La mémoire de guerre comme un instrument de la guerre

La mémoire collective de guerre comme un instrument de la guerre

Université saint-joseph

Institut des sciences politiques

Mémoire en vue de l’obtention du Master 2 en sciences politiques, option : Politique extérieure et coopération internationale
La Mémoire de Guerre comme un instrument de la Guerre
La Mémoire de Guerre comme un instrument de la Guerre :
Le Hezbollah a-t-il réussi à construire une mémoire collective pour la société de résistance ?

Hassan FAHS

Sous la direction de
Madame le professeur Fadia KIWAN

Membres du Jury :
Pr. C. Alsharabaty, Pr. G. Corm, Pr. F. Kiwan

Juillet 2015

Remerciements

Résumé

Doté d’une vingtaine d’années de mémoire de guerre contre son ennemi israélien, le Hezbollah (parti de Dieu), nommé également la résistance islamique, a commencé depuis l’année 2009 à affronter une nouvelle guerre contre son adversaire israélien après le statu quo qui a régné dans la région du Sud-Liban depuis la guerre de juillet 2006 entre les deux protagonistes.

Cet article traite la problématique de la mémoire de guerre que le Hezbollah construit pour sa base populaire, dont la mission était de conserver cette mémoire à travers l’exploitation du patrimoine matériel (monuments, sites…) et immatériel (les productions artistiques, audiovisuelles…), qui seront utilisés comme des instruments dans sa guerre « souple » contre Israël.

Suivant cette stratégie, il a ouvert ses monuments historiques aux visiteurs libanais et étrangers, il a organisé ses activités commémoratives pour ranimer la mémoire de la guerre, et enfin il a utilisé ses médias pour diffuser la culture de la résistance dans la société qu’il a créée : « la société de résistance ».

Sommaire

  • Introduction 6
  • Première partie : Les monuments de la guerre : Conservation de la mémoire des lieux 21
  • Deuxième partie : Les activités commémoratives : Ranimation de la mémoire de guerre 62
  • Troisième partie : Les médias du Hezbollah au service de la mémoire 83
  • Conclusion 112
  • Bibliographie 116
  • Table des matières 120

Introduction

« Le Hezbollah est le parti des martyrs, des dirigeants martyrs, et des martyrs volontaires…l’esprit de martyrisme est celui qui a créé les victoires du Liban.
La résistance a libéré le territoire en 2000 et a protégé le Liban en 2006, et cela n’a pas pu s’accomplir sans les sacrifices de ces martyrs 1… », Un court discours du Sheikh Nabil Kaouk, le responsable du département du Sud-Liban dans l’organigramme du Hezbollah, suffit pour résumer le sujet de notre recherche.

Ce discours a eu lieu lors de la commémoration du « jour du martyr du Hezbollah », une cérémonie d’hommage aux martyrs du parti, qui correspond à la date d’une opération de suicide volontaire de l’un des combattants, laquelle était la première opération de genre annonçant le début de l’ère du Hezbollah.

Cette commémoration constitue l’une des activités que le Hezbollah organise périodiquement dans le but de sauvegarder la mémoire de la guerre et de la résistance.

En effet, et puisque la guerre continue contre son ennemi israélien, ce parti utilise cette mémoire en même temps comme un instrument de la nouvelle guerre souple contre son adversaire.

La stratégie de construction de cette mémoire a eu recours à l’exploitation du patrimoine matériel de la guerre (les monuments et les sites historiques) comme moyen pour construire la mémoire des lieux, tout en ranimant cette dernière à travers les activités commémoratives et les médias.

• Contexte historique :

Lorsqu’on aborde le mot « guerre » au Liban, on se réfère directement aux deux guerres qui ont marqué l’histoire du pays : la guerre civile éclatée en avril 1975, et la guerre contre Israël ou ce qu’on appelle « le conflit israélo-arabe » dans sa dimension libanaise, qui a commencé depuis la constitution de l’Etat hébreu en 1948 jusqu’à nos jours.

La première catégorie de guerre est exclue de notre étude, puisque le Hezbollah n’y a pas participé de façon directe, elle a commencé en 1975 et a fini en 1990 avec l’accord de Taëf, alors que le Hezbollah est né en 1982 avec l’invasion israélienne du Liban2.

D’un autre côté, le conflit Israélo-arabe a commencé depuis la fin de la première guerre mondiale avec la déportation des palestiniens de leur pays, accompagnée par les mouvements migratoires juifs vers la Palestine, et enfin avec la constitution officielle de l’Etat israélien en 1984. En effet, le Liban n’était pas loin de ces évènements, puisque plusieurs milliers des palestiniens ont été exportés vers ce pays, où ils ont construit des camps pour y réfugier.

En octobre 1948, plus de soixante-dix libanais ont été exécutés par les groupes de Haganah qui ont attaqué le village du Houla au Sud-Liban3, ils ont détruit toutes les maisons de ce village et enlevé une dizaine d’hommes et de femmes.

En plus, l’aéroport de Beyrouth a été bombardé en décembre 1968 par les avions israéliens, suite aux opérations militaires de l’OLP4 et à cause du danger que cette organisation avait représenté sur la sécurité nationale israélienne.

Quatre ans plus tard, le Tsahal5 occupa une partie du Sud-Liban à travers l’opération de Litani, qui a consisté à éloigner les groupes des fedayiines de l’OLP jusqu’au nord du fleuve de Litani.

En outre, la grande invasion a eu lieu en juin 1982, lorsque l’armée israélienne a traversé les frontières arrivant à la capitale libanaise, suite à une tentative d’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, malgré que le but principal de cette opération fût d’éliminer le danger de l’OLP du territoire libanais de façon complète.

Carte qui montre la zone Sud du fleuve du Litani au Sud-Liban, où s'y sont installés les casques bleus après les guerres successives
Figure 1 Carte qui montre la zone Sud du fleuve du Litani au Sud-Liban, où s’y sont installés les casques bleus après les guerres successives- Source: WIKIMEDIA 6

Cette invasion était la plus grande opération militaire dans l’histoire du pays, et ces conséquences étaient très graves : des milliers de morts et de blessés, une paralyse des secteurs économiques et une destruction de l’infrastructure du pays… Les libanais et notamment les habitants du sud ont souffert de cette opération nommée « la paix du Galilée », qui n’a pas visé seulement à chasser les palestiniens, mais à construire une zone de sécurité de trente kilomètres, laquelle s’est étendue sur toute la région du sud du fleuve de Litani.

En addition, plusieurs crimes de guerre ont été commis, dont les plus célèbres étaient ceux de Sabra et Chatila, en septembre de la même année, où les camps des réfugiés palestiniens ont subi un embargo suivi d’une offensive militaire israélienne qui a été effectuée sous une complicité de quelques milices libanais.

À côté des massacres et des bombardements quotidiens, des milliers de libanais et d’arabes furent emprisonnés au camp de détention d’Ansar puis à celui du Khyam, sans aucun procès, et sans aucune accusation.

Le sud était isolé du monde extérieur, l’Etat libanais était paralysé grâce aux conséquences de la guerre civile et l’armée était divisée et absente du sud.

Suite à cette situation, divers partis politiques libanais, de toutes les communautés, ont commencé leurs opérations militaires contre les troupes israéliennes : le parti communiste libanais, le parti syrien social, le mouvement Amal, etc.

Ils ont préparé et exécuté plusieurs opérations et ont causé plusieurs pertes à l’armée israélienne, laquelle retira ses troupes de la capitale, et s’installa dans la zone de sécurité au sud.

La période de l’occupation israélienne de cette région, de majorité chiite, fut en même temps l’apogée de la révolution islamique en Iran, qui a réussi à remporter le pouvoir.

Ainsi le gouvernement islamique de l’Ayatollah Khomeiny succéda à la monarchie du Chah Reda Behlavi (en 1979).

Cette révolution a fait ensuite un « tremblement » politique dans toute la région, et le Liban a été concerné en premier lieu par ce changement, puisque la majorité des chiites libanais a déclaré sa soutenance à cette révolution et à la pensée khomeyniste.

Ensuite, l’embryon d’un parti chiite islamique commença à se former, et après plusieurs aller-retour entre le Liban et l’Iran, et des aides militaires iraniens aux groupes armés pour défendre le territoire libanais, l’Ayatollah Khomeiny refusa d’envoyer en plus des combattants iraniens pour affronter les troupes israéliennes7, et préféra envoyer des instructeurs militaires iraniens à la Syrie et au Békaa pour entraîner les jeunes libanais, en créant « le parti de Dieu » ou le Hezbollah.

Cependant, la création du parti n’était pas officielle que jusqu’au 16 février 1985, lorsque le Hezbollah adressa sa lettre ouverte « aux affaiblis », en annonçant son programme politique du : « Hezbollah – La révolution islamique au Liban 8 ».

En effet, plusieurs raisons ont conduit à la montée considérable de la popularité du parti dans l’environnement chiite, comme l’enlèvement du chef d’Amal en Lybie Moussa El Sader, et la victoire de la révolution iranienne.

Puis, au fur et à mesure, les gens ont commencé à connaître ce parti à travers «les opérations suicidaires » qui ont été commises contre les bases israéliennes au Sud, après que l’Imam Khomeiny avait donné sa bénédiction et sa déclaration de la légalité de ces opérations, tout en s’adressant aux dirigeants du Hezbollah :

« Revenez à votre pays et instaurez une résistance qui affronte cet ennemi et qui tremblera ses fondements…sachez que Dieu sera avec vous, et qu’il vous supportera9 ».

L’idéologie iranienne chiite commença à se propager dans cette société à travers les mosquées, les husunyates, et les instituts théologiques de chiisme (hawza) qui étaient les premières institutions à faire diffuser les idées de « la résistance » et du Jihad.

En effet, ce soutien populaire a eu lieu aussi grâce aux divers services qui ont été offerts par le parti à ces sympathisants quelques années après sa naissance.

L’hôpital Al Rassoul al a’azam a ouvert ses portes pour accueillir les familles des résistants et des martyrs, la fondation du martyr est instaurée pour aider les familles des combattants morts, et plusieurs autres fondations filiales des institution-mère iraniennes.

En parallèle, le Hezbollah a accompagné ses travaux socio-politiques et militaires par l’ouverture de ses médias : une chaîne télévisée, un radio et un magazine, afin de transmettre la culture de résistance au grand public, et pour communiquer avec ses partisans.

Cependant, il a fallu attendre dix-huit ans pour que le Hezbollah obtienne sa grande victoire contre l’armée israélienne suite à ces opérations de Guérilla qui ont causé une grande perte pour l’armée israélienne et pour l’ALS.

Ainsi, Le 25 mai 2000 était l’un des plus grands jours du parti depuis sa création : les israéliens ont retiré leurs troupes du territoire libanais 10, et tous les prisonniers du camp de Khyam ont été libérés.

C’était le jour durant lequel le Hezbollah a eu la plus grande unanimité nationale dans son histoire.

Ensuite, la période qui a suivi cette date était la plus pacifique dans la région jusqu’au 12 juillet 2006, lorsque l’armée Israélienne déclencha une offensive militaire contre le Hezbollah suite à une opération durant laquelle ce dernier a enlevé deux soldats israéliens et a tué huit parmi eux sur la frontière sud du pays.

Cette guerre a causé 1300 morts des civils libanais et des milliers de blessés, avec la destruction de l’infrastructure libanaise.

Elle a fini par un accord d’échange du « doyen » des prisonniers libanais Samir al Kentar contre les deux soldats israéliens enlevés.

La société du Hezbollah ou « l’environnement de la résistance » a été visé en premier lieu durant cette opération, et durant toutes les autres offensives et les attaques israéliennes, puisque le pouvoir politique israélien a voulu, depuis la montée du parti et la concentration de ces opérations militaires, de lui faire perdre « sa base populaire », laquelle était un élément de force et de succès pour lui 11.

C’est sur ce dernier point que nous avons mené notre recherche, tout en décrivant, analysant et interprétant les moyens que le Hezbollah a utilisés (et utilise) pour construire la mémoire de la guerre et l’offrir à cette société, en s’interrogeant s’il a réussi à construire cette mémoire et à l’utiliser comme un instrument de guerre.

• L’objet d’étude :

La mémoire collective :

Pour définir cette notion, on doit se référer en premier lieu au sociologue français Maurice Halbwachs, considéré comme le père fondateur des travaux sur cette notion.

Il l’a définie comme « une théorie scientifique qui dit qu’on ne se souvient jamais seul », ce qui veut dire que notre mémoire et nos souvenirs sont en partie structurés par la société 12.

C’est une mémoire « partagée par un groupe, un peuple, une nation, un pays ou un regroupement de pays » […] Elle constitue et modèle « l’identité, la particularité, l’inscription dans l’histoire du groupe concerné13 ».

Il y a donc une mémoire collective et une multiplicité de mémoires individuelles.

Halbwachs ajoute « qu’il n’y a pas dans la mémoire de vide absolu », c’est-à-dire des régions de notre passé à ce point sorties de notre mémoire, que toute image qu’on y projette ne peut s’accrocher à aucun élément du souvenir […]. « On n’oublie rien14. »

Halbwachs définit la mémoire individuelle à partir de ses dimensions sociales :

« Si nous examinons de quelle façon nous nous souvenons, nous reconnaîtrons que le plus grand nombre de nos souvenirs nous reviennent lorsque nos parents, nos amis, ou d’autres hommes nous en rappellent […].

Cependant, c’est dans la société que, normalement, l’homme acquiert ses souvenirs, qu’il s’en rappelle, qu’il les reconnaît et les localise […] C’est en ce sens qu’il existerait une mémoire collective et des cadres sociaux de la mémoire, et c’est dans la mesure où notre pensée individuelle se replace dans ces cadres et participe à cette mémoire qu’elle serait capable de se souvenir 15 » (Halbwachs, 1994, p. VI).

En effet, selon Laurent Mucchielli 16, Halbwachs démontre aux psychologues de son époque « que le passé ne se conserve pas véritablement dans la mémoire individuelle et ne peut pas être revécu que tel […] Dans la mémoire, subsistent des fragments et des images, ce sont les représentations collectives qui constituent ces derniers à partir des nécessités du présent ».

Il affirme que « le souvenir pur n’existe pas, et que la réflexion précède l’évocation des souvenirs 17 ».

En plus, dans l’Esquisse d’une psychologie des classes sociales (1938), Halbwachs compare la mentalité collective des paysans et des ouvriers en montrant que ces derniers « construisent leur mémoire de groupe autour des souvenirs qui les confortent dans le sentiment de ne pas participer à la vie collective, d’en être même constamment écartés ».

Il est certain que la construction d’une mémoire collective pour une société quelconque, pour une nation, ou pour n’importe quel groupe nécessite la présence d’un patrimoine matériel historique : des citadelles, des ruines, des prisons ou des mémoriaux, qui seront affectés pour servir cet objectif.

Ce patrimoine aura un rôle primordial dans la création de cette mémoire, mais l’essentiel c’est dans la protection et la conservation de ce patrimoine pour les futures générations.

Un peuple sans histoire, n’aura pas de futur, c’est pour cela que les pays occidentaux, ont commencé depuis une dizaine d’années à investir leur patrimoine historique dans la création de leurs mémoires nationales.

Cependant, « la mémoire n’est pas un simple reflet de l’histoire, mais un récit collectif du passé façonné par les problématiques, les idéologies et les rapports de force du présent 18 », c’est pourquoi le passé difficile en France « est devenu enjeu politique important, ainsi, les politiques de mémoire relatives au période de l’esclavage colonial (XVIIème–XIXème siècles) connaissent depuis vingt ans d’importantes transformations 19 » : et cela s’est traduit par la commémoration officielle du cent-cinquantenaire de l’abolition de l’esclavage (1998), le vote de la loi Taubira (2001)20, et l’instauration d’une commémoration annuelle depuis 2005.

Au Rwanda par exemple, la politique du mémoire du génocide des Tutsi a été pensée dès ses débuts comme « un outil de reconnaissance internationale mais aussi de construction de l’unité nationale et plus largement de réconciliation 21 », et après vingt ans d’événements, la mémoire du génocide « a fait l’objet de plus d’attention que l’histoire du génocide elle-même»22.

Dans le cas de Hezbollah, les dirigeants du parti ont bien compris les leçons et les expériences des pays étrangers, avec une toute particularité que le Hezbollah est un parti politico-militaire, non pas un Etat comme ailleurs.

Il a bénéficié de l’absence de l’Etat libanais dans ces régions, et s’est présenté comme une alternative, surtout après la retraite des troupes israéliennes du Sud-Liban.

Il a commencé à utiliser le bagage de vingt ans de guerre comme un instrument pour la création d’une mémoire collective dans sa société et à ces partisans, mais aussi aux autres libanais qui sont visés à travers sa stratégie, par laquelle il a présenté ses travaux dans un contexte national, ce qui se traduit par « la libanisation » de plusieurs de ces activités commémoratives, tout en essayant de garder sa spécificité et son idéologie.

Les étrangers ont été visés en même temps, en leurs envoyant un message pacifique, et en leurs invitant à découvrir la réalité de son mouvement à travers ces monuments de guerre.

Enfin le Hezbollah a voulu envoyer un message de défi aux israéliens, par lequel il leur dit : nous sommes-là, nous écrivons l’histoire pour commémorer nos martyrs et pour documenter votre terrorisme, c’est là, notre vrai combat!

• Problématiques :

Nous sommes arrivés à proposer plusieurs problématiques concernant le sujet de notre étude, et qui seront traitées à travers notre plan.

Tout d’abord, le Hezbollah en tant qu’un parti militaire qui dispose d’une longue histoire de résistance contre l’occupation israélienne et qui a libéré la partie sud du Liban, mais qui est aussi un parti politique représentant –avec le mouvement Amal- la grande majorité de la communauté chiite libanaise, ce parti, a-t-il construit une mémoire de la guerre pour la société dont il représente, connu comme « la société de résistance » ? Si la réponse est positive, quelle était sa stratégie pour que les gens de cette société se souviennent de la période de la guerre ?

En plus, l’Etat Libanais n’était pas censé d’accomplir son devoir de mémoire pour conserver la période de la guerre contre l’occupant d’une partie du territoire libanais, à travers des politiques mémorielles à l’instar des Etats occidentaux, lesquels ont commémoré cette année le centenaire de la première guerre mondiale, la vingt-cinquième année de la chute du mur de Berlin, et la soixante- dixième année de l’ouverture du premier camp de concentration juive en Europe, alors qu’au Liban, même un livre d’histoire unique n’était pas rédigé jusqu’à présent ?

Si c’est vrai que le parti de Dieu essaye de construire une mémoire pour « une société de la résistance », quel est son intérêt de dissocier cette société du tissu national et de la mémoire nationale collective ?

A-t-il réussi à former un réseau complexe de son patrimoine pour construire cette mémoire ? Comment a-t-il « exploité » cette mémoire pour l’utiliser comme un instrument de guerre contre ses adversaires ? Et enfin, est-ce qu’il a recouru à la propagande pour mobiliser et promouvoir sa mémoire sur le plan national ainsi qu’étranger ?

• Hypothèses :

À partir des problématiques que nous avons formulées, nous avons proposé quelques hypothèses, que nous avons testées à travers notre recherche :

1- Le Hezbollah a construit une mémoire collective de la guerre pour la société de résistance dans un double intérêt : l’utiliser comme un instrument de guerre contre tous ses adversaires, et sauvegarder et commémorer la période de lutte contre son ennemi israélien, en utilisant son droit légitime suite à la négligence de l’Etat libanais de son devoir de mémoire envers la société qui a souffert de la guerre contre Israël, et envers les combattants et les martyrs libanais qui ont sacrifié leurs vies, mais qui n’ont jamais été commémorés par l’Etat.

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