HAMZA SA. S. & MAMADOU S. G. M. & OUMAROU G. A.K.
Université Moulay Ismail - Mémoire de fin d’études niveau licence - Option: Finance

Epargné de la crise financière, le Maroc et la crise économique

  1. La crise financière : la crise de l’économie
  2. Le système financier : typologie, mutations et structure
  3. Marchés des capitaux : Marchés monétaires et financiers
  4. Le système bancaire: économie et gestion de la banque
  5. Accord de Bâle I: ratio de Cooke, engagements de crédits
  6. Bâle II (Nouvel Accord de Bâle): Avantages et critiques
  7. Crise des subprimes 2007: origines, déroulement et sorties
  8. Economie et banques du Maroc avant la crise mondiale
  9. Crise financière 2007: La réglementation a-t-elle failli ?
  10. Epargné de la crise financière, le Maroc et la crise économique
  11. Les facteurs et les mesures favorables à l’amortissement de la crise
  12. Trajectoire économique et financière de Niger avant la crise
  13. Incidence de la crise financière sur le Niger

Epargné de la crise financière, le Maroc doit faire face à la crise économique (II)

Grace à la solidité accrue de son système bancaire et à sa faible exposition au marché international, le Maroc n’a pas été affecté par la crise financière  internationale.
En effet le rapport de la FMI (la dernière évaluation de la stabilité du système financier réalisé en novembre 2007), concluait que « le système bancaire marocain était stable, bien capitalisé, profitable et résistant  aux chocs ». Cette évaluation conforte la politique de consolidation du système bancaire marocain, qui a notamment consisté en l’alignement du cadre réglementaire sur les standards internationaux de Bale II et au redressement des banques publiques, comme cela avait été vu précédemment. D’autre part les investigations entreprises par la Bank  Al-Maghrib dès la manifestation  des premiers signes de la crise financière montrent que la part des actifs étrangers dans le total des banques marocaines demeurait marginale (moins de 4%) et que les banques ne détenaient pas d’actifs toxiques dans leurs portefeuilles. En revanche le Maroc se trouve à l’instar des autres pays émergents affecté par le retournement de l’économie mondiale depuis le second semestre 2008. En effet, selon le  rapport de Bank Al-Maghrib, le ralentissement de l’activité économique chez les principaux partenaires notamment la France et l’Espagne a eu des incidences notables sur le secteur réel à travers quatre principaux canaux :

Ø  Le repli des échanges commerciaux :

Il s’est manifesté par une baisse de la demande étrangère adressée au Maroc. L’examen des données pendant les 9 premiers mois de l’année 2009 montre que les exportations ont accusés une baisse sensible de 34% par rapport à l’année précédente pour s’établir à 83.6 milliards de dirhams, sous l’effet du tassement de l’activité étrangère et de la consommation dans les économies partenaires. Les importations se sont pour leur part inscrites en baisses de 23.4% en fin septembre 2009 par rapport à la même période de l’année précédente, pour se situer à 193.5 milliards de dirhams. Par conséquent le déficit commercial alourdi en 2008 est en baisse et atteindra 109.8 milliards de dirhams à l’issue des neufs premiers mois de l’année 2009[1].

[1] Abdellatif JOUAHRI « Maroc face à la crise et l’après-crise »

Evolution de la Balance commerciale en milliards de Dirhams
Evolution de la Balance commerciale en milliards de Dirhams

Source : Bank Al-Maghrib

Ø    L’impact sur le secteur touristique :

Le dynamisme soutenu de l’activité touristique au cours des dernières années a été interrompu en 2008 suite au ralentissement de la croissance dans la zone Europe. Dans ces conditions les recettes de voyages se sont contractées pour s’établir à 55,4 milliards de dirhams, soit une baisse de 5,6% au lieu d’un accroissement de 11% en 2007 et de 30% en 2006.
Graphique 5 : Evolution des recettes voyages (en glissement annuel)
Evolution des recettes voyages (en glissement annuel)

Source : Bank Al-Maghrib

Ø  Ralentissement des transferts MRE :

En hausse interrompue ces dernières années, le transfert de fonds des marocains résidents à l’étranger a marqué un fléchissement en 2008 pour revenir de 55 à 53 milliards. Cette contraction des transferts des MRE qui découlent d’une réduction de leurs revenus, due au repli de l’activité et au chômage surtout dans le secteur du bâtiment et de l’automobile où la main d’œuvre étrangère est très représentée.
evolution-mensuelle-recettes-mre

Ø  La contraction des investissements et des prêts privés étrangers :

Après avoir été réduit de 21.5%, les IDE n’ont portés à fin septembre 2009 que sur un montant modeste de 17.4 milliards de dirhams. Cette contraction s’explique par la persistance des incertitudes et des difficultés de financement à l’échelle internationale et de l’éventuel report de projets d’investissements.
Evolution des IDE (en glissement annuel)         Evolution des IDE (en millions de DH)
Evolution des IDE Evolution des IDE

Source : Bank Al-Magrhib                                                                               Source : Office des changes
En définitive, la période allant de Juillet 2008 à Mars 2009 soit depuis la confirmation des signes de crise à l’échelle internationale, ces quatre canaux ont drainé 28 milliards de dirhams de moins que la même période un an au par avant, soit une baisse de 13%.
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Source : Office des Changes
Chapitre IV : Impact sur l’économie des pays en voie de développement
Section 1 : Le Maroc face à la crise mondiale
I- Le Maroc avant la crise
Lire le mémoire complet ==> (La crise financière et les défaillances réglementaires)

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