Quelques expériences de l’entrepreneuriat féminin à l’échelle mondiale

I.1.5 Quelques expériences de l’entrepreneuriat féminin à l’échelle mondiale
A. Caractéristiques des entrepreneures

1. Caractéristiques personnelles des femmes entrepreneures

Relation entre l’âge de la femme créatrice d’entreprise et sa carrière entrepreneuriale

L’âge de la femme entrepreneure a fait l’objet de plusieurs recherches : la plupart des études témoignent que les femmes entrepreneures sont plus jeunes par rapport aux hommes entrepreneurs au moment du lancement dans un projet entrepreneurial. Welschet Young (1984) et Birley ont montré qu’aux Etats-Unis, les femmes entrepreneures sont plus jeunes que les hommes entrepreneures et indiquent que l’âge moyen pour les femmes se situe entre 25 et 40 ans, alors que pour les hommes, c’est plus que 43 ans. Une autre étude menée par Lacasse (1990) montre que l’âge moyen des femmes entrepreneures se situe entre 35 et 44 ans.

Hisrish et Peters (1991) viennent de prouver le contraire des études précédentes. Elles indiquent qu’il y a une tendance des hommes de se lancer dans une expérience entrepreneuriale est significativement à partir de leur trentaines et que les femmes plutôt autour de 35 ans.

Selon des études issues du portrait statistique des femmes entrepreneures au Canada (2002), Legaré et St-Syr ont également montré à partir d’une enquête menée en 2002 au canada, que les femmes entrepreneures appartiennent à une catégorie d’âge relativement plus jeune que celle des hommes.

Hernandez, après avoir mené une enquête en Afrique, il aboutit à des conclusions reflétant que les femmes entrepreneures en Afrique sont plus âgées par rapport à leurs correspondantes de l’Europe. Il attribue ce retard à la valorisation tardive de l’entrepreneuriat féminin dans le continent africain.

Formation

La formation des femmes entrepreneures a fait l’objet d’abondantes recherches que leurs résultats confirment bien les contradictions au sein même d’un pays.

En 1996, la proportion de travailleurs autonomes québécois à détenir un diplôme universitaire est légèrement plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Aux Etats-Unis, Belkourt Watkins a remarqué que les femmes entrepreneures ont un niveau éducatif moins important que celui des hommes. Hisrish et Brush (1992) ont affirmé dans une étude que le niveau de formation des femmes entrepreneures est comparable à celui des hommes donc pas de différence significatives entre les deux genres.

Selon une étude menée par Lavoie et Yudkin (2000), les femmes européennes ont un niveau d’instruction plus élevé que la moyenne de la population. Ainsi, des statistiques prises du rapport de Line Robert à l’aide du réseau des femmes entrepreneures sur les caractéristiques des femmes francophones, confirme que les femmes entrepreneures françaises sont parfaitement instruites : plus de la moitié des femmes interrogées ont fait des études universitaires (56%). Ainsi, dans les économies en sous-développées, l’analphabétisme est souvent considérablement plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Cette situation a des conséquences importantes sur les possibilités qu’ont les femmes de se lancer dans l’entrepreneuriat et les exclut presque totalement du champ de l’entrepreneuriat et les oblige à devoir travailler dans le secteur informel.

Influence Familiale

Des études ont démontré qu’un pourcentage élevé des femmes entrepreneures sont celles qui ont déjà un parent qui lui-même entrepreneur. Une étude américaine réalisée auprès

de 58 entrepreneures révèle que la femme entrepreneure est quatre fois plus sujette à une influence parentale (père ou mère) que la population en général (Hien. F., 2002).

D’autres recherches ont montré que la profession des parents des entrepreneurs marque fortement la personnalité de l’entrepreneur. Cela est également vrai pour les femmes que pour les hommes. Hisrish et Peters (1991) indiquent également que la présence d’une mère entrepreneure renforce plus le sentiment d’indépendance chez sa fille et aura une influence sur son désire l’entreprendre par la suite (Bouzekraoui. H et Ferhane. D, 2006).

Kirkwood (2009) affirme pour sa part que la femme consulte son conjoint avant toute décision de nature entrepreneuriale alors que Werbel et Danes (2010) rappellent que le conjoint est une partie prenante indéniable puisqu’il possède un véritable droit de décision sur l’engagement du capital initial issu des fonds de la famille.

L’expérience

Certains chercheurs témoignent que c’est la richesse de l’expérience acquise de toute sorte (expérience du marché de travail, gestion de la famille, activités bénévoles, etc.) qui poussent les femmes à se lancer dans les affaires. En effet, plusieurs recherches confirment que les femmes entrepreneures semblent souvent moins qualifiées que les hommes, possèdent moins d’expérience professionnelle en gestion d’entreprise et/ou dans le secteur d’activité dans lequel elles se lancent, et manquent de compétences au niveau financier, managérial et/ou entrepreneurial (Ratté 1999 et al).S’agissant d’un tel point de vue, les résultats de recherches existantes sont contradictoires. La plupart des auteurs montrent que pour une grande majorité d’entrepreneurs, aussi bien hommes que femmes, ils ont eu une expérience professionnelle avant leur projet de création de leur propre entreprise. La différence résiderait plutôt au niveau du type d’expérience. Les recherches indiquent avec quasi-certitude que la plupart des créateurs d’entreprise optent pour un secteur dans lequel ils ont déjà travaillé. D’autres chercheurs comme Burke (1991) affirment que nombreuses sont les femmes qui se lancent dans des secteurs ou elles n’ont aucune expérience.

2. Caractéristiques des entreprises privilégiées par les femmes en affaires

Secteur d’activité

Les récentes recherches menées sur l’entrepreneuriat féminin se sont intéressées à dresser l’état d’évolution des secteurs choisis par les femmes. Les femmes ont tendance à exercer des activités dans un nombre restreint d’industries de services Pour Dina Lavoie, ce sont les secteurs de services et de la vente ou détail qui sont les secteurs les plus préférés par les femmes entrepreneures (Legare M H.et Louise S, 2000). L’immense majorité des entreprises créées le sont dans les services (commerces de détail, coiffure, soins esthétiques, immobilier, toilettage des animaux domestiques, etc.) (Boutillier S., 2008).

Bien que les femmes aient gagné du terrain dans le secteur des services : elles ont gardé leur place principale dans le secteur du textile, habillement, secteur qui est largement été féminisé. Les autres secteurs industriels sont quasiment été fermés aux femmes : elles n’y ont profité que 6 à 8% de création d’emploi (Statistique Canada).

Taille de l’entreprise

La grande majorité des entreprises détenues par des femmes appartiennent aux catégories des micros, des petites et des moyennes entreprises. En Corée du Sud, par exemple, plus de 95 % des sociétés sont détenues par des femmes (Koreen.M, 2000).

Les récentes recherches de D. Lavoie et Yudkin et J. Star sur les femmes entrepreneures confirment que les femmes exploitent en exclusivité des micros entreprises qui sont des petites entreprises, avec un importants nombre d’employeurs. Ces femmes entrepreneures emploient un travailleur sur quatre et 5% de ces entreprises possèdent moins de 20 employés.

Financement de l’entreprise

Plusieurs études sur des femmes entrepreneurs montrent les difficultés qu’elles rencontrent en cherchant à obtenir un financement.

Elles font rarement appel aux prêts. Elles font très peu appel aux programmes gouvernementaux le plus souvent par manque d’informations à leur sujet.

Les femmes ont principalement recours aux économies et aux biens personnels et leur capital de démarrage est beaucoup plus petit que celui des hommes. Comme le confirme D. Lavoie : « Bon nombre d’entrepreneures ont dû largement puiser dans leurs épargnes personnelles ». M. Yudkin et J. Starr :« La source initiale de capital chez les entreprises dirigées par les femmes est généralement les épargnes personnelles, ou la contribution de la famille et des amis. » (Legare M-H, Louise S, 2000).

B. Motivations des entrepreneures

La question du « pourquoi des femmes deviennent-elles entrepreneures ?» a fait l’objet de plusieurs recherches en comparant les entrepreneurs féminins aux entrepreneurs masculins. La principale motivation des femmes à vouloir entreprendre est le désir d’indépendance contrairement aux hommes à vouloir entreprendre pour désir de détenir plus d’argent.

Des études de (Cadieux, 2002 ; Holmquist, 1990 ; Kaplan, 1988) confirment également que les femmes entrepreneures gèrent des petites entreprises pour des objectifs sociaux, alors que leurs homologues masculin entrepreneurs ont tendance à accorder une importance aux objectifs économiques (Kent, 1982).

D’autres femmes décident d’entreprendre afin de concilier entre la vie familiale et la vie professionnelle. Pour d’autres observateurs (Edwards, 2005 ; Moore, 1997), devenir une femme entrepreneure est une question d’identité et d’estime de soi. D’autres femmes décident d’entreprendre afin de concilier entre la vie familiale et la vie professionnelle.

Pour Shaperro(1975), les motivations entrepreneuriales sont regroupées en deux grandes catégories : les motivations de type push ou motivations de nécessité et les motivations de type pull ou motivations de volonté.

Les facteurs push représentent selon Cornet et Costantidinis (2004) les modes de création relevant de la nécessité, alors que les facteurs pull relèvent du désir ou de l’opportunité de créer une entreprise. Parmi les facteurs pull, l’étude de Carter et Cannon (1992) fait apparaitre que le besoin d’indépendance et la satisfaction de posséder son entreprise représente un facteur de motivation fort, pour les femmes entrepreneures, tout comme pour les hommes créateurs d’entreprise. Pour les facteurs Push, on trouve le besoin d’argent, l’absence de structure de prise en charge des enfants en bas âge, des conditions de travail inacceptables. La rigidité des horaires de travail, une différence de rémunération importante entre hommes et femmes, une ségrégation dans l’attribution des postes, les frustrations d’un avancement bloqué, la désillusion quant aux relations traditionnelles des employés et des employeurs, l’articulation vie familiale-vie professionnelle est considérée comme un facteur de motivation à créer son entreprise pour le sexe féminin.

C. Difficultés des femmes entrepreneures

L’accès au financement reste sans doute le plus grand obstacle pour les femmes entrepreneures. Cet obstacle est récurrent à cause de leur manque d’expérience (Hirsrich et Brush 1986) ce qui les obligent à emprunter des sommes moindres que leurs confrères masculins (Richer, 2007) (Forget, 1997) elles devraient donc être considérées comme un « très bon risque » par les organisations prêteuses.

Selon des études (Aldrich, 1989 ; Hurley, 1991 ; Scott, 1986 ; Forget, 1997), certains auteurs ont tenté de découvrir les différences entre les relations respectives des entrepreneurs hommes et femmes et leur institution bancaire en termes de discrimination en termes d’octrois de crédit. Selon certaines études (Riding et Swift, 1990 ; Coleman, 2000), les institutions financières offriraient des conditions de prêt défavorables aux femmes entrepreneures par rapport aux hommes. Par contre, d’autres études infirment la discrimination comme cause principale des conditions de prêt désavantageuses (Buttner et Rosen, 1992;Haines et al. 1999; Coleman, 2000; Orser, Riding et Manley, 2006). D’autres recherches précisent que les femmes entrepreneures préfèrent de faire recours dans un premier lieu à leur propre argent ou à des prêts informels auprès de leur entourage, plutôt qu’à des prêts bancaires dans leur propre projet.

En plus de ces problèmes de financement, les femmes doivent aussi faire face à des barrières personnelles pour devenir entrepreneures. Étant la responsable principale des enfants, de la maison et d’autres membres de la famille, peu d’entre elles peuvent consacrer tout leur temps, leur volonté et leur énergie à leurs affaires.

Un autre problème personnel qui empêche la femme entrepreneure à s’entreprendre est la difficile conciliation entre sa vie privée et sa vie professionnelle. Des études ont mis en exergue les difficultés que peuvent éprouver les femmes entrepreneures en tant que mères de famille. D’après des résultats de Fouquet (2005) affirment que les femmes dirigeantes célibataires (ou veuves ou divorcées) créent plus car elles auraient moins de charges familles.

Une autre enquête menée en France par l’agence pour la création d’entreprise sur «

L’entrepreneuriat féminin dans les PME et TPE françaises » montre que 70 % des femmes chefs d’entreprises questionnées placent en tête parmi les difficultés liées l’arrangement entre leur vie professionnelle et leur vie familiale.

Selon Remaoun-Benghabrit et Y. Rahou, dans une enquête menée auprès des femmes entrepreneures en Algérie, les principales difficultés que rencontrent ces femmes sont :

L’accès difficile aux marchés : Le marché des appels d’offres insuffisamment structuré.

L’environnement à risque : Les femmes entrepreneures considèrent que l’environnement dont elles exercent leurs activités est un environnement hostile (vol, kidnapping, harcèlement, etc.).

La difficile conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle : Trouver un équilibre entre le travail et la famille est un sérieux problème pour les femmes. Il est plus prononcé dans notre société où les femmes sont censées prendre soin de leur ménage, de leurs maris et de leurs enfants.

Les charges professionnelles et fiscales : toutes les femmes entrepreneures déclarent que parmi les grands problèmes auxquels les femmes sont confrontées sont ceux liés à la difficulté du paiement des charges professionnelles et fiscales.

Valeurs socioculturelles négative : La femme entrepreneure subit des contraintes liées aux mentalités conservatrices de la société.

Le problème d’accès au financement : la difficulté d’obtenir des crédits bancaires et les taux d’intérêts élevés constituent les principaux obstacles à l’investissement féminin, en termes de garantie, d’exigences administratives et des procédures demeurant trop longues et compliquées.

I.1.6 La micro finance et l’entrepreneuriat féminin

Le problème de financement constitue un frein pour le développement efficient des activités des femmes (Guérin, 2000). Il convient de préciser que la réglementation en matière de crédit ne favorise pas la promotion de l’auto emploi féminin, d’où la micro finance qui permet de desserrer ces contraintes financières des femmes par l’introduction des innovations financières ainsi que par les services d’accompagnement (formation, conseil, encadrement).

Le micro crédit est également considéré comme un moyen permettant de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Plusieurs personnes dont les femmes exclues du marché bancaire peuvent accéder au crédit pour la création ou la relance d’une micro entreprise grâce à la micro finance. Dans beaucoup de pays en voie de développement (PVD), les femmes étant victimes des inégalités sociales, figurent parmi les populations les plus pauvres et ne participent souvent pas à la création des richesses et n’exercent pas de pouvoir économique ou politique. Le micro crédit contribue à la fois à l’amélioration du niveau de vie et à la lutte contre la pauvreté (Mayoukou, 2003).

Les IMF témoigneraient des meilleures pratiques bancaires et seraient un outil efficace de lutte contre les inégalités sociales et donc encourageraient ainsi l’entrepreneuriat féminin dans la mesure où elles visent le renforcement du pouvoir économique et social des femmes. Kintambu et al. (2004) ressortent les facteurs de promotion de micro entrepreneuriat, qui sont entre autres : les caractéristiques du micro entrepreneur (niveau d’étude, l’expérience …), la taille de l’entreprise, le secteur d’activité, la disponibilité du crédit et autres caractéristiques environnementales comme les facteurs macroéconomiques, institutionnels et culturels. Certaines études (Montalieu, 2002) montrent que le rationnement de crédit n’aurait pas d’effet significatifs sur le développement des micros entreprises, pour l’auteur, la non disponibilité du crédit aurait peut-être un effet indirect sur la croissance de micro entreprises à travers la taille initiale qui serait liée à l’accès au crédit. La croissance et le développement de ces dernières seraient influencés par les caractéristiques réelles plutôt que financières (Dzaka et Bitemo, 2004).

I.2 Revue de la littérature empirique

Plusieurs raisons obligent le chercheur à consulter les études antérieures qui sont en rapport avec son sujet. Parmi elles nous pouvons retenir : La nécessité de fonder son travail sur un corps de travail. En effet ; quel que soit le sujet choisit, le chercheur doit savoir qu’il n’est pas le premier à s’inscrire dans ce champ de recherche car d’autres ont certainement effectué des recherches dans ce domaine. Il est important de connaitre les différents aspects de son sujet qui ont déjà été étudiés. Cela lui évitera les répétitions et il pourra ainsi approfondir ceux qui attendent encore d’être examinés.

Notre travail n’est pas le premier à traiter de la femme et ses activités entrepreneuriales. Néanmoins, il tire son importance dans le fait qu’il complète certains d’entre eux tout en mettant l’accent particulier sur l’impact des micros finances sur l’entrepreneuriat féminin Bukavu.

Ci-dessous, voici une liste non exhaustive de quelques travaux effectués dans ce domaine :

Assumpta MUNDEKE (2010) a mené une étude portant sur « Entrepreneuriat féminin en ville de Butembo : cas des femmes vendeuses des souliers usagers ».

Cette étude visait à ressortir les facteurs motivationnels de l’entrepreneuriat féminin dans la vente des souliers usagers en ville de Butembo, à savoir si la vente des souliers usagers contribuait à la réduction du chômage féminin. Pour vérifier ses hypothèses, il a utilisé une méthodologie constitué des méthodes suivantes : la méthode analytique, la méthode descriptive et la méthode statique. Pour ce qui est des techniques il a utilisé deux techniques notamment : la technique documentaire et la technique d’interview. Il a abouti aux résultats selon lequel l’entrepreneuriat de vente de souliers usagers par les femmes contribue d’une façon ou d’une autre au développement socio-économique. Il a aussi constaté que cette dynamique entrepreneuriale est motivée par le souci de lutter contre la pauvreté en réduisant le chômage mais tout en contribuant à l’amélioration du pouvoir d’achat des consommateurs.

La différence qu’il y a entre cette étude et la nôtre est qu’elle a été menée dans la ville de Butembo, elle s’est penchée sur les femmes vendeuses des souliers usagers tandis que le nôtre porte sur la ville de Bukavu et aborde l’entrepreneuriat féminin dans son ensemble en essayant de déterminer les obstacles qui le freine et l’opportunité qu’offre cet entrepreneuriat.

FAIDA BITANGALO Wathaut (2010) a mené une étude portant sur : « Entrepreneuriat féminin, une stratégie alternative de lutte contre la pauvreté : cas des couturières du quartier Lumumba en commune de Bagira ».

Cette étude avait pour objectif de déterminer la contribution des activités des femmes couturières du quartier Lumumba dans la lutte contre la pauvreté mais aussi à analyser si cette activité permet une autonomisation effective des femmes qui s’y donnent. Pour vérifier ses hypothèses il s’est servi de deux méthodes à savoir : la méthode descriptive et la méthode analytique ainsi que cinq techniques qui sont les techniques d’observation participante, d’interview, documentaire, statistique ainsi que celle d’échantillonnage. Les résultats obtenus attestent que cette activité procure un revenu substantiel bien qu’insuffisant car il ne saurait couvrir les besoins primaires des couturières ; il a en outre constaté que cette activité de couture ne favorise pas considérablement l’autonomie de ces femmes du fait que leur revenu est insuffisant.

La différence entre ce travail est le nôtre réside dans le fait que celle-ci voulait vérifier si l’activité des femmes coutières permet de lutter contre la pauvreté dans le quartier Lumumba dans la commune de Bagira tandis que le nôtre détermine les obstacles que rencontrent les femmes dans leurs activités et les opportunités qu’offre cet entrepreneuriat dans la ville de Bukavu qui est notre milieu d’étude.

KATARANO BUSIME Yvette, (2009) a mené une étude sur : « Capacité contributive de la femme dans le revenu des ménages à Bukavu : cas des vendeuses des articles divers dans la ville de Bukavu ».

Cette étude visait à analyser le niveau de contribution de la femme vendeuse des articles divers en tant qu’épouse dans son ménage et à savoir si les revenus réalisés par elle lui permettent de couvrir les dépenses de son ménage. Pour vérifier ses hypothèses il fait recours à une méthodologie constituée des méthodes statistique et analytique et quatre techniques à savoir : l’observation, la technique documentaire, celle d’interview libre ainsi que celle de questionnaire. Au terme de ses analyses, elle a constaté que le niveau de contribution dans le ménage des femmes vendeuses des articles divers dans la ville de Bukavu est significatif ; elle a aussi remarqué que les revenus réalisés par ces femmes ne permettent pas de couvrir tous les besoins du ménage.

La différence entre ce travail et le nôtre est que celle-ci se focalise plus sur la capacité contributive des femmes vendeuses des articles divers tandis que le nôtre se focalise sur les obstacles et opportunités de l’entrepreneuriat féminin.

KANYWENGE NAMWEZI Jolly, (2008) elle a abordé le sujet sur « Analyse socio-économique de l’entrepreneuriat féminin au Sud-Kivu : Cas des groupements féminins encadré par Women for Women International/DRC ».

Elle avait pour objectif de déterminer si les normes culturelles, la situation économique et l’encadrement des femmes leurs permettent de faire des AGR. Pour atteindre cet objectif, il s’est servi des méthodes analytique et descriptive. Après étude, elle a constaté que les normes culturelles et la situation économique des femmes est un frein à l’entrepreneuriat de celles-ci tandis que leurs encadrement est un outil de la promotion entrepreneuriale. La différence entre ce travail et le nôtre est que celui-ci a été mené dans toutes la province du Sud-kivu et se penchait plus sur les femmes encadrées par Women for Women tandis que le nôtre est mené dans la seule ville de Bukavu.

Josette NGONO ABEGMONI, (2005) a mené une étude portant sur : « Entrepreneuriat féminin et la participation des femmes au développement : cas de Centre de Promotion de la Femme et de la Famille CPFF de Bertoua ».

Cette étude avait pour objectif de ressortir les facteurs pouvant contribuer à l’amélioration des capacités entrepreneuriales des femmes du CPFF; pour atteindre cet objectif elle a fait recours à une démarche méthodologique qui a compris une pré-enquête, une observation directe et l’enquête par questionnaire. Les résultats obtenus attestent que la formation des femmes permet significativement à améliorer la capacité entrepreneuriale des femmes, il faut renforcer leurs capacités entrepreneuriales pour être plus compétitives.

La différence qui existe entre ce travail et le nôtre réside au fait qu’elle a comme milieu d’étude Yaoundé au Cameroun et permet de déterminer les mesures à mettre en œuvre pour que les femmes deviennent plus entrepreneures tandis que le nôtre traite des obstacles et opportunités de l’entrepreneuriat féminin dans la ville de Bukavu.

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