CHAPITREIII :RESULTATS, INTERPRETATION ET RECOMMANDATIONS
DESCRIPTION DES TRAVAUX SUSCEPTIBLES D’INDUIRE DES IMPACTS
I.1- Contraintes liées aux travaux
La mise en œuvre du projet est entièrement dépendant de certaines dispositions techniques et environnementales qui sont :
Dans la zone d’implantation de la cuvette, s’effectuent des activités diverses comme des garages mécaniques et quelques lotissements, il y’a également des poteaux BT, etc…
En ce qui concerne, les ouvrages de drainage en aval (de la retenue BM1 à l’entrée de la Cité Jacques Prévert), il existe des baraques dans l’emprise des travaux. Il faudra une emprise minimale de 12 m pour le canal EP, le réseau EU et la piste d’accès ;
I.2- Exécution et construction des logements
I.2.1- Ouvrages coulés sur place
Les ouvrages coulés sur place sont exécutés en BA dosé à 350 kg/m3 de ciment HRS, ils sont coulés sur un béton de propreté de 10 cm d’épaisseur. En présence de la nappe, l’ouvrage est fondé sur un filtre constitué d’un géotextile et d’une couche de 25 cm de matériaux drainants en graviers 25/40 bien mise en forme et compactée. Les surfaces intérieures des parois et des dalles devront être lisses. Il devra donc être procédé à une opération de lissage avant durcissement du béton.
I.2.2- Ouvrages préfabriqués
Les dalots préfabriqués sont exécutés en BA dosé à 400 kg/m3 de ciment HRS, ils sont posés sur un lit de sable de 10 cm d’épaisseur. En présence de la nappe, l’ouvrage est fondé sur un filtre constitué d’un géotextile et d’une couche de 25 cm de matériaux drainants en graviers 25/40 bien mise en forme et compactée.
I.2.3- Cheminée sur dalot
Les regards de visite seront prévus systématiquement pour tout point où il y’a changement de
direction du collecteur. Ils seront prévus au maximum chaque 50 m sur les tronçons rectilignes pour faciliter les opérations de curage. Leur structure sera en béton armé dosé à 350 kg/m3 avec ciment HRS et elle sera solidaire de la structure armée de la dalle du dalot. Ils seront prévus en double, triple ou autres au même titre que le nombre de trames constituant le dalot. Il est conseillé de prévoir des ouvertures de regards au moins de diamètre DN 1000 mm, pour faciliter l’accès aux ouvriers et l’utilisation des moyens manuels en cas de besoin. Le cadre et le tampon seront en fonte série lourde.
I.2.4- Mise en œuvre du béton
Les coffrages et échafaudages seront réalisés conformément aux spécifications contenues dans le fascicule 65 A du Cahier des Clauses Techniques Générales applicables aux marchés publics de travaux de Cote d’Ivoire (ou réglementation similaire). Quant aux armatures, transport et mise en œuvre du béton, la composition, fabrication et mise en œuvre des mortiers, ils seront réalisés selon les indications contenus dans l’Avant-Projet Détaillé.
I.2.5- Voiries
La plate‐forme, la Couche de forme et la couche de base qui sont les activités exécutées au niveau de la voirie seront réalisées conformément aux indications contenues dans l’Avant- Projet Détaillé.
DENTIFICATION ET EVALUATION DES IMPACTS ET RISQUES
II.1- Identification des impacts
Les principales sources d’impact environnemental et social lors de l’exécution du Projet de construction du drain principal de M’pouto portent essentiellement sur les activités suivantes :
Installation du chantier de construction ;
Travaux de déplacement des réseaux électriques et d’AEP (Alimentation en eau potable)
Libération des emprises en ce qui concerne le nettoyage du site, le débroussaillage, le décapage, le dessouchage, l’abattage d’arbres et la démolition d’ouvrages ;
Travaux de terrassements et de nivelage (déblais/remblais) ;
Travaux de construction des ouvrages et des lotissements de drainage primaires et secondaires (ferraillage, coffrage, coulage de béton, construction de dalots, et de passerelles) ;
Installations d’infrastructures de protection et de circulation (Garde-corps, passerelle piétonne, etc.) ;
Déplacement et manutention des engins ;
Stockage des hydrocarbures ;
Fonctionnement des ouvrages ;
Recrutement de prestataire et de mains d’œuvre locales ;
Création d’activité génératrice de revenu (AGR).
II.1.1- Phase de travaux (préparation/installation et construction) du chantier III.1.1- Impacts positifs
Milieu biophysique
En phase de travaux, on ne peut constater aucun impact sur le milieu biophysique.
Milieu humain
Les impacts positifs en cette phase du projet demeurent liés au milieu humain.
Création d’emplois et développement des activités économiques
L’ouverture des tranchées pour la pose des conduites de collecte d’eaux usées sont des travaux qui demande l’emploi d’un nombre conséquent de personnes. Le recrutement de la main- d’œuvre va réduire temporairement le chômage et contribuer à l’augmentation des revenus de la population locale.
la présence du personnel de chantier et la création d’emplois temporaires et contribueront au développement local d’activités génératrices de revenus (vente de nourriture et de biens de consommation divers au personnel de chantier).
II.1.2- Impacts négatifs
Milieu biophysique
Perte de la végétation
Les travaux de dégagement des emprises des ouvrages du projet de construction du drain principal de M’pouto qui sera réaliser aura des impacts négatifs sur le milieu biophysique en termes de destruction du peu de végétation observée.
Altérations et érosions du sol
Les fouilles, travaux liés au déplacement des réseaux concessionnaires et aux terrassements (déblais/remblais) occasionneront une dégradation des sols dénudés, pouvant entrainer un phénomène d’érosion, de ravinement du sol ou des éboulements de terrain en cas de fortes pluies.
Pollution des sols et des eaux souterraines
La mauvaise gestion des déchets du chantier de construction du drain principal de M’pouto peut constituer une source de pollution des sols et des eaux souterraines.
La qualité des sols et des eaux souterraines peut être affectée par des huiles de moteur provenant des zones d’approvisionnement et de stationnement ou d’entretien d’engin motorisé de chantier et des déversements accidentels d’hydrocarbures.
Dégradation de la qualité de l’air
Les travaux sur les emprises notamment la libération des emprises, la démolition des ouvrages existants, les fouilles ainsi que le transport et la manutention des engins vont générer de la poussière et des gaz (NOx, SO2, CO, CO2, etc.) qui pourraient affecter la qualité de l’air. Ceci aura des conséquences sur le personnel du chantier et les populations riveraines, avec des risques d’affections respiratoires (pharyngite, bronchite, rhinite, etc.).
Nuisances sonores (bruit)
Une augmentation du niveau sonore ambiant au cours des travaux pourrait être occasionnée par les opérations de démolition des ouvrages existants, d’ouverture de tranchée pour la pose des conduites, par des éventuelles destructions de biens immobiliers et par la manutention des engins de chantier (bruit des moteurs, klaxons. Ces nuisances sonores pourraient constituer une gêne pour les riverains et le personnel, affectant ainsi la santé (stress, surdité…) et la qualité du travail du personnel.
Paysage
Les modifications des vues habituelles au niveau du paysage résulteront principalement des travaux du sous-projet.
Milieu humain
Perturbation de la circulation, du cadre de vie et destruction de biens et de commerces
Au cours cette phase, les activités de transport des équipements de chantier, de dégagements des emprises, de terrassement et de pose des ouvrages d’assainissement et de drainage (ferraillage, coffrage, coulage de béton, pose de dalots de traversée de voies) vont significativement perturber le trafic routier dans les zones de travaux notamment aux heures de pointe (7h-10h et 17h-20h), voire même occasionner des accidents. Les rejets anarchiques de déblais, d’amas de terre et d’autres déchets (débris végétaux, déchets ménagers, déchets banals), le stationnement désordonné des engins et véhicules de chantier, et, le stockage anarchique des matériaux, produits et équipements de chantier peuvent contribuer à la dégradation du cadre de vie. La pose des canaux pourrait occasionner la destruction partielle ou totale de biens immobiliers et de commerces situés dans l’emprise du sous-projet. En effet, les investigations de terrain ont révélé divers biens immobiliers et commerces (habitations, clôtures, magasins, lavage auto, etc.) dans l’emprise du sous-projet qui relève du domaine public.
Destruction de cultures et d’arbres d’ombrage et d’ornement
Divers cultures (cocotier, manguier, bananier, etc.), d’arbre d’ombrage, d’arbres ornement ont rencontrés dans l’emprise des ouvrages à aménager. La pose des canaux va nécessiter la destruction de ces cultures et de ces arbres. Ce qui serait préjudiciable pour les propriétaires.
Perturbation des services assurés par les réseaux existants
Divers réseaux existent (CIE, SODECI) dans l’emprise des tronçons à aménager. Des travaux de déplacement des réseaux concessionnaires sont donc prévus. Ces travaux pourraient occasionner des perturbations des services assurés par ces réseaux.
Risques de VBG, d’IST/VIH SIDA et de COVID-19
La cohabitation entre les populations riveraines et les ouvriers est de nature à favoriser le vagabondage et des pratiques sexuelles à risque et la prostitution, avec à la clé, des risques de
propagation des Maladies Sexuellement Transmissibles (IST/VIH/SIDA), la COVID 19 et de Violence Basée sur le Genre (VBG).
Risques santé-sécurité
Les travaux de déplacement des réseaux de concessionnaire, de terrassement, la construction des ouvrages et le transport du personnel pourraient entraîner des accidents de travail. Le risque d’accident sera surtout observé chez les travailleurs intervenant sur les chantiers. Les opérations de transport des matériaux pendant la phase de construction sont les potentielles sources de risque d’accident de circulation.
II.1.2- Phase de fonctionnement et entretien des ouvrages II.1.2.1- Impacts positifs
Milieu biophysique
En phase de fonctionnement et d’entretien des ouvrages du drain prinicpal de M’pouto, on ne peut constater aucun impact positif sur le milieu biophysique.
Milieu humain
Réduction des inondations et des érosions
La réalisation d’ouvrages d’assainissement et de drainage permettra une réduction considérable des risques d’inondation et d’érosion des sols nus.
Amélioration du cadre de vie
Le fonctionnement de ces ouvrages d’assainissement et de drainage réduira considérablement la stagnation des eaux pluviales au niveau des bassins versants de la zone sous-projet. Les riverains seront ainsi moins gênés par les nuisances olfactives liées à la stagnation des eaux. Aussi, le bon drainage des eaux pluviales contribuera-t-elle à réduire la prolifération des insectes tels que les moustiques et en conséquence à réduire l’incidence du paludisme dans la zone.
II.2.2.2- Impacts négatifs
Milieu biophysique
En phase de fonctionnement et d’entretien des ouvrages du drain prinicpal de M’pouto, on ne peut constater aucun impact négatif sur le milieu biophysique.
Milieu humain
Dégradation du cadre de vie
Le manque d’entretien des ouvrages par les populations riveraines et la mauvaise utilisation de ceux-ci occasionneront le développement de mauvaises odeurs, la stagnation des eaux, et la prolifération de vecteurs de maladie tels que le paludisme, la fièvre jaune, etc. Aussi, la mauvaise gestion des boues de curage de ces ouvrages contribuera-t-elle à la dégradation du cadre de vie.
Tableau XVIII : Matrice de synthèse des impacts du sous-projet
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DOUANET HONORAT VIANNEY – ETUDIANT MASTER 2 RESSOURCES EN EAU ET RISQUES ENVIRONNEMENTAUX
Tableau XIX : Matrice de synthèse des impacts du sous-projet (suite)
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DOUANET HONORAT VIANNEY – ETUDIANT MASTER 2 RESSOURCES EN EAU ET RISQUES ENVIRONNEMENTAUX
Tableau XX : Matrice de synthèse des impacts du sous-projet (suite)
61
DOUANET HONORAT VIANNEY – ETUDIANT MASTER 2 RESSOURCES EN EAU ET RISQUES ENVIRONNEMENTAUX
Rapport Provisoire – EIES – PARUNovveembrree 2021
II.2-Synthèse de l’Evaluation des impacts
La figure 11 présente un diagramme circulaire qui résume les impacts en fonction de leur pourcentage :
Figure 11 : Bilan statistique des impacts du projet
Selon la figure 11, 59% des impacts sont de type négatif et d’importance moyenne, (18%) sont de types négatifs mineurs, (9%) de types positifs moyens, (5%) de types négatifs majeurs et (9%) de types positifs majeurs.
Au niveau des impacts négatifs, l’évaluation de l’importance des impacts indique que :
18% des impacts négatifs mineurs ont été prédit en phase de travaux ;
59% des impacts négatifs moyens se manifesteront en majorité (12) en phase de travaux et en minorité (01) en phase d’exploitation/entretien ;
5%desimpactsnégatifsmajeursontétépréditsenphasedetravaux (préparation/installation et construction).
En ce qui concerne les impacts positifs, on constate que :
9% des impacts positifs moyens ont été prédits en phase de travaux.
9%desimpactspositifsmajeuresnesontobservablesqu’enphase fonctionnement/entretien.
Tableau XXI: Bilan des impacts du sous-projet selon leurs importance
II.3- Evaluation des risques
La criticité est notée selon trois (3) niveaux : Risque faible, Risque moyen et Risque élevé.
Tableau XXII : Classement de la criticité
Classe de la criticité | Intitulé | Actions requises |
Risque faible | Acceptable, tolérable | Non prioritaires |
Risque moyen | Des moyens de contrôle et de
mesure plus poussés sont demandés |
Court et moyen terme |
Risque élevé | Des actions doivent être mises en
place immédiatement |
Immédiatement |
Les travaux d’analyse ont permis d’évaluer et d’hiérarchiser les risques compris dans les tableaux ci-dessous.
Tableau XXIII : Grille d’évaluation des risques
Risques liés aux activités du projet | Gravité (G) | Fréquence (F) | Criticité (C) |
Risque d’accident causés par les engins et équipements de chantier |
2 |
2 |
4 |
Risque dû aux effets sonores désagréables et à la diffusion de poussière |
2 |
3 |
6 |
Risque causé par l’utilisation de machines ou outillages par les ouvriers |
2 |
3 |
6 |
Risque dû aux travaux exigeants un effort
physique ; |
2 | 3 | 6 |
Risque de noyade et d’inondation | 2 | 3 | 6 |
Risque d’explosion et d’incendie | 4 | 2 | 8 |
Risque de harcèlement et de Violence Basée sur le Genre (VBG) |
4 |
3 |
12 |
Risque de propagation d’odeur nauséabonde | 2 | 3 | 6 |
Risque de noyade et d’inondation |
4 |
3 |
12 |
Risque d’infection aux IST MST VIH et à la COVID 19 |
4 |
2 |
8 |
Tableau XXIV : Classification des risques par priorité d’actions
Risques liés aux activités du projet | Gravité (G) | Fréquence (F) | Criticité (C) | Priorité (P) |
Risque de harcèlement et de Violence Basée sur le Genre (VBG) |
4 |
3 |
12 |
1 |
Risque de noyade et d’inondation | 4 | 3 | 12 | 1 |
Risque d’explosion et d’incendie | 4 | 2 | 8 | 2 |
Risque lié aux infections d’IST, de MST, de VIH ou de COVID 19 |
4 |
2 |
8 |
2 |
Risque dû aux effets sonores désagréables et à la diffusion de poussière |
2 |
3 |
6 |
2 |
Risque causé par l’utilisation de
machines ou outillages par les ouvriers ; |
2 |
3 |
6 |
2 |
Risque dû aux travaux exigeants un effort physique |
2 |
3 |
6 |
2 |
Risque causé par les effondrements et chutes (objets et personnes) |
2 |
3 |
6 |
2 |
Risque dû aux mouvements des véhicules et des engins lors des travaux |
2 |
3 |
6 |
2 |
Risque dû aux effets sonores désagréables et à la diffusion de poussière |
2 |
3 |
6 |
2 |
Nous notons que deux (2) risques liés aux activités du projet de construction du drain principal de M’pouto sont dans la zone rouge. Ces risques nécessitent un traitement immédiat :
Risque de harcèlement et de Violence Basée sur le Genre (VBG) ;
Risque de noyade et d’inondation
Nous notons également que Neuf (9) risques liés aux activités du projet de construction du drain principal de M’pouto situés dans la zone Jaune et devront faire l’objet de mesures de prévention rapides et précises afin d’éviter qu’ils ne basculent dans la zone rouge :
Risque d’accident causés par les engins et équipements de chantier ;
Risque dû aux effets sonores désagréables et à la diffusion de poussière ;
Risque causé par l’utilisation de machines ou outillages par les ouvriers ;
Risque dû aux travaux exigeants un effort physique ;
Risque causé par les effondrements et chutes (objets et personnes) ;
Risque dû aux mouvements des véhicules et des engins lors des travaux ;
Risque d’explosion et d’incendie ;
Risque de diffusion d’odeur nauséabonde et de conflits avec les riverains ;
Risque lié aux infections d’IST, de MST, de VIH ou de COVID 19.