Cameroun: des clans à la formation d’une république unie

Deuxième partie : le Cameroun et l’impact du secteur touristique sur l’économie camerounaise

Carte du représentative du Cameroun
Carte du représentative du Cameroun, source : www.cameroun-plus.com

I– Le Cameroun : « l’Afrique en miniature »

La république du Cameroun est située au centre de l’Afrique, entre l’équateur et le golfe de guinée. Le pays s’étale sur une superficie de 475.442 km², et revêt la forme d’un triangle dont le sommet se prolonge au nord. De l’est à l’ouest, il s’étend sur 720 km et 1240 km selon la diagonale du nord–est au sud-ouest.

Il est peuplé d’environ 16,5 millions d’habitants (recensement 2005), repartis en plus de 200 ethnies, la capitale politique est Yaoundé, tandis que Douala fait office de capitale économique. Les langues officielles y sont le français parlé à 70% et l’anglais 30%.

Son drapeau est constitué de trois bandes horizontales colorées de vert (symbole de la richesse que représente la nature), rouge (trace du sang versé par les ancêtres pour le pays) et jaune (couleur représentant l’or, et par ricochet les ressources minières du pays), avec au centre de le bande rouge un étoile, qui symbolise l’unité des populations du Cameroun. Sa devise est : paix, travail, patrie, tandis que son hymne national s’intitule « Ô Cameroun berceau de nos ancêtres ».

Le pays est limité au nord par le Tchad, à l’ouest par le Nigeria, à l’est par la république centrafricaine, au sud par le Congo Brazzaville, le Gabon et la Guinée équatoriale. Les eaux du lac Tchad bordent le territoire à l’extrême pointe nord, tandis que l’atlantique lui confère 420 km de côtes littorales. Ce sont ces ouvertures d’eau, qui ont ouvert la grande page du peuplement, de la découverte et de l’histoire du Cameroun.

A la jonction entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest, le Cameroun est un pays unique et diversifié, par son histoire, sa géographie, ses cultures, ses richesses et son originalité, multiples aspects qui lui ont conférés l’appellation d’ « Afrique en miniature ».

A : Géographie : un territoire aux multiples facettes.

1- Un relief extraordinairement contrasté.

L’alternance des hautes et basses terres au Cameroun, constitue un paysage dont l’élément le plus remarquable de cet ensemble est la dorsale qui prend le pays en écharpe du Sud-ouest au Nord-est (depuis le fond du Golfe de Guinée jusqu’à l’extrême est de l’Adamaoua)12.

– Les hautes terres et les plateaux :

La dorsale camerounaise est une ligne directrice du relief formée au sud de quelques massifs, elle se poursuit dans sa partie centrale par les hauts plateaux de l’ouest et se termine au nord par la barrière des hautes terres que constitue l’Adamaoua. Le plateau de l’Adamaoua est en fait un énorme socle, soulevé et faillé, d’une altitude moyenne de 1100 m sur lequel les surfaces planes dominent.

Quant aux hautes terres de l’Ouest, elles sont constituées par un ensemble de plateaux creusés de vallées profondes au-dessus desquels s’élèvent souvent des massifs montagneux essentiellement volcaniques. Les hauts plateaux de formes ramassés sont des massifs de 3000 à 1500m. Ils sont traversés par une ligne de fractures, qui est à l’origine d’émissions et de la formation de massifs volcaniques.

– Les plaines littorales et les basses terres :

Au Nord de la dorsale camerounaise se trouvent les basses terres composées de deux unités, les plaines et les massifs isolés.

Les plaines du Tchad descendent en pente douce de 550 à 280 m du piedmont des Mandara aux rives du Logone, avec leurs Yaérés (vastes étendues inondées en saison pluvieuse). À l’Ouest, sur la frontière nigériane ce sont les monts Mandaras d’altitude moyenne de 700 m, avec quelques sommets atteignant 1224 m.

En contrebas de la dorsale camerounaise s’étale le vaste plateau sud camerounais. Cette unité morphologique consiste en une monotone succession de collines convexes dont l’altitude varie entre 650 et 900 m, et d’interfluves émoussés, parfois cuirassés.

Quelques accidents émergent au-dessus de cette « mer de collines » dorsales (massif du Ntem, du Mbam, de Yaoundé, inselbergs de Yoko…) avec des pointes de plus de 1200 m.

Au sud-est le plateau s’abaisse doucement pour aboutir à une plaine d’une altitude moyenne de 500/800 m qui va se terminer dans la cuvette du Congo.

La partie Sud-ouest du plateau sud camerounais, se termine par les plaines côtières. Entre l’océan et le plateau sud camerounais. Ce sont des plaines largement étalées, constituées par des terrains sédimentaires recouverts ou non par des coulées de basalte. Au sud de la Sanaga, la plaine côtière perd de son ampleur en même temps qu’elle se relève et passe insensiblement à un bas plateau.

Quant à la cuvette de la Bénoué, elle est comprise entre l’Adamaoua au nord ouest et le bombement de kaélé au nord est, d’altitude moyenne de 200m, elle s’incline de l’Est a l’Ouest.

2- Une végétation luxuriante aux couleurs de tous les paysages.

La végétation camerounaise est un condensé de celle de l’Afrique. On y trouve la forêt, la savane et la steppe sous différentes formes.13

Les forêts : la grande forêt qui s’étend du Golfe de Guinée jusqu’en Afrique de l’Est recouvre toute la partie sud du Cameroun jusqu’au plateau de l’Adamaoua. Cependant elle ne présente pas une physionomie uniforme sur le territoire camerounais. On peut la classer en 3 catégories :

* La forêt littorale : recouvre tout le secteur littoral atlantique depuis Mundemba (dans sa partie nord) jusqu’à Campo (au Sud).

* La forêt atlantique : elle occupe les premiers reliefs en arrière de la forêt littorale jusque vers 800 m d’altitude mais on la trouve également jusqu’à 1000/1200 mètres dans l’Ouest.

* La forêt du Dja : la région forestière du Sud-est Cameroun offre un aspect qui la rapproche des forêts congolaises voisines.

Les savanes :

La savane est un type de végétation adapté au climat tropical à saisons contrastées: l’une sèche, l’autre pluvieuse (1400 mm de précipitations annuelles et au moins 3 mois de sécheresse). Les savanes camerounaises peuvent être classées en 3 catégories:

– Les savanes arbustives et arborées soudano guinéennes de l’Adamaoua, d’altitude situées entre 900 et 1500 m. Elles sont fortement dégradées par les défrichements agricoles, les pâturages, les feux de brousse.

– Les savanes boisées et les forêts claires médio soudaniennes, dans la province du Nord-Ouest (zone frontalière avec le Nigeria) et au sud de la cuvette de la Bénoué. Avec un peuplement herbacé est essentiellement graminéen.

– Les savanes boisées soudano sahéliennes du bassin de la Bénoué, au Nord en latitude sur de grandes superficies dans la cuvette de la Bénoué et s’avancent jusqu’à hauteur du 10ème parallèle au sud des départements du Diamaré et du Mayo-Dany.

Les « steppes » sahélo soudaniennes: les steppes sont des formes dégradées de savanes arbustives. La flore arborescente y est clairsemée et de taille médiocre. Les steppes que l’on rencontre dans la province de l’Extrême-Nord comportent deux domaines. Un sahélo soudanien localement touffu et un sahélo saharien peu étendu, limité aux abords du lac Tchad.

3- Climat : quatre saisons pour un paysage unique.

Le Cameroun offre un aperçu de presque toute la gamme des climats intertropicaux ave une température moyenne de 26°C. Des reliefs importants et la proximité de l’océan introduisent des nuances montagnardes et littorales.

Les principaux facteurs climatiques sont :

– Températures:

Les températures élevées, allant en ordre croissant du sud au nord (Yaoundé 24°, Kousseri 30°) et présentant des différences moyennes annuelles variant dans le même sens.

– Précipitations:

Les précipitations diminuant du littoral vers l’intérieur et du sud vers le nord, augmentent avec l’altitude (Kribi 3000 mm d’eau par an, Kousseri 500 mm/an.

– Masses d’air:

La mousson ou alizé du sud-est, (humide et instable) et l’harmattan ou alizé du nord-est (stable et sèche), situées de part et d’autre de l’équateur. Elles provoquent la saison des pluies pendant l’été boréal et la saison sèche pendant l’hiver boréal.

Les facteurs climatiques sont responsables en partie de l’originalité de la palette climatique camerounaise. On peut distinguer ainsi quatre saisons climatiques:

a. La grande saison des pluies d’aout à fin septembre, et la petite saison des pluies de mars à juin

b. La grande saison sèche de novembre à février et la petite saison sèche de juin à aout.

4- L’hydrographie

Le territoire camerounais est drainé à partir de l’Adamaoua « château d’eau du Cameroun » et de la dorsale Nyong Sanaga, selon quatre bassins versants principaux : les bassins Atlantique, du Congo, du Niger et du Tchad14.

 Le bassin atlantique :

A ce bassin appartiennent la Sanaga, et les fleuves côtiers (Nyong, Ntem, Moungo, Wouri). Il collecte les eaux de l’Adamaoua méridional et du plateau central par le Djerem, le Meng, la Vina et le Lom grossi du Pangar; de l’ouest lui viennent le Mbam et ses affluents, le Noun et le Kim.

– Le bassin du Congo est représenté au sud-est par la Kadéï et la Ngoko.

La première, grossie de la Doumé et de la Boumbé, rejoint la Mambéré pour former la Sangha en territoire centrafricain, alors que la Ngoko, constitué du et de la Boumba, conflue avec la même Sangha en territoire congolais près de Ouesso.

– Le bassin du Niger

à qui appartiennent la Bénoué et ses affluents, dont le principal est le Faro, qui collectent les eaux de l’Adamaoua septentrional, des Mandara et des Alantika.

– Le bassin du lac Tchad est le moins important.

Le Logone en constitue l’élément essentiel. Né dans le nord-est de L’Adamaoua, de la Mbéré et la Vina du nord, il coule sur ses levées en aval de Yagoua.

Tous ces cours sont coupés de rapides et de chutes, souvent peu profonds et encombrés de bancs de sables et représentent un potentiel énergétique très important.

Les fleuves qui coulent au sud de la Sanaga, du Lom roulent les hautes eaux pendant la petite et la grande saison de pluies, tandis que les rivières de régime tropical ont un débit contrasté par de hautes eaux pendant la saison de pluies et les basses eaux pendant la période sèche.

On distingue plusieurs types de lacs au Cameroun : les lacs de cratères dans les régions volcaniques (Oku, Tizong, Bini, Barombi), les lacs de subsistance dans les basses terres (Ossa, Dissoni, Ejagal), les lacs de cuvette (Tchad et Fianga), et les lacs artificiels, (Bamendjing sur le Noun, ur le DjeremMbakaou s).

5- Organisation administrative

Le Cameroun est divisé en 10 provinces ayant chacune son chef lieu, considéré comme capitale de la province, 59départements, et 259 arrondissements.

Chaque province est placée sous l’autorité d’un gouverneur de province. Il réside dans le chef-lieu de la province. Représentant du Président de la République, il est dépositaire de l’autorité de l’Etat dans la province.

Chaque province est divisée en départements dirigés par des préfets hauts fonctionnaires nommés par décret du Président de la République et placés sous l’autorité hiérarchique du gouverneur de province.

Chaque département est divisé en arrondissements dirigés par des sous-préfets.

Chaque arrondissement est divisé en districts placés sous l’autorité d’un chef de district

Les différentes provinces et leurs chefs-lieux

Provincechef-lieulangues officiellesDépartementsLes provinces du Cameroun.

Les provinces du Cameroun.

1AdamaouaNgaoundéréfrançais5
2CentreYaoundéfrançais10
3EstBertouafrançais4
 

4

Extrême

Nord

 

Maroua

 

français

 

6

5LittoralDoualafrançais4
6NordGarouafrançais4
7Nord-OuestBamendaanglais7
8OuestBafoussamfrançais8
9SudEbolawafrançais4
10Sud-ouestBuéaanglais6

Sources : www.wikipedia.org

Cameroun: des clans à la formation d’une république unie
Source : www.prc.cm

6- Démographie

La présence de l’homme sur le sol camerounais remonte aux temps les plus anciens de l’histoire. D’importants vestiges anthropiques, gravures rupestres, et mégalithes témoignent d’une présence humaine allant du nord au sud dès le paléothique et surtout le néolithique.

Le Cameroun fut un lieu de contact entre les bantous et les soudanais d’un nord ouvert très précocement aux migrations et au nomadisme pastoral. Aujourd’hui encore plusieurs races d’Afrique tropicales s’y rencontrent : bantous, semi – bantous, et soudanais.

Ces diverses races se subdivisent en ethnies, dont la somme est estimée à plus de 200, les principales étant les béti, les bassa, les bamilékés, les bamoun, les doualas, les haoussas, les peuls, les pygmées, les foulbés…

La population totale est estimée à 16,5 millions d’habitants avec croissance démographique de 1,8%, une densité de 36,5 habitants au km² et une espérance de vie qui oscille entre 50 et 55 ans. Le taux de mortalité brut est de 13,47 ‰, avec une mortalité infantile de 63,52 ‰.

Les jeunes de moins de quinze ans représente une part importante de la population (41,2%) ce qui témoigne du taux de natalité assez élevé dans le pays fixé a 33,89 ‰

On y pratique plusieurs religions parmi lesquelles : l’islam (20%), le christianisme avec 34,7% de catholiques et 17,5% de protestants, et les religions traditionnelles avec 26%15.

Le Cameroun peut être cité comme exemple de cohabitation religieuse, puisqu’il n’existe quasiment aucune friction entre les différentes communautés religieuses qui vivent totalement en paix.

Le taux d’analphabétisme atteint les 67%, tandis que l’urbanisation est située à 48%.

B- Histoire : des clans à la formation d’une république unie.

1- Époque précoloniale

Les premiers habitants du Cameroun furent les pygmées. Au 1er millénaire avant J.-C, la zone couvrant le sud-ouest de l`actuel Cameroun et le sud-est du Nigeria aurait été le berceau des peuples bantous. Au Ve siècle après J.-C, la Civilisation Sao se développe aux environs du Lac Tchad et donnera naissance au royaume du Kanem-Bornou.

A part cela, les gens vivent en chefferie, le pouvoir politique ne dépasse pas le groupe de village. Les bantous au Sud comme les soudanais au Nord, sont divisés en plusieurs clans évoluant avec leurs castes et leurs problèmes monarchiques qui donnent souvent naissance à de nouveaux clans souvent antagonistes.

Les habitants croient en la sorcellerie, le droit fait des captifs de guerre des esclaves souvent libérés après un certain temps. Ils vivent et se nourrissent de la cueillette, l’agriculture et de la pêche. La communication au loin se fait par le tam-tam. Cependant, le Nord du pays est touché par l´islam à partir du 11e siècle16.

2- La conquête coloniale

Le premier contact avec les européens serait survenu lors du périple du Carthaginois Hannon qui, selon la légende, au Ve siècle av. J.-C., aurait atteint le Mont Cameroun qu’il baptisa le « Char des Dieux ».

A la recherche de la route des Indes, les portugais arrivent sur les côtes en 1472. Étonné par le nombre de crevettes, le navigateur Fernando Póo baptise le pays « Rio dos Camaroes» (l’estuaire du Wouri).

Vers 1532 la traite des Noirs se met en place notamment grâce à la collaboration des Doualas. Les européens n’y fonderont cependant pas d’établissements permanents comme Luanda ou Saint-Louis à cause des côtes marécageuses, difficiles d’accès et infestées de malaria.

La chasse à l’homme commence à l’intérieur du pays, l’habitat de nombreuses populations sera systématiquement détruit. Au fur et à mesure le pays se vide de ses habitants déportés vers les colonies britanniques ou espagnoles d’Amérique ou vers le Brésil.

Au XVIIIe siècle après l’abolition de l’esclavage, arrivent les pasteurs peuls ou (Foulbe) venus de l’ouest et refoulent les Kirdi et les Massas de la plaine du Diamaré, entre Logone et Bénoué. Ils islamisent les plateaux du Sud. Leur leader, Ousmane dan Fodio, envoie son guerrier Adam islamiser les plateaux du Sud, qui seront rebaptisé Adamaoua.

Il est stoppé par le royaume Bamoun dont l’islamisation sera réalisée sous l’impulsion du roi Njoya. Njoya restera célèbre pour l’alphabet composé d’idéogrammes qu’il crée et pour la carte du pays qu’il fait établir.

La colonisation allemande commença en 1884 avec la signature en juillet d’un traité entre le roi de Bell et Gustav Nachtigal. Par ce traité, le Cameroun abandonne a l’Allemagne ses droits de souveraineté, de législation et d’administration, et le 14 juillet 1884 Nachtigal, hisse le drapeau allemand a douala. Suite à la conférence de Berlin du 4 juillet 1885, le Cameroun est alors géré, exploité et administré par l’Allemagne.

Le protectorat s’étendit du lac Tchad au nord aux rives de la Sanaga au sud-est. La ville de Buéa au pied du mont Cameroun en devient la capitale avant d’être destituée au profit de Douala en 1908, quand le protectorat devient français et anglais.

Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle le Cameroun avait été conquis par les forces franco-britanniques, la colonie allemande fut partagée en deux territoires confiés à la France (pour les quatre cinquièmes) et le restant au Royaume-Uni par des mandats de la Société des Nations (SDN) en 1922.

3- L’indépendance

Le Cameroun français se rallia à la France libre en août 1940. La majorité des camerounais éduquée se rallia à la France libre. En 1945, il devint un pays sous tutelle de l’ONU, qui remplaçait la SDN. Malgré cela, il devint en 1946 un « territoire associé » de l’Union française17.

Le Cameroun oriental est ainsi représenté à l’assemblée nationale française, avec une assemblée représentative en 1946, une assemblée territoriale en 1954, et une assemblée législative en 1957.

Par ailleurs le Cameroun sous tutelle britannique est rattaché administrativement à la région autonome de l’est du Nigeria. Il st représenté par 10 délégués au conseil législatif de cette région ; en 1954, il devient une des régions autonomes de Nigeria, et ce n’est qu’a partir de 1959 qu’il devient directement administré par la grande Bretagne.

La vie politique fait alors naître dans le pays, un grand nombre de partis politiques parmi lesquels : l’UPC (union des populations du Cameroun) fondé le 10 avril 1948 par Ruben Um Nyobè ; le BDC (bloc démocratique camerounais) fondé le 28 novembre 1951 avec pour leader le docteur Aujoulat, l’USC (union sociale camerounaise) née en 1953 avec Okala ; et l’UC (union camerounaise) en 1958 à la suite du BDC.

Dans le même temps, l’idée de l’indépendance du Cameroun progressa en métropole, par l’obtention de l’autonomie interne du pays (1957).

L’Assemblée territoriale fut élue au suffrage universel et avec un collège unique pour la première fois en décembre 1956, et M’Bida forma le premier gouvernement autonome en mai 1957 ; il fut remplacé en février 1958 par Ahmadou Ahidjo, premier président du Cameroun.

L’autonomie complète fut accordée en 1959. Le Cameroun français acquit son indépendance le 1er janvier 1960 et devint la République du Cameroun. L’année suivante, la colonie britannique se divisa en deux après un référendum d’autodétermination. Le Nord, principalement musulman, choisit d’intégrer le Nigeria.

Quant au Sud, principalement chrétien, il choisit de rejoindre la République du Cameroun pour former la République fédérale du Cameroun.

Lors de son accession à l’indépendance, en 1960, le Cameroun se dota d’une Constitution à vocation pluraliste qui prévoyait le multipartisme.

4- Evolution et situation actuelle

En 1972, la république fédérale fut remplacée par un État unitaire. Ahmadou Ahidjo remporta les élections de 1975 et 1980. Ce n’est qu’en novembre 1982 qu’il démissionna pour « raisons de santé » et fut remplacé par son ancien Premier ministre, Paul Biya. Ahidjo regretta son choix ultérieurement, et, à la suite d’un coup d’État manqué de la part de ses partisans, il fut contraint à l’exil en 1983.

Dès son accession au pouvoir le président Biya tente alors de remédier progressivement aux maux légués par son prédécesseur en renouvelant totalement les cadres et les structures du parti unique, rebaptisé en 1985 Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Mais la situation économique empire et de nouveaux troubles sociaux éclatent à partir de 1989.

Le 3 décembre 1990, l’Assemblée nationale adopte une série de lois destinées à contrôler la création de nouveaux partis.

De nos jours, le Cameroun est un état unitaire à régime semi-présidentiel, dirigé par Paul BIYA depuis 1982, et réélu au suffrage universel lors des élections présidentielles de 2004, pour un mandat de 7 ans. Le pays est doté d’un parlement bicaméral, comportant une chambre des députés de 180 membres et un sénat de 100 membres, tous élus au suffrage universel pour un mandat de 5 ans.

Le gouvernement est dirigé par un premier ministre nommé par le président, qui exécute le programme présidentiel sou le contrôle du parlement.

Le Cameroun reste un pays qui malgré les multiples maux qui le terrassent (maladies, famine, pauvreté, analphabétisme…) comme tout pays du tiers monde a su concilier les divers aspects de son patrimoine et unifier sa population, pour évolution progressive et paisible ; ce qui lui confère une place de leader économique en Afrique centrale.

Tourisme durable et écotourisme : axes de développement socio-économique et de sauvegarde patrimonial pour le Cameroun
Mémoire de fin d’études Administration et Gestion des Entreprises – Touristiques et Hôtelières
Institut Supérieur International De Tourisme De Tanger

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  • 13 www.cameroun-plus.com
  • 14 www.wikipedia.org
  • 15 www.wikipedia.org
  • 16 Histoire du Cameroun, édition CEPER, Yaoundé 1985, d’Engelbert MVENG


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