Lola Nederlants
École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège - Mémoire de 2e master en Communication Visuelle et Graphique

Vêtement de mariage, dégagement des codes graphiques

  1. Vêtement de mariage, dégagement des codes graphiques
  2. Lola Nederlants
  3. L’Upcycling et le mouvement hybride de la mode
  4. Le mouvement No Gender et le Streetwear
  5. Le mariage traditionnel européen: définition et historique
  6. Les codes du mariage les codes de la scénographie
  7. Upcycling et Martin Margiela: analyse de créations
  8. La marque Andrea Crews: historique et analyse
  9. Le styliste Marine Serre: historique et analyse de créations
  10. Les récupérables : un marque des vêtements d’upcycling
  11. Les collections de Stella McCartney: sportswear et tailoring
  12. La marque BassCoutur : redesign, rethink et recycle
  13. Super Marché : une marque de vêtements upcyclés
  14. Frankie Collective et Tryna B Studios: le style streetwear
  15. La marque Off-White des vêtements streetwear
  16. Heron Preston et sa marque de vêtements streetwear
  17. Rad Hourani et Hood by Air: collections no gender
  18. Jean P. Gaultier, H&M, Vandevorst: vêtements de mariage
  19. Les vêtements de mariage et la mode contemporaine

Le vêtement de mariage, dégagement des codes graphiques

L'École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège École Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège

Mémoire de 2e master en Communication Visuelle et Graphique
Le vêtement de mariage Dégagement des codes graphiques dans les mouvements contemporains, tel que l’Upcycling, en vue d’une création de mode originale.
Le vêtement de mariage
Dégagement des codes graphiques dans les mouvements contemporains, tel que l’Upcycling, en vue d’une création de mode originale.

Promoteur : Michel Bouchat

Etudiante : Lola Nederlants
(CV de Lola Nederlants)

2019 – 2020

Remerciements

Glossaire

Fast-fashion : produire et diffuser dans des temps records des collections à bas prix et sans cesse renouvelées.

Oversize : tendance qui consiste à porter des vêtements, de tout genre, à une taille supérieure à la nôtre. On parle généralement de coupe oversize.

Prix LVMH (Moët Hennessy Louis Vuitton) : prestigieux prix pour les jeunes créateurs de mode du monde entier.

Rencontres Anti Fashion : impulsé par le Manifeste édité par Lidewij Edelkoort en 2015 – est le point de rencontre ouvert à tous ceux qui sont en train de réinventer le système pour le rendre responsable, positif, bienveillant.

RFID (Radio Frequency Identification) : La radio-identification désigne une méthode utilisée pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des balises métalliques, les « Tags RFID ».

Tailoring : ce style est inspiré des grands classiques chics du vestiaire masculin : smoking, veste tailleur, pantalon fluide, chemise…, et s’empare aussi de la mode féminine. Le tailoring a pour but les lignes des corps et demeure intemporel.

Tyvek® : est un matériau 100 % synthétique fabriqué dans des fibres de polyéthylène spunbound haute densité. Léger, durable et respirant, mais résistant à l’eau, à l’abrasion, à la pénétration bactérienne et au vieillissement.

Introduction :

Le monde est en perpétuel mouvement tout comme la société qui l’habite. Le climat et la technologie en sont des exemples. Les institutions, aussi rigides soient-elles, ne sont pas non plus épargnées.

Le mariage, rituel ancré dans notre société, subit, lui aussi, les lois de l’évolution à travers le temps. La mode, elle, traverse les époques et se construit notamment selon les créations des designers les plus influents.

Par ailleurs, depuis quelques années, l’industrie de la mode fait de plus en plus parler d’elle sur le plan écologique puisqu’elle se place en deuxième position au niveau des industries les plus polluantes. De nouveaux processus de créations sont alors mis en place par certaines marques, certains stylistes afin de renverser cette situation.

Les codes vestimentaires du mariage, éléments essentiels à ce rituel, forment l’union entre la mode et l’institution du mariage.

C’est autour du détournement des codes et des traditions matrimoniales retranscrits dans la mode contemporaine que ce mémoire va s’articuler. C’est de cette union que découle ma question de recherche :

Comment détourner les codes d’une institution telle que le mariage afin de les retranscrire dans la mode contemporaine à travers l’émergence de mouvements tels que l’upcycling, l’hybridation, le mouvement no gender et le streetwear dans une approche de double fonctionnalité ?

Afin de pouvoir répondre à cette question, diverses recherches ont été menées. Dans un premier temps, il semblait primordial de définir les différentes notions appartenant à la mode contemporaine arborées tout au long de ce mémoire telles que le stylisme, le prêt-à-porter, l’upcycling, le mouvement no gender et le streetwear.

Par la suite, nous nous pencherons vers un autre élément essentiel de ce mémoire qui est l’institution du mariage dans notre société. Un historique condensé sera parcouru car nous privilégierons le développement de ses traditions, ses codes vestimentaires et scénographiques.

Dans un second temps, plusieurs analyses de cas seront établies afin de mettre en application les certaines notions vues préalablement et ainsi, aider à leur compréhension.

De plus, celles-ci seront des influences au point de vue graphiques mais également théoriques. Enfin, une proposition de projet graphique formera le point final de mon travail. Celle-ci visera à répondre au mieux à la problématique de départ.

Sommaire :

Introduction
I. Recherches théoriques
1.1 La mode contemporaine
1.1.1 Le stylisme
1.1.2 L’upcycling
1.1.3 Le mouvement hybride
1.1.4 Le mouvement no gender
1.1.5 Le streetwear
1.2 Le mariage traditionnel européen
1.2.1 Définition
1.2.2 Historique
1.2.3 Les codes du mariage
II. Influences et analyses
2.1 Stylistes référentiels
2.1.1 Upcycling
2.1.1.1 Martin Margiela
2.1.1.2 Andrea Crews
2.1.1.3 Marine Serre
2.1.1.4 Les Récupérables
2.1.1.5 Stella Mc Cartney
2.1.1.6 BassCoutur
2.1.1.7 Super Marché
2.1.1.8 Frankie Collective
2.1.1.9 Tryna B Studio
2.1.2 Streetwear
2.1.2.1 Off-White
2.1.2.2 Heron Preston
2.1.3 No gender
2.1.3.1 Rad Hourani
2.1.3.2 Hood by Air
2.1.4 Autres influences
2.1.4.1 Jean Paul Gaultier
2.1.4.2 H&M
2.1.4.3 A.F. Vandevorst
III. Synthèse et proposition graphique
3.1 Réflexions
3.2 Proposition graphique
Conclusion

I. Recherches théoriques

1.1. La mode contemporaine

La mode vestimentaire fait partie intégrante de nos vies. Comme indiqué sur le site https://www.veillon.fr, « Il ne se passe guère une décennie sans que les créateurs de mode de leur époque façonnent l’apparence extérieure de notre société aux moyens de nouvelles tendances, de matières innovantes, de coupes spectaculaires et de formes extraordinaires »1.

La mode évolue entre autre selon les différentes cultures et le contexte de son époque.

Elle peut être le reflet de notre personnalité, de notre humeur, de notre culture et est également un moyen de transmettre des messages.

La mode contemporaine s’est notamment développée par l’arrivée du prêt-à-porter. Par la même occasion, elle s’est démocratisée et propose à l’heure d’aujourd’hui une multitude de styles variés qui ne cessent de se renouveler.

1.1.1 Le stylisme

1.1.1.1 Définition

Le dictionnaire L’Internaute définit le stylisme comme étant une « activité professionnelle exercée par les stylistes, c’est-à-dire des spécialistes de la couture et de la mode qui ont pour mission d’imaginer et d’élaborer des vêtements de prêt-à-porter »2. Ainsi que le terme styliste qui est une « personne qui conçoit et crée des modèles et des formes nouvelles dans un domaine particulier »3.

C’est donc un métier que l’on retrouve dans le domaine de la mode au sens large (vêtements, accessoires, chaussures). C’est en effet une profession où le créateur conçoit, confectionne les pièces d’une collection de prêt-à-porter mais pas que, cela comprend aussi la haute-couture.

Le styliste a comme première fonction de dessiner les croquis des vêtements, des accessoires, des chaussures qu’il a l’intention de créer.

Ces croquis ne représentent pas seulement les formes, silhouettes des pièces mais également les matières, les couleurs, les détails techniques servant à la réalisation, … Finalement, tout ce qui va permettre au modéliste de mettre en oeuvre ces croquis.

Le modéliste est, par définition du dictionnaire Larousse, un « créateur des modèles dans une maison de haute couture ; personne qui crée le prototype d’un vêtement d’après le dessin d’un styliste »4.

C’est donc bien la personne qui va récolter toutes les informations nécessaires (taille, coupe, ouvertures, etc) à la création du prototype du vêtement. Dans beaucoup de cas, le styliste est également modéliste et suit de près l’entièreté du processus de fabrication.

Même si c’est souvent un travail d’équipe, de collaboration, certains stylistes s’occupent seuls de la totalité de leur entreprise, de leurs idées établies sur croquis jusqu’à la création du vêtement et la partie marketing.

1 ANONYME, La mode du 20ème siècle : de la robe frangée au jean cigarette sur Veillon, https://www.veillon.ch/fr/mode-du-20eme-siecle/
2 L’INTERNAUTE, Stylisme sur www.linternaute.com, https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/stylisme/
3 L’INTERNAUTE, Styliste sur www.linternaute.com, https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/styliste/
4 LAROUSSE, Modéliste sur www.larousse.fr, https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/mod%C3%A9liste/51926

1.1.1.2 Les secteurs du stylisme

Il existe deux grands secteurs distincts dans la mode : la haute couture et le prêt-à-porter. Le styliste a donc le choix mais peut également exercer les deux.

1.1.1.2.1 Le prêt-à-porter

Nous allons approfondir la notion de prêt-à-porter et non celle de la haute couture tout simplement car la collection que je vais réaliser se rapprochera plus du secteur du prêt-à-porter.

1.1.1.2.1.1 Définition

Le dictionnaire Larousse définit le prêt-à-porter comme étant l’ « ensemble des vêtements de série conçus par un styliste de mode et qui font l’objet de présentations saisonnières ; fabrication de ces vêtements »5.

Le prêt-à-porter désigne donc la production en série de pièces et cela grâce à une standardisation des tailles, celles-ci conforment à des normes établies. Les enseignes peuvent ainsi produire de grandes quantités de vêtements.

5. LAROUSSE, Prêt-à-porter sur www.larousse.fr, https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/pr%C3%AAt-%C3%A0-porter_pr%C3%AAts-%C3%A0- porter/63809

Contrairement à la haute couture, les vêtements de prêt-à-porter ne sont pas réalisés sur-mesure et les finitions ne sont pas toujours des plus parfaites. Nous prêtons moins attention à la qualité des détails du vêtement d’une collection de prêt-à-porter que d’une de la haute couture.

Il n’en reste pas moins que certaines maisons de haute couture pratiquent également du prêt-à-porter. Celui-ci est nettement plus abordable et dès lors se vend bien plus que la haute couture.

1.1.1.2.1.2 Historique

Le terme « prêt-à-porter », comme nous le connaissons aujourd’hui, est apparu dans les années 1950 en France. La production en série existait déjà au XVIIIe siècle mais le terme employé n’était pas « prêt-à-porter », on parlait à l’époque de confection industrielle.

Pendant la révolution industrielle, grâce aux nouvelles inventions telles que l’apparition de la machine à coudre (XIXe siècle), de l’électricité (XXe siècle), etc, l’industrie de la mode s’est développée.

C’est au fur et à mesure du temps, avec entre autre l’augmentation des boutiques et donc une hausse des consommateurs, que ce secteur va venir bousculer le domaine de la mode.

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