La première page du mémoire (avec le fichier pdf):
Université NANCY 2 - Institut d’administration des entreprises IAE
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion - 2042

Place de l’intention dans le processus entrepreneurial

  1. L’intention entrepreneuriale des étudiantes : cas du Liban
  2. La problématique, l’intention entrepreneuriale des étudiantes
  3. Fondements théoriques de l’entrepreneuriat
  4. Complémentarité des paradigmes de l’entrepreneuriat
  5. Le paradigme stratégique est fort lié à l’acte d’entreprendre
  6. Les caractéristiques individuelles et la décision d’entreprendre
  7. L’effet de l’environnement sur l’entrepreneuriat – Approche
  8. L’intention entrepreneuriale: au carrefour de différentes approches
  9. Qu’est-ce qu’une intention entrepreneuriale ?
  10. Le contexte et la formation de l’intention entrepreneuriale
  11. Place de l’intention dans le processus entrepreneurial
  12. L’intention entrepreneuriale en amont du processus entrepreneurial
  13. Fondements théoriques de l'approche des intentions entrepreneuriales
  14. Théorie de la formation de l’événement entrepreneurial
  15. L’entrepreneuriat : Inné ou acquis ?
  16. L’enseignement de l’entrepreneuriat : définition et enjeux
  17. Les objectifs de l’enseignement de l’entrepreneuriat
  18. L’enseignement de l’entrepreneuriat : Modèle pédagogique
  19. La singularité des méthodes de l’enseignement entrepreneurial
  20. L’impact de l’enseignement sur l’intention entrepreneuriale
  21. Intention entrepreneuriale : Outil d’évaluation de l’enseignement
  22. L’enseignement de l’entrepreneuriat au Liban
  23. Le contexte politique et économique envers l’entrepreneuriat
  24. La singularité du modèle libanais d’enseignement supérieur
  25. Etat des lieux de l’enseignement de l’entrepreneuriat au Liban
  26. La nature de la relation Université et Entrepreneuriat au Liban
  27. Université et entrepreneuriat au Liban : impact limité
  28. Les modèles de l’entrepreneuriat féminin: Approche genre
  29. Le profil type de la femme entrepreneuse
  30. Le profil des entreprises créées par des femmes
  31. Les difficultés des femmes en tant qu’entrepreneuses
  32. L’entrepreneuriat féminin : Etats-Unis, Canada et la France
  33. L’aspect musulman de l’entrepreneuriat féminin
  34. Le monde du travail de la femme libanaise
  35. Les femmes libanaises et les pratiques entrepreneuriales
  36. Le profil des femmes entrepreneuses libanaises
  37. Les défis économiques des entrepreneuses libanaises
  38. Les obstacles rencontrés par les entrepreneuses au Liban
  39. Modèles d’intention entrepreneuriale dans le contexte universitaire
  40. La complémentarité des théories de l’intention entrepreneuriale
  41. Les limites des théories de l’intention entrepreneuriale
  42. L’importance de mesurer l’enseignement de l’entrepreneuriat
  43. Les variables du modèle entrepreneuriaux et le corps d’hypothèse
  44. Norme Sociale envers l’entrepreneuriat: Facteurs Socioculturels
  45. La Sensibilisation et Formation en entrepreneuriat (SFE)
  46. La description des acteurs de la formation en entrepreneuriat
  47. Etude exploratoire auprès des enseignants de l’entrepreneuriat
  48. Questionnaire de l’entrepreneuriat: les 3 étapes !
  49. Modèle d’analyse valide de l’intention entrepreneuriale des étudiantes
  50. Les déterminants de l’intention entrepreneuriale
  51. La désirabilité entrepreneuriale : les déterminants
  52. Déterminants de la faisabilité d’entreprendre – l’entrepreneuriat
  53. Les motivations, la proactivité et l’attitude entrepreneuriale
  54. Les déterminants du contrôle perçu de gestion de l’entreprise
  55. Les formations en l’entrepreneuriat dans les universités
  56. L’intention des étudiantes de créer une entreprise

II.2 Place de l’intention dans le processus entrepreneurial
L’apparition d’un nouveau champ de recherche, l’intention entrepreneuriale, nous a incitées à positionner l’intention au cœur de l’entrepreneuriat. Dans la première section, nous allons présenter des modélisations du processus entrepreneurial variantes (Hisrich, 1985 ; Bruyat,1993 ; Bygrave et Hofer, 1991). Dans la seconde partie, nous allons tenter de délimiter notre cadre d’analyse en précisant notre position dans le processus entrepreneurial(en amont).

II.2.1 Des modèles processuels d’entrepreneuriat

La notion de processus inscrit les variables psychologiques, culturelles, sociales, politiques et économiques dans une double dimension : dynamique et complexe. Les interractions entre ces variables suppriment l’importance des variables prises isolément.
Shapero et Sokol (1982, p. 78) sont les pionniers qui ont analysé la dimension processuelle du phénomène entrepreneurial. Ils essayent de comprendre le déclenchement d’un événement entrepreneurial en le reliant à des facteurs situationnels et individuels. Le Moigne (1990) considère l’entrepreneuriat comme un phénomène complexe dont les représentations sont perçues « irréductibles à un modèle fini, aussi compliqué, stochastique, sophistiqué que soit ce modèle, quelque soit sa taille, le nombre de ses composants, l’intensité de leurs interactions… »30.
Les modèles que nous présenterons sont des variantes significatives et synthétiques de la littérature intéressée aux modélisations du processus entrepreneurial. L’abondance des recherches affirment l’importance de la prise en compte de la dimension processuelle dans le champ de l’entrepreneuriat.
Hisrich (1985) dans son ouvrage sur l’entrepreneuriat considère que l’entrepreneuriat est le processus qui consiste à créer quelque chose de différent et possédant une valeur, en lui consacrant le temps et le travail nécessaires, en assumant les risques financiers, psychologiques et sociaux et à en recevoir les fruits sous forme de satisfaction pécuniaire et personnel. Selon Hisrich (1989), les aspects du processus entrepreneurial se divisent en quatre :
Bruyat (1993, p. 62) dans une marquante tentative de modéliser l’entrepreneuriat souligne que l’entrepreneuriat « fait référence à un changement ou à quelque chose en train de se faire, à un temps créateur. La dialogique sujet/objet s’inscrit dans une dynamique de changement créatrice ». Dans le même sens, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE, 1998) définit l’entrepreneuriat comme « le processus dynamique qui consiste à identifier les possibilités économiques et à les exploiter par la mise au point, la production et la vente de biens et de services ».
Bruyat (2001) propose une modélisation du processus d’engagement de l’entrepreneur dans la création d’entreprise. Créer une entreprise n’entre pas dans la zone de cohérence de la CSIP (configuration stratégique instantané perçue) que s’il s’agit d’une action perçue comme désirable et faisable, ce qui suppose, souvent qu’il y ait une CSIP « chaude » (une situation insatisfaisante) et manoeuvrante. Le fait que le projet de créer soit dans la zone de c ohérence de la CSIP de l’acteur constitue le véritable moteur de l’action.
Selon l’auteur, le créateur passera à une phase d’engagement lorsque le processus devient, pour lui, quasi irréversible, le renoncement sera vécu comme un échec. L’engagement du créateur est réalisé lorsqu’il consacre l’essentiel de son temps et de ses investissements financiers, intellectuels et affectifs à son projet de création.
Deux conditions de l’engagement sont mises en évidence :
* préférence de l’action ;
* besoin et désir de changement.
Figure 17. La CSIP de l’entrepreneur (Bruyat, 1993) ou 3 E de l’entrepreneur (Paturel, 1998)
La CSIP de l’entrepreneur
L’auteur schématise ainsi le processus de création d’entreprise sous une forme générique et formé de plusieurs étapes :
Etape 0 : « l’action de créer n’est pas perçue »
Etape 1 : « l’action de créer sa propre entreprise est perçue ». Etape 2 : « l’action de créer est envisagée ».
Etape 3 : « l’action est recherchée » Etape 4 : « l’action est lancée ». Etape 5 : « l’action est réalisée »
PR : « l’action est perçue et refusée ».
Bygrave et Hofer (1991, p. 14) commentent la mutation de la recherche comportementale vers la recherche processuelle par quelques interrogations clés centrées sur l’entrepreneur et sur le processus entrepreneurial. Pour les auteurs, « le processus entrepreneurial : est initié par un acte humain volontaire, survient au niveau de la firme, implique un changement d’état, implique une discontinuité, est un processus holistique, est un processus dynamique, est unique, implique de nombreuses variables préalables, génère des conséquences qui sont extrêmement sensibles aux conditions initiales de ces variables ». A la lumière de ce qui précède, le processus entrepreneurial amont fait appel à des variables inhérentes à l’individu, sociologiques, environnementales.
Lire le mémoire complet ==> (L’intention entrepreneuriale des étudiantes )
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion de l’Université de NANCY 2
Institut D’administration Des Entreprises

Rechercher
Abonnez-vous!
Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études ! Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études !
En continuant, vous acceptez la politique de confidentialité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.