Le bioterrorisme, les armes biologiques

  1. La menace terroriste chimique et biologique
  2. Le gaz sarin, un danger inodore et invisible
  3. Le gaz moutarde, les armes chimiques
  4. La propagation des armes biologiques
  5. Le bioterrorisme, les armes biologiques
  6. Etats et menaces terroristes chimiques et biologiques
  7. Le processus de destruction des armes chimiques
  8. Le cas des fabrications d’armes chimiques
  9. Irak : l’actualité du terrorisme chimique et biologique
  10. Les stocks libyens des armes chimiques
  11. Le poids de la menace d’utilisation d’armes chimiques
  12. Le gouvernement et l’utilisation de la menace terroriste
  13. Plans de défense nationaux et la lutte contre le terrorisme
  14. Les plans spécialisés NRBC et le terrorisme chimique

Le bioterrorisme, les armes biologiques

Section 2. Le bioterrorisme

Le bioterrorisme est apparu au fil des siècles, bien qu’il soit de délicat de définir les situations dans lesquelles les contaminations étaient involontaires, et celles où elles étaient prévues.

De nombreuses illustration prouvent son efficacité (§1), et ses causes d’apparitions relèvent principalement de l’aspect financier et pratique (§2).

§1. Les programmes de guerre biologiques

Dans la continuité de cette étude sur les armes biologiques, il convient d’étudier le phénomène du bioterrorisme.

Le bioterrorisme consiste en l’utilisation (ou la menace d’utilisation) de virus, bactéries, toxines dans le put de provoquer la mort, sans déclaration de guerre officielle, ni même de nécessité que l’agresseur soit un Etat. En cela, il se distingue de la guerre biologique.

La définition du bioterrorisme est compliquée, et fait débat.

Par exemple le cas des couvertures infectées (étudié plus haut) peut être considéré comme une attaque bioterroriste. Mais la difficulté de prouver certains éléments d’histoire rend difficile ces qualifications, et pour cette raison il est plus adéquat d’utiliser ce terme pour des évènements contemporains.

Certains attentats ont été déjoués, comme par exemple dans les années 1960, l’organisation d’extrême droite américaine Minuteman, projette de libérer un virus mortel sur les aéroports: le virus est alors cultivé et mis au point par le dirigeant de l’organisation, Robert Pugh, mais le projet, fort heureusement, est déjoué de justesse par les autorités.

Autre attentat déjoué qui aurait pu faire des ravages : en 1972, l’Ordre du Soleil Levant32, est démantelé à Chicago alors qu’ils projetaient de contaminer les réserves en eaux de la ville avec plusieurs litre des bacille de typhoïde.

Malheureusement d’autres attaques n’ont pu être déjouées, telles que l’attaque bioterroriste de The Dalles en 1984, qui consistait en une intoxication alimentaire de plus de 750 personnes à The Dalles, en Oregon, par la contamination délibérée des bars à salades de 10 restaurants locaux avec la salmonelle.

En effet, les terroristes avaient pour but de neutraliser la population votante, afin que leurs propres candidats puissent remporter les élections de 1984 dans le compté de Wasco. Cette attaque constitue la première attaque bioterroriste la plus importante de l’histoire américaine.

En 1992 une nouvelle attaque terrible, commise par la secte Aum Shinrikyo, qui avait équipé trois véhicules pour répondre de la toxine au botulinium :

– le premier entre dans Tokyo répandant le produit, et se dirige vers le parlement japonais
– le second devait se diriger vers la ville de Yokohama et la base navale américaine de Yokosuka
– le troisième fut utilisé dans la zone de l’aéroport international de Narita.

L’attaque est un semi-échec en raison de la faible virulence de la souche bactérienne utilisée, l’insuffisance de quantité ainsi que l’obstruction d’une partie des dispositifs de dispersion33.

Cette même secte tente ensuite en 1992 de se procurer la souche du virus Ebola. En 1993, il échouent lors de leur tentative de disséminer de l’anthrax lors du mariage du prince héritier. La secte décide alors en 1995 de se tourner vers une arme chimique beaucoup plus facile d’utilisation : le gaz sarin, qu’elle utilise lors de l’attentat dans le métro de Tokyo.

Ces attentats illustrent parfaitement la difficulté de la manipulation de d’utilisation des armes biologiques.

Il faudra attendre 2001, pour voir un succès de ces armes, suite à une série d’attentas au bacille du charbon qui ont eu lieu aux Etats-Unis: ils peuvent être considérés comme les premiers véritables attentats bioterroristes.

§2. Les causes de l’apparition du bioterrorisme

Contrairement à la bombe atomique, les armes biologiques ne coûtent pas très cher, et nécessitent peu d’infrastructures pour leur production et leur stockage, ce qui permet une plus grande discrétion. Il est difficile de cacher une usine fabriquant des armes nucléaires, tandis qu’en ce qui concerne les armes biologiques : il suffit simplement de maquiller un laboratoire.

La difficulté réside toutefois dans l’efficacité de l’arme biologique, mais son atout reste la facilité de s’en procurer, et l’effet de panique provoqué.

31 http://www.telecablesat.fr/article/2010/09/06/Documentaires-La-science-au-service-de-la-mort-8637.php [archive] {fr}

32 Groupuscule néo-nazi

33 W. Seth Carus Bioterrorism and biocrimes: the illicit use of biological agents since 1900, 2002 Fredonia books, p49-50

Les armes biologiques sont liés intrinsèquement entre la guerre et la science, c’est d’ailleurs pendant la Guerre Froide que la course aux armement à permis un développement efficace de ces armes, motivé par la terreur qui régnait entre les deux Blocs. A cette époque toutes les armes de destruction massive étaient recherchées, et des stocks impressionnants ont été constitué.

De plus, l’éclatement de l’URSS a mis au chômage des scientifiques soviétiques dont certains travaillaient sur l’élaboration de nouvelles armes biologiques, qui ont été courtisé par des terroristes ou même certains Etats.

Plusieurs pays possèdent aujourd’hui un véritable programme de guerre biologique: le département de la Défense américain soupçonne une dizaine de pays de poursuivre des programmes de guerre biologique : Russie, Israël, Chine, Iran, Libye, Syrie, ainsi que la Corée du Nord.

Le programme irakien n’en fait pas parti car il a été anéanti après la première Guerre du Golfe.

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