Tourisme et patrimoine : escapade au cœur de l’Afrique

D- Tourisme et patrimoine : escapade au cœur de l’Afrique.

Au Cameroun, bat le cœur de l’Afrique. Encore épargné par les grandes migrations touristiques, le Cameroun offre au voyageur en quête de dépaysement, toute la diversité de ses paysages, ses cultures et ses hommes.

L’immense forêt équatoriale, les cours d’eau coupés de rapides et des rapides et des chutes spectaculaires, les paysages lunaires au Nord, la savane couleur fauve habitée par une faune impressionnante, les kilomètres de plages désertes ombragées par des cocotiers, sont autant d’invitations au voyage dans ce pays qui donne la pleine mesure du continent africain. Dans ce territoire un peu moins grand que la France, cohabitant depuis toujours plus de deux cent groupes ethniques, qui préservent leurs mystères et leurs rites.

1- Les principales catégories de tourisme25.

a- Le Tourisme balnéaire :

Le littoral largement ouvert sur l’Atlantique avec ses 400 Km de côtes est propice au tourisme balnéaire sur les plages naturelles et sablonneuses de Kribi et Limbe, dans les mangroves et chutes se jetant directement dans la mer.

b- Le Tourisme de safari-photo et de chasse :

Le Cameroun compte sept parcs nationaux dont le plus célèbre et le mieux aménagé est celui de WAZA. Ces parcs sont riches en espèces animales représentatives de la faune africaine : éléphants, buffles, antilopes, hippopotames, gorilles, lions, etc.

Si la chasse est interdite dans les parcs nationaux, il existe par ailleurs quatorze zones de chasse comportant plus de 500 km de pistes entretenues. La chasse est ouverte de Décembre à Mai dans le respect de la convention sur la protection des espèces menacées.

c- Le Tourisme culturel :

Le Cameroun est une mosaïque de près de 250 ethnies aux coutumes et traditions différentes. Le touriste peut ainsi goûter à la présente dans l’architecture traditionnelle, le folklore, la religion, la cuisine, l’artisanat, etc.… Le patrimoine historique est également riche avec des monuments et vestiges du triple héritage colonial Allemand, français et Anglais.

d- Le Tourisme de montagne :

La chaîne montagneuse de l’Ouest offre un environnement adapté avec le Mont Cameroun qui culmine à plus de 4070 mètres, le Mont Manengouba à la charnière du Littoral et du Sud-ouest et le Centre climatique de Dschang bâti sur un plateau s’élevant à 1800 mètres. Il existe des sources thermales dans l’Adamaoua.

e- L’Ecotourisme :

Le Cameroun offre un vaste potentiel en matière d’écotourisme.

f- Le Tourisme d’affaires :

Grâce à la qualité des infrastructures d’accueil (3 Aéroports internationaux, Palais de Congrès, Hôtels de classe internationale), les villes de Yaoundé et de Douala accueillent chaque année des congrès fréquentés par des hommes d’affaires et des officiels venus des quatre coins du monde.

g- Le Tourisme sportif :

Hormis le football qui a fait la réputation du Cameroun, d’autres sports liés au tourisme se développent : pêche au gros poisson au large de Douala, terrains de golf à Yaoundé et Tiko, ascension annuelle du Mont Cameroun sans oublier les clubs équestres de Yaoundé, Douala et Garoua.

2- L’offre touristique camerounaise

Selon Pierre Defert « les ressources touristiques peuvent être définies comme tout élément naturel, toute activité humaine ou tout produit de l’activité humaine qui peuvent motiver un déplacement, susciter une activité touristique, déterminer la force d’attraction d’une région et/ou conditionner la relance de l’activité touristique d’une nation »26.

2.1- Les ressources naturelles

a- la mer :

La façade du Cameroun qui s’ouvre sur l’océan atlantique s’étend sur 400 kilomètres de cotes littorales et donne lieu à de belles plages tropicales, telles que celle de Kribi au climat doux et aux cotes lisses bordées de cocotiers. A quelques DEUX kilomètres se sont les plages de londji et du mille six beach, avec leur sable gris d’origine volcanique. A limbé on trouve de vastes plages de sable brun.

b- les lacs :

Ce sont généralement des lacs de cratères résultant des séismes, et des lacs de subsistance relevant de cuvettes des basses terres ou des plaines. Ainsi on peut mentionner :

– A l’ouest : les lacs balleng, doudé et bamejo dans la région de la Mifi. Le lac petupounam à baigon dans le Noun, le lac foronongain à Magba, le lac bafunda dans la région de Bamboutos, le lac baham aux environs de Foumbot.

– Au nord ouest : le lac awing à Sawa, le lac kilung à Kumbo, le lac artificiel de binshua à Nkambé, le lac de wum dans la Menchum, les lacs nyos et kuk à Wum (lacs de cratères)

– Au sud ouest : les lacs jumeaux de manengouba à Bangem, le lac barambi à Kumba (magnifique lac de cratère), le lac d’éjaghom à Mayu à 22 kilomètres du Nigeria, le lac bénin près de Kumba.

– Au littoral : le lac ossa à Dizangué, le lac de cratère sur le mont coupé qui donne naissance à un torrent qui dévale sur l’un des versants.

– Au nord : le lac artificiel de maga à Yagoua, le lac Tchad près de kousséri, le lac fianga entre le Cameroun et le Tchad, le lac kadja de Figuil.

– Dans l’adamauoa : le lac tizon situé en contre bas d’un site hérissé d’énormes blocs rocheux, le lac mayam du Mayo darlé où l’on retrouve des crocodiles et hippopotames, les lacs samié, beingou et mbella assom à 59 kilomètres de Tibati.

c- Les rochers, les monts et les grottes :

Nous avons le mont Rhumsiki au nord du Cameroun qu’André Gide qualifia de « plus beau paysage du monde », les pentes des monts mandara et la dorsale de l’Adamaoua qui sont de véritables musées de formes.

Aussi les volcans se distinguent avec, les monts à l’ouest tels que le mont Bamboutos (2740mètres), le mont Koupé, le mont Manengouba qui sont également attrayant. Le mont Cameroun fait l’objet de compétitions internationales depuis quelques années et demeure l’un des plus connus, il est situé dans la région de Buéa, il porte encore le nom de « char des dieux » que lui ont attribué les carthaginois a sa découverte. Trois refuges y ont été aménagés, à 1830 mètres, 2780 mètres et 3950 mètres.

Quant aux rochers et autres formes similaires, le charme est tout aussi envoûtant. Par leurs formes épousant des chefs d’œuvres artistiques, ils s’imposent dans la nature par leur volume et profil. Il s’agit entre autre du rocher d’Adoum Abel dans la forêt de Mezines, du rocher d’Etier Edoum, le rocher d’Ebedoum dans la région de la Kadey. Le rocher d’Ako-okas à 36 kilomètres d’Ebolowa, le rocher du loup aux formes extraordinaires d’une femme couchée au bras cassé dans la région de Kribi, le rocher de Nkom et de Ndokbakat à Yabassi, le rocher de wimli à Mbalmayo. L’impressionnant col de Bana et de Fotouni dans le haut Nkam, les coulées de larves consécutives aux éruptions du mont Cameroun.

Pour ce qui est des grottes, elles se localisent d’avantage dans les régions de montagnes et des plateaux.

– dans l’Adamaoua : les grottes de nyem-nyem situées au sommet du mont Djim à Galim, elles ont servi de refuges aux tribus nyem-nyem pendant la résistance contre les allemands et de nos jours, sont le lieu de grandioses festivités traditionnelles de la même tribu tous les premiers mois de l’an. Les grottes Damougora (à 20 kilomètres de Tignère), les grottes Mboula (55 kilomètres de Meiganga) toutes localisées dans d’immenses rochers et ayant constituées des refuges pour les populations locales.

– A l’ouest : la grotte ndassi mekang à Bamengoum dans la mifi, la grotte de banwa et mbocko à Banwa, la grotte bengoum-feulem dans le Ndé.

– A l’est : la grotte monaï à 24 kilomètres de Bétaré-oya, la grotte ntimbé à 18 kilomètres d’Abong-mbang, les grottes mehelen de Chouam (à 15 kilomètres de Tchoum), de loulou (entre Bertoua et Nguele Mendouga) et celle de mvada à 40 kilomètres d’Esseng.

– Au centre : la grotte d’abouma à Ngomedzap véritable abri naturel, les grottes d’okombé à Akono, les grottes fouy à Yoko, la grotte békoé non loin d’Akono, la grotte du mont fébé consacrée le 8 décembre 1961 et transformée en lieu de pélérinage.

– Au sud : les grottes de meymadjon à 15 kilomètres de Sangmelima, les grottes d’ebamina à 18 kilomètres de Zoaétélé.

– Au littoral : la grotte de ngog lituba qui s’ouvre a 800 mètres d’une colline de 1500 mètres, et la grotte de mbokumbo à Nkongsamba.

d- Les sources thermales et les chutes d’eau :

On peut citer celle de Wouldé située à 35 kilomètres de Tignère, cette source jaillit d’une rupture de pente entre un plateau et une pente, libérant de ce fait une eau à 70° C. ensuite viennent d’autres sources telles que celle de Ngué dans le Dja et Lobo, celle de supermont au pied du mont Cameroun.

Quant aux chutes d’eau, elles existent de part et d’autres du Cameroun et se regroupent de la manière suivante :

– dans l’Adamaoua : la chute de tello à 50 kilomètres de Ngaoundéré, avec de nombreuses cascades qui tombent sur une hauteur de 40 mètres de long d’un fond rocheux, la chute de Lanérénon d’une hauteur de 100 mètres à 180 kilomètres de Meiganga, et la chute de béni à 20 kilomètres de Bomboum.

– A l’ouest : la chute de mami wata à Fongo-tongo, la chute de la méteil à Bansoa, la chute de toulépé à Bafou, le chute banka à 30 kilomètres de Banfag, la chute tsuning a Balatchi dans les bamboutos, la chute mouankeu a Bafang, la chute tchanka, la chute du Ndé, la chute pendou a Baza.

– Au sud ouest : la chute épangha à Mukonje, la chute dEkombé à 20 kilomètres de Kumba, la chute d’Ekom.

– A l’est : la chute mali à 9 kilomètres de Bétaré-oya, la chute de Nki dans le district de Ngoila.

– Au centre : la chute de ngo-njock à 11 kilomètres d’Eseka, la chute de mibla à Sombo dans le Nyong et Kellé, la chute de Nachtigal à 68 kilomètres de Yaoundé, la chute de ndokon et denihoum à Ndikinimeki et la chute du mbam a Deuk.

– Au sud : la chute de la lobé dont l’attrait relève de son déversement direct dans l’océan atlantique et au sein duquel on trouve des crevettes noires, les chutes du Ntem à 13 kilomètres d’Ebolowa, la chute de bikon sur l’embouchure du Ntem, la chute des bananiers à Kampo, la chute koumadjap à 12 kilomètres de Zoaétélé.

– Au littoral : la chute d’Ekom-nkam à Melong, la chute du nord à Makombi.

Toutes ces chutes offrent le spectacle de la nature et constituent de ce fait des lieux privilégiés de réflexion, contemplation et méditation. Aussi les paysages environnants qui s’y trouvent sont de vraies merveilles et donnent de respirer un air frais et pur.

e- La faune et la flore :

La faune tout comme la flore présente une grande diversité due à la diversité du climat et du relief. En effet, le Cameroun dispose d’espèces animales et végétales multiples et rares, avec de nombreuses essences et plantes endémiques.

Pour les espèces animales on peut citer :

– les mammifères : lions, éléphants, panthères, girafes…

– des primates : singes, gorilles, chimpanzés…

– des oiseaux : autruches, perroquets, paon…

– des amphibies : hippopotames, crocodiles, tortues…

– des reptiles : serpents, lézards…

Le Cameroun dispose de 297 espèces de mammifères27 (soit 48% des mammifères d’Afrique), de 850 espèces d’oiseaux relevant de la zone tropicale, de 94 espèces d’amphibiens, soit 50% du total de l’Afrique tropicale, et enfin de 542 espèces de poissons représentant environ 21% des espèces de l’Afrique tropicale.

S’agissant des espèces végétales, le Cameroun occupe la troisième place avec un actif de 8000 espèces de plantes après la république démocratique du Congo (11000 espèces) et la Tanzanie (10000 espèces).

Toutefois cette vie animale et végétale se caractérise par une répartition en fonction du milieu naturel. Ainsi, dans la partie supérieure de la forêt tropicale on retrouve des singes et fauves, avec une multitude d’autres espèces : serpents, lézards, oiseaux, papillons, panthères… tandis que dans la partie inférieure la faune est beaucoup plus pauvre. On y retrouve quelques ongulées comme le phacochère, les rongeurs et les insectes.

Par contre dans la savane où les conditions de vie sont différentes, la faune est beaucoup plus riche. Les variations saisonnières et la prédominance d’une végétation herbacée justifient la forte présence d’herbivores tels que les girafes, buffles, éléphants, antilopes, et hippopotames ; auxquels s’ajoutent de nombreux rongeurs, oiseaux marcheurs et coureurs qui servent de proies aux carnivores ; serpents et rapaces.

La zone septentrionale du Cameroun, est le domaine d’un excellent ensemble faunique très riche.

Les multiples disparités fauniques ont ainsi donné lieu à la création de parcs et réserves naturelles de part et d’autre du pays.

f- Les parcs nationaux et les réserves naturelles :

Le Cameroun dispose de sept parcs nationaux d’une superficie totale de 1.031.800 ha et dont l’ensemble se localise dans la zone septentrionale28, exception faite du parc de Korup situé dans la province du sud ouest.

1- le parce de Waza : Il a été crée en 1968 dans la région de l’extrême nord à 120 kilomètres de Maroua, c’est le parc le plus riche et le plus visité. Il a une superficie de 170000ha, et dispose de 500 kilomètres de pistes qui le traversent, offrant aux visiteurs

la possibilité de sillonner a travers le parc grâce aux services des pisteurs. L’ensemble faunique se compose de gazelles, phacochères, lions, éléphants, pélicans, fabirus, ibis, hérons autruches, python, varans…

2- le parc de kalamaloué : Crée en 1972 également dans la région de l’extrême nord, il se situe près de Kousséri. D’une superficie de 45000 ha et d’un intérêt exclusivement botanique, il offre de beaux paysages à travers une flore très riche et un bel ensemble faunique tel que celui de Waza. Exception faite de la présence des lions on y retrouve une multitude d’autres animaux.

3- le parc de la Bénoué : Également crée en 1968, dans la province du nord, il se situe a mi-chemin entre Garoua et Ngaoundéré. Avec une superficie 180000 ha, son relief abrite une faune extrêmement riche en hippopotames que l’on rencontre dans les mares et le lit de la Bénoué. En plus on y retrouve des buffles, crocodiles, hyènes, panthères, éléphants… Le parc dispose d’un réseau routier de 300 kilomètres qui lui permet de rester ouvert aux visiteurs toute l’année.

4- le parc boubandjida : il est crée en 1968 au nord, à 70 kilomètres du parc de la Bénoué avec une superficie de 22000 ha, il compte environ 450 kilomètres de pistes battues, les espèces fauniques y sont semblables à celles du parc de la Bénoué avec en plus, lions, rhinocéros et éléphants.

5- le parc de Mozogo Gokoro : Situé sur le versant est des monts mandara, il a également été crée en 1968 dans l’extrême nord, avec 1400 ha. Il constitue un domaine forestier fermé et protégé des feux de brousse depuis plus de 30 ans. D’un intérêt scientifique, certains y on trouvé des singes, de grands pythons.

6- le parc de Faro : Crée en 1980, il se situe au nord et est une des plus vastes réserves naturelles de l’Afrique centrale, avec 330000 ha de superficie. La présence de toutes les principales espèces animales et végétales en fait un bien de valeur exceptionnelle.

7- le parc de Korup : C’est en 1986 dans la province du sud ouest qu’il naît, avec 125600 ha. C’est un véritable musée naturel qui regroupe plus de 400 espèces d’arbres, 300 espèces d’oiseaux et un fichier important d’oiseaux rares dont plusieurs n’existent nulle part dans le monde.

Quelques réserves :

Réserves Superficie (ha) Régions
Pangar-djerem 200 000 Est
Réserve de campo 30000 Sud
Réserve de lobeké 43000 Est
Réserve de Bafia 42000 Centre

Sources : direction des faunes, ministère des forets et de la faune.

En somme, ces parcs nationaux constituent une part importante du patrimoine touristique camerounais. Cependant, il existe d’autres réserves de faune et de flore qui revêtent un intérêt biologique et écologique certain. Ces réserves se distinguent des parcs par le manque de voies d’accès et d’autres infrastructures d’accueil.

2.2- Les ressources humaines et socioculturelles.

a- Les produits de l’activité humaine

Le produit touristique camerounais identifié à l’activité humaine, représente l’ensemble du patrimoine historique, artistique et culturel susceptible de motiver des déplacements à caractères touristiques. Crées par l’homme, ce patrimoine à l’avantage de pouvoir être renouvelé ou enrichi selon les stratégies de politique touristique, il donne de pouvoir mettre en avant un produit spécifique et singulier apte a faire face à la concurrence ; et à minimiser les coûts générés par les dépenses touristiques relatives aux importations de produits de luxe29.

1a- l’habitat et l’architecture traditionnelle :

Au Cameroun les types d’habitats traditionnels diffèrent admirablement d’une région à l’autre, avec une architecture originale aux formes variées, relevant de l’environnement naturel et de la diversité ethnique.

Ainsi au Sud, les cases sont rectangulaires, construites en bambous extraits de palmiers et crépies avec de la boue de terre rouge appelée « poto-poto ». En général, elles se rassemblent le bord des routes et des pistes. Quelques fois, les maisons sont construites en planches, couvertes de palmiers tressés.

Dans l’est du pays (Kribi, Yokadouma) l’habitat se compose de huttes de petites tailles faites sur la base de lianes, écorces et feuilles d’arbres propres aux pygmées.

A l’ouest on retrouve deux types de style architectural. D’une part, des cases aux formes carrées ou rectangulaires dont les murs sont montés en briques de terre. D’autre part ce sont des cases en murs de bambous de raphia, et aux piliers sculptés de figurines et dont l’ensemble est surmonté de toits de chaume en forme de pyramide.




La région septentrionale est également marquée par une diversité. Dans les régions de Garoua, Maroua et Ngaoundéré, les constructions sont appelées « sarés » et faites en banco aux toits chevelus. Par contre dans les monts mandaras les cases sont faites en murs de pierres aux toits de paille. Dans ces régions là, o retrouve aussi des cases circulaires en pierres et couvertes de pailles dans le sens de la hauteur.

2a- les monuments, musées et palais historiques

Ces éléments dans l’ensemble reflètent l’ensemble de l’histoire profonde du Cameroun.

A Yaoundé :

– le monument de la réunification qui symbolise la réunification du Cameroun anglais et du

Cameroun français le 1er octobre 1961.

– la statuette de Charles ATANGANA, premier chef des éwondos, principale ethnie qui peuple la capitale.

– la statuette du docteur JAMOT, colonel français ayant amplement lutté contre la maladie du sommeil dans le pays.

– le musée d’art camerounais, situé au mont fébé et dans les bâtiments habités par les moines bénédictins, il comporte une collection d’objets en bronze et pierres taillées.

– le musée d’art nègre, fondé par feu père MVENG, situé au sein de la résidence des jésuites de melen, contient des pièces artistiques de nationalités diverses.

– la résidence du docteur Eugène JAMOT à Ayos.

– la cathédrale de Yaoundé, imposant édifice religieux qui trône en plein centre ville.

– le musée national dans les locaux de l’ancien palais présidentiel du feu président Amadou AHIDJO.





Le monument de la réunification et le palais présidentiel à Yaoundé, source : www.cameroon- plus.com

A douala :

– le monument du roi DIKA MPONDO AKWA, colonne commémorative sous laquelle repose ce souverain.

– le musée de douala situé à l’hôtel de ville de bonandjo

– la pagode : ancienne résidence du roi Rudolph DIBOMBARI MANGA BELL exécuté par les allemands

– le vieux château maka a 8 kilomètres de Dibombari, lequel présente une tour de 30 mètres et recèle un tunnel 300 mètres.



Monument du général LECLERC à Douala, source : www.Douala-net.com

A Foumban30 :

– le palais d sultan NJOYA construit en 1971 et restauré en 1973 avec la collaboration de l’UNESCO

– le musée du sultan NJOYA, abritant une collection privée de l’histoire de sa dynastie, avec

• La salle MOSE YEPAP : qui dispose d’une riche collection d’objets d’art (effigies souveraines, et de hauts dignitaires, masques…)

• La salle des notables où l’on trouve tous les objets familiers aux défunts notables de la dynastie (attributs de chasse, calebasses fermées avec crânes de singes,…)

• La salle des danseurs : riche collection d’instruments de musique autrefois utilisés.

• La salle de la case, représentation fidèle d’une case de femme de chef en pays bamoun.

• La salle du guerrier : présente une collection de lances, boucliers en cuir, emblèmes militaires, crânes et mâchoires des ennemis déchus et capturés lors des guerres.

A Buéa :

– le palais du gouverneur Von PUTKAMER qui témoigne du passé colonial

– le cimetière allemand et la fontaine Bismarck

– la statue d’Alfred SAKER à Limbé

A l’est :

– la forteresse allemande de Yoko.

En dehors des ressources ci présentées, d’autres édifices font également l’objet d’un intérêt touristique certain. Tels que le pont sur le Wouri à Douala, ou encore le vieux pont allemand d’Edéa construit en 1903 et long de 180 mètres, l’école normale de Foulassi où naquit l’hymne national du Cameroun.

Au nord :

– la grande mosquée : bâtiment pittoresque et moderne qui accueille les fidèles pour la prière du vendredi

– le palais du lamidat de l’Adamaoua dont les décorations murales des salons et l’entrée du toit conique de chaume font revivre les époques lointaines, c’est un demi-musée.

b- Les éléments de l’activité humaine :

Ils épousent l’art de vivre31. C’est donc l’ensemble des manières de penser, d’être, d’expressions des populations qui peuvent être d’un intérêt certain pour les touristes. Ainsi on distingue, les coutumes et traditions, les pratiques ancestrales, les expressions artistiques et folkloriques camerounaises.

Les coutumes traditionnelles répondent à la diversité culturelle et ethnique du pays. Ce sont des règles de conduite sociale placées sous l’autorité d’un chef et d’un conseil de sages ou de notables ayant le devoir de veiller à leur respect et application. Les chefs traditionnels et coutumiers camerounais incarnent une dimension sociale traditionnelle secrète, la soumission, et l’admiration. L’opinion leur reconnaît autorité religieuse et coutumière. Ils portent des dénominations référant a la région : « feuh » à l’Ouest, « fon » dans le Sud et Nord-ouest, « sultan » en pays bamoun ; « mbobog », « nkoukouma » dans le Centre ; « lamido » dans la région septentrionale.

Les traditions et pratiques ancestrales regroupent quant à eux, l’ensemble des gestes, des déplacements et mouvements d’ensemble ou individuel, des chants, des danses, des interdits, des célébrations qui sont à reproduire et à respecter lors de certains évènements et dans la vie courante. Elles sont le plus souvent mises en exergue lors des mariages, deuils et funérailles, circoncisions, initiations, divorces qui donnent des fois lieu à de grandes cérémonies de réjouissance riches en couleurs et en animations ; il s’y mêle généralement magie ou sorcellerie et superstition car il se produit des fois des évènements inexplicables. Les populations locales et surtout rurales y sont très attachées.

L’importance de ces rites repose dans le fait qu’ils sont différents et particuliers dans les quatre coins du pays, de part sa grande diversité ethnique.

Les expressions artistiques et folkloriques camerounaises regroupent :

• L’art culinaire : il est d’une grande diversité et synonyme d’une gastronomie très appréciée qui offre une variété de mets différents d’une région à l’autre. Au menu figure des grillades et rôtis aux épices typiquement camerounaises, des cuissons à la vapeur à base de viandes ou de poissons faites dans des feuilles de bananiers, et mélangés à des épices et des écorces d’arbres. Les plats sont constitués de viandes, poissons, reptiles, crustacés accompagnés de féculents manioc, ignames, patates, plantains, macabo, pommes de terre, cuits par ébullition, frits ou grillés ; de riz ou de boules de couscous faites à base de farine de manioc, de maïs, de mil, sorgho et d’autres produits importés (pâtes alimentaires, riz, couscous marocain). Ces plats sont plats sont servis avec des sauces faites d’arachides, de soja, pistaches ou essentiellement d’épices. Ce sont aussi des plats composés de feuilles légumières ndole, folong, zom, épinards, foléré. La gastronomie camerounaise est très appréciée et prisée par les visiteurs étrangers, et est généralement accompagnée de bières importées, de vins de palme ou de raphia, de bière de maïs traditionnelle, ou de vin de canne à sucre communément appelé « odontol ».

• Le folklore : lui aussi est riche et varié, c’est l’expression de la culture camerounaise.

Il englobe les fêtes populaires avec que les réjouissances qui s’y rattachent, les musiques et les danses traditionnelles. Les instruments de musiques souvent utilisés sont le balafon, tam-tam, tambour, cloche de fer, flûtes en cornes d’animaux, hochets fait de perles et de calebasses ovales, auxquels s’ajoutent les cordes vocales. Les styles musicaux sont le « bikutsi », « l’assiko » et le « makossa » au Centre et au Littoral, le « ben-sikin » à l’Ouest, les danses pygmées « buma, bali, ozial ». On retrouve aussi les poésies traditionnelles, les chants et les contes. Le folklore englobe aussi les fêtes populaires tels que :

– la fête du lamidat de Ngaoundéré qui commémore l’intronisation du lamido et célèbre le trône du sultan peul, on y revit le coup d’état fomenté par l’ethnie kolé pour renverser le lamido Issa YAYA MAIGARI quinzième de la dynastie, il y est organisé des courses de chevaux et fantasia,

– le carnaval bororo qui rassemble tous les bororos vivant dans le pays pendant la fête de la tabaski (Aïd el kebir), c’est le rendez-vous des nourritures, boissons, rythmes et danses locales ;

– la fête du mil qui célèbre la récolte du mil au nord ;

– la cérémonie du Ngondo : la fête traditionnelle des Sawa « le Peuple de l’eau », se déroule chaque année sur les rives du fleuve le Wouri. Véritable hommage de tout un peuple à la mémoire de leurs ancêtres, la cérémonie est codifiée et se révèle dans un vaste défilé traditionnel. Les femmes y participent et y tiennent une place primordiale : les Mamy Watta, véritables sirènes dotées de pouvoirs surnaturels, rappellent aux hommes qu’elles sont à la fois Mères, épouses, et enfants. Les courses de pirogues géantes à l’embouchure du fleuve le Wouri sont rythmées par les tamtams et les encouragements de milliers de supporters… le Ngondo attire tout Douala pour une semaine entière de festivités et de réjouissances.

– le festival nyem-nyem : marque de réjouissance qui célèbre la résistance héroïque de cette tribu à la pénétration allemande. Il est marqué par l’ascension du mont Djim, la visite des grottes nyem-nyem et la compétition de tir à l’arc.

– A l’Ouest et dans le Nord-Ouest, les « funérailles » qui sont l’occasion, à travers des cérémonies riches en couleurs, de célébrer la mémoire des défunts ;

– Le « Ngouon », fête traditionnel des Bamoun qui se déroule tous les deux ans ;

L’artisanat camerounais32 figure parmi les plus brillants et anciens foyers de civilisations artistiques africains. Il dispose d’un art primitif, décoratif, et expressif très riche qui donne des produits variés. En effet l’art primitif négro-africain relève d’art sacré (masques et statuettes) qui incarne les traditions sociales des groupes ethniques. Les masques et statuettes sont fait en bois, ont des significations particulières et représentent souvent des ancêtres prestigieux ou des esprits, on utilise aussi le cuivre et le bronze.



Masques fang (ethnie betsi)

D’autres objets tels que les porte-monnaie, portefeuilles, sandales (Samara), sacs, cousins ou étuis de poignard ; peaux de crocodile pour faire des chaussures, des porte-documents, peaux de python, sont fait avec des peaux d’animaux et le plus souvent vendus intactes pour la décoration.

Les nappes brodées, serviettes de table, dessous de verres et napperons sont fait à Foumban avec des motifs Bamoun : serpent bicéphale, araignée, crapaud stylisés, etc. A Garoua, les tissus imprimés artisanalement donnent de très beaux pagnes. A Bamenda, les costumes traditionnels sont riches en couleurs et réalisés à la main par des artisans de la place.

Le Bambou, Raphia, et le Rotin sont utilisés à Djingliya, Bali, Bamenda pour les sacs et sets de table en raphia, vannerie ; à Foumban, Mbalmayo et dans la région de Yaoundé les meubles sont faits en rotin, en bambou et en bois.

L’Argile à Foumban permet d’obtenir pipes et figurines ; à Guider ce sont des ustensiles ménagers. La poterie traditionnelle Matakam à Djingliya et Margui, à Rhumsiki. Poterie moderne à Mbalmayo et dans la région de Yaoundé.

c- La superstructure touristique :

Les chiffres de 2005 font état de 272 établissements classés dans l’ensemble du pays, pour 10.344 lits, dont 26,3% de la capacité totale dans le Littoral, 22,2% dans le Centre, 9,9% dans l’Ouest. Soit 58,4% pour ces trois provinces et les sept autres représentants 41,6% des effectifs d’établissements classés33.

Au total le pays compte 1591 établissements d’hébergement, dont 82,9% (1319 au total dans les 10 provinces) sont dits non classés. Ils représentent 60,5% de la capacité totale en chambres. Par ailleurs, ceux dits classés, représentent 17,1% du parc hôtelier national, soit 39,5% de la capacité en chambres », informe l’Annuaire des statistiques.

La classification des hôtels va d’une à cinq étoiles, selon les normes internationales requises au confort, prestations offertes et autres services. Les établissements non classés eux sont les gîtes, auberges de jeunesse, maisons d’hôtes, les pensions, et quelques hôtels, ce sont des unités en marge des critères internationaux de classement. Quant aux établissements assimilés on dénombre des campements, relais touristiques, les motels, les campings caravanings, les résidences touristiques. Parmi les hôtels les plus connus on peut citer :

– l’hôtel HILTON (5 étoiles) situé au centre ville de Yaoundé : Commodités : navette aéroport, terrain de tennis, location voitures, business centre. Capacité : 257 chambres

– Le DJEUGA PALACE (4 étoiles) sis au marché central à 400 mètres du centre ville à Yaoundé Commodités : navette aéroport, terrasse, salle de réunion Capacité : 158 chambres:

– L’hôtel MERCURE (2 étoiles) au marché central à 300 mètres de la poste centrale à Yaoundé : Commodités : navette aéroport, business centre. Capacité : 100 chambres – L’hôtel MONT FEBE (4étoiles) à Yaoundé, en altitude à 15 minutes du centre ville : Commodités : navette aéroport, terrain de golf, salle de réunion Capacité : 218 chambres

– L’hôtel IBIS à douala (3 étoiles) sis au quartier bonanjo : Commodités : navette aéroport, salle de conférence. Capacité : 160 chambres

– Le MERIDIEN (5étoiles) à l’avenue des cocotiers à douala : Commodités : terrain de tennis, business center, salle de réunion. Capacité : 144 chambres

– AKWA PALACE à douala (4 étoiles) : Commodités : business center, salle de réunion, location voiture. Capacité : 124 chambres

– ATLANTIC BEACH et PALM BEACH à Limbé.

En outre, le Cameroun compte plus de 500 établissements de restauration, dont 75% sont non classés et sont souvent de petits restaurants de rue. Ils peuvent être classé comme suit:

– Les grands restaurant luxueux, principalement ceux des grands hôtels, généralement tenus par des européens : service est de bonne qualité ; menu varié ; allant de la cuisine locale aux spécialités européennes. On retrouve aussi des restaurants chinois, offrant des spécialités orientales, tenus par des asiatiques.

– Les moyens restaurants qui proposent des spécialités africaines et européennes, beaucoup moins chères que les précédents, et moins luxueuses. Le dessert et les boissons y sont facultatifs.

– La dernière catégorie concerne les petits restaurants généralement appelés « tourne dos » du fait de la position des bancs qui permettent aux clients de tourner le dos à la rue. On y déguste de la cuisine typiquement camerounaise pour un prix modique.

Les agences de voyages présentent dans le pays sont estimées à plus de d’une centaine parmi lesquelles plus de la moitié sont clandestines et non conformes aux réglementations étatiques. Elles ont pour domaine de compétence la commercialisation et la promotion du produit touristique dans l’ensemble du pays, mais sont peu ou mal connues du grand public. De plus leur activité se limite généralement à la vente des titres de transport aérien, routier ou fluvial, et à la location de voitures. L’organisation de circuits touristiques est très faible et reste le fort des grandes agences de voyages, car ils demandent la mobilisation de moyens financiers et d’un savoir technique que ces agences n’ont pas.

d- Les équipements distractifs

Ils participent à l’animation du secteur touristique et hôtelier, contribuent au divertissement des touristes34. On distingue les équipements liés à la nature (le jardin botanique et agronomique de Nkolbisson; le jardin zoologique de Mvog betsi à Yaoundé, les parcs zoologiques et botaniques de Limbé et Garoua), les équipements sportifs (terrain de golf du Mont fébé, le parcours vitae, le complexe sportif mateco à Yaoundé, le stade Amadou Ahidjo de Yaoundé, le tennis club de Yaoundé, le parcours sportif de Bamenda, le stade de la réunification de Douala, l’aéro club de Douala, le stade omnisport de Garoua…), les équipements culturels avec les édifices religieux (mosquées, cathédrales, temples), les centres culturels nationaux et étrangers (camerounais, français, allemand, anglais…), enfin les musées.

On note aussi la présence des salles de cinémas tels que le cinéma Abbia à Yaoundé, le cinéma le Wouri à Douala, et la prédominance de night club (katios, césar, biblos…) Cependant ces équipements distractifs en raison de leur inégale répartition sur le territoire camerounais nécessitent une amélioration qualitative et quantitative des services qu’ils offrent, car les données naturelles, le logement et la gastronomie ne suffisent plus pour satisfaire les attentes des touristes.

En somme, le pays des Lions Indomptables de football,  » Afrique en miniature « , regorge d’énormes potentialités touristiques, mais qu’il a du mal à valoriser pour attirer un nombre impressionnant de visiteurs, à cause de problèmes tels que : les tracasseries policières et administratives ; difficultés d’accès aux sites ; le déficit de capacités hôtelières, l’absence d’aménagement sur les sites susceptibles de recevoir des touristes et l’absence d’infrastructures sanitaires; l’absence de marketing autant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays: rares sont les ambassades du Cameroun à l’étranger qui possèdent en leur sein un bureau du tourisme, d’où la méconnaissance des produits camerounais à l’étranger. Aussi l’état d’esprit des Camerounais, joue un rôle retardateur sur le tourisme, car la population a une vision péjorative du tourisme qu’elle considère comme activité réservée aux personnes riches, parce que le niveau de vie des populations est faible, et qui ne rapporte rien. Pour une population pauvre les soucis majeurs sont la nutrition, la survie et la santé.

Les résultats de l’enquête menée à travers un questionnaire relatif a l’élaboration de ce mémoire, démontre sur un échantillon de 100 personnes interpellées que 70% ne connaissent pas le nom du ministre du tourisme camerounais et jugent les prix des nuitées hôtelières « trop cher »; 50% peinent a énumérer et n’ont jamais visité des sites touristiques ou participés a des activités touristiques ; plus de 30% ne voyagent qu’une fois par an; le principal moyen d’hébergement est celui d’une connaissance ou de la famille au cours de déplacements, plus motivés pour des activités professionnelles et visites familiales que touristiques. Ce qui dénote une très faible implication de la population camerounaise aux activités touristiques, pourtant elle constitue un grand marché en termes d’emplois et d’arrivées touristiques internes exploitable pour le secteur.

Par ailleurs le mauvais état des infrastructures de transport (peu développées et mal entretenues) et le manque d’organisation des promoteurs d’activités touristiques constituent de véritables freins qui découragent souvent les touristes.

Tourisme durable et écotourisme : axes de développement socio-économique et de sauvegarde patrimonial pour le Cameroun
Mémoire de fin d’études Administration et Gestion des Entreprises – Touristiques et Hôtelières
Institut Supérieur International De Tourisme De Tanger

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  • 25 www.cameroun-infotourisme.com
  • 26 Stratégie marketing adaptée à la relance du tourisme camerounais, TCHOKOTE KALLA Anne-Marie (ISITT1998, Tanger – Maroc).
  • 27 Emmanuel ONDO NDONG, Tourisme et développement économique d’un pays : exemple du Cameroun, Yaoundé 2003
  • 29 Engelbert MVENG ; L’art et l’artisanat africains paru aux éditions CLE 1980
  • 30 Engelbert MVENG ; l’art et l’artisanat africains paru aux éditions CLE 1980 ;
  • 31 Stratégie marketing adaptée à la relance du tourisme camerounais, TCHOKOTE KALLA Anne-Marie (ISITT 1998, Tanger – Maroc).
  • 32 L’art et l’artisanat africains paru aux éditions CLE 1980 d’Engelbert MVENG.
  • 33 Statistiques du tourisme au Cameroun (2005), ministère du tourisme
  • 34 Stratégie marketing adaptée à la relance du tourisme camerounais, TCHOKOTE KALLA Anne-Marie (ISITT 1998, Tanger – Maroc).
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