Le rôle des PME dans le tissu économique et social

Le rôle des pme dans le développement économique et social

Section II :

Le rôle des PME dans le tissu économique et social

Les petites et moyennes entreprises jouent un rôle primordial dans le système socio-économique. Par leur atout intrinsèque, il est établi qu’elles constituent un pas dans l’industrialisation et la dépolarisation des activités économiques.

Quel est donc son rôle dans l’emploi, la redistribution des revenus, la formation intérieure du capital et la sous-traitons ?

A- La contribution à l’emploi

Les petites et moyennes entreprises PME ont une place important dans la création et le maintien de l’emploi, en 1996 et 1997 elles assurent de l’emploi pour 37% de la main d’œuvre dans l’économie et en 1998 ce pourcentage s’élève à 44%(3).

Ce qu’est important toutefois comme tendance, c’est que les PME créent de nouveau emploi tandis que les grandes entreprises licencient et compressent le personnel.

C’est aussi que la PME est considérée comme la panacée magique aux fléaux socio-économique et surtout l’emploi.

Dans ce contexte la PME est présente dans tous les secteurs de l’activité économique marocaine : l’industrie, l’artisanat et le PTP, les commerces et enfin les services qui englobent le tourisme, les communications, les transports, les services financiers,…

Dans le domaine industriel en particulier, parmi les 500.000 emplois que compte aujourd’hui le secteur, la PMI représente près de la moitié répartie comme suit textile et habillement (35%) ; chimie et parachimie (26%), agro-alimentaire (24%), mécanique et la métallurgie (12%), électrique et électronique (3%).

 PME et le tissu économique et socialDans le secteur artisanal, la PME prédomine encore plus dans la pêche, l’élevage, et surtout dans les métiers traditionnels à forte valeur ajoutée culturelle et sociale (tapis, produits de terre métaux, cuir, couture traditionnelle, etc..).

La petite et moyenne entreprise accuse également une présence très remarquée dans le secteur du BTP où mis à part la production des matériaux de construction (sidérurgie, cimenteries, fabrication de conduites).

Ainsi, l’ensemble de ce secteur artisanal qui compte près de 2 millions d’emplois est constitué dans sa plus grande majorité de PME.

Le secteur du commerce qui compte 888.00 emplois (hors informel) est constitué dans presque son intégralité de PME.

Dans le secteur des services, et tout d’abord dans le tourisme qui compte près le 600.000 emplois, la PME constitue un outil privilégié dans la promotion de l’hôtellerie, de la restauration et des agences de voyages(4).

En ce qui concerne la région Meknés-Tafilalt, les PME créent un nombre total d’emplois qui égal à 3786, ainsi pour le tableau (Annexe 1)(5).

En fait, toutes ces données confirment toujours le rôle socio-économique que joue la petite et moyenne entreprise, en permettant de créer de nouveau postes d’emplois et en améliorant ainsi le niveau de vie de la population marocaine à travers la distribution de revenus, ce qui lui donne le caractère dynamique dans le système productif, non seulement du côté d’emploi mais aussi du côté de la production de valeur ajouté, l’échange commercial interne…etc.

La PME est incontestablement une pépinière pour la création d’emploi non seulement pour répondre à des demandes d’emploi, mais aussi et surtout pour les promoteurs eux-mêmes (6).

La contribution à la redistribution des revenus – capital

B- Le rôle de la PME dans la contribution à la redistribution des revenus

La création d’emplois nouveaux implique l’apparition de revenus nouveaux.

Les mécanismes qui déterminent actuellement la distribution des revenus entraînent une forte concentration de leur répartition.

Le schéma de développement adopté favorise les centres urbains au détriment des zones rurales provoquant d’importantes disparités régionales  et sociales au niveau des revenus.

Ainsi, d’installation d’un grand nombre de PME devait exercer une influence sut la répartition des revenus sur le plan à la fois fonctionnel (salaire, profit) et régional. Elle constitue donc un facteur de la décentralisation de la production dans les milieux ruraux et donc un moyen pour accélérer le développement rural et combattre l’exode vers les villes.

En effet, la promotion de la PME hors des villes exerce un impact direct sur celle-ci et contribue à la résolution des problèmes urbains (7). Les petites et moyennes entreprises contribuent aussi à la formation intérieure du capital.

(7)- Azzouzi Bouzid : (même livre) p.198

C- La contribution à la formation intérieur du capital

Un autre avantage du renforcement du rôle des PME est lié à la contribution qu’elles apportent à l’investissement national. Le problème de la mobilisation de l’épargne, en vue de son investissement, est l’une des préoccupations majeures de la croissance économique dans notre pays.

Les PME jouent ainsi un rôle important dans la mobilisation de l’épargne privée et l’orientation de celle-ci vers des utilisations productives plutôt que vers la consommation.

De plus, elles sont en mesure d’utiliser des ressources peu importantes de matière premières locales réduisant ainsi la dépense à l’égard des importations. La possibilité d’investir dans les petites et moyennes entreprises PME est renforcée par épargne personnelles des entrepreneurs et par celles de leurs amis et parents.

D- La sous-traitance

La sous-traitance est une stratégie adaptée par les grandes entreprises dites « donneurs d’ordre » qui font appel à des entreprises de petit et moyenne taille pour leur confier une part essentielle de leurs commande, ce qui constitue une grande opportunité pour les jeunes désirant se lancer dans la création d’entreprise, et donc la création de nouveau emplois.

« Les opérations de sous-traitance ne sont pas un mode de gestion, mais un outil stratégique d’évolution et un mouvement de fond pour la restructuration de l’entreprises, du tissu économique ainsi qu’une d’emploi »(8).

(8)– souligner par Mustapha Ouali : directeur adjoind du programme maintenance et externalisation de l’OCP

entreprise sous-traitanceAu Maroc, la majorité des petites et moyennes entreprises PME sont des sous-traitances. C’est ainsi que la bourse de sous-traitance a été crée au sein de la chambre de commerce et d’industrie de Wilaya de Casablanca pour permettre l’utilisation la plus rationnelle possible des installations, machines et capacités de travail existantes.

Ajoutons à cela que la PME est facteur de décentralisation. En effet, leur promotion ajoutée à la décentralisation financière et à celle de la formation constituent trois possibilités de décentralisation du pouvoir de décision privé.

Il s’avère donc que la PME bénéficie de plusieurs atouts et contribue largement à l’économie nationale. Mais, les politiques économiques, surtout locales, suivies par les pouvoirs publics jusqu’au là n’ont pas pu exploiter pleinement les potentialités colossales qu’offre cette catégorie d’entreprises.

Des facteurs internes (liés à la structure, à la gestion, à l’organisation des PME) et externes (liés à leur environnement) continuent à limiter le dynamisme des PME.

Après avoir explicité le poids des petites et moyennes entreprises dans le tissu économique, on se demande sur les potentialités du développement local au niveau de la région centre-Sud et principalement à Meknès objet de notre étude.

Pour citer ce mémoire (mémoire de master, thèse, PFE,...) :
La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
Développement des NTIC au Maroc : Apport économique et contraintes
Auteur·trice·s :
Khalid E. & Zhor H . & Mohamed C.
Khalid E. & Zhor H . & Mohamed C.
Université :
Université Moulay Ismail - Faculté des Sciences Juridiques
Année de soutenance :
Economiques et Sociales - 2009-2010
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