L’idéologie du Hezbollah à travers le site de Mlita - WikiMemoires

L’idéologie du Hezbollah à travers le site de Mlita


C- L’idéologie du Hezbollah à travers ce site

D’un autre côté, Mlita a eu une importance religieuse, idéologique et spirituelle pour le Hezbollah.
Selon les médias du parti, il était considéré comme « une école de foi » lorsqu’il était une base de lancement des opérations des combattants du Hezbollah à l’intérieur de la zone occupée.
Les points d’assimilation entre Karbala, le combat historique entre l’Imam Hussein, qui constitue l’image la plus douloureuse dans la conscience chiite et celle de leur résistance contre Israël étaient très forts.
Le premier est sorti pour se révolter contre la corruption des Omeyyades en 640 après J-C, il a été tué avec sa famille durant un combat déséquilibré, il est considéré comme «le père des martyrs ».
Ainsi, les événements de ce combat ont caractérisé la communauté chiite par des dogmes et des rituels annuels, durant lesquelles ils commémorent cette occasion, en considérant l’Imam Hussein et la souffrance qu’il a eue avec sa famille comme une partie principale de leur religion.
De son côté, le Hezbollah, en tant qu’un parti chiite fondé par la République Iranienne sur des bases idéologiques de chiisme, est un parti conservateur qui considère l’Ayatollah Khomeiny comme le père fondateur, et son prédécesseur comme la personne capable de gérer leurs affaires politiques et religieuses. Il s’inspire fortement de la légende de Karbala.
En addition, l’histoire de ce parti qui était née dans un environnement pauvre et marginalisé par l’Etat, puis attaqué par son ennemi israélien, lui rapproche à la situation de Hussein qui était seul dans son combat à Karbala.
Par suite, Mlita39 qui symbolise toutes les régions du parti, représente un exemple concret de ce qui s’est passé avec « le père des martyrs ».
Toutefois, on observe cette remarque à travers les expressions religieuses exposées dans les différents coins du site, les livres du Coran mis dans les chambres de direction des opérations militaires, les signes de chiisme, les drapeaux qui commémorent le martyrisme de l’Imam Hussein et de sa famille, la mosquée bâtie au sein du site, le son enregistré des résistants faisant leurs prières, et les expressions de condoléances et de solidarité avec la tragédie de Karbala.
En plus, l’idéologie du parti se manifeste à travers les couloirs du musée, le tunnel, et partout.
Un statut d’Abbas al Mosawi 40, ancien secrétaire général du parti, s’installe dans un petit coin caché par les pierres et les arbres.
Cet homme qui fut assassiné ensuite par les israéliens, se présente dans le site à travers ce statut qui le présente dans l’état réel, lorsqu’il a eu l’habitude de venir à cette place pour accompagner les combattants, organiser leurs affaires, et les soutenir moralement et spirituellement.
On montre aussi sa voix en train de faire une prière avec la présentation de son costume militaire et son Kalachnikov à côté de lui.
En addition, le musée offre des souvenirs religieux et spirituels : des DVD et des CD variés qui rappellent les dogmes et les cultes chiites à travers des documentaires, des feuilletons, des films, et des chants, traduits aux différentes langues internationales.
Le magasin des souvenirs offre aux visiteurs des bracelets et des signes sur lesquels figurent les icones des Imams chiites, leurs noms calligraphiés, l’épée d’Ali, les images de Nassrallah et des martyrs du Hezbollah, et plusieurs autres matériaux et souvenirs, comme les drapeaux du parti.
Cependant, la « libanisation » du parti est aussi présente, elle se manifeste dans le grand cdrapeau libanais installé à côté de celui du Hezbollah à la fin du tunnel dans une position panoramique qui montre les villages de la région d’Iqlim Al- Touffah et la montagne de Safi.
En plus, le nom du ministère libanais de tourisme apparaît dans tous les panneaux et les tableaux qui promus le site.
On observe aussi les drapeaux libanais au magasin des souvenirs, à côté du cèdre libanais, des signes traditionnels libanais, des jars sur lesquels figurent les citadelles de Baalbek et de Jbeil, etc.
Ce qui prouve la volonté du parti de se présenter comme appartenant à la légalité libanaise et comme un constituant de ce tissu national.

D- Diffusion de la propagande

La propagande est connue à être la plus ancienne des techniques de mobilisation de l’opinion, il s’agit « d’imposer une vision unique afin de renforcer la cohésion du groupe et servir les buts de guerre »41.
Toutefois il ne faut pas confondre entre propagande et désinformation.
Malgré certains éléments qui semblent communs, mais en faisant la propagande, on sait qui émet et on sait qui est visé, « elle est claire », mais la désinformation consiste « à tromper, et à manipuler l’information »42.
Quant à Mlita, Le timing de la construction de ce site était l’un des éléments de la propagande du Hezbollah.
Selon Mansour, il a suivi l’affaire d’Al-Manar 43 en France, qui a résulté une interdiction de diffusion de la chaîne sur le territoire français, puis dans toute l’Union Européenne, pour des accusations anti-sémiques et des provocations de terrorisme.
Mansour ajoute que le portail du Hezbollah vers l’extérieur fut à huis clos, mais l’ouverture de Mlita était le seul moyen disponible aux médias occidentaux pour transmettre les nouvelles de ce parti à leurs spectateurs.
Le Hezbollah a voulu que l’occident soit informé sur ces activités à partir de leurs propres écrans, afin de démontrer que les conséquences de l’affaire d’Al-Manar étaient assez importantes.
Par suite, chaque reportage, et chaque film effectué au sein de ce site constitue indirectement les éléments d’une propagande anti-israélienne.
Il affirme enfin que « c’était l’un des résultats de ce projet même que ça n’était pas notre but principal ». En outre, les étrangers ont eu une importance significative dans ce site.
Ainsi, le film principal et tous les panneaux et les tableaux sont traduits en plusieurs langues internationales dans le but de mieux transmettre les idées du Hezbollah au monde extérieur.
En plus, l’administration du site a mis en disposition des visiteurs étrangers un cadre professionnel de guides et de personnels chargés de les accueillir et de leur expliquer l’histoire de la résistance.
Parmi les visiteurs étrangers qui ont visité Mlita, nous avons rencontré William, un jeune de 24 ans, de la République Centre Africaine, qui a déclaré son admiration de ce site, après son observation de près :
« le Hezbollah a voulu défendre son territoire contre l’ennemi israélien », tout en affirmant qu’Israël doit respecter les droits des pays voisins, surtout de la Palestine, et qu’elle doit accepter le droit des palestiniens « de créer leur propre Etat pour arriver à une paix pertinente dans la région ».
Par contre, Jean-Baptiste, de nationalité française, voit dans ce site une propagande de la part du Hezbollah, et la visite du site n’a rien changé dans ces convictions, en affirmant que tout était prévu pour lui.
Ce dernier exprime ses sentiments de peur dans toutes ses paroles et ses actions, il justifie cette crainte en disant qu’il ne pourrait pas revenir à son pays si les autorités découvrent qu’il a visité ce site, puisque le Hezbollah est classé comme une organisation terroriste dans son pays.
En revanche, Ayman et Ahmad, deux égyptiens qui sont venus à Mlita dans le but de répondre à leurs curiosités de visiter un site appartenant au Hezbollah, ont eu peur aussi d’être interrogés par les forces égyptiennes en revenant à leur pays.
Ils disent que la victoire du Hebzollah en 2000 était une source de fierté pour eux , Ahmad affirme qu’il a mis avec ses copains les portraits de Nassrallah dans leurs maisons lors de la libération du Sud-Liban, mais Ayman dit que le Hezbollah n’est pas actuellement vu de la même manière qu’avant selon les égyptiens, notamment après son intervention dans le conflit syrien.
Cependant, tout au long de l’année, le site accueille des groupes de touristes, des intellectuels, des étudiants, et des politologues des quatre coins du monde.
Au niveau local, le site a accueilli le général chrétien Michel Aoun, l’ancien premier ministre Salim el Hoss, l’ancien président de la République Libanaise Emile Lahhoud, les ministres de tourisme, de travaux publics et de l’agriculture ainsi que des centaines de groupes de toutes les régions libanaises et de tous les partis, surtout ceux qui sont des pro-Hezbollah comme le CPL44, Al-Marada, le mouvement Amal, etc.
Au niveau international, le site a accueilli les ambassadeurs de l’Inde, de la Chine, de la Hongrie, de l’Iran, et l’attachée diplomatique russe, à côté des visiteurs arabes comme l’icône de la résistance algérienne Djamila Boueired 45.
Le 16 mai 2010 le site a accueilli, en avant-première, cinq-cents étudiants issus de différentes communautés libanaises.
Objectif affiché : faire connaître aux jeunes « les exploits de la résistance islamique » depuis sa création en 1982, jusqu’au retrait des troupes israéliennes, en 2000 46.
Le site est ouvert à tout le monde, sans aucune discrimination, même ceux qui possèdent des visions hostiles envers le Hezbollah peuvent venir et observer la réalité du parti, comme l’écrivain Sarkis Bou zeid, écrivain principal au quotidien anti-Hezbollah Al-Nahar, qui a visité le site à son titre personnel, et n’est pas représentant de son journal.
Il a déclaré que « même si j’appartiens à une école politique différente de celle du Hezbollah, mais l’ennemi est commun, et ce musée représente une période importante de l’histoire nationale libanaise ».
En résultat, plus d’un million et 350 mille visiteurs ont visité Mlita depuis son ouverture au public en mai 2010, dont 20% sont des étrangers (arabes et occidentaux). La première année représente la moitié de ce chiffre, puis le reste est partagé entre les trois années.
Mais ce qui est surprenant, c’est que le flux des visiteurs n’a jamais été affecté par la situation politique du Hezbollah.
Au contraire, cela a stimulé les étrangers à visiter le site, surtout après l’intervention du Hezbollah au conflit syrien, et après le classement de l’aile militaire du parti sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne en 2013.
Durant l’année 2013, vingt-huit chaînes télévisées occidentales ont visité le musée (Fox News, BBC, Sky News…), c’était le seul moyen pour elles de connaître le Hezbollah.
Ce qui prouve que malgré la situation sécuritaire fragile au Liban en général, et à la ville de Saida 47 en particulier, le grand pourcentage des visiteurs locaux et internationaux n’a pas été influencé par ces circonstances.
L’importance politique du site a dépassé le niveau régional.
Dès sa construction, Israël a déclaré son mécontentement de ces activités qui effacent l’image réelle du Hezbollah comme une organisation terroriste mondiale.
Plusieurs conflits ont éclaté entre Israël et les Etats étrangers, suite aux visites officielles de leurs ambassadeurs à Mlita. L’affaire de l’ambassadeur Hongrois au Liban, László Váradi était la plus célèbre.
Celui-ci a fait un tour dans le site le 28 février 2014, en déclarant son admiration de la victoire de la résistance « qui a libéré la terre et les esprits »48…
Tout de suite, l’institut de recherche du Moyen Orient (MERMI) a transcrit le contenu de cette nouvelle, puis le journal Israélien « Jérusalem Post » l’a publiée en demandant des explications au ministère des affaires étrangères hongrois sur les considérations de cette visite.
Ce dernier a déclaré que l’ambassadeur a vraiment fait une visite « d’une exposition publique » du Hezbollah mais qu’il n’y avait aucune déclaration officielle de sa part, et que la chaîne al-Manar a fabriqué un reportage montrant que l’ambassadeur avait fait une telle déclaration 49.
Mansour croit que « Mlita avec tout son symbolisme pourrait changer les jugements et les convictions des personnes hostiles à la résistance ».
Il ajoute : « j’ai vu les réactions très émotionnelles des visiteurs, surtout des immigrés libanais, qui aiment le Liban mais qui ne connaissent pas l’histoire de la résistance.
Cependant, et après leurs visites, tout a changé, leurs idées et leurs mentalités ».
Il ajoute que la guerre a séparé les libanais, mais Mlita est devenu un lieu de rencontre pour eux, un lieu de connaissance de la résistance pour tous les libanais, avec toutes leurs appartenances communautaires et sociales, « Une fois ils viennent chez nous, ils cassent les barrières créées par les guerres et les conflits ».
Il affirme enfin que l’équipe responsable du site planifie pour étendre et compléter le projet de Mlita, c’est pour cela qu’une équipe professionnelle est chargée de faire des études et des plans nécessaires pour le réaliser, afin d’améliorer la situation du tourisme dans cette région du Liban, en créant en même temps plusieurs emplois aux jeunes libanais et en offrant des services de premier degré aux visiteurs du site 50.
L’idéologie
Le site a aussi accueilli des étudiants universitaires de journalisme dans le cadre des projets professionnels demandés par leurs professeurs.
Sahar, une étudiante en première année de journalisme à l’Université Libanaise Internationale a participé à ces projets.
Elle nous a expliqué que le professeur leur a demandé de faire une vidéo publicitaire de court métrage portant sur le site de Mlita, dans le but de le présenter comme un site national qui a conservé la mémoire collective libanaise, et non pas comme un site appartenant à une confession précise ou à un seul parti, afin d’éliminer toute discrimination possible entre les visiteurs du site.
Ensuite, les étudiants divisés en quinze groupes, ont été accueilli par le directeur de Mlita, puis par une personne vêtue de l’uniforme militaire de Hezbollah, qui leur a emmené dans tous les coins du site, en leur donnant les informations nécessaires à leurs projets. Il a ensuite répondu à toutes leurs questions.
En plus, l’administration de Mlita leur a donné une liberté complète concernant la prise des photos et la création des films.
Elle a même mis son équipe médiatique à leurs dispositions pour les accompagner durant toute la période du travail qui a duré de huit heures du matin jusqu’à quinze heures et demi.
Le groupe de Sahar a filmé une plante née dans un mur en face de la montagne symbolique de Safi où se sont déroulées plusieurs opérations de la résistance avant la libération en 2000.
Cette plante selon Sahar représente le slogan de Mlita : l’histoire de la terre au ciel.
A la fin du jour, le comité de sélection formé de trois personnes (deux professeurs et le directeur de Mlita) a pris sa décision, le doyen de l’université a lancé un discours, suivi par ceux des professeurs et du directeur de Mlita.
Ensuite, les films ont été projetés sur un grand écran, et le jury a déclaré la réussite de cinq groupes dans cette compétition.
La chaîne Al-Manar avait accompagné les groupes durant toute la journée.
Puis, tous les participants ont reçu des certificats de l’administration, et les gagnants ont reçu des brochures et des livres de l’administration du site qui a déclaré que le but de ce projet est de présenter ce site loin de la politique.
Le déroulement de tous ces projets académiques des jeunes étudiants au sein du site, et la positivité des dirigeants responsables du musée envers les travaux académiques, ainsi que la présence des jeunes étudiants de toutes les régions et des confessions, montrent leurs intentions de transformer le musée en un site national et de construire une nouvelle mémoire pour tous les libanais : Une mémoire qui englobe tous les constituants de la société nationale mais, qui est rédigée selon les points de vue, les valeurs et la culture du Hezbollah.

• Symposium et expositions artistiques :

Le mémorial de Mlita a accueilli depuis son ouverture plusieurs expositions artistiques qui étaient dirigées et orientées par le département des activités médiatiques du parti avec la coopération de l’administration de Mlita.
Les personnes invitées sont choisies de toutes les confessions, de toutes les régions libanaises, mais aussi des pays arabes et occidentaux.
En 2011, l’ambassadeur iranien au Liban, Ghadanfar Rokon Abadie a inauguré une exposition d’arts plastiques d’un groupe d’artisans iraniens.
L’exposition a été organisée par l’association du Hezbollah Risalat et en coordination avec la chancellerie culturelle iranienne de Beyrouth, durant laquelle, plusieurs personnes ont été invitées : hommes de religion, écrivains, artistes, et représentants des partis politiques.
L’ambassadeur iranien a attiré l’attention sur l’importance de cette exposition dans ce mémorial de guerre touristique bâti sur « une terre honorée par le sang de ses martyrs »51.
Puis en 2012, le ministre libanais de la culture Gaby Layyoun, a inauguré une nouvelle section dans le musée, qui expose et documente les butins de guerre obtenus par le Hezbollah durant les combats contre Israël.
Cette exposition a été organisée par « l’association libanaise pour le tourisme et le patrimoine » durant la deuxième année de l’ouverture du site.
Ce travail contemporain a été accompli par une équipe d’architectes et des techniciens pour ajouter une importance artistique au site.
Le député de « la coalition de fidélité pour la résistance » qui représente le Hezbollah au parlement libanais, Mohamad Raad, était présent pour accueillir les invités.
Durant cette exposition Layyoun a déclaré que ce site représente une école de patriotisme et de fierté, et que la résistance du Hezbollah représente une cause nationale, en ajoutant « qu’il faut renforcer cette culture de résistance pour sauver notre culture et notre humanité »52.
En effet, l’exposition la plus récente à Mlita a eu un autre nom plus moderne :
« le symposium d’Iqlim al Toufah » (la région dans laquelle se trouve le site) qui a eu lieu le 9 septembre 2014 dans la place principale du site, et durant laquelle plusieurs artistes libanais, arabes et occidentaux ont participé.
L’exposition a été intitulée : « une salutation au pays des victoires », et qui a été organisée cette fois par la coalition des municipalités de la région, mais en coordination avec l’association Ibdaa 53.
Après l’hymne national libanais, un film de court métrage a été projeté, puis les visiteurs ont été accueillis par le poète Ali Abbas qui a rendu hommage aux âmes des martyrs de l’armée libanaise, et de la résistance, et enfin les certificats d’honneur ont été distribués aux invités.
Parmi eux, l’écrivain Wajih Nahle, le sculpteur libanais Boutros Farhat qui a présenté sa sculpture symbolisant l’armée, le peuple et la résistance, et le peintre français Bernard Renault qui a fait le tableau numéro 177 dans l’exposition.
Cette exposition qui est la plus récente du mémorial de Mlita reflète la nouvelle stratégie du parti.
Bien que ce musée a été construit pour retracer l’histoire du Hezbollah comme une résistance nationale légale, pour créer une mémoire collective à ses partisans, et pour déranger son ennemi israélien dans sa guerre froide, cependant, la mission de ce site était plus loin.
Nos observations dégagées à partir de la dernière exposition ont montré que le spectacle étranger est la catégorie la plus concernée par le parti en premier lieu, suivi par les arabes, et les libanais d’autres confessions et régions.
C’est une observation très claire, le but de Hezbollah est de leur envoyer un message par lequel il montre un visage plus moderne qu’avant, un message qui affirme que le Hezbollah n’est pas un corps étranger implanté dans cette partie du Liban.
Pour appliquer cette stratégie, le parti mobilise tous ces médias pour attirer l’attention durant toutes ses cérémonies, sur la présence des visiteurs étrangers, pour exploiter cette présence comme un gain de popularité, ou bien comme une intention de sa bonne foi envers l’autre.
La dernière exposition « le symposium de 2014 » concrétise cette idée, puisqu’il a utilisé un mot occidental traduit à l’arabe comme un titre de l’exposition, ce qui n’est pas familier avec la culture du Hezbollah.
Ils ont attiré l’attention sur la présence libanaise d’autres confessions, surtout de la religion chrétienne, et sur la présence arabe et internationale.
Le lecteur des articles de presses publiés par les médias du parti, ou des reportages télévisés, pourrait observer cette réalité : Les noms des artistes libanais chrétiens, arabes et internationaux sont les seuls mentionnés aux entêtes des articles de presse et des reportages.
On y observe aussi la tolérance envers les filles maquillées et non voilées, les jeunes, et les adolescents…Mais en contrepartie, et durant ces célébrations islamiques et religieuses, le parti essaye de refléter son appartenance islamique, puisqu’aucune manifestation d’occidentalisation ne doit apparaître.
Cependant, il essaye de montrer la présence des personnes sunnites ou druzes dans ces célébrations, pour affirmer son image conservatrice et comme « un protecteur de l’unité islamique ».
__________________________
8 Il faut noter que ce mémorial de guerre est dirigé par l’association libanaise du tourisme et du patrimoine, association annexée au Hezbollah et formée de plusieurs associés et d’un PDG, et enregistrée au ministère de l’intérieur, à l’instar de toutes les associations Libanaises. Elle travaille sous la tutelle des ministères du tourisme et de la culture. Mais elle n’est pas autonome, car elle suit les politiques générales du Hezbollah
39 Selon leur idéologie, c’est une terre sainte, il faut la défendre et sacrifier leurs esprits au nom de Dieu, ce qui leur permet d’acquérir le destin le plus prestigieux qu’est le martyrisme : le meilleur destin qui leur rapproche de Dieu, et leur offre les paradis.
40 La période d’Al-Mousawi représente l’apogée de la transmission de la révolution iranienne et de sa pensée au Liban
41 LAMLOUM (O), AL-Jazeera, miroir rebelle et ambigu du monde arabe, La Découverte, 2004, P.56
42 Id. P.57
43 La chaîne télévisée du parti
44 Le pacte d’entente conclu entre le Hezbollah et le CPL, le grand représentant de la communauté chrétienne, a beaucoup influencé les échanges entre les deux partis, cela s’est traduit par le grand nombre de visiteurs du musée de la part du CPL et de son chef, le général Michel Aoun
45 Tous ces derniers reçoivent un accueil officiel : tapis rouges, bouquets de fleurs, avec la présence d’un représentant du parti, qui sera souvent un député ou un ministre, et qui accompagne le visiteur dans toutes les sections du musée
46 CHEHADEH Mohammad, Et si, pour les prochaines vacances, on se faisait le Hezbollah-tour ?, site de la chaîne FRANCE24, publié le 25/05/2010, disponible sur ce lien : www.observers.france24.com/fr/content/20100525-prochaines-vacances-Hezbollah-tour- Lebanon?page=5 [Consulté le 22/01/2015]
47 Le combat entre le cheikh Ahmad Al Assir et l’armée libanaise le 23 juin 2013, qui a été précédé par un Sit-in du cheikh avec son groupe pendant plusieurs semaines sur le portail principal de la ville de Saida qui emmène au musée de Mlita.
48 Article en arabe publié sur le site de l’hebdomadaire du Hezbollah Al-Ahed, publié le 28/02/2014 disponible sur ce lien : http://www.alahednews.com.lb/fastnewsdetails.php?fstid=192874 [Consulté le 22/01/2015]
49 Article en arabe publié au quotidien libanais Al-Akhbar, le vendredi 28 mars 2014, disponible sur ce lien : http://www.al-akhbar.com/node/203487 [Consulté le 22/01/2015]
50 Parmi les projets proposés : la création d’une téléférique, des restaurants, un club sportif, des piscines et autres.
51 Article en arabe publié sur le site de la chaîne iranienne télévisée Al-Alam, [En ligne] le 7 octobre 2011, disponible sur le lien : http://www.alalam.ir/news/744204 [consulté le 20/01/2015]
52 Article en arabe publié sur le site de l’hebdomadaire Al-Ahed, le 17/06/2012 disponible sur le lien : http://www.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=62864&cid=77#.VL1oJJzLfaF [Consulté le 22/01/2015]
53 Article en arabe, publié sur le site de la chaîne AL-Manar, 09/09/2014, disponible sur le lien : http://www.almanar.com.lb/wap/edetails.php?eid=961497 [Consulté le 22/01/2015]


Abonnez-vous!
Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!