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Université kasdi merbah – OUARGLA - Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie
Présentée en vue de l'obtention du diplôme de Doctorat ès sciences en Sciences Agronomiques - 2019/2020

Abondance relative des espèces d’Orthoptères

  1. Inventaire et bioécologie des orthoptères dans la vallée du M’Zab
  2. Vallée du M’Zab : situation géographique et températures
  3. M’Zab : précipitations, humidité relative de l’air et insolation
  4. Diagramme ombrothermique et climagramme pluviométrique d’Emberger
  5. Caractéristiques des stations d’étude, la vallée du M’Zab
  6. Détermination des othoptères, méthodes utilisés au laboratoire
  7. Méthodes d’exploitation des résultats des indices écologiques
  8. Inventaire concernant la faune orthoptérologique (M’Zab)
  9. Estimation de la richesse spécifique et densité des orthoptères
  10. Abondance relative des espèces d’Orthoptères
  11. Espèces d’orthoptères : constance ou fréquence d’occurrence
  12. Diversité d’espèces d’orthoptères: Indices de Shannon-Weaver et Pielou
  13. Analyse factorielle des correspondances : tendances écologiques des Orthoptères
  14. Cycle biologique des principales espèces Acridiennes (M’Zab)
  15. La consommation chez les imagos des espèces Acridiennes, étude qualitative
  16. Etude de la consommation chez les imagos des espèces Acridiennes
  17. Ochrilidia gracilis et acrida turrita

Abondance relative des espèces d’Orthoptères

III.4. Abondance relative

Le (Tableau 19) regroupe l’abondance relative des 47 espèces d’Orthoptères des 9 stations d’études. Les prospections menées entre 2016 et 2019 ont permis de recenser un total de 47 espèces sur neuf stations de la vallée du M’Zab.

Les trois milieux cultivés : Ben Isguen, Ghardaïa et El Atteuf enregistrent respectivement 24, 22 et 18 espèces.

Tableau 19. Abondance relative (%) des Orthoptères dans 9 stations de la vallée du M’Zab

Code Stations
MCBI MCGH MCEA PABI PAGH PAEA MNBI MNGH MNEA
Actu 3,49 3,09 3,47 6,64 6,03 4,38
Trna 0,92 0,74 1,48 3,92 3,33 4,18
Scgr 0,93 0,70 1,01
Demi 0,52
Anae 2,10 3,61 2,22
Caba 0,01
Nosa 1,48 1,30 6,39 7,49 9,36
Head 0,43
Hean 4,89 5,17 5,12 4,40 5,35 3,87
Heha 2,69 3,65 3,81
Heli 4,33 4,27 4,08 3,79
Hemi 0,29
Ocfi 0,92 1,07 1,06 9,75 9,08
Ocge 3,03 3,35 4,91 3,37 8,34 7,75
Ocgr 14,37 14,52 16,31 17,89 20,00 18,48
Ocha 3,23 4,68 11,49
Omaf 1,63
Omlu 1,24
Aipu 1,98 2,05 2,65 2,58 2,82 4,19
Aisi 1,98 1,70 2,02 2,51
Aist 10,80 9,88 10,35 12,46 7,49 6,79
Aclo 4,02 3,20 3,35 14,12 15,91 20,23
Acpa 12,0% 12,75 14,46 11,46 8,06 2,94
Hyca 1,08
Hiae 2,01 2,56 0,23
Lomi 0,11
Mofa 9,33 9,53 11,38
Oese 0,04
Spca 1,23 5,15 5,38 6,70
Spaz 1,67 6,75 7,02
Sppa 0,46 0,64 1,01
Sppr 5,31 7,02
Spob 1,55 1,35 1,30
Spoc 2,16 1,64 1,15
Spru 11,64 11,05 13,10
Spsa 14,37 15,91 17,28
Vofo 1,29 0,88
Eusp 0,10
Pycg 8,12 9,36 10,67 9,05 8,00 7,37 3,19 1,64 2,52
Pyco 7,00 7,73 8,78 7,67 7,04 6,03 3,14 2,63 3,38
Tean 1,85 11,18 11,81 12,38
Tuin 3,81
Tmci 5,61 6,41
Trcy 3,06
Pame 0,83 1,15 4,61 4,34 5,97
Cofu 1,72 3,55 4,89
Phna 1,55 2,76 3,68
47 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100%

MCBI : milieu cultivé Ben Isguen ; MCGH : milieu cultivé Ghardaïa ; MCEA : milieu cultivé El Atteuf ; PABI : palmeraie Ben Isguen ; PAGH : palmeraie Ghardaïa ; PAEA : palmeraie El Atteuf ; MNBI : milieu naturel Ben Isguen ; MNGH : milieu naturel Ghardaïa ; MNEA : milieu naturel El Atteuf

On remarque que les cinq Acridiens les plus abondants (Ochrilidia gracilis, Acrotylus patruelis, Aiolopus strepens, Morphacris fasciata et Pyrgomorpha cognata) renferment plus de 57,5 % des spécimens des trois milieux cultivés.

Les proportions des cinq espèces abondantes se présentent différemment d’une station à une autre durant la période d’étude.

On rencontre deux espèces à très faible abondance dans les milieux cultivés. Ces espèces sont : Calliptamus barbarus (un seul spécimen) dans le milieu cultivé Ben Isguen et Oedaleus senegalensis (trois spécimens) dans le milieu cultivé Ghardaïa.

Globalement, Ochrilidia gracilis est apparue comme l’espèce la plus abondante lors des relevés, puisqu’elle est présente en grande abondance dans les milieux cultivés.

Son abondance varie de (14,4% à 16,3%) dans les habitats cultivés. Acrotylus patruelis vient en deuxième position avec une abondance qui varie de (14,5% à 12%). Aiolopus strepens, Morphacris fasciata et Pyrgomorpha cognata présentent une abondance relative de (8,1% à 11,4%).

Dans les trois palmeraies : Ben Isguen (PABI), Ghardaïa (PAGH) et El Atteuf (PAEA), on a recensé respectivement 18, 16, et 15 Orthoptères, Ochrilidia gracilis enregistre le plus fort pourcentage au niveau des palmeraies.

Abondance relative des espèces d’Orthoptères

Les valeurs de l’abondance de ce Gomphocerinae sont de 20 % à Ghardaïa, 18,5 % à El Atteuf et 17,9 % à Ben Isguen. En deuxième position vient Aiolopus strepens (12,5 %) à Ben Isguen, Ochrilidia harterti (11,5%) à El Atteuf et Ochrilidia filicornis (9,8 %) à Ghardaïa.

Les milieux naturels : Ben Isguen (MNBI), Ghardaïa (MNGH) et El Atteuf (MNEA) révèlent la présence respective de 21, 17 et 14 Caelifères. Dans les milieux naturels, 55,7 % du peuplement des Caelifères est représenté par seulement quatre espèces.

Ces Acridiens sont : Acrotylus longipes (16,4%°, Sphingonotus savignyi, (15,7%), Sphingonotus rubescens (11,85%) et Tenuitarsus angustus. Le milieu naturel Ben Isguen renferme une seule espèce observé une seule fois, il s’agit d’Eunapiodes sp.

Selon Bonnet et al., (1997), le type de milieu influence non seulement la présence des espèces d’Orthoptères, mais aussi leur abondance relative. Dans le cas de notre travail, nous avons constaté une influence de la structure de la végétation sur la composition, la richesse et le nombre d’individus.

En effet, comme nous avons pu le constater, le nombre d’individus des Orthoptères diminue à mesure que la végétation est perturbée. La perturbation des milieux cultivés a un effet sur l’abondance des Orthoptères. L’impact de perturbation est étroitement lié à son intensité.

Dans le milieu cultive Ben Isguen, l’intensité des travaux agricoles est relativement faible. Le milieu cultivé Ghardaïa la perturbation est modérée. Par contre le milieu cultivé El Atteuf, l’intensité des travaux agricoles est plus prononcée. D’où l’abondance des criquets est élevée dans les milieux non perturbés.

Un milieu non perturbé conduit à une augmentation de la végétation adventice principalement graminéenne. Cette dernière est très appréciée par un grand nombre d’espèces d’Orthoptères telles que les Gomphocerinae, c’est le cas d’Ochrilidia gracilis.

Defaut (2000), note que l’ouverture d’un milieu à la végétation dense conduit presque inévitablement à une augmentation d’Orthoptères. La diminution de l’intensité agricole contribuait à l’apparition de beaucoup de surfaces nues qui favorisent le développement des Oedipodinae telle qu’Acrotylus patruelis.

Au niveau des palmeraies et autour du palmier dattier s’installe une végétation graminéenne très dense. Cette dernière est représentée principalement par Cynodon dactylon et Setaria verticillata. Ces deux Poaceae créent un microclimat humide et favorisent l’installation en nombre très important de Gomphocerinae.

Le relief rocailleux des milieux naturels et l’accumulation du sable au niveau des Oueds est un habitat favorable pour plusieurs espèces telle que : Sphingonotus savignyi, Sphingonotus rubescens, Acrotylus longipes et Tenuitarsus angustus. Ces quatre dernières espèces sont abondantes dans les milieux naturels.

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