Les compétences de l’infirmier en chirurgie pédiatrique - WikiMemoires

Les compétences de l’infirmier en chirurgie pédiatrique


Les compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique
5. Analyse des entretiens et résultats
Après avoir mené un entretien d’une vingtaine de minutes avec chacune des trois des soignantes, je me suis attelée à retranscrire leurs propos (cf. Annexes X, XI et XII).
J’ai, ensuite, procédé à une analyse qualitative, en les triant et les classant à l’aide d’un tableau d’analyse (cf. Annexe XIII).
Celui-ci, une fois établi, m’a permis de faire émerger les thèmes que j’aborderai tout au long de cette partie.

5.1 Le niveau de compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique

5.1.2 Le niveau de compétences de l’infirmier peu expérimenté

Tout d’abord, Léa juge que la formation en soins infirmiers ne dispense que peu de connaissances aux étudiants, en rapport à la pédiatrie.
Elle explique cela en comparant la formation infirmière initiale et la spécialisation de puéricultrice qu’elle a suivie, un an après l’obtention de son diplôme : « Infirmière, on fait vraiment un tout petit module sur la pédiatrie.
Alors que là, on détaille vraiment tout, de la naissance à dix-huit ans, et puis tous les domaines ».
De plus, elle et Ninon n’avaient été que peu en contact auprès de l’enfant, que cela soit durant les stages effectués dans le cadre de la formation, ou bien, durant leur carrière professionnelle, préalables à leur prise de poste en pédiatrie.
Ninon parle alors d’un temps d’adaptation. En effet, en tant que jeune diplômée, elle s’est sentie comme « propulsée » auprès des enfants, lors de son arrivée en service de chirurgie pédiatrique.
De ce fait, et rejointe par Laurence, elle raconte que sa prise en charge était plus difficile à ses débuts. Selon elle, elle mettait en place des actions : « un petit peu de manière aléatoire », et les soins étaient plus compliqués.
De même, pour Laurence, il n’a pas été simple de : « savoir comment approcher les enfants » à son arrivée en ambulatoire, malgré son parcours professionnel antérieur infirmier conséquent auprès de l’adulte.
Les compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique

5.1.2 Le niveau de compétences résultant de l’expérience de l’infirmier

Aujourd’hui, cela fait huit ans que Léa travaille en ambulatoire. Quatorze ans, que Ninon travaille en service de chirurgie pédiatrique. Et, Laurence a quitté l’ambulatoire au bout de quatre ans d’exercice dans ce service.
Alors, il s’avère que toutes s’accordent sur le fait qu’elles maitrisent davantage les choses aujourd’hui, qu’à leurs débuts.
Léa relie directement ceci à son ancienneté dans le service : « Le fait d’être depuis un certain temps dans le même service, ça… On fait que de la chirurgie, donc c’est très ciblé quoi. Après, je pense que dans ce que je fais, du coup, je pense que je maitrise assez bien.».
Compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique
Aussi, toutes se rejoignent sur le fait que, riches de leur expérience, il est plus facile pour elles de créer une relation de confiance avec l’enfant. D’ailleurs, pour cela, chacune a développé ses propres astuces.
Par exemple, Léa dialogue avec l’enfant et le suit durant toute l’hospitalisation pour devenir presque comme un repère pour lui.
Ninon, elle, le distrait : « Et bien, moi je vais essayer de faire partir l’enfant sur des choses autre que l’intervention quoi, « tiens t’as un beau pyjama etc ».
Et puis, éventuellement, lui proposer des jeux […] je vais essayer de dialoguer un peu plus, pour réussir à établir vraiment une relation de confiance, et que ça se passe mieux quoi.»… Tandis que Laurence invoque la magie et les fées.
Léa et Ninon notent, effectivement, une évolution dans leur pratique. « Et bien c’est vrai que j’ai évolué depuis que j’ai commencé à travailler », (Ninon).
Léa a acquis une organisation dans sa façon de faire les choses : « Moi, je commence toujours par la partie administrative parce que c’est plus enquiquinant. Et après, il y a toujours un moment où je parle avec l’enfant. […] Je n’aime pas ne pas faire les entrées. ».
Quant à Ninon, celle-ci note, dans sa pratique actuelle, des changements concernant les soins dispensés : « C’est vrai que cela permet d’aborder le soin différemment. Je note des changements. ». Aussi, Léa et Laurence insistent à plusieurs reprises sur leur perception et leur intuition des choses aujourd’hui.
En effet, Laurence pressent, avant qu’il ne parte, les réactions de l’enfant au retour du bloc opératoire : « En général, tu le repères. Tu sais déjà comment il va être au retour de bloc. ».
Enfin, Ninon et Laurence considèrent également qu’elles possèdent plus d’assurance. D’ailleurs, Laurence attribue cela, sans aucun doute, à l’expérience : « Cette assurance découle directement de l’expérience ».
Et, pour Ninon, cette dernière représenterait même un facteur rassurant pour l’enfant : « Avec l’expérience, on réussit quand même mieux à les rassurer, on sait de quoi on parle. ».
Les compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique

5.1.3 Les facteurs influençant le développement du niveau de compétences

Léa, Ninon et Laurence assurent que les formations qu’elles ont suivies respectivement, ciblées sur la pédiatrie, leur ont apporté des connaissances nécessaires.
« Je pense qu’il y a de l’acquis. Ça veut donc dire que tu l’as appris. Moi, je sais que mon DU douleur, parce que le DU douleur traite de la pédiatrie, et la formation m’ont vachement apporté » rapporte Laurence.
Par ailleurs, la pratique sur le terrain est également bénéfique quant au développement des compétences. « J’ai appris beaucoup de choses parce que, de travailler, ça permet quand même d’apprendre à gérer son service, d’apprendre beaucoup de choses, etc. » révèle Léa.
Egalement, à cela, s’ajoute la personnalité et le vécu personnel de l’infirmier. Selon Ninon, « il y a une part de la personnalité, il y a le parcours, et ce que j’ai vécu aussi personnellement… ».
D’ailleurs, Laurence affirme « Alors, moi, j’ai toujours aimé travailler avec des enfants, déjà. Et, je pense que pour travailler avec des enfants : il faut avoir un profil. ». Les dires de l’infirmière ne font pour autant aucun lien direct entre son attrait pour la pédiatrie et le développement de son niveau de compétences.
Toutefois, il peut être bon de noter que les trois infirmières ont évoqué leur attrait pour la pédiatrie lors des entretiens.
Les compétences de l’infirmier en service de chirurgie pédiatrique


Abonnez-vous!
Inscrivez-vous gratuitement à la Newsletter et accédez à des milliers des mémoires de fin d’études !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!