Etat de la malnutrition au Cameroun : la population étudiée - WikiMemoires

Etat de la malnutrition au Cameroun : la population étudiée


Chapitre III : Situation de la malnutrition au Cameroun
Ce chapitre est centré sur L’étude de La malnutrition au Cameroun. Les indicateurs présentés ici seront comparés à des valeurs standards encore appelées z-score. En statistiques, le score z (ou score standard) d’une observation désigne le nombre d’écarts-types qui se trouve au-dessus ou en dessous de La moyenne de La population.
Les standards de référence encore appelés normes nutritionnelles sont basés sur le principe que tous les enfants sains et bien nourris suivent en moyenne le même chemin de croissance, et que La composition corporelle de L’enfant comme de L’adulte sain et bien nourri est aussi approximativement constante (Bogin, 1999).
Il existe divers standards, les plus couramment utilisés sont :
• L’ancien standard américain dit NCHS-1977(National Center for Health Statistics, USA) [Hamil et al, 1979 ; Johnson et al., 1981 ; WHO, 1983 & 1986]. Il servit de standard dans les pays en développement pendant près de 30 ans. Il est basé sur des études faites aux Etats-Unis à partir d’études longitudinales(FELS) et d’études transversales (NHES et NHANES) entre 1930 et 1975.
• Le nouveau standard américain, dit CDC-2000 [CDC, 2000 ; Kuzmarski et al. 2000 & 2002 ; Ogden et al, 2002]. Ce nouveau standard est basé sur des données plus récentes aussi tirées d’études transversales (NHANES). Il est beaucoup plus stable que NCHS- 1977.
• Le standard de L’OMS (WHO Growth Standard), aussi appelé MGRS-2006 (Multicenter Growth Reference Survey), qui est devenu le standard international [De Onis & Yip, 1996 ; De Onis et al. 1997 ; WHO, 2006]. Il est basé sur des données provenant de plusieurs pays développés et en développement dans lesquels on a sélectionné des enfants particulièrement sains et bien nourris. Il a L’inconvénient d’être plus hétérogène et plus sélectif que le standard CDC-2000 et fourni parfois des résultats inconsistants. il fournit de nombreux paramètres tels que : poids-pour-âge, taille-pour-âge, poids-pour-taille, IMC, périmètre crânien, périmètre brachial, etc.
• Le standard français le plus recommandé est le standard dit de L’INSERM. Développé au Centre International de L’Enfance dans les années 1960-1970 par M.Sempé et al [Sempé et al, 1979 ; INSERM, 2000]. Il est très complet et basé sur des études longitudinales donc fourni de bonnes estimations des vitesses de croissance, mais il est basé sur un petit échantillon, ses résultats peuvent être instables, il est de plus difficilement disponible
Le choix de La norme à utiliser est souvent délicat et dépend de L’usage que L’on veut en faire. La norme qui sera utilisée sera celle conseillée par L’OMS. Contrairement aux standards américains et français qui ne prennent en compte que les populations des pays développés (respectivement les enfants américains et français), le standard de L’OMS lui, prend en compte les enfants des pays développés et en développement dans lesquels s’inscrit le Cameroun.
Tableau 1: Seuils communément utilisés pour mesurer La prévalence

Déficit (malnutrition)
z-score ou valeur
Indicateur Faible Modéré Sévère
(en z-score, malnutrition de l’enfant)
Poids-pour-âge -1,0 -2,0 -3,0
Pois-pour-taille -1,0 -2,0 -3,0
Taille-pour-âge -1,0 -2,0 -3,0

Source : FERDI, 2014

I. Présentation de la population étudiée

La population étudiée est composée de 6270 enfants répartis selon le sexe (Garçon, Fille), le milieu de résidence, L’âge, La région d’enquête, La religion du chef de ménage, le poids, La taille, le niveau d’instruction de La mère.
Graphique 1 : Répartition des enfants selon le sexe
Etat de la malnutrition au Cameroun - Répartition des enfants selon le sexe
Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Il ressort du Tableau 2 que sur 6270 enfants, 3234 sont des garçons et 3036 sont des filles ; soit 51,6% de garçons et 48,4% de filles. On constate que le sex-ratio est de 1,1 ce qui nous permet de constater qu’il y a une quasi égalité entre les garçons et les filles.
Graphique 2: Distribution des enfants selon L’âge
Distribution des enfants selon L’âge
Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
 
Du graphique 1, il ressort que les enfants âgés de 36 à 47 mois sont les plus nombreux (23,6%), suivis des enfants âgés de 24 à 35 mois et ceux âgés de 12 à 23 mois (22,2%), ensuite ceux de 48 à 59 mois (21,2%) et les enfants âgés de 06 à 11 mois (10,8%) sont les moins nombreux.
Tableau 2 : Répartition des enfants selon L’âge et le sexe

classe d’âge en mois Sexe
Garçon Fille Total
Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage
6-11mois 348 5,6% 331 5,3% 679 10,8%
12-23mois 744 10,9% 646 10,3% 1391 22,2%
24-35mois 734 11,7% 658 10,5% 1393 22,2%
36-47mois 724 11,5% 755 12,0% 1479 23,6%
48-59mois 683 10,9% 646 10,3% 1329 21 ,2%
Total 3234 51 ,6% 3036 48 ,4% 6270 100,0%

Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Les enfants âgés de 06 à 11 mois s’élèvent à 10,8% du total d’enfants réparti en 5,6% de garçons et 5,3% de filles. Les enfants âgés de 12 à 23 mois et ceux âgés de 24 à 35 mois sont tous deux d’un pourcentage de 22,2% répartis en 10,9% de garçons ; 10,3% de filles et 11,7% de garçons ; 10,5% de filles respectivement. 11,5% des garçons et 12,0% des filles ont entre 36 et 47 mois, soit 23,6% du total d’enfants.
Les enfants âgés de 48 à 59 mois sont répartis en 10,9% de garçons et 10,3% de filles, soit 21,2% des enfants.
Graphique 3: Répartition des enfants suivant le milieu de résidence
Répartition des enfants suivant le milieu de résidence
Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Au regard du graphique 2, il en découle que 58,2% de La population des enfants étudiée réside en milieu rural et 41,8% en milieu urbain.
Graphique 4: Distribution des enfants selon La région d’enquêt
Distribution des enfants selon La région d’enquêt
Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
 
Du tableau 4 ressort La répartition des enfants selon La région d’enquête.
Il en découle que 5,9% des enfants vivent dans L’Adamaoua, soit 371 enfants ; 7,4% (462 enfants) dans le Centre (sans Yaoundé) ; 6,0% (379 enfants ) dans La région de L’Est ; 23,6% (1482 enfants) dans L’Extrême- Nord ; 3,1% (197 enfants) dans le Littoral (sans Douala) ; 12,8% dans La région du Nord soit 805 enfants enquêtés; 6,8% (427 enfants) dans le Nord-Ouest ; 9,0% (564 enfants) dans La région de L’Ouest ; 2,7% dans La région du Sud soit 170 enfants; 7,5% (473 enfants) dans La région du Sud-Ouest ; 528 enfants soit 8,4% dans La ville de Douala et 414 enfants soit 6,6% dans La ville de Yaoundé.
Graphique 5: Répartition des enfants selon La religion du chef de ménage duquel ils sont issus
Répartition des enfants selon La religion du chef de ménage duquel ils sont issus
Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Le graphique 3 présente La répartition des enfants selon La religion du chef de leur ménage ; religion qui a tendance à être La leur, du moins jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de décider par eux- mêmes. Ainsi 32,8% d’enfants vivent dans des ménages dont le chef de ménage pratique La religion Catholique, 24,0% dont La religion du chef de ménage est Protestant ; les enfants dont les chefs de ménages se reconnaissent musulmans s’élèvent à 25,9% soit 1626 enfants.
Les enfants dont les chefs de ménages pratiquent une autre religion (chrétienne ou non) ou alors sont animistes ou n’ont pas de religion s’élèvent respectivement à 6,8% et 10,4%.
Graphique 6 : Répartition des enfants selon le niveau d’étude de leurs mères
Répartition des enfants selon le niveau d’étude de leurs mères
Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Il ressort du Tableau 5 que 30,6% des enfants ont des mères qui n’ont aucun niveau d’instruction ; 37,0% des enfants ont des mères qui ont pour niveau d’étude le Primaire ; 28,8% des enfants ont des mères dont le niveau d’étude est le Secondaire, 3,5% ont des mères qui ont atteint le Supérieur.

II. Etat de la malnutrition des enfants au Cameroun

Tableau 3 : Prévalence de L’Insuffisance pondérale suivant les caractéristiques sociodémographiques

Insuffisance Pondérale Nombre d’enfants de moins de 5 ans
Pourcentage en-dessous
de
– 2 SD [1] – 3 SD [2]
Ensemble 15,0 4,3 5823
Sexe Garçon 15,5 4,2 3010
Fille 14,5 4,4 2813
Région d’enquête Adamaoua 15,5 4,5 341
Centre (sans Yaoundé) 7,0 1,2 433
Douala 3,2 1,5 484
Est 22,5 7,1 345
Extrême-Nord 31,8 9,0 1380
Littoral (sans Douala) 3,3 ,5 187
Nord 21,5 5,6 750
Nord-Ouest 5,0 1,0 396
Ouest 4,3 1,7 523
Sud 6,2 1,8 155
Sud-Ouest 5,6 1,8 442
Yaoundé 3,8 1,6 387
Milieu de résidence Urbain 8,1 1,9 2444
Rural 20,0 6,0 3379
Age 6-11 mois 11,4 3,0 618
12-17 mois 15,9 5,6 691
18-23 mois 18,4 4,7 603
24-35 mois 17,6 5,2 1260
36-47 mois 14,8 3,8 1374
48-59 mois 12,4 3,6 1277
Niveau d’instruction de La mère Aucun 30,0 9,1 1782
Primaire 11,6 3,2 2156
Secondaire 5,3 1,0 1680
Supérieur 0,0 0,0 204
NSP/Manquant 0,0 0,0 1
Quintile de bien- être économique Très pauvre 28,6 8,2 1361
Second 20,6 7,0 1294
Moyen 10,0 1,8 1208
Quatrième 6,5 1,4 1049
Très riche 3,4 1,0 911

Indicateur MICS 2.1a et indicateur OMD 1.8 – Insuffisance pondérale (modérée et sévère)
Indicateur MICS 2.1b – Insuffisance pondérale (sévère) Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Le Tableau 6 nous montre que 15,5% des garçons et 14,5% des filles de moins de cinq ans souffrent d’insuffisance pondérale, soit 15% des enfants de moins de cinq ans.
Les enfants des régions de L’Extrême-Nord (31,8%), de L’Est (22,5%), du Nord (21,5%) et de L’Adamaoua (15,5%) sont ceux qui souffrent le plus d’insuffisance pondérale par rapport à ceux des autres régions qui ont tous un taux inférieur à 10% avec 3,8% à Yaoundé et 3,2% à Douala. Les enfants vivants en milieu rural ont plus de risque de souffrir d’insuffisance pondérale modérée comme sévère que ceux vivants en milieu urbain.
Les enfants de 12 à 23 mois sont les plus nombreux à souffrir d’insuffisance pondérale car 34,3% d’entre eux en présentent les caractéristiques ; suivis des enfants de 24 à 35 mois (17,6%), puis de ceux de 36 à 47 mois (14,8%), ensuite ceux de 48 à 59 mois (12,4%) et enfin ceux de 6à 11 mois (11,4%).
Les enfants dont le niveau d’instruction de La mère est « supérieur » ne présentent presque aucun taux de prévalence à L’insuffisance pondérale. Tandis que les enfants dont La mère n’a aucun niveau d’instruction sont les plus disposés à souffrir d’insuffisance pondérale (30,0%), suivi par ceux dont le niveau d’instruction de La mère est le « primaire » 11,6%; les enfants dont le niveau d’instruction de La mère est le « secondaire » sont les seconds à être le moins exposé à L’insuffisance pondérale (5,3%) après ceux dont le niveau d’instruction de La mère est le « supérieur».
Les enfants vivant dans des ménages très pauvres sont plus exposés à L’insuffisance pondérale (28,6%) que ceux vivant dans des ménages moyens (10,0%) et ceux vivant dans des ménages très riches (3,4%).
Tableau 4 : Prévalence du retard de croissance suivant les caractéristiques sociodémographiques

Retard de croissance Nombre d’enfants de moins de 5 ans
Pourcentage en-
dessous de
– 2 SD [1] – 3 SD [2]
Ensemble 32,5 13,1 5780
Sexe Garçon 34,2 14,4 2996
Fille 30,7 11,8 2784
Région d’enquête Adamaoua 39,4 16,3 340
Centre (sans Yaoundé) 24,5 8,5 433
Douala 13,6 4,7 477
Est 37,5 15,1 344
Extrême-Nord 44,2 21,5 1371
Littoral (sans Douala) 22,6 5,4 186
Nord 35,9 13,4 745
Nord-Ouest 37,5 15,1 392
Ouest 32,0 10,0 517
Sud 27,2 8,1 154
Sud-Ouest 26,7 10,3 436
Yaoundé 15,7 4,6 387
Milieu de résidence Urbain 22,7 7,6 2425
Rural 39,6 17,1 3355
Age 6-11 mois 10,9 2,9 615
12-17 mois 28,9 9,6 689
18-23 mois 39,6 16,8 599
24-35 mois 38,9 17,6 1248
36-47 mois 36,8 14,2 1363
48-59 mois 30,9 12,6 1266
Niveau d’instruction de La mère Aucun 44,8 21,3 1771
Primaire 33,2 12,6 2138
Secondaire 21,5 6,5 1668
Supérieur 8,8 1,1 202
NSP/Manquant 49,6 0,0 1
Quintile de bien- être économique Très pauvre 44,0 21,3 1354
Second 42,0 18,3 1284
Moyen 32,3 11,1 1196
Quatrième 22,4 6,9 1043
Très riche 13,8 3,1 903

Indicateur MICS 2.2a – Prévalence du retard de croissance (modéré et sévère)
Indicateur MICS 2.2b – Prévalence du retard de croissance (sévère) Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs
Le Tableau 7 nous montre que 34,2% des garçons et 30,7% des filles de moins de cinq ans souffrent du retard de croissance, soit 32,5% des enfants de moins de cinq ans.
Les villes de Yaoundé et de Douala sont les zones dans lesquelles on rencontre le moins d’enfants souffrant du retard de croissance avec respectivement 15,7% et 13,6% d’enfants qui en souffrent. Inversement, les enfants de La région de L’Extrême-Nord sont ceux qui souffrent le plus de retard de croissance car 44,2% des enfants issus de cette région en souffrent ; suivi de ceux de L’Adamaoua (39,4%), du Nord-Ouest (37,5%), de L’Est (37,5%), du Nord (35,9%), de L’Ouest (32%), du Sud (27,2%), du Sud-Ouest (26,7%), du Centre (sans Yaoundé) (24,5%) et du Littoral (sans Douala) (22,6%).
Les enfants vivants en milieu rural souffrent plus de retard de croissance (39,6%) que ceux du milieu urbain (22,7%).
Suivant le taux le plus élevé, les enfants âgés de 12 à 23 mois, de 24 à 35 mois, 36 à 47 mois et ceux âgés de 48 à 59 mois ont le plus de risque de souffrir de retard de croissance comparé à ceux âgés de 6 à 11 mois.
Le Tableau 7 Laisse supposer que le fait de souffrir de retard de croissance pour un enfant est proportionnel à La situation économique du ménage dont il est issu. Les enfants issus de ménages très pauvres ont plus de risque de souffrir d’un retard de croissance que ceux issus de ménages très riches.
Tableau 5 : Prévalence de L’émaciation et de L’obésité suivant les caractéristiques sociodémographiques

Emaciation Obésité Nombre d’enfants de moins de 5 ans
Pourcentage en-dessous de Pourcentage au-dessus de
– 2 SD [1] – 3 SD [2] + 2 SD [3]
Ensemble 5,2 1,3 10,1 5779
Sexe Garçon 5,6 1,5 10,5 2994
Fille 4,7 1,0 9,6 2786
Région d’enquête Adamaoua 3,5 1,3 8,0 341
Centre (sans Yaoundé) 2,0 ,2 14,0 429
Douala 3,8 1,1 15,5 481
Est 8,1 1,5 10,3 344
Extrême-Nord 9,0 1,9 3,9 1369
Littoral (sans Douala) 2,9 1,6 12,7 186
Nord 10,4 2,6 1,9 749
Nord-Ouest 1,2 0,0 16,9 390
Ouest ,8 ,8 18,0 515
Sud 1,5 ,6 15,8 152
Sud-Ouest 2,0 ,7 11,0 438
Yaoundé 1,6 ,3 16,0 385
Milieu de résidence Urbain 3,4 1,2 13,5 2437
Rural 6,5 1,4 7,6 3342
Age 6-11 mois 8,8 2,3 10,8 616
12-17 mois 8,5 2,5 7,5 686
18-23 mois 6,9 1,7 10,9 592
24-35 mois 5,6 2,0 9,5 1247
36-47 mois 2,8 ,4 12,5 1365
48-59 mois 2,9 ,3 8,7 1273
Niveau d’instruction de La mère Aucun 9,3 1,8 3,5 1769
Primaire 4,6 1,1 11,5 2140
Secondaire 2,0 1,0 14,0 1667
Supérieur 1,7 ,5 21,0 202
NSP/Manquant 0,0 0,0 0,0 1
Quintile de bien-être économique Très pauvre 8,0 1,7 3,8 1348
Second 7,9 1,4 8,4 1280
Moyen 3,0 1,0 11,7 1205
Quatrième 2,6 1,1 13,8 1043
Très riche 2,9 ,9 15,3 904
  • Indicateur MICS 2.3a – Prévalence de l’émaciation (modérée et sévère)
  • Indicateur MICS 2.3b – Prévalence de l’émaciation (sévère)
  • Indicateur MICS 2.4 – Prévalence de l’obésité Source : INS 2014, MICS 5, Nos calculs

Il ressort du Tableau 8 que 5,6% des garçons et 4,7% des filles de moins de cinq ans souffrent d’émaciation, soit 5,2% des enfants de moins de cinq ans. Les enfants souffrant le plus d’émaciation sont ceux des régions du Nord (10,4%), de L’Extrême-Nord (9,0%) et de L’Est (8,1%) ; les enfants de La région de L’Ouest sont ceux qui en souffrent le moins avec 0,8% d’entre eux qui en souffrent.
Les enfants du milieu rural souffrent plus d’émaciation que ceux du milieu urbain (respectivement 6,5% et 3,4%).
La prévalence de L’émaciation des enfants de 6 à 11 mois est La plus élevée (8,8%) ; en d’autres termes, les enfants de cette tranche d’âge souffrent plus d’émaciation par rapport à ceux des autres tranches d’âge.
Ils sont suivis par les enfants de 12 à 17 mois (8,5%). En troisième position nous avons les enfants âgés de 18 à 23 mois (6,9%), ensuite ceux de 24 à 35 mois (5,6%), puis les enfants de 36 à 47 mois (2,8%) qui souffrent presque autant de malnutrition que ceux de 48 à 59 mois (2,9%).
Plus le niveau d’instruction de La mère est élevé moins le taux d’émaciation est grand, il en est de même pour le niveau de vie des ménages dans lesquelles sont issus les enfants. Plus les enfants sortent d’un ménage riche moindre est leur taux de prévalence à L’émaciation
On constate également que 10,5% des garçons et 9,6% des filles de moins de cinq ans souffrent d’obésité, soit 10,1% qui souffrent d’obésité. Les enfants de La région de L’Ouest souffrent le plus d’obésité (18,0%) tandis que ceux du Nord en souffrent le moins (2,6%).
Les enfants du milieu rural souffrent moins d’obésité que ceux du milieu urbain (respectivement 7,6% et 13,5%). 12,5% des enfants de 36 à 47 mois souffrent d’obésité, ils occupent La première place suivis des enfants âgés de 18 à 23 mois (10,9%), puis ceux de 6 à 11 mois (10,8%), ensuite ceux de 24 à 35 ans (9,5%), ceux de 48 à 59 mois (8,7%) et ceux de 12 à 17 mois sont ceux qui souffrent le moins de L’obésité, seul 7,5% d’entre eux en souffrent.
Plus le niveau d’instruction de La mère est élevé plus le risque d’obésité L’est aussi. Et il en est de même pour le niveau de vie des ménages dans lesquelles sont issus les enfants. Plus les enfants sortent d’un ménage riche élevé est leur risque d’obésité.


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