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Université NANCY 2 - Institut d’administration des entreprises IAE
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion - 2036

Les caractéristiques individuelles et la décision d’entreprendre

  1. L’intention entrepreneuriale des étudiantes : cas du Liban
  2. La problématique, l’intention entrepreneuriale des étudiantes
  3. Fondements théoriques de l’entrepreneuriat
  4. Complémentarité des paradigmes de l’entrepreneuriat
  5. Le paradigme stratégique est fort lié à l’acte d’entreprendre
  6. Les caractéristiques individuelles et la décision d’entreprendre
  7. L’effet de l’environnement sur l’entrepreneuriat – Approche
  8. L’intention entrepreneuriale: au carrefour de différentes approches
  9. Qu’est-ce qu’une intention entrepreneuriale ?
  10. Le contexte et la formation de l’intention entrepreneuriale
  11. Place de l’intention dans le processus entrepreneurial
  12. L’intention entrepreneuriale en amont du processus entrepreneurial
  13. Fondements théoriques de l'approche des intentions entrepreneuriales
  14. Théorie de la formation de l’événement entrepreneurial
  15. L’entrepreneuriat : Inné ou acquis ?
  16. L’enseignement de l’entrepreneuriat : définition et enjeux
  17. Les objectifs de l’enseignement de l’entrepreneuriat
  18. L’enseignement de l’entrepreneuriat : Modèle pédagogique
  19. La singularité des méthodes de l’enseignement entrepreneurial
  20. L’impact de l’enseignement sur l’intention entrepreneuriale
  21. Intention entrepreneuriale : Outil d’évaluation de l’enseignement
  22. L’enseignement de l’entrepreneuriat au Liban
  23. Le contexte politique et économique envers l’entrepreneuriat
  24. La singularité du modèle libanais d’enseignement supérieur
  25. Etat des lieux de l’enseignement de l’entrepreneuriat au Liban
  26. La nature de la relation Université et Entrepreneuriat au Liban
  27. Université et entrepreneuriat au Liban : impact limité
  28. Les modèles de l’entrepreneuriat féminin: Approche genre
  29. Le profil type de la femme entrepreneuse
  30. Le profil des entreprises créées par des femmes
  31. Les difficultés des femmes en tant qu’entrepreneuses
  32. L’entrepreneuriat féminin : Etats-Unis, Canada et la France
  33. L’aspect musulman de l’entrepreneuriat féminin
  34. Le monde du travail de la femme libanaise
  35. Les femmes libanaises et les pratiques entrepreneuriales
  36. Le profil des femmes entrepreneuses libanaises
  37. Les défis économiques des entrepreneuses libanaises
  38. Les obstacles rencontrés par les entrepreneuses au Liban
  39. Modèles d’intention entrepreneuriale dans le contexte universitaire
  40. La complémentarité des théories de l’intention entrepreneuriale
  41. Les limites des théories de l’intention entrepreneuriale
  42. L’importance de mesurer l’enseignement de l’entrepreneuriat
  43. Les variables du modèle entrepreneuriaux et le corps d’hypothèse
  44. Norme Sociale envers l’entrepreneuriat: Facteurs Socioculturels
  45. La Sensibilisation et Formation en entrepreneuriat (SFE)
  46. La description des acteurs de la formation en entrepreneuriat
  47. Etude exploratoire auprès des enseignants de l’entrepreneuriat
  48. Questionnaire de l’entrepreneuriat: les 3 étapes !
  49. Modèle d’analyse valide de l’intention entrepreneuriale des étudiantes
  50. Les déterminants de l’intention entrepreneuriale
  51. La désirabilité entrepreneuriale : les déterminants
  52. Déterminants de la faisabilité d’entreprendre – l’entrepreneuriat
  53. Les motivations, la proactivité et l’attitude entrepreneuriale
  54. Les déterminants du contrôle perçu de gestion de l’entreprise
  55. Les formations en l’entrepreneuriat dans les universités
  56. L’intention des étudiantes de créer une entreprise

I.2.1 Les approches selon le modèle de Gartner
I.2.1.2 Approche individuelle
L’approche par les traits s’est orientée vers un aspect plus psychologique. Il s’agit de comprendre les individus qui décident de se lancer dans la création d’entreprise. Les auteurs se sont donc attardés sur le créateur lui-même et sur ses caractéristiques psychologiques. Dans un premier temps, les chercheurs ont tenté de distinguer les créateurs des non créateurs, puis ont trouvé que les entrepreneurs possédaient des traits de caractère et une personnalité propre qui les distinguaient des autres individus. Nombreux sont les aspects22 qui peuvent être abordés ici, cependant les recherches se sont articulées essentiellement sur trois thèmes : le besoin d’accomplissement du créateur (McClelland, 1961), l’internalité du lieu de contrôle (Hanzmark, 1998) et la prise de risque (Belley, 1990)23.
Selon la revue de littérature de Marchesnay (1997), plusieurs traits peut-être recensé mais à ce jour là aucun chercheur n’a encore trouvé le critère discriminant. Selon Ivan bull et Gary Williard dans un article intitulé « Towards A Theory of Entrepreneurship » concluent : « apparemment il n’y a pas d’entrepreneur typique ».
Tableau 3. Les traits de l’entrepreneur (Marchesnay, 1997)

Traits Critique
L’acceptation, voire le goût de risque Un trait controverse (risque calculé)Absence de recherche mettant en relation l’attitude à l’égard du risque et la performance
Le besoin d’accomplissement Constitue une incitation entrepreneuriale fortePeut être relié au désir d’autonomie, à la confiance en soi et au sens de responsabilité
Le besoin de pouvoir Semble peu important
Attitude positive face aux problèmes(échec) Révélatrice d’esprit d’entreprise
Compétences techniques ou le style decommandement Traits plutôt managériales

La logique sous-tendant cet approche veut que l’on puisse prédire un comportement donné chez un individu (ex : les actes menant à la création d’une entreprise) par l’existence chez lui d’un ensemble de traits de personnalité et autres caractéristiques psychologiques.
Les critiques soulevées à l’égard de cet approche ont été nombreuses initié par la revue American of Small Business en 1988 dans une guerre de mots s’opposaient ainsi le titre « Who is an entrepreneur? Is a question worth asking » (Carland, Hoy et Carland, 1988) à celui de « Who is an entrepreneur? Is the wrong question » (Gartner, 1988). Les principales critiques de l’approche par les traits recensés par notre revue de littérature :
** les études sur les traits de personnalité n’ont pas pu avoir des résultats divergents. plusieurs individus possédant des traits de personnalité similaires à ceux de l’entrepreneur-type n’ont pas choisi la voie entrepreneuriale et ont plutôt opté pour d’autres carrières ;
décision d’entreprendre** explique rétrospectivement le choix de carrière de ceux qui ont décidé de se partir en affaires, mais elle échouerait s’il s’agit de prédire avec précision les choix à venir ;
** « les individus observés étaient généralement des entrepreneurs. suite à cette faille méthodologique, cette approche nous enseignerait peu quant au profil psychologique de l’entrepreneur à l’époque où il considérait la possibilité de créer sa propre entreprise » (Emin, 2003) ;
** englobe les propriétaires –dirigeants dans un catalogue quels que soient la taille et le secteur de l’entreprise, et le profil de carrière de l’entrepreneur24 ;
** ne s’intéresse pas au rôle que peut jouer dans la création d’entreprises l’environnement et l’entourage de l’entrepreneur 25 ;
** il n’existe pas de listes valides des caractéristiques exactes qui mènent à l’acte entrepreneurial. Il n’y a pas eu de preuve du lien de causalité entre caractéristiques individuelles et décision d’entreprendre ;
** finalement, l’approche porte uniquement sur les entrepreneurs qui ont réussi ; nous ne pouvons donc pas savoir si ceux qui ont échoué avaient les mêmes traits de personnalité que ceux qui ont réussi. parallèlement se pose la question de savoir si ces traits sont innés ou la conséquence de la réussite. Il serait aussi important de considérer les caractéristiques démographiques (sexe, âge, niveau et type de formation…) afin d’étudier l’impact du contexte sur la personnalité.

24 Ceci a incité certains auteurs de resituer le modèle d’entrepreneurs dans un contexte plus large (l’appartenance à une communauté, à une ethnie, à une religion) ou en mettant l’accent sur le rang dans la famille ou sur l’environnement familial.
25 Il est donc fait abstraction de plusieurs événements qui sont de nature à agir comme catalyseur de la décision de créer une entreprise, que ces événements soient positifs (ex: identification d’une opportunité d’affaires) ou négatifs. (ex: perte d’un emploi). On peut ainsi penser à l’influence de l’exemple d’un parent en affaires ou celle d’un milieu culturel valorisant la carrière entrepreneuriale ou simplement le fait d’avoir acquis une expérience de travail pertinente (Cooper et Dunkelberg, 1981; Dana, 1993)

Ces limites sont dû au fait qu’il existe bien plus de différences entre les entrepreneurs, qu’entre les entrepreneurs et les non entrepreneurs. Les résultats mitigés, voire parfois contradictoires, obtenus par les adeptes de ce courant de pensée ont pavé la voie pour de nouvelles avenues de recherche.
Lire le mémoire complet ==> (L’intention entrepreneuriale des étudiantes )
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion de l’Université de NANCY 2
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