L’entreprise AMI – LABO de Goma

L’entreprise AMI – LABO de Goma

Spécification des besoins et étude préalable – Chap. II. 

«La science consiste à passer d’un étonnement à un autre’’
[Aristote]

II.1 Présentation de l’entreprise

II.1.1 Historique et localisation

Aperçu historique : les grandes phases

Commencé d’abord comme asbl dénommé Appui Médical Intégral au Kivu « AMI – KIVU », elle a développé à partir de 1991, date de sa création, des activités de laboratoire médical, une école de laborantins A2 et plusieurs activités de développement (appui à des centres de santé, amélioration de la disponibilité d’eau potable, …).

En 1995, l’inspection générale des pharmacies et laboratoires de la région du Nord – Kivu a officialisé le rôle du laboratoire devenu essentiel en lui conférant le rôle du « Laboratoire Régional de Référence ».

Lors de sa création, le laboratoire était appuyé par un projet intitulé encadrement opérationnel des activités des laboratoires provincial et des zones de santé du Nord – Kivu. Ledit projet était financé par la coopération belge qui avait assuré le démarrage effectif du laboratoire.

En 1998, grâce au financement de l’AGCD, commence la construction des nouveaux bâtiments du laboratoire, la réorganisation et la planification des activités du laboratoire. Au travers des plans d’action 1999 et 2000 financé par la DGCI, le laboratoire a pu développer quatre catégories d’activités à savoir :

  • – Les analyses d’échantillons cliniques;
  • – Le contrôle de qualité des laboratoires périphériques;
  • – La surveillance épidémiologique et;
  • – La préparation des réactifs.

Quatre ans plus tard, le 22 mars 2004, cinq intervenants dans le domaine socio sanitaires se sont mis ensembles et ont décidé de séparer ce laboratoire dans les activités de AMI – KIVU pour enfin créer une association sans but lucratif dénommé APPUI MEDICAL INTEGRE AUX ACTIVITES DE LABORATOIRE « AMI – LABO asbl en sigle ».

C’est ainsi que les membres fondateurs de l’AMI – LABO furent :

  • – Appui Médical Intégral au Kivu (AMI – KIVU asbl);
  • – Le Centre Scientifique et Médical de l’Université Libre de Bruxelles pour ses Activités de Coopération (CEMUBAC);
  • – L’Association Régional d’Approvisionnement en Médicaments Essentiels (ASRAMES);
  • – Fondation Damien;
  • – L’Institut Supérieur d’Informatique et de Gestion (ISIG – Goma);

II.1.2 Situation géographique

Localisation

AMI – LABO se situe sur avenue la Frontière, n°188, Q. KATINDO GAUCHE, ville de Goma, Commune de GOMA, Province du Nord – Kivu, République Démocratique du Congo.

Il est aménagé entre deux écosystèmes à savoir : les écosystèmes lacustres au bord du lac Kivu et de la colline du Mont-Goma. Il se trouve dans un quartier côte du port SNCC et de la parque générale.

II.1.3 Objectifs poursuivis

Le laboratoire AMI – LABO vise à apporter un soutien opérationnel au développement des composantes des soins de santé primaires dans la province du Nord – Kivu en particulier et en République Démocratique du Congo en Général.

Pour ce faire, il se fixe comme objectif :

  • a) Soutenir les investigations dans le cadre de la surveillance épidémiologique;
  • b) Promouvoir la réalisation des analyses d’appoint dans le cadre du programme des activités curatives;
  • c) Participer à l’amélioration des compétences du personnel de la province dans le domaine de laboratoire à travers les activités de formation;
  • d) Promouvoir la réalisation du contrôle de qualité des analyses de laboratoire effectuées dans les zones de santé;
  • e) Promouvoir l’utilisation rationnelle des analyses de laboratoire.

II.1.4 Organisation

II.1.4 a. Organigramme

Figure 7 : l’organigramme du LPSP AMI-LABO AG

l’organigramme du LPSP AMI-LABO AG

b. Description des tâches par poste

Le Laboratoire Provincial AMI – LABO est dirigé au sommet par une Assemblée Générale, suivi d’un Conseil d’Administration et ensuite de la Direction où sont attachés les services techniques et l’administration.

La structure réelle prend en compte deux départements principaux à savoir le bloc administratif et le bloc technique.

1) L’AG AMI – LABO

L’AG est l’organe suprême de l’institution. Elle est composée de tous les membres effectifs ayant chacun une voix délibérative. Cet organe a comme membres à titre consultatif le MIP, le Chef de bureau et le Directeur du laboratoire.

Elle a pour tâches :

  • – Définir la politique Générale de l’institution
  • – Approuver le rapport annuel d’activités et le rapport financier
  • – adopter le programme annuel d’activités et le budget y relatif;
  • – modifier les statuts et ROI de l’institution;
  • – décider de la dissolution de l’institution
  • – confirmer la décision d’engagement, approuver le licenciement du Directeur par le CA et examiner chaque année si les termes du contrat sont respectés.
  • – Elire le début de chaque assemblée un bureau ad noc de présidence composé d’un président et d’un rapporteur
  • – Elire le bureau du Conseil d’administration
2) Le CA d’AMI – LABO

Le CA est le deuxième organe de l’institution. Il a comme tâche :

  • – Examiner et annoter les rapports annuels d’activités et financiers tel que présentés par les organes compétents et fixés par le ROI;
  • – Approuver les dons, legs subsides et autres subventions;
  • – Engager, sanctionner et révoquer le Directeur;
  • – Engager, sanctionner et révoquer sur proposition de la Direction les Chefs des services.

Le CA rend compte de sa gestion devant l’AG qui fait annuellement rapport de ses activités.

3) La direction AMI – LABO

Elle a pour principal rôle, la coordination des tous les activités du laboratoire.

Nous passons directement au bloc technique.

4) Le service de réception, facturation et prélèvement
5) Le service de biochimie :

Le service de biochimie est un service de laboratoire qui est en général concerné par l’analyse des molécules contenues dans les fluides corporels (sang, liquide céphalo- rachidien, urine, etc.)

6) Le service d’hématologie

C’est un service qui a pour spécialité médicale l’étude du sang, des cellules et des maladies du sang, les facteurs immunitaires, la coagulation.

Les analyses réalisées dans ce service visent à renseigner plus particulièrement sur les cellules sanguines dont l’origine est hématopoïétique (synthèse de ces cellules dans la moelle osseuse) et qui ont un rôle pour l’oxygénation, l’immunité et la coagulation, et étudie également certaines molécules plasmatiques que sont les facteurs de coagulation.

7) Le service de sérologie

Le service sérologie assure l’étude des sérums et des variations ou modifications de leurs propriétés au cours des maladies.

Il consiste surtout, via ce qu’on appelle communément une analyse de sang, à mettre en évidence des indices de présence de pathogènes dans l’organisme, au moyen des différents tests. Il permet une approche quantitative et qualitative, avec par exemple le dosage d’anticorps spécifiques.

Elle est donc liée à l’étude des immunoglobulines du sérum sanguin ou d’autres liquides organiques. Elle est utilisée comme outil diagnostic, comme outil de dépistage (SIDA, Hépatite, etc.), comme outil épidémiologique et de plus en plus éco épidémiologique.

8) Le service de parasitologie
9) Le service de bactériologie AMI – LABO

Le service de bactériologie est un service consacré à l’analyse des bactéries. Et donc la bactériologie a pour but d’identifier des bactéries, de les classer et d’étudier leur interaction c’est-à-dire l’action de l’une sur l’autre avec le milieu extérieur, chez l’homme.

La bactériologie médicale a pour objet la mise en évidence qui existe éventuellement entre les différentes souches de bactéries, sources d’infection chez l’homme.

L’examen bactériologique nécessite un échantillon de substance provenant de l’organisme. Il peut s’agir de sang, de plus, de crachat, d’excrément, d’urine, d’épanchement liquidien divers etc. Ces échantillons sont prélevés sur le patient d’une manière ou d’une autre (prise de sang le plus souvent, biopsie, etc.).

Le prélèvement ainsi obtenu est tout d’abord examiné à l’aide d’un microscope puis coloré, ce qui permet d’identifier les cellules comme des globules blancs. L’examen microscopique autorise également la mise en évidence de certaines bactéries.

Une coloration spécifique, que l’on appelle Gram, donne la possibilité d’établir une distinction entre chaque bactérie dite Gram positif ou Gram négatif.

Ces différentes colorations permettent presque idéalement de classer les bactéries et éventuellement de se faire une idée préconçue de l’éventuelle efficacité d’un antibiotique pour lutter contre la multiplication bactérienne.

Enfin, il est procédé à la mise en culture des bactéries ainsi isolées, identifiées, pour objectiver leur sensibilité ou leur résistance aux différents antibiotiques que l’on teste grâce à la réalisation de ce qu’on appelle un antibiogramme qui permet de choisir le traitement antibiotique le mieux adapté.

AMI – LABO


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