La première page du mémoire (avec le fichier pdf):
L'institut des transports internationaux et des ports
Mémoire de stage ITIP

Le transitaire en tant que logisticien

  1. Le groupe DB Schenker: au monde, en France et Schenker Marseille
  2. Les services de DB Schenker: route, mer, air et logistique
  3. Le métier d’agent de transit, les missions à l’export
  4. Le transit et le transitaire : obligations, activités et fonctions du transitaire
  5. Les obligations générales du transitaire tirée du mandat
  6. Le transitaire en tant que commissionnaire en douane
  7. Le consignataire de la cargaison : notion, statut juridique et rôle
  8. Le transitaire en tant que logisticien

Le transitaire en tant que logisticien

3) Le transitaire en tant que logisticien :

Si le terme d’entreposage est utilisé depuis bien plus longtemps que celui de la logistique, ces deux activités sont étroitement liées, l’entreposage étant déjà un embryon de logistique et la logistique ne pouvant se faire sans offrir une capacité d’entreposage.

Bien souvent le terme de logistique est utilisé abusivement et ne tient compte que d’un ou de quelques éléments de cet ensemble.

Le domaine de la logistique est un tout qui appartient à la chaîne d’approvisionnement, soit pour la production d’un bien ou de sa distribution.

Dans la logique du transitaire, le terme « logistique » s’entend comme une « prestation intégrée », si elle n’est que partie d’une chaîne d’approvisionnement ou de distribution intégrale, si elle fait partie d’une gestion globale d’un processus d’entreprise.

Il faut donc considérer la logistique comme un tout stratégique où les notions d’entreposage et de transport ne sont qu’une partie d’une prestation.

Le transitaire en tant que logisticien

Dans le terme de logistique on trouve aujourd’hui :

  • La prise en charge d’un produit à la fin de la chaîne de production
  • Le conditionnement
  • Le stockage
  • La préparation de commande
  • La distribution
  • La facturation
  • La gestion des retours

D’autres prestations peuvent être ajoutées à cette liste.

La logistique est un métier en mutation et bien qu’elle soit connue depuis plus de quarante ans, ce n’est que ces dernières années qu’elle a pris une importance considérable.

Les exigences du « juste à temps » ou « flux tendu » (désignation anglophone : « Just in time ») ont amené certaines entreprises à transférer leurs opérations de logistique à des professionnels.

Ces entreprises veulent ainsi se concentrer uniquement sur leur métier de base. La diminution ou la suppression des stocks sont quelques- uns des facteurs qui ont contribué au développement de l’outsourcing.

Aujourd’hui, c’est dans le cadre du « supply chain management » que la logistique devient un ensemble d’éléments indispensables.

La qualification du logisticien et ses compétences en matière de planification, de gestion et de communication sont les critères requis pour servir les intérêts de ses clients et s’intégrer pleinement dans ces diverses opérations.

Comme maillon de cette chaîne, le transitaire peut exercer une influence déterminante sur la création de valeur ajoutée dont profite le producteur.

La logistique industrielle peut être scindée en deux volets. L’un est la logistique physique qui trait des transports et distributions, magasinages et manutentions.

L’autre est la logistique de gestion qui s’occupe d’organiser et gérer les flux des marchandises, de définir et gérer les informations y relations.

L’objectif de la logistique industrielle est de contribuer à l’essor de l’entreprise en assurant un approvisionnement efficace des usines et des clients, en qualité par la préservation des matières et produits, en quantité et en temps prescrit, à un coût défini et par un service optimal, enfin par les moyens les mieux adaptés au traitement de l’information et à la gestion des transports, de la manutention et du stockage.

Les transitaires font depuis plusieurs années des efforts considérables pour adapter leur outil informatique et pour proposer aux entreprises industrielles des solutions répondant à leurs attentes et exigences.

Pour autant qu’ils soient considérés comme un véritable partenaire, ils seront prêts à s’investir, voire à s’identifier à leurs clients.

Ainsi, c’est tout un pan du « know how » acquis par l’expérience qui va s’intégrer au sein des entreprises qui auront fait appel à leurs services.

Conclusion du mémoire ( Service export de l’entreprise DB Schenker):

L’avantage principal du métier d’agent de transit est le contact permanent avec les tiers, tout d’abord avec les clients dont nous devons tenir informer de la situation et auxquels nous envoyons les documents nécessaires.

Ensuite, l’agent export est en interaction avec les transporteurs pour négocier les conditions de chargement et les délais de livraison.

Pour finir, il travail aussi avec les autres salariés de l’entreprise dans les différents secteurs.

Il a un rôle de coordinateur. En effet, il s’agit d’un métier avec de lourdes responsabilités car la moindre erreur peut empêcher la livraison de marchandises.

Un autre avantage de ce métier est qu’il s’agit d’un secteur porteur.

Il est peu connu du grand public et la profession recherche des candidats. La mondialisation génère des nombreux déplacements de marchandises, les besoins de cette profession devraient continuer à progresser.

C’est un métier formateur ou il faut être très réactif, toujours disponible et attentif aux demandes des clients. C’est un métier intéressant car il permet de comprendre toute la chaine logistique.

Le métier d’agent de transit est sujet à des inconvénients et doit faire face à des contraintes.

Tout d’abord il s’agit d’un métier sédentaire en effet, l’agent export effectue très peu de déplacement.

Il faut surtout savoir comprendre le client, la relation avec celui-ci est délicate a gerer. Une mauvaise interprétation des instructions, un défaut de transmission peuvent provoquer des pertes financières.

De même, les horaires sont irréguliers car l’activité suit le rythme des douanes et des arrivages de marchandises.

Des surcharges de travail surviennent souvent.

Un transitaire doit faire preuve de patience face quelquefois à la lenteur des tiers, il ne doit pas céder au stress provoqué par les sonneries régulières du téléphone, il doit respecter les délais qui sont parfois courts, maitriser avec beaucoup de facilité les outils informatiques, parler couramment l’anglais car il est souvent confronter à des clients étrangers et pour finir, il doit faire face aux demandes des clients et répondre à leurs inquiétudes.

Il faut donc constamment les rassurer.

Compte- tenu des contingences économiques actuelles, les transitaires exercent aujourd’hui plusieurs activités.

Ils sont entrepositaires, logisticiens, gestionnaire de trafics triangulaires « Cross trade », agent de douane, agent IATA et/ou maritime. Ils peuvent être également emballeurs et/ou déménageurs, transporteurs, gestionnaires d’expositions internationales, spécialistes des envois valeurs et œuvres d’art.

Ils s’occuperont sur demande de leurs clients de négocier leurs lettres de crédit, de couvrir une assurance transport, etc.

Pour ce qui est du rôle du transitaire au niveau de la douane, il tend aujourd’hui à être plus réduit compte- tenu du développement de certaines procédures de dédouanement. Telles que la procédure de domiciliation unique et la procédure de dédouanement à domicile.

La procédure de domiciliation unique (PDU) est une forme particulière de procédure de dédouanement à domicile.

Elle répond aux mêmes objectifs de la procédure de dédouanement au bureau de douane, permet de faciliter et accélérer les opérations de dédouanement pour répondre aux contraintes économiques auxquelles sont confrontées les entreprises industrielles et commerciales.

Mais ce système pourrait compromettre les activités du transitaire.

La PDU permet la centralisation auprès d’un seul bureau de douane des formalités de dédouanement et des formalités comptables (Crédit d’Enlèvement, Crédit pour Opérations Diverses, garanties et dispenses).

Elle permet la livraison ou l’envoi direct des marchandises au destinataire final.

La réalisation physique des opérations d’exportation et d’importation se fait depuis ou auprès de chaque site. Le bureau de douane, dans le ressort duquel sont situés les locaux où les marchandises sont exportées ou importées, est appelé bureau de rattachement.

La comptabilité, matière de dédouanement, ainsi que les déclarations mensuelles et les paiements de droits et taxes se font auprès du bureau de domiciliation.

Toutes les marchandises et tous les régimes douaniers (mise à la consommation, perfectionnements actifs et passifs, exportations définitives) sont concernés par cette procédure.

La Procédure de Dédouanement à Domicile (PDD), quant à elle a été expérimentée, pour la première fois en France en 1966.

Cette procédure permet le dédouanement des marchandises sans passage par le bureau de Douane, dit bureau de domiciliation.

Un bureau de Douane, appelé bureau de domiciliation, est désigné pour recevoir toutes les déclarations de douanes, import et export, de l’entreprise. Ce bureau est celui dans le ressort duquel est située la localité d’expédition ou de destination des marchandises.

Le dédouanement s’effectue dans les installations du bénéficiaire de la procédure.

Les formalités export et import sont accomplies par inscription dans une comptabilité matière douanière, régularisée en fin de période par une D.C.G (Déclaration Complémentaire Globale).

L’acheminement à l’export, depuis les locaux de l’unité vers la sortie du territoire communautaire, se fait sous couvert d’un document commercial aménagé.

Cette procédure est en place et fonctionne pour le compte de la Cellule Logistique.

La procédure est applicable à toutes les marchandises à l’exception, à titre général, de certains produits (radioéléments artificiels, produits stupéfiants…) et à l’exception, à l’importation, de marchandises soumises à contrôle sanitaire ou phytosanitaire et, à l’exportation, de biens culturels et de trésors nationaux.

Les avantages de ces procédures sont nombreux aussi bien à l’import qu’à l’export, elles permettent un gain de temps car l’arrivée se fait directement dans les locaux de l’unité. Il n’y a pas de perte de temps chez le transitaire, ou pour la relivraison et il n’y a pas d’échange avec le transitaire pour tarifer une marchandise.

Il y a également un gain financier car il n’y a pas de facturation du transitaire, les services de la cellule étant gratuits, pas de frais de handling, ni de frais de stockage, d’entrepôt ou de magasinage, pas de frais de relivraison si la précaution a été prise de passer une commande en DDU.

Il y a une meilleure gestion du tarif douanier impliquant une économie sur les droits de douane.

De même, il y a également un gain administratif, car il n’y a pas de gestion dans les unités. Pas de facturation ni du transport, ni du transitaire, ni des frais de douane.

Malgré cela, les transitaires restent une source d’informations pour tout ce qui touche au monde économique, aux relations internationales et aux échanges sur le plan mondial.

Ils défendent les intérêts de leurs clients, en s’opposant à des augmentations de prix injustifiées, à toutes mesures qui pourraient entraver la circulation rapide des marchandises, à toutes dispositions de loi qui mettraient en péril leur attractivité économique.

Le transitaire mérite diverses dénominations qui lui sont conférées : « Agent de voyage pour les marchandises » et « Trait d’union incontournable de la vie économique ».

La raison sociale et l’adresse des clients ont été masquées pour des raisons de confidentialité.

Rechercher
Abonnez-vous!
Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études ! Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études !
En continuant, vous acceptez la politique de confidentialité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.