Le diabète de type 1 et le diabète de type 2 - WikiMemoires

Le diabète de type 1 et le diabète de type 2


I.2.4. Diabète de type 1 et diabète de type 2

A. Diabète de type 1

Il est dû à un déficit majeur de la sécrétion d’insuline, conséquence d’une destruction sélective des cellules du pancréas la produisant. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, les cellules pancréatiques étant détruites par le système immunitaire de l’organisme même auquel elles appartiennent.
L’apparition de cette auto-immunité est déterminée par des facteurs environnementaux (nutrition, infections virales, intoxications, etc.) ainsi que génétiques (la maladie ne se déclare que chez des individus ayant hérité de plusieurs des allèles prédisposant).
Le diabète de type 1 touche entre 0,2 % et 1 % de la population, soit, en France, environ 200 000 personnes. Il se déclare le plus souvent entre 10 et 40 ans, mais il peut être diagnostiqué à tout âge (Gérard. R, 2012).

• Symptômes et signes

Le diabète insulinodépendant se traduit à la fois par une soif très intense, une émission abondante d’urines, un amaigrissement brutal et une fatigue importante. Il peut aussi se déclarer par l’apparition d’une complication aiguë telle que l’acidocétose (accumulation excessive de corps cétoniques dans l’organisme), signe que la carence en insuline oblige l’organisme à puiser dans ses réserves de graisses pour produire l’énergie nécessaire.
S’il n’est pas traité, il évolue inexorablement vers le coma diabétique.

• Diagnostic

Il repose sur la mesure de la glycémie, dont la valeur à jeun est supérieure à 1,26 gramme par litre (ainsi que dans tout diabète sucré), mais qui dans le diabète de type 1 atteint par ailleurs, en condition normale, des valeurs presque toujours supérieures à 2,5 grammes par litre.
Le diabète de type 1 se caractérise en outre par la présence dans les urines de sucre (glycosurie) et d’acétone (cétonurie), facilement détectées à l’aide de bandelettes urinaires.

• Traitement

Il repose sur l’injection d’insuline. Cette administration, quotidienne, est obligatoire et vitale. Elle se fait par voie sous-cutanée, à raison de 2 à 4 injections par jour, à l’aide d’une seringue ou de stylos injecteurs préremplis.
Plus rarement, une administration continue d’insuline est réalisée à l’aide d’une petite pompe reliée à une aiguille implantée sous la peau. Des essais sont en cours concernant une administration d’insuline par voie respiratoire (aérosol).
Le diabète de type 1 nécessite une surveillance par le diabétique lui-même, qui peut mesurer sa glycémie plusieurs fois par jour, à partir de gouttes de sang prélevées au doigt, grâce à un appareil appelé lecteur de glycémie. Il en existe aujourd’hui de nombreux modèles, permettant une mesure très fiable de la glycémie.
Cette auto surveillance permet d’adapter le traitement de façon à obtenir des variations de la glycémie, au cours de la journée, les plus proches possible de la normale. Les doses d’insuline doivent en outre être adaptées, au jour le jour, à l’activité physique et aux apports alimentaires.
Le seul effet indésirable que peut éventuellement entraîner ce traitement consiste en une hypoglycémie (taux sanguin de glucose inférieur à 0,60 gramme par litre), due à une injection inadaptée d’insuline, et nécessitant une prise rapide de sucre (« resucrage »).
Le patient doit en outre se soumettre à un régime alimentaire équilibré, adapté aux doses d’insuline administrées, consistant en trois repas apportant une ration suffisante de sucres « lents » (principalement féculents), et d’une à trois collations glucidiques quotidiennes – les sucres « rapides » sont par ailleurs limités. Une activité physique régulière, si elle est possible, est recommandée.
La transplantation pancréatique, constituant en théorie le traitement idéal, représente en pratique une intervention chirurgicale très lourde, nécessitant un traitement immunosuppresseur afin d’éviter le rejet de la greffe. Elle est réservée aux diabétiques nécessitant par ailleurs une greffe de reins. La recherche étudie la possibilité d’implanter des cellules pancréatiques bêta, sécrétrices d’insuline (Gérard. R, 2012).

B. Diabète de type 2

Il s’agit d’une forme de diabète sucré due à une diminution des effets de l’insuline sur les cellules (insulinorésistance), le plus souvent consécutive à un surpoids.
Cette insulinorésistance entraîne dans un premier temps une sécrétion importante d’insuline par le pancréas. Celui-ci s’épuisant progressivement, il s’ensuit dans un second temps une diminution de la production d’insuline, ce déficit aggravant la tendance à l’hyperglycémie.
Le diabète de type 2 se révèle à l’âge adulte. Outre l’obésité, les facteurs de risque en sont une répartition abdominale du tissu adipeux, une activité physique insuffisante et l’existence d’antécédents familiaux de la maladie.
C’est en effet une maladie familiale, dans laquelle de multiples gènes sont probablement impliqués, mais dont le dépistage génétique est actuellement impossible. Dans certaines familles, seulement, des mutations génétiques précises ont été identifiées.
Le diabète de type 2 favorise de manière importante les maladies cardiovasculaires, et est par surcroît souvent associé à une hypertension artérielle et/ou à une hypertriglycéridémie, autres facteurs de risque cardiovasculaire (Gérard. R, 2012).

• Symptômes et signes

Le diabète de type 2 ne se traduit souvent par aucun symptôme et est découvert de façon fortuite lors d’un examen ou d’une complication découlant d’un diabète déjà installé, le plus souvent neuropathie (lésion des nerfs périphériques) et infection cutanéomuqueuse; la maladie est alors suspectée lorsque des antécédents familiaux de diabète de type 2 existent.
Il peut également être suspecté chez la mère à l’occasion de la naissance d’un enfant de plus de 4 kilogrammes (une quantité excessive de glucose transmise au fœtus entraîne un développement plus rapide que la normale) ou se traduire par des symptômes d’hyperglycémie importante : polydipsie (soif intense), polyurie (augmentation du volume des urines), amaigrissement (Gérard. R, 2012).
Le diabète de type 1 et le diabète de type 2

• Diagnostic et traitement

Le diagnostic repose sur des mesures de la glycémie, à jeun (supérieure à 1,26 gramme par litre) ou après un repas (supérieure à 2 grammes par litre). Une glycosurie est fréquente, traduisant une hyperglycémie marquée; mais le diabète de type 2, contrairement à celui de type 1, ne s’accompagne le plus souvent pas de cétonurie.
Le traitement fait appel à un régime alimentaire équilibré et à une activité physique régulière. Une perte de poids permet souvent de normaliser la glycémie.
Si ces mesures sont insuffisantes, des médicaments hypoglycémiants y sont associés.
Des injections d’insuline sont parfois prescrites, transitoirement, en début de maladie, pour réduire une hyperglycémie importante, ou à l’occasion d’une pathologie associée favorisant les déséquilibres glycémiques, ou encore durant une grossesse. Un traitement régulier par l’insuline doit fréquemment être mis en place après 10 ou 20 ans d’évolution de la maladie, pour pallier l’épuisement du pancréas.
Les autres facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, excès de triglycérides dans le sang, tabac, etc.) doivent être pris en charge (Gérard. R, 2012).

I.2.5. Complications du diabète

Elles concernent les deux types de diabète avec la même sévérité, et leur survenue dépend étroitement de l’efficacité du contrôle de la glycémie moyenne.

A. Complications chroniques

Elles sont essentiellement dues à l’altération des vaisseaux sanguins, soit des petits vaisseaux (micro angiopathie), soit des gros vaisseaux (macro angiopathie).

— La macro angiopathie

Est responsable d’artérite des membres inférieurs et d’insuffisance coronarienne, aggravées en présence d’autres facteurs de risque d’athérome (l’hypertension artérielle et l’hyperlipidémie, très souvent associées au diabète de type 2, ou le tabagisme).

— La néphropathie diabétique

La néphropathie diabétique touche 40 % des diabétiques et se traduit par l’apparition d’une protéinurie (passage trop important de protéines dans les urines) évoluant à long terme vers l’insuffisance rénale.
Cette évolution est accélérée par la survenue d’une hypertension artérielle. Le diabète sucré constitue l’une des causes principales de l’insuffisance rénale terminale.

— La neuropathie diabétique

Est consécutive à une atteinte des nerfs. Elle touche principalement les membres inférieurs, et entraîne une perte de sensibilité des pieds, des ulcérations indolores de la plante (mal perforant plantaire), qui peuvent s’infecter.
L’atteinte de plus gros nerfs, notamment inflammatoire (mononévrite), s’observe moins fréquemment; elle entraîne un déficit sensitif ou moteur dans la zone corporelle desservie par le nerf.

— La rétinopathie diabétique (lésion de la rétine)

Est pratiquement constante après quinze années d’évolution du diabète.
Cette affection doit être systématiquement recherchée chez tout diabétique par examen régulier du fond d’œil, complété au besoin par une angiographie rétinienne (radiographie des vaisseaux de la rétine après injection d’un colorant, la fluorescéine).
Malgré le traitement au laser, la rétinopathie diabétique reste la première cause de cécité des pays occidentaux.

— Les infections chroniques ont une origine microbienne ou mycosique

Elles consistent principalement en des infections urinaires, gynécologiques et en des infections cutanées localisées (pied, aine, région génitale); leur prévention demande une hygiène rigoureuse.

— Des manifestations cutanées non infectieuses peuvent

En outre survenir, telles que l’apparition de bulles sur les membres, ou un épaississement général de la peau.

— Le « pied diabétique »

Est une conséquence de la neuropathie et de l’angiopathie.
Le pied, insensible à la douleur et mal vascularisé, présente un haut risque infectieux, et toute blessure même minime doit être immédiatement traitée, car elle peut donner lieu à des complications gravissimes, qui nécessitent encore trop souvent son amputation (Bafende A, 2008).

B. Complications aiguës

— L’acidocétose, accumulation excessive de corps cétoniques dans l’organisme

Constitue l’aboutissement du diabète insulinodépendant non traité, avec accumulation de corps cétoniques dans le sang entraînant une acidose : le malade maigrit rapidement, souffre de vertiges, de troubles digestifs, d’une grande lassitude.
Un seul de ces signes doit alerter : en l’absence de traitement par insuline, l’évolution se fait vers le coma.

— Le coma hyperosmolaire, hyperglycémie très importante avec déshydratation

Est une complication rare du diabète non insulinodépendant chez le sujet âgé. Acidocétose et coma hyperosmolaire imposent une hospitalisation d’urgence en centre spécialisé et sont traités par injection massive d’insuline.

— L’hypoglycémie (glycémie très basse par manque de sucre)

Est une conséquence du traitement lui-même ou de son excès par rapport au régime alimentaire ou à l’exercice physique.
Elle se traduit par une fatigue soudaine, une sensation de faim, des vertiges et des sueurs et est traitée par administration de sucres « rapides » par voie orale si le malade est conscient ou par injection sous-cutanée de glucagon.


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