), les coopératives sont des groupements des personnes dotées de la personnalité juridique, qui poursuivent principalement un objectif social à travers les services rendus à leurs membres. Cet aspect les distingue des sociétés commerciales dont les activités ont pour but premier la réalisation du profit.

Une coopérative est aussi la combinaison d’un regroupement de personnes et d’une entreprise fondée sur la participation économique des membres, en capital et en opérations.

Son organisation et son fonctionnement sont caractérisés par des principes et des valeurs qui confèrent à chaque coopérative un caractère universel, quel que soit son objet ou son secteur d’activité. Une partie de ses principes et valeurs, comme la démocratie à travers l’égalité de voix entre les membres, est traduite en norme juridique.

Elle est ensuite une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement. Elle a pour objectif, maximiser la satisfaction des besoins de leurs membres par la mise en commun des moyens. (BCC 2014).

B. La Banque

Dans la définition la plus large et la plus courante, la banque est le commerce de l’argent. Sont considérées comme banques, les entreprises qui font profession habituelle de recevoir du public, sous forme des dépôts ou de crédit ou autrement, de fonds qu’ils emploient pour leur propre compte, en opérations d’escompte ou en opérations de crédit, en opérations financières (Loi n°03/002 du 02/2002, 2002).

Les banques sont tenues, au moment de leur inscription sur la liste des banques agréées, de disposer d’un capital libéré à concurrence d’un montant minimum d’USD 30 millions fixé par la Banque Centrale du Congo.

Ce montant constitue un plancher et l’institut d’Emission, au moment de l’agrément d’une banque, se réserve le droit d’exiger plus en fonction des prévisions d’activités lui soumises.

Les banques agréées existantes doivent veiller en permanence à ce que leurs propres prudentiels leur assurent le niveau de solvabilité requis. Toute banque doit vérifier à tout moment que son actif excède effectivement d’un montant au moins égal au capital minimum le passif dont il est tenu envers les tiers.

Les fonds propres des banques ne peuvent, en aucun moment aussi devenir inférieurs au montant du capital rninimum (BCC, 2013).

I.2. Etudes antérieurs

Toutefois, plusieurs études ont déjà été menées dans le même angle que le nôtre et l’analyse de résultat de ces études nous a montré parfaitement comment nous devrions orienter notre analyse. Il s’agit donc du travail tel que de :

1. David ASSOLY NZOHO dans son travail intitulé « Problématique de l’audit interne dans la gestion des entreprises publiques, cas de la SNCC, Mémoire inédit, ISC-Kisangani, 2009 » sa principale préoccupation consistait à savoir s’il existait un service d’audit financier au sein de la SNSC d’abord, quelle était l’étendue de sa couverture ensuite et s’il contribuait à l’amélioration de sa gestion.

Au terme de son analyse toutes ses hypothèses avaient été confirmée ou il a reconnu la valeur du service de l’audit interne au sein de la SNSC et que celui-ci a pu jouer sur le patrimoine de la SNSC ;

2. Merton ROBERT, dans son mémoire « Problématique de l’audit externe dans les banques congolaises, cas de la Rawbank-Kin, Unikin, Mémoire inédit, ISC-Gombé, 2008 » sa préoccupation consistait à savoir et à apprécier le degré d’application de l’audit financier à la Rawbank Kinshasa, au fil de son étude, il a conclu que l’application d’un référentiel d’audit au sein de la Rawbank Kinshasa dépend de la qualité des formateurs auditeurs institué au sein de la dite banque.

Loin de nous situer au même degré de raisonnement que cette panoplie des chercheurs, nous allons à notre humble niveau focaliser notre réflexion dans ce terme :

« Pratique de l’audit financier dans les IMF et coopécs en ville de Butembo, nous nous efforcerons de répondre si non d’apporter des éléments nouveaux répondant à nos propres interrogations cité précédemment dans la partie introductive et cela nous démarquera des travaux d’études antérieurs ci-haut citées.

Conclusion partielle

Dans ce chapitre il a été question de donner ce qui est déjà di et ce qui est déjà fait par rapport à notre sujet. Et pour y parvenir, nous l’avons subdivisé en deux parties principales.

La première partie consacrée à la revue de la littérature théorique pour mieux comprendre les concepts qui interviendront dans ce travail. Cette partie a traité des généralités sur l’audit et la notion sur micro finance.

La deuxième partie traite de la revue de littérature empirique autrement dit des études déjà faites par nos prédécesseurs pour voir ce qui est déjà fait et présenter ce que nous allons faire.

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