Les eaux superficielles et souterraines de Sidi Bel Abbès - WikiMemoires

Les eaux superficielles et souterraines de Sidi Bel Abbès


Les eaux superficielles et souterraines de Sidi Bel Abbès

2. Potentiel hydrique de la wilaya:

2.1 Les eaux superficielles :

Les eaux de surface de la wilaya sont très variables dans les temps et dans l’espace. Au sud, où il pleut rarement, les apports en eau de surface sont très faibles et très irréguliers, alors que dans le nord de la wilaya, ces apports sont plus importants et moins réguliers (CHADLI A,2008)
Tableau n°4 : Rapports des ressources en eau superficielle (CHADLI A,2008)

Sous bassin Potentiel Ouvrage de mobilisation
Mekerra 25 à 30 hm3/an Cheurfa (Mascara)
Melghir 10 à 15 hm3/an Ouizert (Mascara)
Tagouraya 7 à 10 hm3/an Bouhanifia (Mascara)
Chott chergui 4 à 8 hm3/an Nappe de Chott Chergui

Les eaux de surface de la wilaya de Sidi Bel Abbes sont de 4 types : les eaux des sources, les eaux des barrages, les eaux des oueds et les eaux des retenues.

2.1.1 Les eaux des oeuds :

Le climat semi-aride de la région de Sidi Bel Abbes, où les précipitations sont faibles et irrégulières, engendre un tarissement quasi-total de tous les oueds pendant les périodes estivales.
L’exception faite de l’oued Mekerra qui prend sa source à Ras El Ma et traverse sur une distance de 150 km plusieurs agglomérations avant d’atteindre la ville de Sidi Bel Abbes. A part la partie nord est, drainée par les eaux usées, seule la partie sud de l’oeud Mékerra présente un faible ruissellement d’eau venant des sources d’Ain Skhouna et d’Ain Mekhareg.
Cette eau de ruissellement disparait au niveau du village Tabia, à travers le faible relief accidenté Tabia-Sidi Ali Boussidi, et vient alimenter la plaine de Sidi Bel Abbes pour devenir l’oued Mebtouh qui alimente la plaine de Sidi Bel Abbes (Meliani H,2010)

2.1.2 Les eaux de barrages:

-Le barrage Sarno :

Le seul construit en 1947 sur le territoire de la wilaya, est situé à 3,5 km en amont du confluent de l’oued du même nom avec l’oued Mékerra, à 15 km du village de Sidi Hamadouch et à 16 km au nord du chef lieu de la wilaya ( Habibi A & Hougana N, 2003)
Depuis 2004 à 2008 le barrage était inexploité à cause d’un dessèchement et d’une asphyxie des poissons d’élevage du au développement phénoménale des algues qui ont rendu l’eau non potable à la consommation.
Ce barrage a un débit théorique de 100l/j (1 ;0368 de m3/an),n’est autorisé à produire qu’un volume d’eau potable de 1000m3/j (0,360 millions de m3/an), destiné au village de Sidi Hamadouch, Sidi Brahim et Zerouala. (ACED I., 2014)

–Barrage de Sidi Abdelli :

Le barrage se situe au nod de la wilaya de Tlemcen, localisé à 2 km du nord du centre de village Sidi Abdelli. Sa superficie est de 660ha avec une capacité de stockage de 106.61 hm3 (D.H.W,SBA, 2013)

–Barrage de Bouhnifia :

Construit sur l’oued El Hammam le barrage se situe à 4 km du village Bouhnifia. Sa superficie est de l’ordre de 7850 km². Sa capacité de stockage est de 38,11 km².
La partie de barrage est limité par les monts de Saida que représentent une zone pluvieuse de l’oued El Hammam qui est formé à son tour par la confluence de 3 oueds : oued Melghir, oued Honnet, oued Sefioune (D.H.W,SBA, 2013)

–Barrage Cheurfa II :

Se situe au nord est à 42 km de la ville de Sidi Bel Abbes, il est construit sur l’ouest Mékerra, sa capacité de stockage est de 70,21 hm3 avec un taux de remplissage de 43,36% le barrage est limitée par les monts de Gaada de la wilaya de Sidi Bel Abbes (Sfisef) et S’Hamada de la wilaya de Mascara qui présentent une zone pluvieuse permettant l’alimentation en eau du barrage qui alimente les communes Ain Kada et Boudjebha et El Bordj (D.H.W,SBA, 2013)
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Retenues collinaires

Ce sont des petites ouvrages en terre destinés à emmagasiner des quantités d’eau peu importantes ils sont faciles à réaliser et à mettre en œuvre, ils ne demandent pas de gros investissements et les délais de réalisation sont assez courts. Des volumes d’eau mobilisés par ce moyen sont destinés à la mise en valeur agricole à petite échelle et l’abreuvement de cheptel. (ACED I., 2014)
La wilaya dispose d’une importante retenue connue généralement sous le nom du lac Sidi Mohamed Ben Ali ; située actuellement à 1,7 km au nord de la ville de Sidi Bel Abbes et s’étend sur 36 ha. (ACED I., 2014)
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Elle correspond à une dépression naturelle qui constitue un ouvrage de pré-décantation des eaux des crues de l’oued Mekerra, avant leur arrivée au barrage Sarno. L’alimentation principale de cette retenue se fait par acheminement des eaux de pluies et des eaux provenant des monts de Tessala et du Djebel Kerrouche (wilaya de Tlemcen) (ACED I., 2014)
De plus, la wilaya dispose d’autres retenues mais moins importantes destinées à l’irrigation des terres agricoles avoisinantes dans l’objectif d’une exploitation des eaux de pluies et d’une préservation des ressources destinées à l’approvisionnement de la population en eau potable. (ACED I., 2014)

Les eaux de source

Les sources qui alimentent les oueds de cette contrée sont nombreuses, mais d’un débit très faible et souvent tempérais.
Et les seules sources qui présentent un débit permettant plus ou moins important, destinée à l’alimentation en eau potable, sont :
Source de Sidi Ali Boussidi (Ain El Hadjar) : qui est situé en plein centre au pied du versant rocheux recevant le quartier Graba et qui produit un volume de 200 m3/j pour le village Sidi Ali Boussidi. (ADE,SBA,2014)
Source de Sidi Ali Benyoub : qui draine le réseau karstique des dolomies et des calcaires gris bleus du jurassique supérieur des monts de Tlemcen. Deux exutoires de cette nappe se trouvent dans la valée de Sidi Ali Benyoub, il s’agit de la source : Ain Mekhareg et Ain Skhouna. La production globale de ces deux sources est de 15000 m3/j destinés à la ville de Sidi Bel Abbes et aux agglomérations situées sur le couloir Sidi Ali Benyoub, Chetouane, Tabia, Boukhanifs. Sidi Khaled et Sidi Lahcen. (ADE,SBA,2014) -Source d’Ain el Berd : avec un volume de 100 m3/j ;
Source de Sfisef : localisée dans la région ouest de la commune à une distance de 300 m, et dont le débit est faible par rapport aux besoins (41/s)Source de Tassala : avec un volume de 100 m3/j (ADE,SBA,2014)
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2.2 Les eaux souterraines :

La nappe de la plaine de Sidi Bel Abbes
C’est une nappe libre d’une superficie de 73 km² contenu dans des terrains alluviaux à l’exception du chenal aquifère porté par des agglomérations entre Sidi Khaled et Sidi Bel Abbes ou la nappe devient semi-captive, dont le potentiel annuel est estimé à plus de 27 millions de m3 et dont la qualité est relativement médiocre.
La profondeur de cette nappe est de l’ordre de 15 à 30 m et alimentée directement par la pluie à 60 hm3/an, ainsi que par infiltration latérale et par les oueds en période de crue (DHW, SBA, 2013)

-La nappe de Sarno :

C’est une nappe libre portée par des terrains alluviaux. La qualité de ses eaux est relativement de moyenne à mauvaise.

-La nappe de Tenira :

Qui s’étale depuis les piémonts nord du Dhaya jusqu’en bordure de la plaine de Sidi Bel Abbes. L’ombre élevée de forages réalisé au niveau de cette nappe (plus de 27 forages ) et le débit importants qui sont prélevés, représentent l’indice le plus évident de l’existence d’une réserve en eau intéressante (plus de 10 hm/an).
A titre indicatif, les forages F23 et F28 approvisionnent la ville de Sidi Bel Abbes totalisent à eux seuls un débit de 200l/s (DHW,SBA,2013)

-La nappe de Sidi Chaib :

C’est une nappe captive, portée par des terrains formés de grés albiens. Son potentiel est estimé à 7,7 millions de m3 dont la qualité des eaux est relativement de bonne à passable (DHW,SBA,2013)

-La nappe Chott-Chergui :

C’est une nappe captive, portée par terrains calcaires et situé à l’extrémité sud de la wilaya, sa capacité est évaluée à 60 millions de m3, avec une qualité d’eau relativement bonne. Elle est très peu exploitée. (DHW,SBA,2013)

-La nappe de Ras El Ma :

C’est une nappe libre à captive, portée par des terrains formés de grés barrémiens. Sa capacité est à 2,4 millions de m3 la qualité de ses eaux est relativement bonne. (DHW,SBA,2013)

-La nappe de Sfisef :

La vallée de Sfisef, allongée dans la direction est-ouest sur 15 km environ, possède un remplissage alluvial quaternaire. Celui-ci contient une nappe qui est située entre 10 à 15 m de profondeur et qui s’écoule vers l’est (DHW,SBA,2013)

-La nappe de Moulay Slissen :

Elle est libre à captive, portée des terrains barrémiens aussi, la qualité des eaux est relativement de médiocre à mauvaise (DHW,SBA,2013)
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3. Conclusion:

La baisse de la pluviométrie et des précipitations la région soumet la wilaya à des conditions beaucoup plus arides.


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