L’expérience infirmière : la maîtrise et la qualité des soins - WikiMemoires

L’expérience infirmière : la maîtrise et la qualité des soins


6.2 L’expérience de l’infirmier auprès du petit-enfant anxieux et de ses parents

Le second objectif de ce mémoire était de déterminer quels pouvaient être les apports de l’expérience infirmière, auprès d’un petit enfant anxieux et de ses parents.
Ainsi, nous verrons, par la suite, comment cette expérience modifie la prise en charge du professionnel infirmier.

6.2 .1 L’expérience infirmière, synonyme de maîtrise et de qualité des soins

Les résultats obtenus démontrent que les infirmières expérimentées ont développé leurs compétences, et maîtrisent, de ce fait, davantage les choses aujourd’hui, que lorsqu’elles ont débuté.
En effet, une réelle évolution de leur pratique est ressentie par les professionnelles. Ce constat appuie la théorie de Benner (2003, citée dans Vanschoor, 2015) qui identifie cinq niveaux de compétences chez l’infirmier (novice, débutant, compétent, performant et expert).
Dans cette théorie, l’auteure considère, en effet, qu’un infirmier n’a le sentiment de maîtriser et de pouvoir faire face aux situations non prévues, que lorsqu’il devient compétent. Avant cela, le professionnel n’est pas considéré comme suffisamment expérimenté pour être qualifié et efficace.
Les résultats font apparaître alors que l’acquisition de connaissances théoriques, apportées notamment par les formations continues ou diplômantes, l’ancienneté dans le service, ainsi que la personnalité et le vécu personnel de l’infirmier, sont des facteurs développant les compétences de ce dernier.
Ces apports n’appuient qu’en partie ceux de Benner (2003). En effet, d’après les recherches de l’auteure, quel que soit le parcours antérieur de l’infirmier, qu’il soit nouvellement diplômé ou qu’il ait une carrière antérieure, dès lors qu’il ne possède aucune ancienneté dans le service, ou le domaine, dans lequel il prend son nouveau poste, celui-ci est considéré comme débutant.
L’expérience infirmière : la maîtrise et la qualité des soins
Pour que sa pratique évolue, il est nécessaire que le professionnel acquière des connaissances théoriques, un « savoir », accompagnées de connaissances pratiques, un « savoir-faire ». La théorie ne saurait se passer de connaissances pratiques, et vice-versa. Seulement, il n’est abordé dans ce processus, ni la personnalité ni le vécu personnel de l’infirmier, bien que l’influence de ces deux facteurs ne paraisse pas illogique.
De plus, les résultats rapportent que la maîtrise de l’infirmier se traduit par le développement de ses compétences comme : l’aisance au cours des soins prodigués, l’organisation, l’assurance, la perception des choses, ou encore, le relationnel dans le cadre de l’établissement d’un lien de confiance avec l’enfant, et ses parents.
A nouveau, les résultats complètent ceux de Benner (2003), qui n’établit, dans ce contexte, aucune liste définie de compétences.
Cependant, certaines d’entre elles semblent appartenir, davantage, à un niveau de compétence cité qu’à un autre. Il est également notable que les infirmières développent, avec l’expérience, des astuces qui leur sont propres.
Cela laisse penser qu’elles ne se contentent plus d’appliquer la théorie, mais qu’elles se la sont appropriées pour enrichir leur pratique.
Tout ceci démontre que plus l’infirmier développe ses connaissances pratiques, au travers de situations réelles, plus il enrichit son « savoir-faire ».
Ainsi, c’est en cela que son expérience et son niveau de compétences évoluent, traduisant qualité et maîtrise de ses actes.


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