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École africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme
Mémoire pour l'obtention du grade de licence en urbanisme - 2019 - 2026

Propositions d’amenagement et d’urbanisme

  1. Restructuration du tissu urbain du quartier grand-village (Gabon)
  2. BARBERA ISAAC Léon Pierre Joury
  3. Le Gabon, l’urbanisme au Gabon et le contexte de Lambaréné
  4. Caractéristiques du quartier Grand-Village : historique de peuplement
  5. Lambaréné : dynamiques spatiales et accès aux équipements urbains
  6. Le quartier Grand-Village : programme urbanistique et analyse diagnostic
  7. Propositions d’amenagement et d’urbanisme

Propositions d’amenagement et d’urbanisme

Chapitre V : Propositions d’amenagement et d’urbanisme

5.1. Principes généraux de l’aménagement :

Pour atteindre les objectifs assignés, les six principes suivants ont été adoptés dans notre démarche :

  • Le respect de l’existant, en proposant un aménagement tout en respectant l’aspect culturel du tissu actuel ;
  • Le respect des contraintes du site, en veillant à adapter le plan d’aménagement avec la morphologie du site et à éviter de démolir trop de bâtiments ;
  • L’élaboration du réseau viaire en nous basant sur le réseau des pistes existantes ;
  • Le drainage des eaux pluviales en fonction de la topographie du site ;
  • Le respect de l’environnement ;
  • L’implication des populations dans l’aménagement.

6. Parti d’aménagement :

Pour l’aménagement, nous utiliserons les systèmes suivants :

6.1. Le système linéaire :

Le système linéaire est constitué du réseau viaire, du réseau d’eau potable, du réseau d’assainissement, du réseau d’électricité et du réseau de l’éclairage public. Nous utiliserons ce système pour représenter les nouvelles voies que nous créerons, ainsi que les caniveaux que nous comptons implanter le long des voies ;

-La voirie : Nous prévoyons mettre à la disposition de la population du site un réseau de voirie régulière. L’élargissement de la voie secondaire ceinturant le site est au programme ainsi que la création d’une voie secondaire derrière le marché qui permettra de maintenir la circulation en cas de manifestations publiques sur la voie primaire.

 

Nous prévoyons également d’élargir les emprises des pistes existantes pour créer d’autres voies de dessertes de 5 mètres d’emprises. En plus de ces voies de desserte, seront également créés des chemins piétons et des escaliers piétons ;

Ces propositions peuvent être illustrées à travers les croquis 1, 2 et 3.

Croquis 1 : Un escalier piéton

image76

Croquis 2 : Voie secondaire

image77

Source : Notre étude

Croquis 3 : Chemin piéton

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Source : Notre étude

-Le Réseau d’assainissement :

Le réseau d’assainissement que nous prévoyons sera constitué essentiellement de caniveaux pour le drainage des eaux pluviales et usées. A ce titre, nous installerons aux abords des voies de desserte des habitations, des caniveaux de collectes des eaux de pluie raccordés directement aux caniveaux de drainage.

6.2. Le système ponctuel

Le système ponctuel dans le cadre de notre aménagement est constitué de bornes fontaines, des éclairages publics et des équipements de proximités. Ces équipements seront installés dans les espaces vides de sorte qu’ils soient facilement accessibles à tous les habitants du site.

-Bornes fontaines publiques S.E.E.G : Nous prévoyons mettre à la disposition de la population du site des bornes fontaines publiques S.E.E.G, afin de faciliter l’accès à l’eau potable aux populations du site.

Ces bornes fontaines seront disséminés dans l’entièreté du site pour assurer une efficacité de l’approvisionnement en eau vis-à-vis des couches défavorisés de la population ;

-L’éclairage public : Concernant l’éclairage public, des lampadaires seront raccordés au réseau électrique sur les voies principales (primaire, secondaire, tertiaire) et des lampadaires à énergie photovoltaïque seront implantés le long des voies piétonnes et escaliers piétons.

7. Zonage et affectation du sol

Les principales zones sont les suivantes :

  • La zone commerciale et de services, comprendra les équipements marchands, les grands commerces et les services du site ;
  • La zone sanitaire, comprendra les deux pharmacies existantes et le futur dispensaire du site ;
  • La zone de loisirs et de culture, comprendra l’ensemble des grands équipements de loisirs actuels, ainsi que la case d’écoute, la place des fêtes, la future maison des jeunes et la future aire de jeux ;
  • Les zones d’enseignement, concernent les établissements scolaires existants actuellement, le futur complexe scolaire et l’actuel centre de formation en informatique ;
  • Les zones résidentielles, concernent les actuelles zones d’habitat du site (Grand-Village 1 et Grand-Village 2); elles seront désengorgées en partie pour permettre l’implantation de plusieurs voies. Toutefois, l’on veillera à limiter les casses des habitations, car ce quartier revêt également une fonction historique pour la ville.

8. Structure urbaine

8.1. La démarche conceptuelle

Pour aboutir à la conception de notre plan de voirie, nous avons pris en compte les pistes et les voies qui existaient sur notre site. Voici ci-dessous une illustration de cette démarche :

image79

Source : Notre étude

8.2. Les maisons démolies et les critères pour les démolitions

Il convient de préciser qu’on a au moins 855 bâtis sur le site. Et dans notre aménagement, il y a 48 bâtis touchés. Ces 48 bâtis nous donnent 48 ménages qui correspondent à 6% de la surface bâtie de notre site qui vont être déguerpis.

8.3. Les conditions de relogement

Une commission d’appuis à la restructuration sera créé dans le but de négocier et d’expliquer à la population la nécessité et le bien fondé du projet. Elle aidera les propriétaires terriens à entrer en possession des titres fonciers aussi rapidement que possible.

La commission réfléchira à la mise en place d’une politique d’accompagnement pour ceux qui seront déguerpis, leur assurant un dédommagement après l’expertise de leurs biens et en les relogeant sur des parcelles viabilisés hors du site.

Pour cela nous allons compter sur l’expertise de l’agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) présente dans la ville de Lambaréné à travers la direction provinciale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre dont les missions principales sont :

  • L’aménagement des espaces constructibles en milieu urbain et rural ;
  • Recenser et évaluer le cadre bâti en cas de déguerpissement20.

Conclusion partielle :

Au terme de cette partie présentant les grands ensembles de notre aménagement, nous allons aborder la phase de mise en œuvre, avec le descriptif technique des composantes de l’aménagement.

20 http://www.anuttc.ga/index.php/home/missions-de-l’anuttc

Chapitre VI : Mise en œuvre

Dans ce chapitre, on verra de façon concrète en quoi consistent les travaux d’ingénierie relatifs à la restructuration de notre site. Dans un premier temps, il convient de préciser que l’opération doit se faire par des étapes qui correspondent à la méthodologie suivante :

  • La sensibilisation des habitants du Grand-Village sur la vision du projet et la consultation de ces derniers, pour la prise en compte de leurs avis sur le projet ;
  • La réalisation des études pour le projet doit prendre en compte non seulement les exigences techniques mais aussi les points de vue des habitants.
  • On note que la concrétisation des études sur le terrain comporte plusieurs sous-étapes, à savoir :
  • L’Informations sur le contenu des études, la nature des interventions et leurs implications ;
  • La matérialisation des démolitions par un système de marquage ;
  • L’exécution des travaux de démolitions pour les nouvelles voies à tracer ;
  • Le bilan de l’opération.

6.1. Descriptif technique des composantes de l’aménagement

Ce descriptif technique concerne essentiellement les travaux d’ingénierie liés au drainage des eaux pluviales et à l’aménagement de la voirie.

6.1.1. Les travaux de drainage des eaux de pluies

Les constructions entraînent une imperméabilisation des sols qui doit être compensée. Pour éviter les inondations liées au ruissellement des eaux de pluie, les objectifs suivants sont envisagés :

  • Limiter l’imperméabilisation des aménagements (abords, bâtiments, parking) ;
  • évacuer les eaux de ruissellement vers les eaux de surface. Pour ce faire, nous veillerons à faire communiquer les futurs caniveaux du site à la buse qui se situe en dessous de la voie primaire et qui permet d’évacuer les eaux du marécage du site vers le fleuve Ogooué. Voici, ci-dessous, une illustration du type d’ouvrage de drainage qui sera utilisé.

image80

Source : Notre étude

Il s’agit d’un caniveau à béton de type rectangulaire couvert avec fentes. Ce type de caniveau est recommandé pour sa robustesse et sa fiabilité. Il est durable et peu dégradable.

6.1.2. Les travaux de voirie :

Pour la voirie, nous envisageons :

  • élargir la voie secondaire bitumée ceinturant le site. En la faisant passer de 7 mètres à 9 mètres ;
  • Programmer une nouvelle voie secondaire de 9 mètres, parallèle à la voie primaire, qui devra permettre de rallier les futurs équipements qui seront implantés à proximité du marché ;
  • Programmer des voies tertiaires de 5 mètres en pavées. Ces voies seront essentiellement implantés dans la zone ouest de notre site ;

    L’avantage d’utiliser le pavé réside dans le fait qu’il s’agit d’un matériau résistant aux fluctuations climatiques (pluies, chaleur), et donc durable. Ce type de revêtement permet également aux eaux de pénétrer dans le sol et d’éviter ainsi les stagnations lors des averses importantes. Notons aussi que, la durée de vie d’une voie pavée varie de 30 à 40 ans.

  • Programmer des voies et des escaliers piétons dédiés exclusivement à la marche.

Ci-dessous quelques illustrations de nos voiries projetées :

image81

Profils en travers des voies de 5 m

image82

Source : Notre étude

6.1.3. Mode de gestion du projet :

Dans le cadre de ce projet de restructuration, deux modes de gestion peuvent être employés, à savoir :

  • La régie directe : c’est une institution gérée directement et sans intermédiaire par la personne publique qui l’a créée. Les équipements pouvant bénéficier de la régie directe dans le cadre de notre opération sont : le dispensaire, l’école, les escaliers piétons, les bornes fontaines et les zones de stationnement.
  • L’affermage : il consiste à confier à un opérateur privé, par le moyen d’un contrat le soin d’assurer la fourniture d’une prestation, en lieu et place de la collectivité et de lui demander, en contrepartie, de verser une redevance à cette dernière ; Les équipement pouvant bénéficier de ce mode de gestion sont : la maison des jeunes et l’aire de jeux.
6.1.4. Montage financier

Dans le cas de notre projet, le principal pourvoyeur de fond est l’État Gabonais à travers le Ministère de l’Urbanisme et une entité comme la banque de l’habitat du Gabon (BHG) qui est un établissement bancaire public qui finance des projets de développement liés à l’habitat et à l’aménagement.

7. Règlement d’urbanisme :

Ce présent document est opposable à quiconque détient ou occupe à quelque titre que ce soit, tout ou partie de l’ensemble du site Grand-Village. Il doit être rappelé que tout acte de non-respect des règlements sera traduit en justice et sera sanctionné sévèrement.

Titre I : Dispositions générales

Article 1 : Champ d’application.

Ce règlement n’est applicable que dans le site de la zone d’étude. En dehors de cette zone, il ne s’oppose à personne.

Article 2 : Répartition spatiale. La zone d’étude comprend :

Les espaces constructibles regroupant :

  • Les espaces réservés aux habitations ;
  • Les espaces réservés aux équipements.
  • Les espaces non constructibles regroupant :
  • La voirie ;
  • Les espaces verts ;

S’il arrivait que ces zones n’assument plus la fonction pour laquelle elles sont destinées, elles deviennent automatiquement des espaces non aménageables c’est-à-dire des zones où les implantations de bâtiment sont interdites.

Article 3 : Effets sur l’environnement.

Toute construction pouvant présenter un danger pour l’environnement, est interdite. Il faudra effectuer au préalable une Étude d’Impact Environnemental en vue d’étudier les effets du projet sur l’environnement.

Titre II : Dispositions relatives à la salubrité dans le site

Article 4 : Tout habitant du quartier ou visiteur doit veiller à la salubrité du site ;

Article 5 : Il est interdit de rendre le site insalubre par n’importe quel moyen que ce soit ; Article 6 : Il est interdit toutes activités pouvant contribuer à rendre le site insalubre.

Titre III : Dispositions relatives aux activités

Article 7 : Il est interdit toutes activités pouvant avoir un effet néfaste sur l’environnement et les conditions de vie des habitants du site.

Titre IV : Dispositions relatives aux équipements

Article 8 : Implantation des équipements projetés.

Toute substitution des équipements projetés doit se faire selon les règles de droit de l’urbanisme et doit bénéficier de l’accord des autorités compétentes.

Article 9 : Desserte.

Tout équipement doit être desservi par tous les différents réseaux.

Article 10 : Emprise au sol.

L’emprise au sol d’un équipement socio-collectif ne doit pas dépasser 60% de la superficie de l’unité foncière. Si l’équipement est un espace vert, l’emprise au sol peut atteindre 100%.

Article 11 : COS des équipements.

Les autorités communales sont chargées sous la base de la consultation d’un cabinet d’urbanisme ou des services d’urbanisme national de fixer le COS applicable aux équipements.

Article 12 : Entretien des équipements.

Les équipements projetés sont des équipements publics. Ils doivent de ce fait être entretenus tant par les populations que par les autorités publiques.

Titre V : Dispositions relatives à la voirie

Article 13 : Types de voies.

  • Une voie primaire de 12 m ;
  • Les voies secondaires de 9 m d’emprise ;
  • Les voies tertiaires de 5 m d’emprise ;
  • Les voies piétonnes de 2 m à 4 m d’emprise.

Article 14 : Toutes les voies doivent être divisées en trottoir et en chaussée. Le trottoir est réservé exclusivement à la circulation des piétons et à aucune autre utilisation.

Article 15 : Aménagement et entretien.

L’aménagement et l’entretien des voies est de la responsabilité des autorités publiques. L’entretien des voies primaires, secondaires et tertiaires est obligatoire.

Article 16 : Stationnement.

Il est interdit de stationner sur l’emprise des voies.

Article 17 : Limitation de vitesse de circulation. Les vitesses maximales de circulation à l’intérieur du site à dominance résidentielle sont les suivantes :

  • Voie primaire, 35 km/h ;
  • Voies secondaires, 30 Km/h ;
  • Voies tertiaires, 25 Km/h.

Titre VI : Dispositions relatives aux servitudes et espaces verts

Article 18 : Définition des servitudes. Les servitudes dans le site sont :

  • La servitude d’utilité publique (voies et autres équipements);
  • L’espace entre deux murs mitoyens. Article 19 : Construction.

L’implantation de construction sur ces espaces et toutes utilisations contraires à leur usage prescrit sont strictement interdites.

Article 20 : Activités et espaces verts.

Les activités susceptibles de nuire aux espaces verts y sont prohibées.

Article 21 : Activités et servitudes.

Toute activité susceptible de nuire à l’environnement est strictement interdite au niveau des servitudes pour des raisons de sécurité.

Titre VII : Dispositions relatives aux constructions

Article 22 : Aspect des constructions. Les bâtiments de toute nature, édifiés avec des matériaux provisoires, de récupération ou des matériaux d’origine végétale non traités sont interdits pour des raisons de sécurité, d’hygiène, de confort et d’esthétique. Le caractère architectural des constructions devra être particulièrement étudié.

Article 23 : Tenue des parcelles.

Les parcelles devront être aménagées et entretenues. Les propriétaires sont tenus de planter des arbres. On respectera un écartement de six (06) mètres entre les arbres sur chaque rue et qui devront être plantés à deux (02) mètres des clôtures.

Article 24 : Travaux de construction et de démolition.

Toute construction est subordonnée à l’obtention préalable d’un Permis de Construire. Toute opération de restauration ou de démolition doivent avoir l’approbation de la municipalité afin de limiter les dénaturations portées au patrimoine immobilier.

Titre VIII : Dispositions finales

Article 25 : Façades.

Les murs des façades principales des constructions situées sur un même alignement doivent être harmonisés.

Article 26 : Les omissions. En cas d’omission (règles que ce règlement n’a pas prévues), se référer à d’autres documents d’urbanisme en vigueur dans le pays. Si le problème n’est toujours pas réglé, les habitants doivent se réunir en présence d’une autorité administrative ou locale et d’un urbaniste pour régler le problème créé par l’omission. Après cela, il sera édité une règle qui sera ajoutée à ce règlement.

Article 27 : Durée de validité et modification.

Ce règlement a une durée de validité illimitée. Il sera modifié qu’en cas de force majeure. La modification sera autorisée que si les demandeurs de modification atteignent les 2/3 du nombre de ménage.

Article 33 : Application du cahier de charges et du règlement.

Ce règlement est opposable à tout tiers et à toute autorité, privée ou publique. Les autorités locales et les services d’urbanisme sont chargés de l’application de ce présent règlement qui prend effet lors de l’approbation du projet.

Conclusion Générale

Au terme de ce travail de mémoire, nous retiendrons essentiellement que la restructuration est une opération d’urbanisme adaptée aux dures contraintes et réalités spatiales et démographiques des villes africaines. Elle permet de réparer des manquements et de combler également des besoins primordiaux en équipements sociaux de base.

La restructuration assure aux citadins marginalisés l’intégration durable dans la modernité. Elle connecte des pans entiers du tissu urbain entre eux, tout en veillant à préserver l’harmonie culturelle des lieux.

Ainsi, face à la permanence du problème des bidonvilles, elle est la solution qui allie pragmatisme et durabilité dans des environnements difficiles.

Aussi, nous notons que dans le contexte Gabonais, la restructuration constitue un souffle pour les habitants démunis des matités, ces univers précaires de taules, de bois et de contre plaqués, véritables niches de pauvreté urbaine.

Elle apporte l’eau, l’énergie, la santé, l’éducation, le loisir et le mieux-être à travers la programmation des équipements. Ce travail, constitue donc pour nous un apport non-négligeable à la compréhension et à la pratique du métier d’urbaniste.

De ce qui précède, on pourrait alors s’interroger pour savoir si ce projet de restructuration ne deviendra pas, en cas de concrétisation, un modèle de restructuration pour les autres quartiers précaires ou non-planifiés de la ville de Lambaréné en particulier et des autres villes du Gabon en général?

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