La première page du mémoire (avec le fichier pdf):
Université PARIS 8- VINCENNES-SAINT-DENIS
Thèse de doctorat en psychopathologie et psychologie clinique – Ecole Doctorale Cognition, Langage, Interaction

L’enfant cancéreux et sa relation avec la religion

  1. Facteurs psychologiques, soins dentaires aux enfants
  2. Aperçu historique de la dentisterie comportementale
  3. Apprentissage et motivation dans la relation dentiste-patient
  4. La relation thérapeutique : praticien dentiste – patient
  5. Le contrôle du comportement du patient enfant (conditionnement)
  6. Comportement du patient chez le dentiste et l’apprentissage social
  7. Manifestions pathologiques en odontologie pédiatrique: peur et phobie
  8. La spécificité de l’anxiété dentaire, Manifestions pathologiques
  9. La santé dentaire et ses enjeux au Brésil : les croyances
  10. Les caractéristiques du patient brésilien et les soins dentaires
  11. Les croyances et l’accès au système de santé dentaire au Brésil
  12. L’image du chirurgien-dentiste et la relation praticien-patient
  13. L’implication des croyances dans la relation praticien-malade
  14. La symbolique de la dent : Symbole de la bouche et Image de la dent
  15. Les mythes et l’odontologie : la compréhension des croyances
  16. Représentations de la santé et de la maladie, les mythes au Brésil
  17. Oncologie pédiatrique, Souffrance du patient enfant et de la famille
  18. Le cancer pédiatrique au départ : l’impact du diagnostic
  19. Le cancer chez l’enfant et l’aspect "âge" lors du diagnostic
  20. L’engagement familial dans le contexte de la maladie cancéreuse
  21. L’adaptation du patient pendant le traitement du cancer pédiatrique
  22. Facteurs de risques psychosociaux touchant le patient cancéreux
  23. Compréhension des facteurs de risques et Comportement du patient
  24. Traitement oncologique : l’implication lors des soins dentaires
  25. L’influence des parents dans le domaine des soins de santé dentaire
  26. Traitement dentaire et Comportement de l’enfant qui a survécu à un cancer
  27. Interprétation des causalités du cancer: Modèles exogène et endogène
  28. Représentations du cancer pédiatrique et Classes sociales au Brésil
  29. Le cancer, la religion et le choix thérapeutique en oncologie
  30. L’enfant cancéreux et sa relation avec la religion
  31. Soins dentaires aux enfants brésiliens, Questions, objectif et hypothèses
  32. Méthodologie et Outils de recherche – Le patient cancéreux
  33. Les réactions de l’enfant lors des soins dentaires
  34. Les attitudes des parents à l’égard de la situation de soins dentaires
  35. Les visites dentaires et la peur de l’enfant et les soins alternatifs
  36. La santé et le rapport praticien-patient – Les visites dentaire
  37. L’expérience du traitement oncologique – les parents des enfants
  38. Les attitudes des parents envers les soins dentaires
  39. Enfants lors des soins dentaires, Réactions selon l’échelle de Frankl
  40. Les attitudes des parents face aux soins de santé

L’enfant cancéreux et sa relation avec la religion

 

III.3.2.2 L’enfant cancéreux et sa relation avec la religion

Le traitement oncologique est généralement long et les soins dérangent beaucoup. Les enfants, dans cet état chronique grave, peuvent avoir des moments de dépression, d’isolement; ils peuvent se sentir infériorisés avec une augmentation corollaire du risque de problèmes psychiatriques, sans compter une détresse spirituelle.

Quand l’enfant est capable de comprendre de façon cognitive les dimensions qui le transcendent lui-même, il peut ainsi reconstruire les expériences précédentes en y incluant des relations personnelles ou de nature spirituelle.

Selon Hart et Schneider (1997), la spiritualité aide à créer les valeurs et croyances qui vont influencer la conduite de la vie chez les enfants, ce qui peut faire naître en eux la force et le courage.

Le soin spirituel de l’enfant doit être en cohérence avec les besoins psychosociaux- et avec son développement et doit être communiqué de façon à pouvoir être cognitivement compris.

L’enfant fait rarement mention de besoins spirituels et très peu d’enfants ont la capacité cognitive ou des expériences passées significatives leur permettant d’identifier un besoin comme étant spirituel.

C’est ce que l’étude de Hart et Schneider (1997) sur les soins spirituels chez l’enfant cancéreux montre.

En réalité, pour les enfants cancéreux et dans leur relation avec la religion, les parents et la famille jouent un rôle fondamental.

Les expériences médicales vécues de façon journalière tissent la foi de ces individus et de plus, ces enfants peuvent avoir des expériences telles que la peur de voir leur corps déformé- perte importante de poids, alopécie et/ou perte d’un membre- ou bien celle de la perte potentielle de la vie et en conséquence la détresse spirituelle peut être accompagnée d’une diminution de l’espérance et de la foi, ce qui peut avoir un impact négatif sur le processus de guérison (HART et SCHNEIDER, 1997).

Le choix religieux de la famille a une forte influence sur les croyances et pratiques en relation avec la maladie chronique grave et la mort : les parents peuvent amener leur enfant à plusieurs types de rencontres spirituelles, dans l’espérance de trouver un argument non encore évoqué par les médecins. Ou bien ils sont là à la recherche d’une justification, à la recherche de la solution, de la guérison, à la recherche de la vie, autrefois si présente chez l’enfant et maintenant cachée derrière la maladie.

L’enfant cancéreux et sa relation avec la religion

La détresse spirituelle peut être démontrée par l’anxiété, l’hostilité et l’accusation… Il faut observer avec finesse le comportement des parents, leurs commentaires verbaux et les types de questions posées, et il faut également savoir s’ils ont un système de soutien moral fiable (entourage) ou s’ils assurent le soutien de l’enfant.

Quand les efforts de coping des parents et les ressources spirituelles fournissent une sorte de soutien – par exemple familial ou social- les enfants sont plus susceptibles de gérer le trauma de l’hospitalisation et de la maladie de façon plus tranquille (HART et SCHNEIDER, 1997).

Etant donné la possibilité fréquente de voir les parents dans un état critique, le professionnel de santé doit comprendre que les pleurs, les cris et les appels à Dieu peuvent faire partie de la recherche d’une source de forces et non seulement, cela doit être compris par l’entourage para- médical, mais les médecins doivent aussi faire face et assimiler ce type de comportement.

Il est alors vivement déconseillé de séparer l’enfant cancéreux de la famille. Evidemment on observe que les besoins spirituels d’un enfant sont plus facilement compréhensibles si on a accès aux besoins spirituels des parents.

De fait, les membres de la famille se tournent vers le niveau spirituel pour que l’enfant soit guéri, ce qui est enregistré par l’enfant qui peut identifier l’efficacité, le bénéfice et la victoire atteints grâce à la religion ou bien grâce aux sources spirituelles utilisées et dans ce cas, ces pratiques religieuses doivent continuer à l’hôpital (HART et SCHNEIDER, 1997).

D’autre part, à la suite du traitement, il faut que les parents sachent aussi observer le comportement de leur fils.

Fulton et Moore (1995) expliquent que des symptômes repérés à l’école chez les enfants : évitement des interactions, lassitude, réponses furieuses, somnolence, cauchemars ou comportement régressif peuvent indiquer une diminution du sens de l’amour et être en relation avec un manque de miséricorde, signes qui indiquent une détresse spirituelle.

Une autre remarque doit être faite sur la foi de celui qui souffre : il veut que le professionnel de santé sache ce qu’il pense au sujet de la foi. Quand il croit, il veut que le professionnel soit partisan de cette foi.

Imaginons le cas d’un parent : il ne veut pas de contraintes avec celui qui surveille la vie de son fils et parfois le patient n’a pas le courage d’en parler, tout en pensant que le professionnel pourra le croire, à quelqu’un d’ignorant ou de moins éduqué (HART et SCHNEIDER, 1997).

Tout cela pourra gérer une situation d’insatisfaction, menant à une blessure dans la relation professionnel- patient.

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