Le centre d’enfouissement technique CET à Ras el oued

  1. Le centre d’enfouissement technique CET à Ras el oued
  2. Déchets ménagers: définition, production et composition
  3. Le stockage des déchets : l’installation et l’enfouissement
  4. Les aménagements du centre d’enfouissement technique
  5. Les éléments composant le centre d’enfouissement
  6. L’exploitation du centre d’enfouissement technique CET

Le centre d’enfouissement technique à Ras el oued

Université 20 aout 1955 SKIKDA
Faculté de technologie département de pétrochimie
et génie des procèdes

Domaine : Sciences et Techniques
Filière : Science et génie de l’environnement
Spécialité : Ingénierie et gestion de l’eau

Mémoire de MASTER ACADEMIQUE
Thème
Etude d’aménagement d’un centre d’enfouissement technique à Ras el oued, wilaya de BORDJ BOU ARRERIDJ
Etude d’aménagement d’un centre d’enfouissement technique
à Ras el oued, wilaya de BORDJ BOU ARRERIDJ

Soutenu publiquement le 29/06/2020 devant le jury :

M. Bougdah Nabil M.C.A Université de Skikda Président
Mme Chekroud Hassina M.A.A Université de Skikda Encadreur
Mme Remache Malika M.A.A Université de Skikda Examinatrice

Présenté par : SEMASSEL SEIF EDDINE

Année Universitaire :
2019 / 2020

Remerciements et Dédicaces

Etude d’aménagement d’un centre d’enfouissement technique à RAS EL-OUED, wilaya de BORDJ BOU ARRERIDJ

Résumé

L’explosion démographique des dernières décennies et la production gargantuesque de Déchets qui pourrait dépasser en Algérie les 30 millions de tonnes en 2025, accompagnant la Consommation toujours croissante de la population, font de la gestion des déchets un axe de développement essentiel, pour lequel il reste encore beaucoup à faire.

Les centres d’enfouissement technique (CET) font partie des alternatives disponibles afin de répondre à cette problématique. Il s’agit d’une solution peu élégante mais difficilement évitable pour des raisons économiques et parfois techniques. Des mesures devront être prises afin de limiter les déchets ou de favoriser le recyclage et la réutilisation de certains matériaux.

Le but de ce travail est de faire une proposition d’une bonne stratégie de gestion intégrée des déchets ménagers et de développer un modèle plus complet d’un CET, pour que cela ait la plus faible incidence sur l’environnement,

Après l’élaboration de notre étude basé sur des calculs exactes des infrastructures, et de mettre des critères d’exploitation adéquates a respecter par l’exploitant, on a constaté deux choses : la première est qu’on peut avoir une grande durée de vie du centre d’enfouissement technique cet, et la deuxième est de protéger l’environnement le plus possible contre tous risques de pollution si les intervenants de ce projets vont prendrais toutes les mesures mentionnés dans cette étude.

Abstract

The demographic explosion in recent decades and the massive production of waste, which Could exceed 30 million tonnes in 2025 in Algeria as a result of the increased consumption of Products, makes the management of wastes, which there is still much to do, a key focus of Development.

Burying centers are available alternatives to address this issue, although it is sometimes undesirable but it is difficult to avoid for economic and technical reasons. Measures should also be taken to recycle, reuse and limit wastes.

The purpose of this work is to propose a strategy for the integrated management of household wastes and to develop an integrated model for the technical burying center so that it has the least possible risk to the environment.

After the elaboration of our study based on exact calculations of the infrastructure, and putting adequate operating criteria to be met by the operator, we found two things: the first is that one can have a long life of this, and the second is to protect the environment as much as possible against all pollution risks if the stakeholders in this project would take all the measures mentioned in this study.

Table des matières :

Introduction générale 01
Chapitre I : Analyse de l’état initial du site et de son environnement
1. introduction 02
2. situation géographique 02
3. morphologie 03
3.1. Cadre topographique 03
4. Hydrographie 04
4.1. Hydrologie du site 04
5. Les infrastructures 04
5.1. Accessibilité au site 04
6. La géologie et hydrogéologie (eaux souterraines) 05
6.1. La géologie générale 05
6.2. L’hydrogéologie 06
6.3. La sismicité de la région d’étude 07
6.4. Géologie de la zone d’étude 07
7. Le climat 08
7.1. Pluviométrie 08
7.2. Températures 08
7.3. Vents 08
8. Faune et flore 09
8.1. Faune et flore du site 09
9. Site archéologique et monument d’intérêt historique 09
10. Raisons du choix du site 09
11. Décharge sauvage de la commune 09
12. Conclusion 09
Chapitre II : généralités sur la gestion des déchets
1. Introduction 10
2. Définition des déchets ménagers et assimilés 10
a) Définition du terme déchet 10
b) Classification des déchets 10
c) Ordures Ménagères 10
d) Déchets assimilés aux ordures ménagères 10
3. Production des déchets ménagers et assimilés 11
4. Composition physico-chimiques des déchets ménagers et assimilés 11
a) Composition physique 11
b) Composition chimique 12
5. Paramètres clés de la dégradation des déchets ménagers et assimilés 12
6. Dépotoirs et décharges sauvages 14
a) Décharge sauvage 14
b) Décharge contrôlée 14
7. Classification des centres d’enfouissement 15
8. Principe général du Fonctionnement d’une ISD 16
9. Evolution des déchets dans une décharge d’ordures ménagères 17
10. L’enfouissement 18
11. Configuration d’un site de stockage de déchets ménagers et assimilés 18
12. Conclusion 20
Chapitre III : Description du projet centre d’enfouissement technique
1. Introduction 21
2. Estimation de la surface nécessaire pour le CET. 21
3. Description des aménagements du CET (Construction) 21
3.1. Clôture, Portail d’entrée et Panneau 21
3.1.1. Clôture 21
3.1.2. Portail d’entrée 22
3.1.3. Panneau d’identification 22
3.2. Aires de Réception : Entrée et Bâtiments d’Exploitations 22
3.2.1. Poste de contrôle et pont-bascule 22
3.2.2. Bâtiment administratif 23
3.2.3. Aire de stationnement des camions bennes et véhicules de nettoiement 23
3.2.4. Atelier d’entretien 23
3.2.5. Bâche à eau. 23
3.2.6. La voirie intérieure 23
3.2.7. Déshuileur et fosse sceptique 23
3.2.8. Abri pour engins 23
3.3. Aire pour le traitement de déchets 23
3.3.1. Casiers 23
3.3.1.1. Principe de constitution des casiers 24
3.3.1.2. L’étanchéification 24
3.3.2. Collecte Drainage des lixiviats,assainissement et étanchéité des casiers 25
3.3.3. Bassin de stockage des lixiviats
3.3.3.1. Traitement des lixiviats
3.3.4. Accès aux installations
3.3.5. Aménagements paysagers 27
3.3.6. Réseaux divers 27
3.3.6.1. Assainissement des eaux pluviales 27
3.3.6.2. Assainissement des eaux usées 27
4. Conclusion 27
Chapitre IV : Dimensionnement des éléments du CET
1. Introduction 28
2. Dimensionnement des infrastructures 28
2.1. Le casier d’enfouissement 29
2.1.1. Estimation de la population à l’horizon 2034 29
2.1.2. Estimation des déchets générés à l’horizon 2030 29
2.1.3. Quantité des déchets générés 30
2.1.4. Calcul des dimensions 30
2.2. Le bassin de Lixiviat 32
2.2.1. Estimation du volume de lixiviats prévu 32
2.2.2. Dimensionnement des bassins 32
3. Conception des infrastructures 35
3.1. Réalisation de la clôture 35
3.2. Réalisation de la porte d’entré 35
3.3. Réalisation de poste de garde 36
3.4. Réalisation du bloc administratif 36
3.5. Réalisation d’une fosse septique 37
3.6. Réalisation de la bâche à eau 37
3.7. Réalisation de l’abri pour stationnement des engins 37
3.8. Réalisation de la station de gasoil 38
3.9. Réalisation des voies d’accès et plantation des arbres 38
3.10. Réalisation de l’éclairage extérieur 38
3.11. Réalisation du casier d’enfouissement 38
3.11.1 Aménagement du fond de forme du casier 39
3.11.2 Aménagement de la couche du fond de forme de casier 39
3.11.3 Aménagement de la pente des talus 39
3.11.4 Aménagement des hauts de talus 39
3.11.5 Aménagement du drainage du casier 40
3.11.6 Aménagement de dispositif d’élimination des biogaz 40
3.11.7 Travaux de confinement des déchets existants 41
3.12. Réalisation de la lagune des Lixiviats 42
4. Les moyens de fonctionnement de la décharge 42
4.1. Les équipements en matériel 42
4.2. Les moyens humains 42
5. Conclusion 42
Chapitre V : Critères d’exploitations du Centre d’Enfouissement Technique
1. Introduction 43
2. Origine des déchets admissibles dans le CET 43
3. Nature des déchets admissibles dans le CET de RAS EL-OUED 43
4. Déchets interdits dans le CET 44
5. Implantation et aménagements du site 44
5.1. Implantation 44
5.2. Barrière de sécurité passive 44
5.3. Zone de stockage 45
5.4. Barrière de sécurité active 45
6. REGLES GENERALES D’EXPLOITATION DU CET DE RAS EL-OUED 46
6.1. Horaires 46
6.2. Surveillance 46
6.2.1. Contrôle de l’exploitation 46
6.2.2. Contrôle de l’accès 46
6.2.3. Contrôles quantitatifs des entrées et sorties 46
6.3. Entretien 46
6.4. Intégration paysagère 46
7. EXPLOITATION DU centre d’enfouissement technique CET 47
7.1. Règles d’admission des déchets 47
7.2. Documents relatifs à l’exploitation 48
7.2.1. Plans d’exploitation 48
7.2.2. Signalisation 48
7.3. Règles d’exploitation 48
8. SUIVI POST- EXPLOITATION DU CET 49
8.1. Couverture des parties comblées 49
9. EAU 49
9.1. Prélèvements et Consommation d’eau 49
9.1.1. Prélèvements 49
9.1.2. Consommation 49
9.2. Collecte des effluents aqueux 49
9.3. Collecte des eaux de ruissellement extérieures au site 50
9.4. Collecte et traitement des lixiviats produits par le CET 50
9.5. Collecte des eaux de ruissellement intérieures du site du CET 50
9.6. Qualité des rejets aqueux 51
9.6.1. Identification des points de rejet 51
9.6.2. Valeurs limites et suivi des rejets 51
10. AIR 53
10.1. Qualité des rejets 53
10.1.1. Dispositions générales 53
10.2. Collecte des envols 53
10.3. Captage et épuration des rejets 53
10.4. Odeurs 54
11. BRUITS ET VIBRATIONS 54
11.1. Prévention et limitation du bruit et des vibrations émis par le CET 54
11.1.1. Règles générales 54
11.1.2. Valeurs limites de bruit 54
11.2. Mesures de bruit 55
11.3. Véhicules et engins de chantier 55
12. DECHETS 55
12.1. Prévention de la pollution par les déchets 55
12.1.1. Règles de gestion 55
12.2. Stockage provisoire de déchets 55
12.3. Elimination de déchets 56
13. Conclusion 56
Conclusion générale 57

Introduction général:

La gestion des déchets solides représente l’un des défis les plus importants des sociétés urbaines et industrielles.

Si l’enfouissement sanitaire des déchets solides produits par les centres urbains et par les industries est une pratique courante et technologiquement maîtrisée à côté d’autres pratiques de valorisation matière et énergie dans les pays industrialisés, elle est dans les pays en développement la solution par défaut pratiquée sans aucune considération pour l’environnement.

De grandes quantités de déchets sont encore enfouies de façon inadéquate, dans des décharges incontrôlée.

Malgré les efforts fournis et la création de centres de stockage des déchets calqués sur les modèles internationaux qui fonctionnent très mal, ces amas de déchets constituent encore des sources de pollution aggravée du fait de leur concentration : production de lixiviat mal drainé et non traité, production de biogaz non récupéré, impacts visuels et olfactifs, risques des populations avoisinantes etc.

La ville ou l’agglomération urbaine de manière générale est considérée comme un écosystème avec un patrimoine mouvant, des flux et des équilibres, elle produit des biens de consommation en utilisant de la matière première sans se soucier des sous-produits et de ses rejets, elle recycle très peu (CNES, 2003).

Elle doit veiller à l’hygiène et la propreté du milieu, doit participer à la résorption des décharges sauvages par la création des centres de stockages de déchets, pour assurer l’hygiène publique et améliorer le cadre de vie.

Le présent projet rentre dans le cadre de l’étude d’aménagement d’un centre d’enfouissement technique à Ras Eloued, wilaya de BORDJ BOU ARRERIDJ.

La direction de l’environnement de la wilaya de BORDJ BOU ARRERIDJ, à travers l’application de la politique nationale de gestion de l’environnement et du développement durable, et dans sa stratégie nationale de gestion intégrée des déchets solides municipaux et en application des directives du schéma directeur de gestion des déchets solides municipaux de la commune de RAS EL OUED wilaya de BORDJ BOU ARRERIDJ , il a été décidé de créer un centre d’enfouissement, dans le but de recevoir les déchets ménagers de la commune de Ras El Oued, Ouled Braham et Ain tasséra.

Chapitre I : Analyse de l’état initial du site et de son environnement

1. Introduction :

Le site d’implantation du nouveau centre d’enfouissement technique CET a été retenu dans la commune de Ras El oued.

Il se trouve au Nord-est de la commune de Ras el oued à 4 Km environ du chef-lieu. La parcelle géométrique retenue est allongée du Nord vers le Sud. Elle couvre une superficie d’environ 16 ha.

Elle est délimitée à l’Est par une forêt, au nord par des terres agricoles, au sud par une piste et à l’ouest par des terres agricoles. [16]

2. SITUATION GEOGRAPHIQUE :

Ras El Oued est située dans la région des hauts plateaux dans un bassin agricole, à 38 km au Sud-Est de Bordj Bou Arreridj, à environ 55 km au Sud-Ouest de Sétif.

La commune de Ras El Oued s’étend sur une superficie de 140.4 km2 [16].

Elle est limitée :

  • Au nord par la commune de Tixter et la commune d’Ain Tassera
  • A l’ouest par la commune de Bordj Ghédir;
  • Au sud par la commune de Taglait ;
  • A l’est par les communes de Oued Brahem et Ouled si Ahmed (W.sétif)

Carte administrative - Le centre d’enfouissement technique à RAS EL-OUED
Figure N°01 : Carte administrative.[07].

plan de situation du site CET Ras El Oued carte topo 1/50 000 - CET à Ras el oued
Figure N° 02 : plan de situation du site CET Ras El Oued carte topo 1/50 000. [07].

3. Morphologie :

La présence d’une orographie géomorphologique diversifiée (Montagnes, plaine, piément..) qui caractérise le bassin versant du Sud-Est et la plaine de Ras El-Oued dont les principaux draines sont les affluents d’oued el K’sob.

  • Les pentes et déclivités : elles sont en moyennes en général (nord : faibles à moyenne, sud fortes).
  • Les altitudes : elles sont comprises entre 1200m et 1400m, la classe dominante est de 1200m.
  • Les plateaux : ils constituent de véritables plates-formes, ils occupent le sud et l’ouest particulièrement.Ils sont fortement entaillés par des cours d’eau (érosion intense) c’est le cas du djebel M’zaita.
  • Les Montagnes : Elles constituent l’élément distingue du paysage physique de la région, les plus imposantes se dressent dans la partie sud du périmètre. Ils sont caractérisés par une couverture végétale.

Les Plaines marneuses et formations de remblaiement elles s’étendent dans la partie nord, elles sont ponctuées de hautes et basses collines. [07].

3.1 Cadre topographique

Le cadre topographique de la zone constitue une dépression allongée du Sud au Nord. Les altitudes varient entre 1061-1081 mètres.

Topographie du site
FIGURE N°03 : Topographie du site

4. Hydrographie :

La zone d’étude appartient de grand bassin versant Hodna et sous bassin versant Oued Ksob , et l’autre partie situe au nord-est est drainés par Oued Ben laadam qui est un affluent de l’oued Tixter qui fait partie du bassin versant de l’oued Bou-sellam.

Le principaux affluents de l’oued Ras oued sont l’oued Boudjerra et R’mila dans la commune de Ras El-Oued. [07].

4.1 Hydrologie du site

La parcelle sur laquelle va être installé le projet contient des chaabets.

5. Les infrastructures :

5.1 Accessibilité au site :

La zone d’étude est desservie par un réseau routier peu dense, assurant la liaison entre les communes limitrophes.

L’axe le plus important :

* La route nationale assurant la liaison entre la commune et la wilaya sur une distance de 10km.

Il existe trois chemins de wilaya CW n° 38, CW64, et CW141, dont leurs longueurs totales sont estimées à 25 Km de voiries.

* Le chemin wilaya n°38 : fait la liaison entre Ras el oued au Sud et Ain Taghrout au nord Passant par la ville de Tixter.

* Le chemin wilaya n°64 relie la RN5 au niveau de la ville de sidi mebarek Nord-Ouest et le CW n°38 à la commune de Ras El-Oued passant par la commune de AIN TASSERA, et le centre secondaire de BOUGBISS,et qui permet aussi la liaison du CW38 à la route nationale n° 28 au niveau de la commune de Ksar Abtal passant par l’agglomération de R’MAIL qui se situe Nord-Est de la ville de Ras El Oued.

* Le chemin wilaya n°141 assure la desserte de la partie Est de la commune de Ras El Oued, et fait la jonction avec la commune d’Ouled Si Ahmed passant par l’agglomération de BOUBETIKH.

* Le chemin communal assurant la liaison entre la commune et les communes limitrophes sur une longueur de 16 km, il permet aussi de raccorder Ras el oued avec les autres villes de la Wilaya, en particulier le chef-lieu de wilaya.

-** Chemins vicinaux, et communaux CV CC

Il existe deux chemins vicinaux CV n° 5, et CV n° 2, dont leurs longueurs totales sont estimées à 27 Km de voiries.

* Le chemin vicinal n°5 est une liaison à caractère socio-économique entre (02) deux chefs lieu de commune, Ras el Oued au nord, et Ain Ben Ayed au sud, et qui permet aussi la liaison avec la commune de Ouled Tebbene, cet itinéraire passe respectivement par les localités suivants : Bir Chehama, et Chaabet Aoun, et Ain bersa, et assure aussi la desserte entre ces derniers points et la briqueterie située à l’Est de Ain Ben Ayad,

* Le chemin vicinal n°2 assure la desserte de la partie Sud-Ouest entre la commune Ras El Oued el les centres ruraux Bir Hamoudi et El Ghirane

* Le chemin communal lie la commune de Ras El Oued avec la commune de Ain Tassera Nord-Ouest passant par la localité de AYADHAT à la frontière de la limite.

** Le chemin communal lie la commune de Ras El Oued au centre rural de Deriaga Nord- Ouest de la commune.

* Dessertes locale et Pistes

Cette catégorie de desserte représente un taux important par rapport aux réseaux voirie existants, se résument au désenclavement et au regroupement des agglomérations rurales, cette chaîne de voies réparties comme suites :

Pistes

Ce sont des axes ne sont pas revêtus assurent la liaison entre plusieurs regroupements dont la longueur total est de 55Km

6. La géologie Et hydrogéologie (Eaux souterraines) :

6.1 La géologie générale :

Les formations existantes dans cette région appartiennent aux monts des Maâdid, allant du Mésozoïque, Cénozoïque jusqu’au Quaternaire. [07].

1- Mésozoïque : il est défini par le Crétacé ;

Crétacé : Les formations du crétacé sont représentées par les étages suivants :

L’étage inférieur : Formé par une série de calcaire gris, sous forme de bancs lités contenant régulièrement de minces intercalations marneuses et renferme une faune assez riche.

L’étage moyen : Est représenté dans sa majorité par des marnes intercalées avec de bancs de calcaire compact de couleur grise.

L’étage supérieur : Représenté en grande partie par le même faciès de l’étage inférieur avec au sommet des calcaires ocreux à niveau glauconie.

Campanien :

Représenté par des marnes grisâtres à verdâtres et qui sont parfois blanchâtres (altération) intercalés avec des marno-calcaires et calcaires marneux organogènes et lumachelles. Cet étage a une puissance qui varie entre deux cent et trois cent mètres.

Par ailleurs, d’après les nombreuses études hydrogéologiques réalisées dans la région, les eaux souterraines sont très profondes. Seules les failles existantes peuvent être considérées comme conductrices d’eau souterraines.

– Turonien : Composé de calcaire et dolomies lité.

2- Cénozoïque :
* Miocène :

Représenté par des formations du miocène supérieur et miocène inférieur.

Miocène supérieur :

Caractérisé par une puissante série, épaisse de quelques centaines de mètres, représenté par des marnes argileuses de couleur grise foncé et des intercalations de calcaire avec des bancs de grés d’une puissance allant de quelque centimètre jusqu’à vingt centimètres.

Miocène inférieur :

Occupe une grande partie de la région, représentée par des calcaires gréseux de couleur grise au beige.

Cet étage correspond à une transgression importante et débute localement par un conglomérat de base à gros élément plus ou moins arrondis. L’épaisseur de la formation peut aller jusqu’à plus de cent mètres.

* Eocène Supérieur -Oligocène :

— OLIGOCENE CONTINENTAL :

Les faciès de l’étage éocène supérieur oligocène d’une épaisseur de 250 m affleure dans la partie Nord de la Wilaya de Bord Bou Arreridj, le long des trois massifs: Dj M’zita, Dj Moutene,et Dj Morissane d’orientation Ouest-Est, les informations de cet étage dites Numidiennes (ou Medjaniennes) représentent la transition généralement confuse entre l’éocène supérieure et l’oligocène, elles sont représentées à la base par des argile marines avec petits bancs de calcaires, micro- brèche et quartzites.

L’oligocène continental (aquitanien) est composé de dépôts alluvionnaires fluviaux lacustre et lagunaires, sous forme de poudingues argiles ou rouges conglomératiques, Sables ou grés fiables, avec des épaisseurs importantes.

  • * Lutétien : Composé de calcaire et marne gris clair, calcaire noirâtre a silex noir.
  • * Danien : Composé de calcaire gris et de marnes.
3- Quaternaire : (Dépôts récents),

Les alluvions actuelles et récentes sont rencontrées au fond des vallées. Les limons et graviers d’une épaisseur allant jusqu’à une dizaine de mètres, sont rencontrés dans les lits majeurs d’oueds.

6.2 L’Hydrogéologie

Dans notre aire d’étude il existe deux types de nappes

– Une nappe phréatique libre de lithologie alluvionnaire qui couvre la plaine des deux communes, son épaisseur varie de 10 à 30 m avec un débit variant de 2 à15l/s.

Nappe karstique. Cette nappe est caractérisée par une impluviométrie vaste, elle est au sud sur le flanc nord de la chaine hodnéenne. Cette nappe comprend plusieurs horizons aquifères. [07].

* Horizon de l’Eocène inférieur

Il est formé de calcaires et de silices, d’une profondeur d’environ 20m il est exploité par des puits. On peut citer le puits de BOUBETIKH et les eaux contenues dans les galeries de l’ancienne mine de phosphate de BIR HAMOUDI.

* Horizon du Maastrichtien

Formé d’une série puissante de calcaires, il peut atteindre une épaisseur de 30cm avec un débit important de (20-10l/s), les eaux de cet horizon sont très douces, on trouve dans la commune de Ras el oued, le long de faille majeure qui longe le M’ZITA.

On peut citer le forage de TITEST et de BIR CHAHAM qui exploite cet horizon aquifère.

* Horizon du Turonien :

Formé de calcaires dolomitiques et de dolomies, d’une épaisseur de (150-200m), avec un débit qu’on peut soutirer d’environ 30l/s, on peut le trouver dans la commune de BRAHAM, il est actuellement exploité par le moyen de deux forages, celui D’ain Barsa et de sidi Abdellah avec des débits de 17l/s et de 7.5l/s.

* Horizon du Miocène

Il est formé de grés et de calcaire gréseux, son épaisseur est d’environ 100m, le débit qui peut être soutiré est de (5 à 6l/s), on le trouve à l’est de la commune de Ouled Braham, on peut citer le forage de la briqueterie qui utilise les eaux de cet horizon (profondeur 120m, débit5l/s).

6.3 La Sismicité de la région d’étude :

Carte de zonage sismique du territoire national - Le centre d’enfouissement technique à RAS EL-OUED
Figure N° 04: Carte de zonage sismique du territoire national.

Zone 0 : sismicité négligeable Zone I : sismicité faible

Zone II : sismicité moyenne Zone III : sismicité élevée.

La wilaya de Bordj Bou Arreridj se situe dans la zone II, elle est considérée comme une zone de sismicité plus ou moins élevée avec un coefficient d’accélération de 0.07 à 0.15. [07].

6.4 Géologie de la zone d’étude :

L’assiette du site est vaste elle s’étend sur 16 ha, et se trouve en piémont d’une colline de moyenne hauteur où on peut voir des affleurements massifs de grés en bancs parfois métriques, les formations qui y dominent en affleurement sont des grés massifs en bancs, peu fracturés sous une faible couverture de colluvions à matrice sableuse.

Ces grés sont alternés avec des marnes argileuses brunes à quelques lits de grés et sont altérées en leur sommet et donnent des argiles brunes sur une profondeur de 2.5 m environs.

Un thalweg encadre à l’ouest l’assiette du projet et laisse voir l’amplitude des formations gréseuses qui paraissent avoir plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

7. Le climat :

7.1 Pluviométrie :

La commune de Ras el oued est caractérisée par son climat méditerranéen à étage bioclimatique semi-aride caractérisée par un hiver rigoureux et un été sec et chaud. La pluviométrie varie entre 300 et 400 mm par an.

Tableau N°01 : Précipitation Bordj Bou Arreridj données (1980-2003).

Mois J F M A M J J A S O N D total
Moyenne de précipitation 39 26,5 31,4 35,0 36,7 15,7 7,6 13,6 43,0 29.4 30,9 38.5 347,3

Tableau N°01 : Précipitation Bordj Bou Arreridj données (1980-2003). [01] La moyenne calculée sur dix ans a donné une précipitation de 347.3 mm.

7.2 Températures :

Mois J F M A M J J A S O N D Moy
Moyenne de températures 5,6 7,0 9,6 12,4 17,3 23,6 26,7 26,3 21,3 16,0 10,4 6,6 15.23

Tableau N°02 : Moyennes mensuelles des températures 1980-2003. [01]

La moyenne annuelle des températures durant ces 23 ans est estimée à 15.23°C.

La température moyenne mensuelle la plus basse est enregistrée durant le mois janvier de 5,6°C.

La moyenne la plus haute des températures est celle du mois d’août de l’ordre 26,7°C.

7.3 Vents

Les vents les plus fréquents dans la région ont une direction prédominante Nord Ouest durant une grande partie de l’année.

Les vents du sud (sirocco) sont fréquents en été.

Mois J F M A M J J A S O N D Moy
Moyenne des

vitesses m/s

5,79 8,18 9,54 8,98 9,46 8,79 7,47 8,28 10,16 8,97 11,52 8,57 8,81
Source ONM de B.B.Arreridj

Tableau N°03 : Moyennes mensuelles des vitesses de vent en m/s de 1986–1995, [01]

Les vents les plus forts soufflent généralement durant les mois de septembre et novembre.

8. Faune et flore :

La commune connait situées entre l’Atlas Tellien et l’Atlas Saharien caractérisées par un climat semi-aride où on rencontre les forêts de Pin D’ALEP et de, elle est représentée essentiellement par des Pinus halepensis et Quercus ilex et CHENE VERT et des broussailles.

Pour la faune, on signale la présence de cigognes, Moineaux domestiques. [07].

COMMUNE SUPERFICIE (Ha)
Domaine Dont boisé
Ras El Oued 1 736,09 1597,09

Tableau N°04 : superficie forestières

8.1 Faune et flore du site :

Dans la zone du projet pour l’enfouissement des déchets, n’existe pas de site d’intérêt écologique, faunistique ou floristique reconnu autour du site, ou de site écologique naturel.

De ce fait il n’existe pas d’inventaire de la faune et de la flore qui puisse subir des effets de l’impact de la zone.

9. Site archéologique et monument d’intérêt historique :

Aucun site n’est recensé dans la région et à proximité de la zone du projet.

10. Raisons du choix du site :

Le manque de gestion des décharges contribue à créer et maintenir des conditions d’exploitation inadaptées pour la protection de l’environnement.

Etant donné l’absence quasi-systématique de contrôle des décharges non autorisées (pas de gardiennage, pas de clôture, pas d’exploitation planifiée,…), les déchets qui y sont enfouis sont de tous types.

Originellement , ces décharges servaient à enfouir l’ensemble des déchets collectés par les communes ( particuliers , services communaux et professionnelle … ) : ordures ménagères , déchets encombrants , cartons , bois , déchets verts , déchets agricoles , déchets des activités du BTP . [07].

11. Décharge sauvage de la commune:

Les déchets de la commune de Ras El Oued sont transférés à la décharge publique au lieu-dit chaabat Etine, situé à l’Est de L’ACL de Ras el Oued. La superficie de la décharge publique est d’environ 03 ha.

L’exploitation de la décharge à débuter en 1978. Cette décharge est « officielle » mais gérée comme une décharge sauvage. En effet, elles ne comportent aucun dispositif d’une décharge (absence de casier, de tri, de traitement.)

Les déchets sont déversés a partir du bord de la route sur des talus afin d’éviter l’encombrement des différents accès. [07].

12. Conclusion :

L’acquisition des données : le plan cadastrale, écologie, hydrologie, urbanisme environnant, accès, hydrogéologie locale, topographie et données économiques.

L’ensemble de ces données oriente les principales étapes d’aménagement des centres de stockage et nous permettre d’élaborer la suite de notre projet.

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