Les défis du partenariat et libre-échange Maroc USA - WikiMemoires

Les défis du partenariat et libre-échange Maroc USA


Les défis de libre-échange Maroc USA

§3 : Défis du partenariat Maroc – USA

La théorie économique et les expériences de libre-échange entre un pays dit développé comme les Etats-Unis et un pays en voie de développement comme le Maroc, ont montré que le libre échange est en faveur du premier et détriment du second, il s’agit en fait d’un contrat léonin qui enrichit le plus riche et appauvrit le plus pauvre .

I- Les défis de l’accord de libre-échange pour l’entreprise marocaine

L’accord signé, entre le Maroc et les Etats-Unis, constitue un grand défi pour les entreprises marocaines, car ces dernières ont connu une faible compétitivité par rapport à celles de la premiers puissance mondiale qui bénéficie d’un environnement adéquat.
L’accord de libre-échange constitue un facteur primordial pour les entreprises marocaines, car il permettra aux entreprises nationales d’accès à un autre marché qui connaît une grande taille et un pouvoir d’achat important, c’est un marché dynamique vu la croissance de la demande.
Le marché nord-américain a eu une part au niveau internationale. pour cela, les entreprises marocaines n’auraient autre choix que d’être au niveau en appliquant des réformes et d’acquérir la technologie, savoir faire, expériences …
L’accord de libre échange pourra aggraver la situation des entreprises nationales qui ont déjà connu une situation grave qu’on peut résumer dans les points suivants :
● La majorité des entreprises marocaines vont utiliser une main d’oeuvre non qualifiée. Cela ne s’explique pas par l’inexistences des cadres qui ont reçu des diplômes supérieurs qualifiés mais, malheureusement et comme nous savons bien le Maroc connaît une fuite des cerveaux à cause de l’absence de l’environnement adéquat ou conforme.
● La plupart des entreprises sont des entreprises familiales, ce qui engendre un certain nombre de comportements(intérêt à court termes, pas de distinction entre les liens personnels et les biens d’entreprises…) ce qui est incomparable avec les pratiques des entreprises américaines, qui sont en général des multinationales bien enracinées dans une culture du marché et de management.
● La majorité des entreprises marocaines se heurtent un grand problème, c’est la non consécration d’une partie de leurs bénéfices aux recherches de développement scientifique.
Contrairement, les firmes multinationales américaines consacrent une part importante de leurs bénéfices aux recherches et développement. En ajoutant, les laboratoires qui sont généralement faibles et le non changement d’esprit.
L’entreprise marocaine est généralement sur-endettée. En plus l’attrait des grains importants à court terme conduit souvent à des distributions de dividende et les actionnaires ne programment pas l’activité de leurs entreprises par des apports en fond propre nécessaire.
Par conséquent l’entreprise marocaine est moins productive. Enfin, l’entreprise nationale produit généralement des gammes de produits où la valeur ajoutée est faible .
Partant de ces caractéristiques et ses faiblesses, les entreprises exportatrices se heurtent à des difficultés énormes pour accéder au marché américain, l’accès à ce marché peut donc sembler impossible pour des petites et moyennes entreprises(PME) au service limités.
La réglementation américaine en matière d’importation est complexe, c’est le cas par exemple des dispositions de « food and Drug » administration et des lois antidumping.
On a conclu que, les avantages compétitifs sur lesquels a reposé jusqu’à présent la croissance des entreprises ne sont plus suffisant pour en garantir la pérennité .

II- L’impact de l’accord de libre-échange sur les différents secteurs

● Sur le secteur de la santé

L’accord de libre-échange risque de détruire notre industrie pharmaceutique au profit des monopoles internationaux. Nos besoins en médicaments seront à la merci de ces monopoles qui auront loisir de fixer la nature, la quantité la qualité et les prix des médicaments selon intérêts et au détriment de la santé des peuples.
Les médicaments doivent être considérés comme un bien public qui nécessite une forte protection de la part de l’Etat car ils sont liés au droit à la vie.
Cet accord constituera sans doute un véritable obstacle quant à la viabilité et la pérennité de l’industrie pharmaceutique marocaine, qui produit actuellement 80% du marché de la consommation du Maroc en médicaments, et procure 6500 emplois directs et 20000 emplois indirects avec un taux d’encadrement de 20%.
Ainsi le renforcement du monopole et de l’exclusivité de production de certains médicaments par l’industrie pharmaceutique américaine étouffera la production des génériques, favorisant ainsi la persistance de médicaments à prix élevés et inaccessibles privant de façon inhumaine et cruelle des malades de leur droit à la santé.
Pour de nombreux malades (cancéreux, asthmatiques, hépatiques, sidéens), l’accès aux médicaments est une question de vie ou de mort. Or, le prix des médicaments continue pour ces patients une entrave à leurs accès.
Seule l’existence de version générique peut effectivement et durablement changer cette réalité irréfutable. cet accord sera également un frein quant à l’aboutissement d’un projet social ambitieux, très attendu par plus de 85% de marocains, à savoir l’assurance maladie obligatoire, et ce en entravant la maîtrise des dépenses de santé .
Un autre problème surgira suite à cette fameuse convention inéquitable, celui de la prolifération des circuits parallèles et illégaux des médicaments empruntés par des personnes malhonnêtes qui profiteront de cette situation en développant le marché de la contrefaçon des médicaments, dont les méfaits peuvent porter préjudice à la santé du malade allant jusqu’à la mort.
Une vraie politique publique des médicaments devrait être conçue, élaborée exécutée et évaluée avec une approche globale dans un cadre général, impliquant tous les acteurs de la santé, notamment les pharmaciens d’officine et visant à dispenser aux citoyens des médicaments de qualité, efficaces, sécurisés et accessibles.

● Sur le secteur de l’agriculture

L’accord de libre échange entre le Maroc et les Etats Unis risque de détruire l’agriculture vivrière marocaine hypothéquant ainsi la nourriture de tout un peuple.
Le risque est de non seulement voir des paysans ruinés(aggravant ainsi le chômage, l’exode rural…),mais aussi de voir l’agriculture se métamorphose en agriculture extravertie dépendante des besoins extérieurs au lieu d’une agriculture qui répond aux besoins du peuple marocain. Notre pain quotidien risque de dépendre de la bonne volonté des Etats-Unis.
L’agriculture américaine est la plus performante du monde surtout au niveau des céréales.
Un volet qui reste le principal obstacle pour la finalisation de l’accord de libre-échange, et pour cause, l’économie marocaine est basée en grande partie sur l’agriculture. 50% de population active travaillent dans le secteur primaire, 70% des exportations cultivent les céréales.
Les produits américains seront une sérieuse menace pour l’agriculture marocaine, ils sont de très bonne qualité et d’un coût moins cher, Ils profitent énormément d’un ensemble de subventions publiques. La partie marocaine a préconisé lors des négociations de réserver un cadre spéciale de la filière céréalière avant la libéralisation totale.
« Le Maroc veut un accord équilibré qui ne porterait pas atteinte à ses agriculture » affirme, El hassan Ben abderrazik, secrétaire général du ministère de l’agriculture et du développement rural.

• Sur l’identité culturelle

Comme les acteurs de la société civile marocaine agissant pour le droit à l’accès aux médicaments, des intellectuels et collectifs d’artistes se sont inquiétés de l’effet dévastateur que pourrait avoir cet accord sur la diversité culturel au Maroc.
Face à la fragilité des structures marocaines dans le domaine des médias et de la culture, la supériorité américaine, technique et technologique, ne peut que menacer la culture marocaine dans la diversité de son contenu. Un secteur profondément fragilisé par les politiques gouvernementales.
En effet, vu les capacités de production et de distribution dont disposent les Etats-Unis, il est à craindre la ruine pure et simple des éditeurs-artisans comme il est à craindre que la production intellectuelle nationale(déjà fortement marginalisée) se disparaisse au profit d’une production américaine largement soutenue par des budgets publicitaires capables d’extravertir des modes de consommation.
Chapitre II : les opportunités et les défis de la zone de L.E au Maroc
Partie II : Opportunités et défis d’une zone de libre-échange : cas de l’économie marocaine

Opportunités et défis d’une zone de libre- échange Cas de l’économie marocaine
Mémoire de licence en Sciences Economiques et Gestion


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