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Universite De Sousse
Faculte de droit et des sciences economiques et politiques de sousse - 2007/2010

La concurrence et l’efficience bancaire – Concept

  1. La relation : l’efficience et la concurrence dans le secteur bancaire
  2. Dr. Asma SGHAIER
  3. La concurrence et l’efficience bancaire – Concept
  4. La concurrence bancaire : mesure structurelle et non structurelle
  5. Le concept d’efficience et les méthodes d’estimation
  6. L’efficience de la banque : les trois approches paramétriques
  7. Le modèle de Laurent Weill 1998 : l’équilibre et la structure
  8. Le modèle de Joaquin Maudos, l’efficience dans les firmes bancaires
  9. Le modèle de Laurent Weill en 2003 : la mesure de l’efficience
  10. Le modèle de Laurent Weill en 2006, la concurrence bancaire
  11. La mesure de la concurrence: application aux banques tunisiennes
  12. L’estimation de l’efficience – application aux banques (Tunisie)
  13. La corrélation entre l’efficience et la concurrence des banques

La concurrence et l’efficience bancaire – Concept

Chapitre N°1 : La concurrence et l’efficience bancaire : Concept de base et instruments de mesure

Introduction :

Dans sa conception classique ; l’intermédiation financière met en relation des agents économiques à capacité de financement avec des agents à besoin de financement.

L’intervention de la banque comme une intermédiation financière a changé le processus du financement direct, en mettant directement en relation sur les marchés de capitaux l’ensemble des agents économiques.

En effet, une économie d’endettement est caractérisée par un recours excessif à l’intermédiation financière de la banque, qui d’abord va assurer un transfert de l’épargne entre préteurs et emprunteurs. Ensuite la transformation des échéances et des risques pour assurer la liquidité à l’économie.

Enfin, la réalisation des marges bénéficiaires importantes malgré qu’elles pratiquent une politique des taux d’intérêt relativement faibles.

Depuis le début des années quatre vingt, la règlementation bancaire conventionnelle a été remise en cause par les innovations technologiques et les changements de structure du marché bancaire.

Ces changements ont engendré un développement de la concurrence bancaire et un nouveau cadre concurrentiel (Michel Dietch, 1991). En plus, ces changements ont affecté l’efficience bancaire provoquant une baisse sensible des marges bancaires, ce qui a poussé les banquiers à réagir.

En effet, actuellement, le concept d’efficience occupe une place centrale dans les activités bancaires. Cette place s’est d’avantage renforcée avec les mouvements de libéralisation financière et de réglementation qui ont poussé les banquiers à réagir.

En effet, actuellement, le concept d’efficience occupe une place centrale dans les activités bancaires. Cette place s’est d’avantage renforcée avec les mouvements de libéralisation financière et de réglementation qui ont poussé les institutions bancaires à accroître leur performance.

Dans un contexte pareil, les banques ne peuvent plus se contenter d’analyser leurs bilans pour juger de leur solidité financière mais doivent être capables d’apprécier leur efficience productive et de la situer par rapport à leurs concurrents.

Ainsi dans ce chapitre, nous allons présenter dans la première section les différentes formes de la concurrence.

Ensuite, dans la deuxième section nous allons exposer les différentes méthodes de mesure de la concurrence bancaire.

Alors que dans la troisième section nous allons traiter les types d’efficience.

Enfin, les différentes techniques d’estimation de l’efficience font l’objet de la quatrième section de ce chapitre. En effet, l’efficience peut être mesurée par plusieurs méthodes : méthodes paramétriques et méthodes non paramétriques.

Chaque méthode présente des avantages et des inconvénients. L’utilisation des ces méthodes, pose, cependant, un problème d’identification des inputs et des outputs dans l’industrie bancaire. Pour cela deux approches peuvent résoudre la difficulté :

  • L’approche par la production
  • L’approche par l’intermédiation.

Section 1 : Concept de la concurrence :

1. 1-Définition et idée de la concurrence :

La concurrence peut être définie comme un combat sur le marché, un combat réservé à ceux qui maîtrisent la technologie et l’information, à ceux qui anticipent et innovent, à ceux qui réagissent vite, à ceux qui mobilisent toutes les ressources entre les différentes activités.

Elle permet d’atteindre avec un volume donné de ressources, la production la plus élevée, celle qui satisfait les besoins des consommateurs. Le mot concurrence est très riche puisqu’il peut être utilisé pour désigner une chose et son contraire.

Ce mot, qui est apparu en 1932, est défini comme étant une rencontre de plusieurs individus.

En 1559, la concurrence désigna « la rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but. »♣

Puis, au milieu du 18ème siècle, le terme trouve sa définition moderne, à savoir le rapport entre producteurs et commerçants qui se disputent une clientèle.

La concurrence désigne en définitive : « une confrontation des entreprises dont chacune cherche à augmenter sa part de marché, le plus souvent au détriment des autres»♠

Certes, la concurrence bancaire ne date pas d’hier, des modes d’interaction plus ou moins conflictuels entre banquiers existaient tout au long de l’histoire du métier.

♣ /♠ Alain Bienayme (1998) : « Principe de concurrence », Economica Paris, P5. / P7.

Mais, dans un système financier dynamique caractérisé par sa globalisation, l’industrie bancaire se voit exposée à une nouvelle forme de compétition extrêmement vigoureuse.

En effet, cette notion est née d’une part, de la diversité des produits bancaires et d’autre part, avec la mutation structurelle de l’environnement financier, en général, et bancaire en particulier.

Ainsi, l’industrie bancaire ne peut plus être considérée comme une industrie parfaitement protégée. Aujourd’hui, il semble qu’il y a deux bonnes raisons de parler de la politique de concurrence.

La concurrence et l’efficience bancaire – Concept

D’une part, une saine concurrence entre banques est à moyen terme le meilleur moyen d’éviter des crises bancaires.

Puisque la globalisation a doté les autres établissements financières (telle que les compagnies d’assurances, les caisses d’épargne, la poste,…) d’adopter quelques fonctions des banques, avec la préparation d’un environnement favorable pour l’implantation des autres entreprises étrangères ce qui augmente la concurrence qui oblige ou exige les banques d’augmenter leur domaines d’activités structurelles pour gérer la mondialisation et préserver leur permanence avec une qualité de produit concurrentiel.

D’autre part, les règles de concurrence permettent d’autoriser des coopérations justifiées par la spécificité du secteur, et notamment les coopérations nécessaires au bon fonctionnement des systèmes de paiement.

1. 2-Les nouvelles règles de la concurrence :

Le principal objectif des autorités publiques est d’éviter les abus des positions dominantes ou monopolistiques conjointement à la segmentation excessive des marchés qui freinent la croissance.

C’est pour cela, qu’il y a certains pays qui favorisent la multiplicité des établissements de crédit exécutant les mêmes activités pour améliorer le degré de l’intensité de la concurrence sur le marché bancaire et d’autres qui délimitent ce nombre afin d’éviter toute sorte de regroupement monopolistique.

Donc, suivant la situation de marché, chaque pays prend les différentes règles pour dynamiser la concurrence tout en utilisant divers instruments. ♣

De plus, vu la croissance des exigences des activités et des clients incitant les banquiers à une concurrence toujours plus intense a conduit le secteur bancaire à innover sur le plan stratégique.

Dans ce cadre, Spietezki et Crouÿ (2003) notent que : « dans un contexte très concurrentiel d’arrivée de nouveaux acteurs, de développement de nouveau médias, les règles du jeu stratégiques ne demeureront pas immuables.

La différenciation, nouveau mode d’action, fait émerger une valeur ajoutée perceptible par le client et joue sur son attrait pour la banque. »♠

♣ Zuhayr mikdashi (1998) : « les banques à l’ère de la mondialisation » Edition Economica, Paris, p211.

♠ Spietezki. H, crouÿ. P : « les nouvelles règles de la compétition », banque stratégie, n 206, Juillet-Août 2003, p 23.

L’analyse stratégique distingue classiquement deux grandes voies à savoir la stratégie de domination par les coûts et la stratégie de différenciation. En ce qui concerne les stratégies de domination par les coûts, on constate que la grande époque de la bancarisation à outrance est probablement révolue. Elle était pleinement justifiée.

Le concept de la concurrence a connu plusieurs transformations. Les théories modernes de la concurrence posent plusieurs notions de plus en plus complexes mais aussi de plus en plus précises. Généralement, on parle d’une concurrence pure et parfaite, et d’une concurrence imparfaite.

1. 3-La classification des industries concurrentielles :

Avec l’étude de la concurrence, l’industrie se classe traditionnellement en deux grands groupes : les secteurs des industries atomistiques et les industries oligopolistiques.

Les secteurs des industries atomistiques: Ce sont les industries où la concentration est faible, c’est-à-dire le nombre d’offreurs est si important. Chaque offreur considère le prix comme une donnée susceptible d’être modifiée.

Les industries oligopolistiques: Ce sont les industries où la concentration est forte, c’est-à-dire que le nombre d’offreurs est si réduit. De ce fait, chaque offreur détient un part de marché si important et donc toute modification concernant les prix ou les quantités échangées aura des effets significatifs sur les conditions de l’offre des produits échangés. Donc, chaque décision influence les comportements des autres.

 

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