La première page du mémoire (avec le fichier pdf):
Faculté des sciences Juridiques, Économiques et Sociales
Economie et Gestion

La décision d’octroi du crédit et le suivi des remboursements

  1. Le crédit bancaire : définition, types et cycle de vie
  2. Le risque bancaire: Définition et typologie des risques
  3. Problématique du risque crédit
  4. La demande de crédit : étude de la demande en 3 phases
  5. La décision d’octroi du crédit et le suivi des remboursements
  6. Modèles de scoring : Construction du système de scoring
  7. La cotation et le système de rating des entreprises
  8. L’objet du modèle de risque crédit
  9. Construction et Paramètres du modèle de risque de crédit
  10. Typologie des modèles internes de gestion de risque crédit 
  11. Les outils de transfert de risque de crédit en nom unique
  12. Le transfert de risque de crédit : les différents modèles
  13. Les instruments de transfert du risque de crédit du portefeuille
  14. Les accords Bâle II et la gestion du risque crédit
  15. Le système bancaire : caractéristiques et acteurs
  16. La gestion du risque dans le secteur bancaire
  17. Crédit Agricole du Maroc, stratégie et structures du CAM
  18. Portefeuille crédit : la structure du portefeuille de crédit
  19. Structures, processus de gestion du crédit et système de décision
  20. Approche de gestion du risque (clientèle des agricultures)
  21. Les limites du système de gestion du risque actuel
  22. Nouvelle politique de gestion de risque crédit
  23. Mise à niveau des ressources du système risque
  24. Modernisation des outils de gestion du risque
  25. Audit des engagements, garanties : Gestion du risque crédit
  26. Implémentation de l’approche standard Bâle II

La décision d’octroi du crédit et suivi des remboursements

II- La prise de décision d’octroi du crédit

La décision d’octroi est cruciale pour la gestion du risque de crédit.

Elle permet, si elle est rigoureuse, une sélection qui réduit les risques assumés par les banques ou tout au moins conduit à les prendre en toute connaissance de cause. C’est l’aboutissement d’un processus d’étude de la demande.

En effet, accorder un crédit est un acte complexe qui consiste à :

  • Analyser la nature des risques encours,
  • Estimer leur probabilité de réalisation,
  • Anticiper la surveillance des difficultés pour les parer ou s’y soustraire
  • Déterminer la couverture partielle ou totale du risque souhaité.

Dans l’approche classique de gestion de risque crédit au niveau individuel, la méthode préconisée est dite «  le tour de main artisanal » Elle se base le rapport de longue durée entre le banquier et son client.

L’octroi de crédit s’effectue d’une manière individualisée par rapport aux nouvelles méthodes de traitement de masse des demandes de crédit. Cette méthode se base sur :

L’approche globale du client

  • L’examen spécifique de l’opération à financier
  • L’examen des relations antérieures
  • La recherche de garanties

1- Approche globale du client :

Il s’agit de prendre en compte tous les critères du risque client (économique, social, financière, juridique …) car ces critères ne prennent tout leur sens que s’ils sont appréhendés globalement.

2- Examen spécifique de l’opération à financer

Même si le banquier ne se trouve pas dans un «  financement de projet » proprement dit, il doit connaître la part du projet dans le développement de l’entreprise, sa contribution au chiffre d’affaires envisagé et le risque qu’il peut créer, ainsi que le contexte sectoriel dans lequel il est réalisé.

3- Examen des relations antérieures

La façon dont un emprunteur a géré jusque-là ses relations avec le système bancaire est un bon élément de pronostic de l’avenir du crédit accordé. Cet examen se révèle plus délicat lorsqu’il s’agit d’une entrée en relation.

4- Recherche de garanties

La banque ne doit pas se contenter de recenser les possibilités existantes, elle doit avoir un comportement actif en se plaçant dans la perspective d’un éventuel recouvrement contentieux et s’interroger sur la valeur des garanties souhaitées.

III- Le suivi des crédits octroyés

Une fois le crédit accordé, une gestion active de la relation clientèle constitue un élément de prévention de la dégradation du risque.

Comme pour l’octroi du crédit, plusieurs moyens –complémentaires – sont à mettre en œuvre.

Dans le cadre d’une gestion de risque au niveau individuel (pour chaque crédit), le suivi doit porter sur chaque facteur de risque qui affecté la situation du client notamment son environnement on distingue deux types de suivi d’un client : le suivi préventif et la gestion et le suivi des remboursements.

1- Le suivi préventif :

Il ne s’agit pas uniquement d’un suivi passif qui reviendrait à constater la régularité ou la non-régularité des remboursements, mais d’un système actif qui étudie l’évolution de la situation économique et financière du débiteur et qui anticipe sur les difficultés éventuelles.

A cet effet plusieurs outils peuvent être exploités, nous notons à titre non exhaustif :

  • Suivi des comptes : permet de détecter une dégradation de la trésorerie,
  • Suivi des opérations : permet de détecter une dégradation de la situation
  • Surveillance des fichiers d’impayés et incidents de paiements,
  • Analyse des opérations susceptibles de «  cavalerie »
  • Accroissement des découverts ponctuels
  • Constant de non règlement de TVA et autres obligations mensuelles.

Par ailleurs, la surveillance des garanties, du maintien de la propriété, de l’assurance, de la non dévaluation des biens, de la procédure d’information annuelle des causions, est acte que revêt une importance cruciale dans suivi préventif.

A ce niveau, la comptabilité et les rapports d’audit (commissariat au compte) sont une source essentielle d’informations élémentaires qui doivent être exploités. D’autres outils peuvent être envisagés également tel que les fichiers des greffes des tribunaux de commerce, études sectorielles, qui se font de plus en plus par l’intermédiaire de sociétés spécialisées

2- La gestion et le suivi des remboursements

La mise en place du processus de suivi des remboursements s’effectue pendant toute la durée de vie d’un crédit et suppose une vigilance particulière de la part d’une banque et une célérité dans le traitement.

Ce processus comporte les activités suivantes :

A- La détection de la défaillance :

Traitement amiableLa gestion efficace des dossiers en premier incident ou premier retard repose sur une certaine rapidité. Afin d’assurer une meilleur maitrise du risque, les établissements de crédit doivent donc demeurer réactifs. Tout retard dans le remboursement d’un client doit être détecté immédiatement et faire l’objet de relance.

Des états d’alerte doivent permettre l’identification immédiate des incidents sur la clientèle afin d’engager dans les meilleurs délais un dispositif de gestion du risque Aujourd’hui, la plupart des établissements de crédit disposent de tels états les alertant sur les impayés et autres retards.

Ces fichiers mis à jour quotidiennement n’ont d’intérêt que dans le traitement immédiat qui en est fait par les gestionnaires du risque.

b- Traitement amiable :

Pour les dossiers en traitement amiable (dont le regard est inférieur à trois mois), les établissements de crédit disposent d’organisations spécifiques. Lorsque les entités opérationnelles échouent dans le recouvrement d’une des cellules spécialisées dans le traitement amiable interviennent.

a- Les créances douteuses litigieuses

Les dossiers comptabilités en créances litigieuses s’inscrivent également dans le cadre d’une révision périodique par des instances spécialisées.

Des comités spécialement habilités du type comité des risques se réunissent périodiquement afin d’examiner les dossiers tels qu’ils se présentent le jour de l’étude mais surtout afin d’envisager leurs et de mettre en place une stratégie de désengagement par une sortie progressive.

b- La phase du contentieux

Au terme du délai de classification en créances douteuses litigieuses, et dès lors qu’il n’existe pas de possibilité de régularisation, les dossiers sont transférés en contentieux, et comptabilités en créances douteuses et litigieuses. Une analyse régulière est opérée afin d’examiner le présent du dossier et son évolution à venir.

Des comités des provisions sont amenés à se réunir afin de définir une politique de provisionnent adéquate.

Au terme de la présentation des fondements de l’approche classique pour la gestion du risque sur le plan individuel, nous tenons ses apports méthodologiques énormes de part sa démarche structurée, sa facilité de mise en œuvre et sa fiabilité élevée puisqu’elle suppose un traitement personnalisé de chaque dossier.

Toutefois cette approche devient un exercice répétitif pour la clientèle de masse (les particuliers) dont le profil risque est similaire et les besoins sont quasi identiques, ce qui se traduit par une certaine lenteur et généré des coûts de gestion additionnels.

Ceci a constitué l’inducteur de développement d’une nouvelle génération d’approches basées sur la modélisation statistiques.

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