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Université Mohammed V – Sciences Economiques et Gestion - Option : Monnaie, Finance, Banque
Mémoire de licence Sous le thème - 2005-2008

Les 6 types de risques bancaires: financiers, contrepartie..

  1. L’audit bancaire : quelle pratique de l’audit interne ?
  2. Le secteur bancaire : le système financier et l’économie
  3. Les 6 types de risques bancaires: financiers, contrepartie..
  4. Les 2 types d’audit bancaire : déf., interne et externe
  5. L’audit interne et externe: 7 différences et complémentarités
  6. Les normes de qualification de l’audit interne bancaire
  7. Les 5 normes de fonctionnement de l’audit interne bancaire
  8. L’audit opérationnel : audit total et management stratégique
  9. L’audit risque: la fonction, la définition et 2 objectifs

Les 6 types de risques bancaires : financiers, contrepartie, techniques…

Section 2: Les risques bancaires

Toute activité économique présente un risque, le secteur bancaire est lui aussi exposé au risque dans l’exercice de leur activité.

Selon le rapport du groupe de travail de travail de l’association Française des contrôleurs de gestion dfcg intitulé : « la banque entreprise à risque ».

Il existe six catégories de risque :

  1. financiers,
  2. de signatures ou de contrepartie,
  3. opérationnels et techniques,
  4. commerciaux,
  5. sur les biens et les services,
  6. et de gestion interne,

Chaque catégorie de ces risques comporte lui aussi des différents types de risque.

1) Les risques financiers :

Les risques financiers restent très importants dans les établissements de crédit même si sa gestion devient de plus en plus rigoureuse à cause de la réglementation prudentielle.

On distingue dans cette catégorie :

a) Le risque de taux d’intérêt :

Ce risque est lié à la perte de la marge de l’intermédiation bancaire suite à la volatilité des taux d’intérêt.

On admet que ce risque existe au Maroc après la chute considérable des taux d’intérêt depuis la phase de la libéralisation financière.

b) Le risque de change :

C’est le risque de perte des créances libellées en devise et qui est lié à la volatilité des cours des devises par rapport à la monnaie nationale.

c) Le risque de liquidité :

Lié à la perte de la banque lorsqu’elle recourt à un refinancement sur le marché interbancaire à des taux relativement élevé.

Il peut être lié aussi à une mauvaise gestion des échéances.

d) Le risque sur titre à revenu variable :

Ce risque est très fréquent, il est fonction de la perte sur les titres détenue par l’établissement de crédit à la place boursière.

2) Les risques de contrepartie

Le risque de contrepartie ou de crédit ou encore de signature est le celui de défaillance d’une contrepartie sur lequel est détenue une créance.

La gestion de risque et rentabilité bancaire

Dans cette catégorie on distingue :

a) Le risque clientèle

Qui est le risque de perte lié à la défaillance du débiteur (entreprise ou particulier). ce type est néfaste pour la banque.

b) Le risque interbancaire

Si le risque clientèle est lié à la défaillance d’une entreprise ou d’un particulier. Celui interbancaire est lié à la défaillance d’un établissement de crédit (banque ou société de financement).

Il est aussi appelé risque de contrepartie bancaire, ou celui de signature interbancaire ou encore risque de place.

Ce risque est très dangereux car il peut provoquer une crise systémique et dans ce cas là c’est toute le système bancaire qui va tomber en risque.

c) Le risque pays

Il est lié à la défaillance des débiteurs (établissements de crédit, entreprises, ménages) qui réside dans d’autre pays, suite une conjoncture économique (récession économique, déficit budgétaire etc.) ou à un déséquilibre politique (exemple : guerre).

3) Les risques opérationnels et techniques

Le plan comptable des établissements de crédit « PCEC » consacre les annexes D7 aux risques opérationnels.

Les établissements de crédit sont beaucoup exposé a ce type compte tenue du nombre de transaction, mais aussi en fonction de la complexité des opérations financières.

On distingue:

a) Les risques informatiques

L’informatique est devenue un outil indispensable dans les métiers bancaires.

Il existe trois types de risque informatique

  1. Les études informatiques

Appelé aussi risque de sécurité logique, il est lié à une mauvaise gestion d’un programme informatique, manque de maintenance du matériel informatique, ou à des analyses erronées.

  1. Les traitements informatiques

C’est le risque système, qui vient d’une mauvaise gestion des analyses et des traitements informatiques.

  1. Les télécommunication

Comme son nom l’indique, celui de télécommunication est attaché à la perte par exemple d’une donnée transmise par les différents moyens de télécommunication (téléphone, faxe,etc.).

Risques bancaires: financiers, contrepartie et techniques

4) Les risques commerciaux

Nommés aussi : risques produits ou services, ou encore concurrentiels, liés à la place de l’établissement de crédit au sein du secteur bancaire en matière de la qualité de ses services, ses produits, du personnel etc…

Gestion du risque de crédit et de profitabilité des fonds propres

En peut citer dans cette catégorie :

a) Le risque de marché

Nommé aussi risque sectoriel, dépend du degré de la présentation de l’établissement dans un marché, dans un secteur spécifique, ou dans l’ensemble des secteurs et des marchés

Celui de marché était très présent dans le secteur bancaire marocain avant l’abolition de la distinction fait précédemment entre les banques et les organismes de financement spécialisés « OFS ».

5) Le risque sur les biens et les services

On distingue ici :

Risque concurrentiel

C’est à dire les différents accidents qui peuvent affectés le personnel et les biens de l’établissement de crédit.

Risque délictuel

Lié principalement aux vols des établissements bancaires ce qui expose l’établissement à des pertes considérables de leurs avoirs.

6) Les risques de gestion interne

C’est le dernier type, il comporte :

a) Le risque réglementaire

Il est attaché à la non application des règles prudentielles imposés par la loi dans le cadre de l’activité de l’établissement de crédit.

C’est le cas par exemple du nom respect des ratios « (ratios de rendement des fonds propres, ratios de rentabilité, ratio de productivité, ratio de suivi du risque de crédit etc.).

b) Le risque déontologique

Comme son nom l’indique, ce type est lié au nom respect des devoirs de l’établissement de crédit envers les tiers, ce qui peut se traduire par la perte de la clientèle, de l’image de la banque auprès du public.

Dans ce cas, l’autorité suprême peut exercer des sanctions.

c) Le risque stratégique

Appelé aussi risque de politique globale ou de management, il s’agit d’un type important encouru par l’établissement de crédit lorsqu’il s’engage à financer des secteurs qui connaissent des problèmes.

d) Le risque d’insuffisance fonctionnelle

Il peut être présent grâce a une mauvaise gestion d’un service, ou à une erreur qui vient d’un autre département de l’établissement de crédit (comptable, contrôle de gestion,etc.).

e) Le risque de la gestion du personnel

Parfois les crédit lié à des secteurs financés par la banque sont étudiés et gérés par un ou deux personnels de la banque ce qui peut produire le risque de la gestion du personnel.

f) Le risque de sous traitance

On observe ce risque au sein de la banque quand cette dernière gère le portefeuille des autres banques.

g) Le risque de communication externe

Il peut être très important, il se réalise dans les cas où l’établissement de crédit modifie ou change par exemple « la tarification des chèques ».

Il se répercute négativement sur le portefeuille de la banque par la perte d’une partie de sa clientèle.

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