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Université NANCY 2 - Institut d’administration des entreprises IAE
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion - 2014

La complémentarité des théories de l’intention entrepreneuriale

  1. L’intention entrepreneuriale des étudiantes : cas du Liban
  2. La problématique, l’intention entrepreneuriale des étudiantes
  3. Fondements théoriques de l’entrepreneuriat
  4. Complémentarité des paradigmes de l’entrepreneuriat
  5. Le paradigme stratégique est fort lié à l’acte d’entreprendre
  6. Les caractéristiques individuelles et la décision d’entreprendre
  7. L’effet de l’environnement sur l’entrepreneuriat – Approche
  8. L’intention entrepreneuriale: au carrefour de différentes approches
  9. Qu’est-ce qu’une intention entrepreneuriale ?
  10. Le contexte et la formation de l’intention entrepreneuriale
  11. Place de l’intention dans le processus entrepreneurial
  12. L’intention entrepreneuriale en amont du processus entrepreneurial
  13. Fondements théoriques de l'approche des intentions entrepreneuriales
  14. Théorie de la formation de l’événement entrepreneurial
  15. L’entrepreneuriat : Inné ou acquis ?
  16. L’enseignement de l’entrepreneuriat : définition et enjeux
  17. Les objectifs de l’enseignement de l’entrepreneuriat
  18. L’enseignement de l’entrepreneuriat : Modèle pédagogique
  19. La singularité des méthodes de l’enseignement entrepreneurial
  20. L’impact de l’enseignement sur l’intention entrepreneuriale
  21. Intention entrepreneuriale : Outil d’évaluation de l’enseignement
  22. L’enseignement de l’entrepreneuriat au Liban
  23. Le contexte politique et économique envers l’entrepreneuriat
  24. La singularité du modèle libanais d’enseignement supérieur
  25. Etat des lieux de l’enseignement de l’entrepreneuriat au Liban
  26. La nature de la relation Université et Entrepreneuriat au Liban
  27. Université et entrepreneuriat au Liban : impact limité
  28. Les modèles de l’entrepreneuriat féminin: Approche genre
  29. Le profil type de la femme entrepreneuse
  30. Le profil des entreprises créées par des femmes
  31. Les difficultés des femmes en tant qu’entrepreneuses
  32. L’entrepreneuriat féminin : Etats-Unis, Canada et la France
  33. L’aspect musulman de l’entrepreneuriat féminin
  34. Le monde du travail de la femme libanaise
  35. Les femmes libanaises et les pratiques entrepreneuriales
  36. Le profil des femmes entrepreneuses libanaises
  37. Les défis économiques des entrepreneuses libanaises
  38. Les obstacles rencontrés par les entrepreneuses au Liban
  39. Modèles d’intention entrepreneuriale dans le contexte universitaire
  40. La complémentarité des théories de l’intention entrepreneuriale
  41. Les limites des théories de l’intention entrepreneuriale
  42. L’importance de mesurer l’enseignement de l’entrepreneuriat
  43. Les variables du modèle entrepreneuriaux et le corps d’hypothèse
  44. Norme Sociale envers l’entrepreneuriat: Facteurs Socioculturels
  45. La Sensibilisation et Formation en entrepreneuriat (SFE)
  46. La description des acteurs de la formation en entrepreneuriat
  47. Etude exploratoire auprès des enseignants de l’entrepreneuriat
  48. Questionnaire de l’entrepreneuriat: les 3 étapes !
  49. Modèle d’analyse valide de l’intention entrepreneuriale des étudiantes
  50. Les déterminants de l’intention entrepreneuriale
  51. La désirabilité entrepreneuriale : les déterminants
  52. Déterminants de la faisabilité d’entreprendre – l’entrepreneuriat
  53. Les motivations, la proactivité et l’attitude entrepreneuriale
  54. Les déterminants du contrôle perçu de gestion de l’entreprise
  55. Les formations en l’entrepreneuriat dans les universités
  56. L’intention des étudiantes de créer une entreprise

I.2. Pourquoi combiner les deux théories ?
Plusieurs études (Emin, 2001 ; Tounes, 2003; Boissin et al., 2006; Fayolle et al.,2006) font une similitude entre les croyances d’Ajzen et les attitudes (la désirabilité et la faisabilité) de Shapero. Cette ressemblance ne prend pas en compte la particularité de chaque théorie. Elle fait dissoudre, en un certain moment, les deux théories. Cependant, chaque variable a sa définition et ne doit pas supprimer l’autre. Dans cette section, nous présentons la complémentarité des deux théories, les limites des théories de l’intention, pour enfin analyser l’importance de mesurer l’enseignement de l’entrepreneuriat.

I.2.1 la complémentarité des deux théories

Shapero (1984) et Ajzen (1991) ont élaboré des modèles capables de décrire et prédire la formation de l’intention entrepreneuriale. Certains auteurs (Krueger et Carsrud ,1993 ; Krueger et al ,2000) ont noté des liens forts entre la théorie du comportement planifié de Ajzen (1991) et la théorie de la formation de l’événement entrepreneurial de Shapero (1984) : les concepts d’attitudes envers le comportement et les normes sociales perçues qui coïncident avec le concept de désirabilité et celui de contrôle perçu du comportement ciblé qui convient au concept de faisabilité. D’autres auteurs trouvent qu’il y a une complémentarité entre les deux théories.
A titre d’illustration, présentons le modèle de Krueger (2000) pour montrer « l’applicabilité » de la combinaison entre théorie du comportement planifié et la théorie de l’évènement entrepreneurial comme cadre théorique explicatif de l’intention entrepreneuriale.
L’auteur souligne que les théories bien développées soutiennent des preuves empiriques que les perceptions des membres de l’organisation, par l’intermédiaire d’intentions, peuvent inhiber – ou améliorer- la poursuite de nouvelles opportunités. Il propose un modèle basé sur les intentions en expliquant comment les opportunités émergent et en offrant des suggestions pour élaborer une infrastructure cognitive favorable à percevoir de nouvelles opportunités. Dans son modèle, la désirabilité dépend de l’attitude et des normes sociales. La faisabilité dépend de l’auto-efficacité perçue. Dans son modèle, Krueger a combiné la sphère psychologique à l’évènement entrepreneurial.

Désirabilité perçue: l’attitude personnelle

Selon le modèle d’Ajzen (1991), l’attitude personnelle dépend de la perception des conséquences, des résultats de l’exécution du comportement désiré. Cependant, le modèle argumente que ces perceptions sont apprises. Ainsi, les organisations influencent ces perceptions, souvent de manière indirecte et souvent sans le vouloir. Par exemple, de simples décisions peuvent générer plusieurs résultats possibles. En règle générale, nous ne considérons que ces résultats que lorsque les indices d’expérience nous apprennent de les voir comme saillants. Bien que nous puissions nous retrouver devant un large éventail de résultats, il est plus probable que nous considérons uniquement un ensemble limité de résultats comme essentiels à la décision. Ainsi, notre prise de décision est l’otage de la façon dont nous avons appris à définir le « désirable».

Désirabilité perçue: les normes sociales

La complémentarité des théories de l’intention entrepreneurialeLes normes sociales représentent peut-être l’élément le plus intéressant de ce cadre. Pour que l’action soit perçu comme désirable, il existe deux dimensions à prendre en compte personnelles et sociales. La perception des normes sociales reflètent les croyances normatives perçues des personnes significatives (par exemple famille, amis, collègues de travail). Le climat organisationnel et la culture influence sur les intentions en influençant les perceptions de la désirabilité (et peut-être de faisabilité ainsi). A cet effet, un fort soutien social renforcera la crédibilité d’une opportunité potentielle. Encore une fois, la prise de décision peut être l’otage d’autres personnes importantes que nous avons choisi d’examiner. Dans le cas des opportunités de l’environnement, si nous considérons un membre de la communauté ou non, peut considérablement affecter notre perception des normes sociales.

Perceptions de la faisabilité: l’efficacité collective

La perception de la compétence personnelle ne doit pas se traduire en perception de la compétence de l’organisation (Bandura, 1986). Si les membres de l’organisation collègues sont nécessaires pour appuyer l’intention d’innover, les perceptions de l’efficacité collective du groupe sont susceptibles d’augmenter fortement en importance. Ce point est crucial: même si les membres des organisations sont parfaitement capables de trouver et de promouvoir de nouvelles possibilités et même si leurs croyances auto-efficacité est élevé, les perceptions que l’efficacité collective est faible, peut inhiber la possibilité recherche. Par exemple, en percevant un manque d’efficacité collective en ce qui concerne une initiative visant à prévenir la pollution peut empêcher son identification comme une opportunité crédible. Pour envisager une direction plus pratique – si nous acceptons l’idée des intentions et de leurs antécédents, quelle est la façon dont une organisation peut promouvoir une infrastructure appropriée cognitive?
Lire le mémoire complet ==> (L’intention entrepreneuriale des étudiantes )
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