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Université Européenne de Bretagne – Rennes 2 - Unité de formation et de recherche d'arts, lettres, communication UFR ALC
Mémoire de MASTER 2 Communication - Parcours : Métiers de l’information et de la communication organisationnelle - Septembre 2013

Le discours politique: déf., 3 composantes, analyse, pouvoir

  1. Petites phrases de Hollande et sa stratégie de communication
  2. Le discours politique: déf., 3 composantes, analyse, pouvoir
  3. La communication politique : déf., propagande, manipulation
  4. Contexte de la campagne électorale : définition et interactions
  5. La petite phrase : généralités, 2 définitions et historiques
  6. La petite phrase : déf., détachabilité, memoria et ses effets
  7. L’apparition de la petite phrase et sa connotation
  8. Le candidat François Hollande : démarche vers la candidature
  9. L’histoire de la presse en France, 2 journaux
  10. Les 4 petites phrases de François Hollande
  11. Les techniques d’extraction des petites phrases
  12. Les mots-clés de recherche et les petites phrases
  13. Cet adversaire, c’est le monde de la finance
  14. C’est le rêve français que je veux réenchanter. Hollande
  15. Président normal, la petite phrase de François Hollande
  16. La petite phrase « sale mec » : étude sémantique

Le discours politique: définition, 3 composantes, l’analyse, la politique et le pouvoir

-1ère Partie : La petite phrase : contexte et définition

Cette 1ère partie servira à dresser le cadre général de cette étude et à définir le plus précisément possible son objet.

Tout d’abord, il sera rappelé quelques fondamentaux sur le discours politique, avant d’aborder plus précisément la question de la communication politique.

Puis, nous en arriverons à la « petite phrase » en elle-même, qui sera définie de deux manières : d’abord dans le cadre d’une approche globale, puis d’un point de vue plus scientifique.

A) Le contexte général de la petite phrase : le discours politique

Etudier la « petite phrase » revient à la replacer tout d’abord dans son contexte.

Ainsi, avant de la définir d’une manière technique, il convient de rappeler quelques fondamentaux sur l’analyse du discours, et le discours politique.

1) L’analyse du discours

En France, l’analyse du discours est une discipline qui s’est formée au milieu des années 1960, dans un contexte où « les sciences humaines étaient dominées par le structuralisme linguistique, le marxisme et la psychanalyse » (Maingueneau, 1991 : 9).

Le structuralisme, développé notamment par Ferdinand de Saussure (1957-1913), considère, en résumé, que la langue est un système composé d’éléments tous interdépendants.

Ce qui revient à dire, selon ce courant de pensée, que l’étude de la langue doit être faite en tenant compte de tous les paramètres qui la composent : le sens, la pensée, le psychisme…

Dominique Maingueneau propose une définition très large de l’analyse du discours : « l’analyse de l’usage de la langue », reprenant ainsi celle de G. Brown et G. Yule dans leur ouvrage Discourse Analysis (1983).

Il propose également une autre définition de l’analyse du discours, qui serait une « discipline qui, au lieu de procéder à une analyse linguistique du texte en lui-même ou à une analyse sociologique ou psychologique de son « contexte », vise à articuler son énonciation sur un certain lieu social.

Elle a ainsi affaire aux genres de discours à l’œuvre dans les secteurs de l’espace social (un café, une école, une boutique…), ou dans les champs discursifs (politique, scientifique…) » (Maingueneau, 1996 : 11).

Ici, la dimension énonciative apparaît clairement et l’environnement semble devoir jouer un rôle déterminant.

On ne peut s’empêcher de faire le lien avec le discours politique dans lequel le contexte, l’environnement, sont prépondérants : qui parle, où, et dans quelles circonstances…

Pour autant, Dominique Maingueneau rappelle que la notion même de « discours » revêt diverses définitions selon l’emploi que chacun en fait : pour certains, c’est la langue, d’autres le texte, pour d’autres encore l’énoncé, voire une position sociale, pour n’en citer que quelques-uns (Maingueneau, 1991 : 10).

Certains, comme L. Guespin, ont même considéré que le discours était en quelque sorte « l’analyse du chercheur », ainsi qu’il l’explique dans cet extrait où, par ailleurs, il oppose discours et énoncé :

« L’énoncé, c’est la suite de phrases émises entre deux blancs sémantiques, deux arrêts de la communication ; le discours, c’est l’énoncé considéré du point de vue du mécanisme discursif qui le conditionne.

Ainsi, un regard jeté sur un texte du point de vue de sa structuration « en langue » en fait un énoncé ; une étude linguistique des conditions de production de ce texte en fera ‘un discours‘ » (Guespin, 1971).

Ce qui semble être avéré en tout cas aujourd’hui, c’est le caractère pluridisciplinaire de cette spécialité, comme le rappelle D. Maingueneau :

  • « dans l’approche en termes de discours, l’ouverture sur des champs connexes (sociologie, psychologie, histoire…) est primordiale » (Maingueneau, 1991 : 12) ou encore
  • « l’analyse du discours ne traite pas les matériaux verbaux comme de simples véhicules d’information mais comme des structures langagières » (ibid. :14).

Dans le prolongement de cette réflexion, le chercheur rappelle que, « Traditionnellement, l’intérêt pour le discours était réservé à quelques types d’énoncés consacrés (littéraires, religieux, philosophique…) ; dans l’Ecole française, c’était le discours politique qui était largement privilégié » (Maingueneau, 1991 : 251).

S’intéresser à l’analyse du discours politique revient donc à s’inscrire dans une tradition française, dans le sens où l’on peut s’attendre à ce que les références dans ce domaine sont nombreuses.

A présent, intéressons-nous plus en détail à la question du discours politique en lui-même.

2) Le discours politique

a) Généralités

Dans une étude consacrée au phénomène des « petites phrases » et dans un champ de recherches appartenant aux Sciences de l’Information et de la Communication, il faut préciser où l’on replace le thème du discours politique.

Tout d’abord, du fait de son caractère très vaste et complexe, il nous fallait le circonscrire et le thème de ce mémoire le permet.

Ensuite, nous essayerons d’en faire ressortir les aspects qui nous permettent de situer ces « petites phrases » en tant qu’elles s’inscrivent, ou non, à un moment donné, dans une stratégie de communication politique.

Soyons prudent avec cette notion de communication politique pour ne pas la confondre avec celle de discours politique. Nous allons y revenir, mais observons tout d’abord ce dernier.

D’un point de vue général, et dans un premier temps, on peut dire que nous considérerons ici le discours politique en tant qu’il est celui tenu par ceux que l’on nomme les femmes et hommes politiques.

Cela peut paraître une évidence, mais ne l’est sans doute pas si l’on considère que beaucoup d’autres acteurs tiennent parfois un discours dit « politique ».

Comme par exemple les dirigeants d’entreprises, les dirigeants syndicaux ou autres acteurs exerçant des responsabilités et pouvant se trouver en situation de s’exprimer publiquement ou de prononcer des discours.

Ensuite, et selon une définition très généraliste, rappelons qu’un « homme politique » est celui qui « s’occupe des affaires publiques » (Le Petit Larousse, 1995 : 800).

Quant au discours, et pour compléter ce qui a été dit un peu plus haut, celui-ci peut être défini comme un « …mode d’appréhension du langage… » et, ce qui lui est lié, «…l’activité de sujets inscrits dans des contextes déterminés. » (Maingueneau, 1996 : 28).

Alors, une définition assez généraliste du discours politique pourrait donc se résumer ainsi : il serait l’activité langagière, dans un contexte précis, de ceux dont la responsabilité est de gérer les affaires publiques.

Ici apparaissent d’emblée deux points sur lesquels nous pouvons d’ores et déjà attirer l’attention :

  • d’une part, l’acteur est bien identifié, il ne s’agit pas d’un discours prononcé par un inconnu et
  • d’autre part, celui-ci le fait dans un contexte qui est clair et dont le cadre est parfaitement identifié.

Cette notion de contexte fait penser à une autre approche pour dessiner le cadre du discours politique.

Christian Le Bart nous propose le concept de logiques de position pour cerner les environnements dans lesquels vont être exercés les discours politiques : logiques de position qui, selon lui, sont au nombre de quatre.

Il nous propose tout d’abord l’origine et la trajectoire sociale qui vont, d’après lui, déterminer la façon de s’exprimer du locuteur, arguant du fait que le parcours et les origines de celui-ci doivent être pris en considération.

La 2e notion qu’il met en avant est celle de clivage politique.

Il avance que ce marquant idéologique va déterminer une certaine façon de discourir et l’utilisation d’un certain vocabulaire : pour schématiser, selon la tendance politique, le vocabulaire utilisé, les figures rhétoriques ou le style seront différents.

Le discours politique: l'analyse, la politique et le pouvoir

Le 3e point est le rôle du locuteur : le discours sera influencé par le fait que celui-ci est un maire, ministre ou Président de la République.

Enfin, le 4e déterminant est la conjoncture politique, la campagne électorale pouvant être l’une de celles-ci (Le Bart, 1998 : 28-40).

Ce qui ressort à ce stade est la multiplicité des éléments à prendre en compte pour déterminer le discours politique.

Il semble aller de soi qu’il ne faille pas s’en tenir aux seuls mots ou aux seuls locuteurs pour en saisir la portée et tout ce qu’il recouvre.

b) Discours politique et pouvoir

Définition du discours politique

Une autre approche du discours politique est celle de Constantin Salavastru, un philosophe ayant travaillé sur l’art oratoire et la rhétorique en politique, qui le définissait ainsi en 2003 à l’occasion d’un séminaire consacré à la « logique discursive » :

« Le discours politique est une forme de la discursivité par l’intermédiaire de laquelle un certain locuteur (individu, groupe, parti etc.) poursuit l’obtention du pouvoir dans la lutte politique contre d’autres individus, groupes ou partis » (Salavastru, 2003 : 1).

Cette définition du discours politique fait apparaître deux points nouveaux intéressants.

Le 1er est le fait que le locuteur, donc celui qui s’exprime, n’est pas nécessairement un individu mais il peut être également un groupe ou un parti.

On imagine ici que le discours en question peut être celui prononcé par une personne au nom de lui-même, ou par une personne au nom du groupe qu’il représente, par exemple un parti politique.

On peut aussi imaginer, dans ces conditions, que le discours en question peut être oral ou écrit.

Le 2e point qui ressort de cette définition est la notion de pouvoir.

Le discours politique aurait donc comme objectif l’accession au pouvoir ou, comme on peut le lire entre les lignes, la volonté de le garder.

Replacé dans le contexte de notre étude, précisément, cette approche est intéressante.

En effet, le candidat à l’élection présidentielle est à l’évidence dans cette recherche de pouvoir et les « petites phrases » qui pourraient apparaître dans son discours auraient donc également cet objectif.

Avec cette approche où intervient la notion de pouvoir, Constantin Salavastru rejoint le point de vue de Patrick Charaudeau pour qui le langage, l’action et le pouvoir sont liés.

C’est précisément ce qui apparaît lorsque ce dernier écrit que « le gouvernement de la parole n’est pas le tout de la politique, mais il ne peut y avoir d’action sans parole : la parole intervient dans l’espace de discussion pour que soient définis l’idéalité des fins et les moyens de l’espace public» (Charaudeau, 2005 : 16).

Ce point de vue qui tend à vouloir rendre indissociable le langage et le pouvoir est essentiel dans la recherche que nous menons ici.

En effet, on peut se demander ce qu’il en est de cette relation entre ces deux entités dans le discours de quelqu’un qui n’est pas encore en situation de pouvoir, parce que candidat.

Comment le discours de quelqu’un qui n’a pas le pouvoir peut-il être intimement lié à celui-ci ?

Peut-être parce que, par les mots qu’il choisira d’emprunter, il se mettra en position, au regard de l’opinion, d’être au pouvoir ou en situation de pouvoir.

Le marketing politique : sondages et traitement de l’information

Sans chercher à se poser ici la question de savoir qui parle, cette théorie rejoint ceux qui pensent que l’action politique, plus que d’être seulement liée à son activité discursive, s’y confond.

C’est à nouveau le cas de Christian Le Bart lorsqu’il écrit que « le métier politique consiste (…) à savoir poursuivre des stratégies discursives (convaincre, se légitimer, délégitimer autrui) en ayant intégré l’ensemble des contraintes de champ.

C’est l’intériorisation du rôle » ou encore « les politiques existent plus que jamais à travers ce qu’ils disent, la capacité à exister à travers ce qu’ils font apparaissant beaucoup plus aléatoire » (Le Bart, 2010 : 79).

Partant de ce point de vue, comment peut-on qualifier le rôle du discours dans l’activité de l’acteur politique autrement que central, fondamental, intrinsèque ?

Finalement, ce discours politique dès lors que l’on commence à s’y intéresser ne constitue-t-il pas l’essence même de l’activité publique, ce qui expliquerait pourquoi le rôle de la communication politique est grandissant ?

En effet, si l’on part du postulat que, d’une part, la politique et le pouvoir sont liés et que d’autre part, l’action politique et le discours politique tendent à se confondre, on voit bien qu’une des préoccupations majeures de l’acteur politique va être de chercher à améliorer la qualité de sa communication politique.

Mais ce n’est pas encore le moment de se pencher en détail sur cette question.

c) Un objet multiple

Si l’on revient au discours politique, on perçoit, par les références que l’on vient d’évoquer, qu’il est multiple, complexe et qu’il fait appel à diverses notions.

C’est sans doute le moment d’essayer d’en proposer une nouvelle définition qui met clairement en évidence son aspect multiforme et qui devrait nous conduire dans la direction recherchée pour aborder la question centrale de cette étude :

« Le discours politique est ce lieu par excellence d’un jeu de masques.

Toute parole prononcée dans le champ politique doit être prise à la fois pour ce qu’elle dit et pour ce qu’elle ne dit pas.

Elle ne doit jamais être prise au pied de la lettre, dans une naïve transparence, mais comme résultat d’une stratégie dont l’énonciateur n’est pas toujours le maître » (Charaudeau, 2005 : 5).

Cette proposition semble nous faire progresser d’un niveau dans l’approche que nous faisons du discours politique et de son univers emmêlé.

Il nous apparaît de plus en plus, par tout ce que nous venons de montrer, que plusieurs couches le composent, s’y superposent et le déterminent.

L’auteur que nous venons de citer, Patrick Charaudeau, se situe précisément dans cette approche de « complexité » lorsqu’il décrit le discours politique.

Au fil de ses recherches sur ce sujet, on retrouve le postulat qui veut que le discours politique serait constitué de trois composantes que sont :

  1. le logos,
  2. l’ethos et
  3. le pathos.

Les 4 stratégies discursives : ethos discursif, promesse,…

Le logos correspond au discours en lui-même, à l’argumentation, l’ethos est l’image de soi construite par le locuteur, tandis que le pathos est l’émotion qui y est véhiculée.

Si on devait représenter schématiquement ce postulat, on distinguerait assez bien les trois « entités » que sont celui qui parle, le discours qu’il porte, et celui qui le reçoit.

En effet, même si ces émotions émanent de celui qui parle, elles sont reçues et ressenties par celui qui écoute, par celui qui reçoit le discours.

Or, ajoute le chercheur, « il semble (…) que le discours politique, tout en restant un mélange de ces trois composantes, s’est progressivement déplacé du lieu du logos vers celui de l’ethos et du pathos, du lieu de la teneur des arguments vers celui de leur mise en scène » (Charaudeau, 2005 : 35).

Nous pourrions donc dire que, selon cette hypothèse, le discours politique en tout cas ce qui le constitue en tant que tel, n’est plus le texte en lui-même, les propositions, les idées mais la façon dont elles sont délivrées, dans quelles circonstances, avec quels affects, quelle force de conviction ou de persuasion, quels présupposés ou références, voire dans quel but et avec quelle stratégie.

A ce moment, on pense à un mot qui résume assez bien tout ceci : le mot « théâtre ».

En effet, si l’on continue dans cette direction qui voudrait que l’ethos et le pathos jouent désormais un rôle prépondérant vis-à-vis du discours politique, on ne peut s’empêcher d’associer celui-ci aux notions de mise en scène, de techniques, de rapport avec l’auditoire…

Si l’image de l’homme politique et les émotions qu’il transmet semblent devenus aussi centraux dans le discours politique, cela va impliquer de devoir se pencher sur la façon dont le locuteur gère cette image et ces émotions, et sur le rôle joué par les mots dans cette « mise en scène » générale à laquelle participe a priori aujourd’hui le discours politique.

Avant de nous pencher sur la question de la communication politique, disons un mot de ce que peut véhiculer par ailleurs le discours politique comme réputation, comme connotation.

On ne peut nier le fait que le discours politique « traîne » une réputation qui dans son ensemble le dessert, et l’on verra qu’au moment d’aborder la « petite phrase » d’un point de vue général, curieusement, certains points communs apparaissent quant à cette « réputation ».

Le discours politique est en effet souvent « illustré » par des formules ou expressions qui le stigmatisent plus qu’elles ne le mettent en valeur : on pense par exemple à la langue de bois, expression qui revient régulièrement pour décrire le discours politique.

Pour décrire ce dernier, l’opinion parle aussi parfois de « beaux discours » et on comprend par cette antiphrase qu’elle pense en fait tout le contraire, tout comme quand les locuteurs sont qualifiés de « beaux parleurs ».

Tout cela signifierait-il que l’action politique ne se réduit pas à ses discours, comme on l’a un peu évoqué plus haut, ces expressions ayant tendance à vouloir dire que si les paroles ne sont pas suivies des actes, alors, elles ne servent à rien ?

Ceci rappelle par ailleurs le nom d’une émission politique diffusée sur France 2 à laquelle ont été invités tous les candidats aux élections présidentielles 2012 :

Des paroles et des actes, un titre qui résume peut-être à lui tout seul ce qu’est l’action politique et qui semble vouloir quant à lui dissocier ces deux composantes, signifiant par là-même que l’une (la parole) n’inclut pas l’autre (l’acte) ?

Ce qui est certain en tout cas c’est que cette réputation « d’inutilité » de la parole politique existe depuis un certain temps déjà même si les femmes et hommes politiques tentent de la gommer par tous les moyens et notamment celui de l’utilisation de certaines techniques de communication politique, même si ce n’est pas le seul objectif de ces dernières.

Nous venons donc de nommer les grandes caractéristiques d’un discours politique et avons mis en avant son caractère « multiple ».

Regardons à présent de quelle manière celui-ci se situe vis-à-vis des techniques de communication.

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