Typologie des mondes virtuels – Second Life

Typologie des mondes virtuels – Second Life

B. Typologie des mondes virtuels

L’histoire des métavers et de la technologie nous mène donc à distinguer une typologie à l’intérieur des mondes virtuels qui permet de décrypter les évolutions de ceux-ci dans les nouveaux usages de la société numérique.

Rédigée par Jamais Caisco, Jerry Paffendorf et John Smart, la « Feuille de route vers le MetaUnivers »5 née de la conférence éponyme qui a eut lieu en mai 2006 est la référence en matière de métavers et de prospective. Elle cherche à décrire les scénarios qui vont nous conduire d’ici 2025, au basculement du réel et du virtuel, à ce moment où le virtuel n’en est plus vraiment et où le réel ne fonctionne plus sans le numérique.

Ces scénarios du futur explorent les implications de l’émergence des mondes virtuels, des technologies de la réalité augmentée et de l’information ubiquitaire dans nos vies quotidiennes.

Les mondes virtuels (type Second Life ou WoW). D’ici 20 ans ces univers seront devenus les outils primaires de notre interaction;

Les mondes miroirs (type Google Earth ou Google Map), c’est-à-dire des représentations exactes de notre monde en digital.

La réalité augmentée, l’intégration du digital dans le réel, par exemple via des lunettes de réalité augmentée (vous vous promenez dans un site antique et grâce à ces lunettes vous avez une vision des bâtiments complets en lieu et place des ruines actuelles).

Typologie des mondes vituels

Figure 1 : Typologie des mondes vituels. Source : http://www.metaverseroadmap.org

Le Lifelogging ou notre intimité « augmentée » d’informations qui consiste à enregistrer tous les évènements de sa vie sur support numérique : ce sont là nos objets et nos actions qui sont enregistrés, disponibles et qu’on peut analyser et monitorer à distance.

Ces quatre scénarios (Cf. figure 1) évoquent surtout une typologie de nos interactions numériques, les auteurs expliquant bien qu’aucun scénario n’est appelé à prendre le dessus sur les autres, mais qu’ils évoquent (ces scénarios), tous les quatre, différentes façons de recomposer notre rapport à des mondes immersifs.

David Castera, expert en mondes virtuels reprend à son compte cette typologie avec quelques nuances de vocabulaire6. Il classe davantage les « univers » en fonction des implications sociales que techniques et informationnelles.

Les univers virtuels selon David Castera.

Figure 2 : Les univers virtuels selon David Castera.

Source : http://www.newzy.fr/techno/quand-le-web-et-les-mondes-virtuels-se-rencontreront.html

Il distingue donc quatre types d’univers.

– Les univers virtuels généralistes, soit les réseaux sociaux en 3D tel que Second Life, There, HiPiHi qui abriteront des communautés autour de thématiques bien précises : la musique pour VSide, la rencontre amoureuse dans Come in My World…

A cela près qu’il n’explique pas pourquoi les grands métavers d’aujourd’hui sont généralistes (Second Life, HiPiHi, There, Entropia). Il confirme cependant que dans leur positionnement, on peut les comparer aux réseaux sociaux d’aujourd’hui, Facebook, Viadeo, « agrémentés de fonctionnalités bien plus puissantes »

– Les univers virtuels géographiques, nommés par les anglo saxons « Mirror World » qui regroupent les Google Earth, Microsoft Virtual Earth ou IGN dans lesquels nos avatars rechercheront des informations géolocalisées.

– Les univers virtuels propriétaires dans lesquels on retrouvera les univers construits par des marques comme Legoland ou BarbiesGirls ou le serveur du Crédit Agricole. Il ouvre cette segmentation à toutes les créations spontanées de la sphère publique et privée : institutionnels, communes, particuliers : une blogosphère en 3D qui permettra au blogueur de « non seulement être un écrivain mais aussi un designer, architecte… ».

5 Tous les éléments de synthèses se trouvent sur le site : http://www.metaverseroadmap.org/

6 David Castera, Quand le web et les mondes virtuels se rencontreront, Newzy, le 16 avril 2008.

– Enfin les intranets, réseaux privés à l’intérieur des entreprises qui accueilleront sur leurs propres serveurs des univers virtuels comme c’est déjà le cas chez IBM.

Pour citer ce mémoire (mémoire de master, thèse, PFE,...) :
La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
Approches de deux marques de services dans Second Life
Auteur·trice·s :
Brunet Sylvie
Brunet Sylvie
Université :
Université De PARIS IV – SORBONNE CELSA - Ecole des Hautes Etudes en Sciences
Année de soutenance :
Mention : Information et Communication - Promotion 2006
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