Conditions bancaires et la prévision des flux de trésorerie

  1. Gestion de la trésorerie : Cas des PME
  2. La conception de la trésorerie des PME
  3. Outils de l'analyse patrimoniale : analyse de la liquidité, de la solvabilité et de l'équilibre financier
  4. L'approche fonctionnelle : Trésorerie de l'entreprise PME
  5. Instruments d'analyse de trésorerie – Approche fonctionnelle
  6. Détermination de la trésorerie par les flux
  7. L'excédent de trésorerie: exploitation et financements
  8. Les enjeux de gestion de trésorerie
  9. L'erreur d'équilibrage – Gestion de la trésorerie
  10. Le rôle du trésorier et sa place dans l'entreprise
  11. Les trésoriers et les banques: liquidité et solvabilité
  12. Environnement financier de la trésorerie et gestion des risques
  13. L'environnement financier de la trésorerie : les prévisions
  14. Prévision financières à court terme: le budget de trésorerie
  15. Méthodes de prévision de la trésorerie et Problèmes
  16. Structure des tableaux – Gestion de la trésorerie
  17. Utilité de budget de trésorerie
  18. Les prévisions de trésorerie de fin d'année
  19. Plan de trésorerie ou budget de trésorerie
  20. Conditions bancaires et la prévision des flux de trésorerie
  21. Les prévisions financières à très court terme
  22. Les financements de trésorerie – Crédit interentreprises
  23. Les placements – Gestion de la trésorerie
  24. Les différentes formes de placement pour l’entreprise
  25. Le risque de crédit et la gestion de risques financiers
  26. Cause de risque de marché de l'entreprise
  27. La position totale de l’entreprise: les risques
  28. La gestion des risques de liquidités et de signature
  29. Gestion de la trésorerie – Cas de MA.BU.CIG
  30. La gestion permanente de la trésorerie
  31. Le contrôle de la trésorerie : pointage et contrôle de caisse
  32. La définition et l'élaboration du budget de trésorerie
  33. Gestion des excédents et des déficits de la trésorerie
  34. Calcul du Besoin de Financement d’Exploitation
  35. Analyse du contenu du BFE

C- les conditions bancaires
Avec l’ouverture de l’économie nationale et la libéralisation progressive des échanges, les autorités monétaires ont progressivement laissé une part d’initiative au marché dans la fixation des taux d’intérêt. Les banques font supporter aux entreprises, en plus du taux nominal, des frais et des commissions divers et appliquent aux opérations bancaires des dates de valeurs différentes des dates réelles. De ce fait, le taux nominal du crédit traduit rarement le taux réel supporté par l’entreprise.
Les relations banques – entreprises  sont régies par un ensemble de conditions appliquées aux flux gérés par le trésorier. La notion de la condition bancaire recouvre trois types de règles  relatives aux dates de valorisation des flux, aux taux d’intérêts, aux commissions et aux frais appliqués aux entreprises.
L’entreprise doit faire face, aujourd’hui encore à un ensemble de conditions régies par un barème non officiel fixant des conditions standard relatives aux commissions, aux jours réels de débits et de crédit en compte, aux marges appliquées aux crédits.
Les valeurs (chèques, effets et virements…) s’échangent entre des partenaires situés tous les deux dans la même ville ou dans des villes (ou zones) différentes.
Le Maroc est divisé en zones par Bank al Maghreb qui relèvent en principe d’une agence de la Banque centrale; exemple la zone (Casablanca, Mohammedia, Berrechid,) relève de la compétence de la succursale de Bank Al Maghreb Casablanca.
Les échanges de valeurs à l’intérieur de la même zone sont dits des opérations sur place.
Les échanges effectués entres des agents situés dans deux zones différentes sont dits hors place.
1- La condition standard
En nombre de jours de valeurs (cf. tableau: dates des valeurs appliquées.) Les conditions de jours de valeur sont fixées par Bank Al Maghreb, c’est une réglementation cadre qui peut faire l’objet de Négociation.
La compensation bancaire (sur place)
(1) Remise de chèque samedi 3/04
BENEFICIAIRE
DEBITEUR
(2)Remise à l’encaissement
Lundi 5/05 (matin)
BCM agence HassanII
SGMB agence Med V
(3)Envoi le même jour (soir)
(4) Mardi matin) BANK AL MAGHRIB
Compensateur BCM Compensateur SGMB
2- Coût du découvert
Le découvert bancaireLe coût d’un jour de valeur dépend du taux et du montant auquel il s’applique.
Soit i: le taux
S: Le montant et C: Le coût
C = S x i x 360
Si S = 1.000.000 DH i= 12%
Le coût d’un jour de valeur = 1.000.000 x 0,12 x 360
Le taux indicatif de la banque Centrale est le TBB + 3 points. Depuis la libéralisation des taux débiteurs à
Court terme intervenu en février 1996, les banques ont la liberté de fixer leur taux en fonction du client.
Une charge supplémentaire est constituée par les commissions et les frais de gestion du compte et même
Des pratiques de jours de valeurs différentes des dates réelles. Par conséquent le taux supporté par l’entreprise est généralement supérieure au taux nominal.
3- Les commissions
Ces commissions ne sont pas toutes lisibles sur un relevé, il faut demander le détail des commissions et des frais appliqués. La commission de dépassement est de 2 % sur la somme des dépassements de la
Période.
Une commission de découvert peut être appliquée, elle est d’environ 0,5 % mais elle est comprise dans le
Taux.
Quand aux frais de terme du compte une demande de facturation doit être faite pour en évaluer le montant
Réel.
Supposons le taux nominal du découvert est de 11,5 %. Si la banque accorde à l’entreprise un découvert
Du 1èr du mois au 20, l’entreprise remet des chèques sur place le 20 du mois:
Les jours de valeur appliqués sont j + 2 c’est à dire le 22 du mois alors que l’entreprise n’a bénéficié que
De 20 jours,
Le coût réel du découvert sera de 11,5
4- Echelle d’intérêt
22 jours
20 jours
= 12,65 %
C’est un tableau des écritures mensuelles des opérations par date de valeur. Il fait apparaître:
Les mouvements du compte: au débit ou au crédit
Les soldes journaliers liés aux mouvements du compte
Le nombre de jours que le solde est resté inchangé
Le nombre débiteur (créditeurs) produit du nombre de jour par le solde.
Coût du découvert est le total (cf. exemples)
Les intérêts débiteurs =Taux du découvert x Nombre débiteurs
360 000
Plus les commissions de dépassement
Dépassement x 2 %
D) La mise en œuvre de la prévision
La trésorerie  disposant des informations relatives aux flux de trésorerie ainsi que des données prévisionnelles internes à l’entreprise va tenter d’évaluer le montant de ces flux et de les positionner dans le temps afin d’effectuer les prévisions journalières.
Les prévisions au jour sont réalisées à l’aide d’un doc appelé fiche de suivi de trésorerie. Le positionnement correct des sommes nécessite la connaissance précise des conditions de banque. Pour éviter des erreurs, on peut griser les jours au cours desquels il ne peut y avoir certains débits ou crédits.
Lire le mémoire complet ==>
(Gestion de la trésorerie: Cas des PME)

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