Les services liés à l’automobile : sécurité, mobilité et envt.

Les services liés à l’automobile : sécurité, mobilité et respect de l’environnement

3. Les services liés à l’automobile

Afin d’accompagner le véhicule de sa mise en circulation à sa fin de vie.

La filière automobile comprend une variété importante de services destinés à faciliter la mobilité des automobilistes dans des conditions optimales de sécurité et de respect de l’environnement.

Présents sur l’ensemble du territoire, ces services de proximité participent à la création et à la sauvegarde de l’emploi.

3.1. Les services liés à la sécurité routière

a) La formation des conducteurs

Les écoles de conduite sont au nombre de 14 000, gérées par 8 600 exploitants. Elles emploient 16 000 enseignants de la conduite.

Près de 2 millions d’élèves sont en formation chaque année et plus d’1,5 million examens du permis de conduire sont organisés (toutes catégories confondues).

852 693 permis toutes catégories ont été délivrés en 2004. Au total, le chiffre d’affaires hors taxes des écoles de conduite en France est d’environ 1,1 milliard d’euros.

Les écoles de conduite constituent le maillon essentiel de la sécurité routière.

Elles préparent les élèves aux différentes catégories de permis de conduire (des motocyclettes au poids lourds en passant par les transports en commun et bien sûr, le fameux permis B correspondant aux véhicules légers).

En plus de la préparation aux différentes catégories de permis, les écoles de conduite dispensent également des formations « post » permis, dans le cadre de la formation professionnelle continue en véhicules légers comme dans les catégories du groupe lourd.

Les enseignants sont eux aussi formés grâce aux 100 centres de formation d’enseignants de la conduite, présents sur le territoire français.

Ces enseignants recrutés sur la base d’un concours spécifique, relèvent d’un statut particulier : celui du corps des Inspecteurs de permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) et dépendent du ministère des Transports.

Actuellement, la profession « formation des conducteurs » est confrontée au problème posé par l’allongement des délais de présentation des candidats au permis de conduire.

Les principales raisons de cet allongement sont les suivantes :

  • le délai d’enregistrement des dossiers d’inscription s’allonge dans la plupart des préfectures retardant d’autant le début de la formation des élèves;
  • l’épreuve théorique générale (code) a été entièrement modifiée et son niveau, beaucoup trop élevé pour de nombreux candidats, a pour conséquence un pourcentage de réussite inférieur à l’ancienne épreuve augmentant le nombre de passage par candidat;
  • la durée de l’épreuve pratique de permis B est maintenant de 35 minutes par candidat au lieu de 22 minutes précédemment. Cette modification entraîne l’examen de seulement 12 candidats par journée d’inspecteur au lieu de 20 avec l’ancienne épreuve;
  • le nombre d’inspecteurs du permis de conduire a augmenté de 300 en quatre ans, mais cela reste encore insuffisant pour absorber les deux réformes énoncées ci-dessus.

La gestion des examens par les directions départementales de l’équipement (mise en place depuis 2003) n’est pas véritablement satisfaisante puisque le nombre de journées de formation pour les inspecteurs sont en augmentation et que les tâches administratives sont de plus en plus nombreuses et effectuées par des inspecteurs au détriment des examens.

b) Le contrôle technique des véhicules automobiles

Le contrôle technique périodique des véhicules automobiles est obligatoire depuis le 1er janvier 1992 pour les véhicules légers comme cela était déjà le cas pour les poids lourds.

Ces contrôles sont essentiels car ils contribuent à vérifier l’état du véhicule et à veiller à son bon fonctionnement en matière de sécurité et d’environnement.

18,6 millions de contrôles ont ainsi été réalisés en 2005, dont 86 % de visites initiales.

Ces contrôles sont effectués par 5190 centres de contrôle technique (dont 94 % affiliés à un réseau) répartis sur l’ensemble du territoire national, soit une hausse d’environ 1,2 % du nombre de centres en 2005.

Les fonctions les plus défectueuses, sont dans la majorité des cas : le freinage, l’éclairage – signalisation, les liaisons au sol (ensemble du système qui relie les pneus à la route comme les pneus, amortisseurs…) et la pollution.

En 2005, environ 727 000 véhicules utilitaires légers ont été contrôlés au titre de la visite technique complémentaire pollution.

Au cours de cette même année, environ 76 000 véhicules soumis à réglementation spécifique ont été contrôlés (exemples : taxis, voitures auto-école, ambulances, dépanneuses…).

Ces chiffres sont en hausse ce qui révèle un engagement notable des pouvoirs publics et d’une profession pour la sécurisation du parc automobile français.

3.2. Les services liés à la mobilité

a) La distribution de carburants

La distribution de carburant s’effectue par le biais de stations traditionnelles (9 000 points de vente) ou de grandes surfaces (4 655 points de vente).

Le nombre total de points de vente est passé de 46 000 en 1970 à 13 823 en 2004.

Dans ce contexte, on observe une augmentation de la distribution de carburants via les grandes surfaces : leur nombre a été multiplié par 2 depuis 1985.

Les stations traditionnelles voient leur nombre diminuer chaque année : depuis 1985, environ 25 000 stations traditionnelles ont disparu, soit plus de 3 par jour, d’où un déficit évident en termes d’aménagement du territoire.

Graphique 5 : Évolution du nombre de points de vente

Évolution du nombre de points de vente

Source : CPDP (situation au 31/12/2004)

Le réseau traditionnel (hors grandes surfaces) s’élève à 9 168 stations dont 2 720, appartenant aux compagnies pétrolières et 6 448 à des propriétaires exploitants.

Ces derniers sont proportionnellement plus touchés par la baisse du nombre de stations que les locataires qui gèrent les stations appartenant aux compagnies pétrolières.

L’évolution des parts de marché reflète celle des différents acteurs et se fait au détriment des stations traditionnelles.

Le fort gain de parts de marché va au profit des grandes surfaces, qui de 20 % en 1985 sont passées à 60 % en 2002, avec cependant une stagnation depuis 2003.

Cette évolution se réalise évidemment à l’encontre du réseau traditionnel.

En 2004, le réseau à la marque (propriétaires et locataires) s’élève à 8 393 stations services. La part du réseau à la marque concerne 60 % des points de vente en carburant.

Dans ce réseau, Total domine, avec 5 739 stations, soit 68 % des points de ventes des compagnies pétrolières et 41 % de l’ensemble des stations services.

Viennent ensuite les autres marques (Esso, Avia, Shell, BP et Agip).

Depuis 2003, on observe une tendance à la restructuration des réseaux qui se traduit par une réduction du nombre de points de vente, notamment chez Elf et Shell.

Par ailleurs, le territoire national compte 13 000 points de vente libre-service et 3 000 points de vente automates. À noter que le réseau comporte 1 962 points de vente GPL.

Le marché de la distribution de carburant est aujourd’hui confronté à une baisse de la consommation de carburant qui s’explique par une diminution de la vitesse moyenne des automobilistes et par une augmentation du prix des carburants.

Celle-ci s’explique par la forte croissance de la demande chinoise, indienne et américaine et dans le même temps par des capacités de raffinage limitées.

Elle s’explique également par la situation géopolitique particulièrement instable dans les zones d’exploitation (Iran, Proche-Orient…).

Cette augmentation est aussi due à une érosion des capacités mondiales de production alors que dans le même temps la demande ne cesse de s’accentuer.

Elle s’explique également par une taxation importante des produits pétroliers par le biais de deux taxes : la TIPP et la TVA.

La TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) représente actuellement environ 46 % du prix des super sans plomb et 40 % de celui du gazole.

Le montant total des taxes avec la TVA est respectivement 62 % et 55 %.

b) La location de véhicules

• La location courte durée

La location courte durée a pour objet de fournir un véhicule :

  • de complément après un voyage initial en train ou en avion. La voiture de location offre la commodité du porte-à-porte;
  • de remplacement, lorsque la voiture possédée est provisoirement immobilisée;
  • de substitution, le cas échéant, et dans les grandes villes notamment, quand il arrive à un usager de renoncer à sa première ou à sa seconde voiture;
  • de complément encore pour un besoin occasionnel, lorsque la voiture possédée ne suffit ou ne correspond pas à l’usage envisagé et qu’il faut faire temporairement appel à un autre véhicule, par exemple une voiture en plus, un nouveau modèle qu’on veut essayer, un utilitaire pour un déménagement, ou encore un break ou une familiale.

Ce secteur se caractérise par la coexistence de firmes internationales, d’entreprises de taille moyenne et d’entreprises de petite taille travaillant à l’échelon local.

Certaines chaînes internationales, nationales ou régionales, des franchisés de chaînes ou des loueurs indépendants font de la location leur activité unique tandis que pour certains loueurs, la location constitue seulement une activité annexe et complémentaire de l’activité principale.

En 2004, la location courte durée représentait selon l’INSEE plus de 1 000 entreprises employant environ 12 000 personnes sur l’ensemble du territoire français.

Les services liés à l'automobile : sécurité, mobilité et respect de l'environnement

4 400 stations de locations sont réparties dans 550 villes et mobilisent un parc moyen de 226 000 véhicules. La location courte durée représente 2 milliards de chiffre d’affaires.

Le marché de la location courte durée s’établit pour 2005 à 7,11 millions de locations faites par 2,38 millions de français (en France et à l’étranger).

En France, 75,9 % des locations sont des locations de voitures et 24,1 % de véhicules utilitaires. À noter également que 56,4 % des locations sont faites pour motif personnel et 47,8 % pour motif professionnel.

Enfin, 65,9 % des locations sont faites sans trajet préalable, 18,1% après un trajet en avion et 16,2 % après un trajet en train.

En recul au 1er semestre 2005, le marché, dominé par Hertz, Avis et Europcar, a repris sa croissance au 2ème semestre à +6,9 % par rapport au second semestre 2004.

Graphique 6 : La location de véhicule de courte durée en France et à l’étranger

La location de véhicule de courte durée en France et à l'étranger

Source : CNPA

• La location longue durée

Dans le cadre de la location longue durée, l’entreprise confie à une société spécialisée le financement et la gestion de son parc automobile.

Elle souscrit à des services optionnels tels que l’entretien, l’assurance, la gestion du carburant, le renouvellement des pneumatiques…

Le client loue les véhicules pour une durée et un kilométrage définis au préalable. Il acquitte un loyer prenant en compte la valeur d’achat et de revente du véhicule, les services souscrits et le taux de financement.

Le loueur a pour mission première d’optimiser les coûts d’achat des véhicules, les coûts liés à leur exploitation et d’en négocier au mieux la revente.

La location longue durée rassemble 265 entreprises qui emploient 2 815 personnes.

Le chiffre d’affaires de ce secteur est de 3,4 milliards d’euros.

Au total, 874 033 véhicules circulent en location longue durée, chiffre auquel il faut ajouter 288 183 véhicules en fleet management (prestation incluant obligatoirement un contrat de maintenance et une autre prestation – carte carburant, pneumatique, assurance …).

• Les garages et parcs de stationnement

Le stationnement est devenu est un des sujets de préoccupation majeure de nos concitoyens et des élus locaux.

En effet, face aux problèmes croissants de circulation, cette activité doit nécessairement être développée en s’intègre dans les plans de déplacements urbain.

Parmi les exploitants de parcs de stationnement, on distingue :

  • les petits parcs privés qui proposent à la clientèle entre 50 et 300 places en moyenne, dont nombre d’entre-elles sont louées au mois ou à l’année;
  • les grands parcs publics (jusqu’à plusieurs milliers de places) qui bénéficient de concessions accordées par les Pouvoirs publics pour de très longues durées à des sociétés privées de dimension nationale ou internationale.

Celles-ci proposent à leur clientèle de passage des services complémentaires (lavage de véhicules, prêts de vélos, etc…).

Les exploitants veillent de plus en plus au confort et à la sécurité des clients.

Celle-ci a ainsi été très nettement renforcée ces dernières années : personnel d’exploitation présent jour et nuit, ascenseurs vitrés, éclairage renforcés, bornes d’appel.

• Le lavage haute pression

3 000 centres de lavage haute-pression sont présents sur le territoire national.

Éléphant Bleu constitue le principal groupe spécialisé dans ce type de lavage qui suscite une adhésion grandissante des automobilistes français depuis une vingtaine d’années.

• Le dépannage-remorquage

Le dépannage-remorquage est réalisé par des entreprises spécialisées ou par des concessionnaires, agents ou Mécanicien réparateur automobile (MRA). 4 millions d’interventions ont lieu chaque année.

Le dépannage remorquage a pour principales causes les pannes (un véhicule tombe en panne en moyenne une fois tous les 6 ans) et les accidents (les accidents représentent 7 à 8 % des interventions).

En France, 1 500 entreprises spécialisées interviennent sur un marché en baisse en raison de l’accroissement de la fiabilité des véhicules et de la réduction régulière du nombre d’accidents.

Les entreprises emploient généralement 3 à 4 personnes. Cette profession comporte environ 1 000 entreprises qui interviennent sur les autoroutes, afin d’y effectuer chaque année environ 400 000 interventions.

Ces dernières doivent pour ce faire répondre à un cahier des charges rigoureux et obtenir un agrément d’une commission interdépartementale où siègent les représentants des Pouvoirs Publics et de la société d’autoroute.

3.3. Les services liés à la fin de vie des véhicules et de ses composants

a) Le recyclage

Le métier de recycleurs de l’automobile consiste à collecter des Véhicules hors d’usage (VHU). La notion de VHU a été fixée par la directive européenne 2000/53.

Seuls les recycleurs disposant d’une autorisation préfectorale d’exploitation complétée, à partir du 24 mai 2006, d’un agrément préfectoral peuvent exercer cette activité.

Les recycleurs assurent ensuite la destruction administrative et physique des véhicules hors d’usage, la dépollution puis la valorisation de ces véhicules sous la forme de pièces de réemploi destinées à la revente.

Les professionnels de cette activité dirigent ensuite les carcasses ainsi traitées vers des entreprises spécialisées de broyage qui préparent le recyclage des métaux en sidérurgie.

Les recycleurs de l’automobile assurent ainsi la collecte de plus de 1,3 million véhicules par an, sur l’ensemble du territoire. Les flux de véhicules peuvent être prévisibles puisque la durée de vie moyenne d’un véhicule est de 10 ans.

C’est-à-dire qu’un véhicule sortant des ateliers de construction en 2005 arrivera en fin de vie en moyenne vers 2015.

Les professionnels interviennent auprès de l’ensemble des acteurs de la filière, détenteurs de VHU :

  • les particuliers,
  • les compagnies d’assurances,
  • les garages indépendants,
  • les réseaux constructeurs (concessionnaires et agents de marque),
  • les domaines et
  • les fourrières.

Dans le cadre de leur mission, les recycleurs assurent une parfaite traçabilité administrative et physique des véhicules.

En effet, ils effectuent la destruction administrative des cartes grises auprès des services préfectoraux et l’inscription, sur un registre de revendeur d’objets mobiliers, de tout véhicule entrant sur leur site où figurent :

  • l’immatriculation,
  • la marque,
  • le type,
  • la puissance,
  • la couleur,
  • le numéro de série,
  • la date de première mise en circulation,
  • le kilométrage et
  • les noms et références de l’identité de son ancien propriétaire.

Par ailleurs, ils garantissent le traitement écologique et la traçabilité de leurs actions en délivrant aux particuliers un récépissé de prise en charge du véhicule en vue de la destruction physique du véhicule.

Avant toute intervention physique sur le véhicule, le recycleur assure sa mise en sécurité.

Lors de cette première intervention physique sur le véhicule, les organes de sécurité présents (prétensionneurs de ceinture, airbags, réservoirs GPL) sont neutralisés afin d’éviter tout risque lors des interventions ultérieures sur le véhicule.

Une fois les véhicules mis en sécurité, la dépollution est réalisée.

Les éléments polluants pour l’environnement, présents sur le véhicule (huiles usagées, batterie, liquide de refroidissement…), sont récupérés afin d’en favoriser le recyclage.

b) La collecte de pneus usagés

La collecte des pneus fait l’objet d’une filière spécifique dont l’organisation est décrite à la fin chapitre III.

c) Le recyclage des produits électriques et électroniques

Au même titre que les pneus et les batteries usagés, les déchets électriques et électroniques mettent progressivement leur filière de recyclage. Les producteurs vont ainsi confier cette mission à des éco-organismes agréés.

d) Le ramassage d’huiles usagées

Le ramassage d’huiles usagées, réglementé par décret du 21 novembre 1979, est réalisé par des entreprises agréées en Préfecture.

À ce jour, 47 entreprises sont agréées en France et l’on compte en moyenne 2 à 3 ramasseurs d’huiles usagées par département ce qui assure une bonne couverture du territoire national.

En 2005, près de 224 000 tonnes d’huiles usagées ont été collectées par les ramasseurs agréés, puis orientées vers des centres de valorisation.

Les huiles usagées sont principalement issues des activités d’entretien et de réparation automobile (pour moitié); l’autre moitié du gisement des huiles usagées étant détenue par des industriels, des collectivités ayant mis en place des conteneurs publics de récupération d’huiles de vidange, de transporteurs…

Avec un taux de collecte estimé à 85 %, la filière de collecte des huiles usagées est souvent montrée en exemple. Les ramasseurs agréés collectent, gratuitement et sous 15 jours, tout lot d’huiles usagées supérieur à 600 litres.

À noter qu’un seul litre d’huile usagée déversé dans le milieu naturel peut polluer une surface d’eau de 1 000 m2 !

Collectée par les ramasseurs agréés, l’huile est ensuite acheminée vers une filière de valorisation (matière ou énergétique).

La valorisation matière (ou régénération) permet de fabriquer des huiles de base qui entrent dans la composition de nouveaux lubrifiants.

La valorisation énergétique (ou incinération avec récupération d’énergie) tire profit du pouvoir calorifique élevé des huiles usagées, utilisées comme substitut des énergies fossiles.

À partir du 1er juillet 2006, les ramasseurs agréés traiteront directement avec les éliminateurs pour définir les conditions de reprise des huiles usagées, alors que jusqu’à présent, l’ADEME était intermédiaire.

Pour citer ce mémoire (mémoire de master, thèse, PFE,...) :
La première page du mémoire (avec le fichier pdf) - Thème :
L’automobile française : une filière majeure en mutation
Auteur·trice·s :
M. Roland Gardin
M. Roland Gardin
Université :
République française - Avis et rapports du conseil économique et social
Télécharger ce mémoire en ligne PDF (gratuit)
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